
Ce matin, l'ancien ôzeki a repris l'entraînenement dans les locaux tokyoïtes de la Musashigawabeya, où pendant une heure il a pratiqué shiko, teppô, etc. Atteint psychologiquement, il a perdu une dizaine de kilos : "Je n'ai pas encore retrouver mon poids. Mais heureusement, j'ai pu m'entraîner pendant le tournoi. Maintenant, je veux me racheter en me concentrant sur mon sumô.". A Nagoya, en dehors des entraînements, il n'a pratiquement pas quitté sa chambre : "Ca a été un mois bizarre.".
A l'Aki basho, il aura 33 ans et sera probablement en division jûryô, mais le vétéran continue, décidé à aller jusqu'au bout des conséquences de ses actes : "Je me suis finalement résigné. Psychologiquement c'est difficile mais quoi que je dise je ne peux rien faire d'autre que monter sur le dohyô et donner le meilleur de moi-même. Si j'avais été rétrogradé à cause d'une baisse de forme, j'aurais pensé à l'intai, mais comme je descends à cause de mes actes, abandonner ne serait pas correct.".
S'il est rétrogradé à l'Aki basho, cela mettra fin à 69 tournois d'affilée passés en division makuuchi. Il sera le deuxième rikishi à avoir été ôzeki et à recombattre en division jûryô. L'autre est Daiju (大受, actuel Asahiyama oyakata, 朝日山親方), au Natsu basho 1977.
Avant ça, il sera présent au Natsu jungyô, disponible pour le public : "J'ai aussi causé beaucoup d'ennuis aux fans. Je ne remonterai peut-être jamais en makuuchi mais j'ai reçu beaucoup de lettres de soutien et j'en suis très reconnaissant.".
De son côté, Musashigawa rijichô, maître de Miyabiyama et qui a dû aussi subir les conséquences des actes de son élève, hospitalisé mi-juillet en raison de problèmes d'hypertension, a quitté l'hôpital et est rentré à la heya jeudi dernier 29 juillet. Il devrait reprendre ses fonctions vers le 10 août.
Il se rend régulièrement à l'hôpital afin d'y poursuivre son traitement. Il compte également rendre visite à la NSK ces prochains jours pour rendre compte de son état de santé.
Ce matin, il n'a pas assisté à la reprise des entraînements de sa heya.
A l'Onomatsubeya, dont l'oyakata et près de la moitié des effectifs ont été mis sous kinshin, l'entraînement à également repris, à huis clos.
Sanspo