L'affiche originale L'affiche française ![]() | Quand même la presse régionale japonaise (en l'occurence d'Okinawa) parle d'un festival de cinéma français qui récompense un film israélien, on peut se dire qu'il y a une bonne raison. Et c'est bien le cas. Le film de Sharon Maymon et Erez Tadmor parle en effet de sumō. Le titre original du film est "A matter of size" (Une question de taille), le titre français est "Sumô"... (On apprécie au passage le petit chapeau sur le 'o', qui marque la longueur de la voyelle.) Synopsis : Quatre amis obèses, originaires de la ville de Ramlé, en Israël, ne supportent plus le régime alimentaire qu'on leur impose. L'un d'eux, Herzl, alors qu'il fait la plonge dans un restaurant japonais, découvre le sumō par l'intermédiaire du gérant Kitano, ancien entraîneur exilé en Israël après ses déboires avec les yakuza. Herzl, qui tombe littéralement amoureux de ce sport, propose à Kitano de l'entraîner lui et sa bande de copains... Le 13ème festival du film comique de l'Alpe d'Huez a eu lieu du 19 au 24 janvier 2010 et le 23, le grand prix a donc été décerné au film israëlien. Six longs métrages étaient en compétition, mais le jury a été très sensible au comique engendré par l'association rare des cultures israélienne et japonaise. Pour être complet, avant d'évoquer cette récompense, la presse japonaise avait déjà parlé du film lors de sa première présentation en juillet, au Festival du film de Jérusalem. Lors de cette présentaion, les comédiens, revêtus des mawashi rouges du film, s'étaient livrés à quelques exercices d'entraînement (shiko, teppō, ...), faisant rire l'assistance. Quand on les interroge, certains comédiens avouent que le film les a réconcilié avec leur corps, tout comme le sumō le fait pour les personnages du film. Au fait, "Sumô" est sur les écrans français depuis aujourd'hui. Les critiques sont partagées. Le festival, le film, la bande annonce, le sysnopsis. |
mercredi 27 janvier 2010
Sumō international
Haru basho 2010 : promotions en makuuchi probables... et rétrogradations
Depuis l'Aki basho de septembre 2009, aucun rikishi n'avait fait son entrée en makuuchi. Trois tournois de suite, cela était déjà arrivé en 1984 et 1987. Quatre tournois consécutifs auraient constitué une première. Mais elle n'aura pas lieu car trois rikishi de jûryô seront vraisemblablement promus en makuuchi pour le Haru basho.
Okinoumi (24 ans, Hakkaku) était classé E-J2 et a terminé avec 10-5. Il est originaire d'Okinoshima (d'où son shikona) dans la préfecture de Shimane. Il y a 88 ans qu'un rikishi de la région n'a pas atteint la division reine. Ils étaient en fait deux, Wakahitachi (en activité de juin 1909 à mars 1931) et Tachinoumi (en activité de janvier 1913 à janvier 1925) et ont été promus en janvier 1922. C'était l'ère Taishô (1912-1926).
Sagatsukasa (28 ans, Irumagawa, en photo après sa victoire du 14ème jour sur Sakaizawa ) était classé O-J1 et a terminé avec 9-6. Si sa promotion est confirmée, avec 1,67m, il deviendra le plus petit rikishi de la division.
Tokusegawa (26 ans, Kiriyama), de nationalité mongole, était classé E-J1 et a terminé avec 9-6.
A l'inverse, certains rikishi de makuuchi vont retourner en jûryô. Comme le tableau suivant permet de le vérifier, les sorts de Kôryû (E-M16, 3-12) et de Tochinonada (O-M15, 5-10) sont quasiment scellés. Tamanoshima (E-M13, 7-8) n'est pas dans une position très confortable et peut remercier Chiyotaikai, dont l'intai libère une place.
Bilan en makuuchi : 21 kachikoshi, 20 makekoshi (dont les kyûjô de Kotomitsuki et Tokitenkû) et une intai. Tout juste la moyenne.

Sagatsukasa (28 ans, Irumagawa, en photo après sa victoire du 14ème jour sur Sakaizawa ) était classé O-J1 et a terminé avec 9-6. Si sa promotion est confirmée, avec 1,67m, il deviendra le plus petit rikishi de la division.
Tokusegawa (26 ans, Kiriyama), de nationalité mongole, était classé E-J1 et a terminé avec 9-6.
A l'inverse, certains rikishi de makuuchi vont retourner en jûryô. Comme le tableau suivant permet de le vérifier, les sorts de Kôryû (E-M16, 3-12) et de Tochinonada (O-M15, 5-10) sont quasiment scellés. Tamanoshima (E-M13, 7-8) n'est pas dans une position très confortable et peut remercier Chiyotaikai, dont l'intai libère une place.
Bilan en makuuchi : 21 kachikoshi, 20 makekoshi (dont les kyûjô de Kotomitsuki et Tokitenkû) et une intai. Tout juste la moyenne.
Est | Rang | Ouest | ||
---|---|---|---|---|
Hakuhô | 12-3 | yokozuna | 13-2 | Asahôryu |
Kotoôshû | 9-6 | ôzeki | 10-5 | Harumafuji |
Kotomitsuki | 1-7-7 | ôzeki | 9-6 | Kaiô |
Baruto | 12-3 | sekiwake | 0-4-I | Chiyotaikai |
Kotoshôgiku | 6-9 | komusubi | 7-8 | Kakuryû |
Toyonoshima | 8-7 | maegashira 1 | 5-10 | Tochinoshin |
Gôeidô | 7-8 | maegashira 2 | 5-10 | Miyabiyama |
Hokutôriki | 3-12 | maegashira 3 | 9-6 | Kisenosato |
Kakizoe | 6-9 | maegashira 4 | 6-9 | Takekaze |
Yoshikaze | 6-9 | maegashira 5 | 8-7 | Kyokutenhô |
Bushûyama | 2-13 | maegashira 6 | 11-4 | Aminishiki |
Tamawashi | 8-7 | maegashira 7 | 9-6 | Wakanosato |
Tokitenkû | 5-5-5 | maegashira 8 | 6-9 | Asasekiryû |
Kokkai | 5-10 | maegashira 9 | 3-12 | Shôtenrô |
Tochiôzan | 8-7 | maegashira 10 | 10-5 | Aran |
Takamisakari | 7-8 | maegashira 11 | 6-9 | Môkonami |
Hômashô | 9-6 | maegashira 12 | 10-5 | Tosayutaka |
Tamanoshima | 7-8 | maegashira 13 | 8-7 | Shimotori |
Iwakiyama | 9-6 | maegashira 14 | 9-6 | Hakuba |
Kitataiki | 9-6 | maegashira 15 | 5-10 | Tochinonada |
Kôryû | 3-12 | maegashira 16 | 12-3 | Toyohibiki |
Haru basho 2010 : promotions en jûryô
Avant la publication du banzuke du Haru basho, la NSK a communiqué les noms des rikishi de makushita promus en jûryô.
Pour trois d'entre eux, Masuraumi, Sadanofuji et Daidô, c'est une première. Pour l'autre, Tokushinhô, c'est un retour. Au passage, deux des nouveaux venus changent de shikona. Ils combattaient jusqu'ici sous leur nom civil.
Comme le veut la coutume, les heureux promus ont tenu une conférence de presse, chacun dans sa heya et accompagné de son maître.
Sadanofuji : Je ne réalise pas encore. Je réaliserai probablement quand je mettrai le mawashi blanc des sekitori pour l'entraînement. Je veux pratiquer le genre de sumô d'Iwakiyama.
Sakaigawa oyakata, ancien komusubi Ryôgoku : (Deux des caractères du shikona de son élève Sadanofuji -佐田の富士- viennent du shikona de son maître, l'ancien yokozuna Sadanoyama -佐田の山. Les trois hommes sont originaires de la préfecture de Nagasaki.) Il est le premier sekitori à qui j'ai transmis ces deux caractères. Et à cause de ces caractères, c'est un shikona qui veut dire beaucoup pour les gens de la région de Nagasaki. J'exprime ainsi ma reconnaissance envers mon maître. Il y a beaucoup de rikishi étrangers actuellement. J'espère qu'il saura leur faire face avec détermination.
A l'Onomatsubeya, on a fêté deux promotions (photo : les promus et leur maître présentent leur nouveau shikona). Cela s'est produit pour la dernière fois au Hatsu basho 2008 à la Kasuganobeya, lors des promotions conjointes de Tochinoshin et Kimurayama.
Avec ses 1,73m, Masuraumi (ex-Kurosawa à droite) est un petit gabarit. Après Toyonoshima et Sagatsukasa, c'est en fait le troisième rikishi à devenir sekitori après avoir passé le deuxième shindeshi kensa (1,67m/67kg). Avant son entrée à l'Onomatsubeya il n'avait aucune expérience du sumô : "J'étais petit alors je m'inquiétais.". Mais au collège il faisait partie du club d'athlétisme et son maître reconnait qu'il était tonique. Tous les deux ont su utiliser cette tonicité pour développer un sumô de poussée. Aujourd'hui, Masuraumi ambitionne "un sumô rapide comme celui de Yoshikaze".
Daidô (ex-Nakanishi à gauche) a atteint son rang maximal d'alors au Haru basho 2009, où il était classé O-Ms5. Mais une fracture du menton survenue juste avant le tournoi l'avait obligé à déclarer forfait et fait rater l'occasion d'une promotion en jûryô. Mais il ne s'est pas découragé : "Mon maître me disait 'Tu as les capacités.' alors j'ai combattu avec confiance. Mon point de repère c'est Takanohana oyakata.". Son nouveau shikona, c'est le nom de son collège à Tôkyô : "C'est dans mon collège qu'est né mon sumô. ".
Pour trois d'entre eux, Masuraumi, Sadanofuji et Daidô, c'est une première. Pour l'autre, Tokushinhô, c'est un retour. Au passage, deux des nouveaux venus changent de shikona. Ils combattaient jusqu'ici sous leur nom civil.
Shikona | Heya | Nom | Né le | Taille/Poids | Débuts | Hatsu 10 | ||
Masuraumi | 益荒海 | Onomatsu | KUROSAWA Kôta | 15/10/1988 | 1,73/138 | 03/2004 | O-Ms2 | 4-3 |
Sadanofuji | 佐田の富士 | Sakaigawa | YAMAMOTO Akihiro | 25/12/1984 | 1,89/167 | 01/2003 | E-Ms3 | 6-1 |
Daidô | 大道 | Onomatsu | NAKANISHI Kenji | 21/08/1982 | 1,88/162 | 03/2005 | O-Ms3 | 4-3 |
Tokushinhô | 徳真鵬 | Kise | SHIRATSUKA Motohisa | 13/05/1984 | 1,92/207 | 03/2007 | E-Ms1 | 5-2 |
Comme le veut la coutume, les heureux promus ont tenu une conférence de presse, chacun dans sa heya et accompagné de son maître.

Sakaigawa oyakata, ancien komusubi Ryôgoku : (Deux des caractères du shikona de son élève Sadanofuji -佐田の富士- viennent du shikona de son maître, l'ancien yokozuna Sadanoyama -佐田の山. Les trois hommes sont originaires de la préfecture de Nagasaki.) Il est le premier sekitori à qui j'ai transmis ces deux caractères. Et à cause de ces caractères, c'est un shikona qui veut dire beaucoup pour les gens de la région de Nagasaki. J'exprime ainsi ma reconnaissance envers mon maître. Il y a beaucoup de rikishi étrangers actuellement. J'espère qu'il saura leur faire face avec détermination.

Avec ses 1,73m, Masuraumi (ex-Kurosawa à droite) est un petit gabarit. Après Toyonoshima et Sagatsukasa, c'est en fait le troisième rikishi à devenir sekitori après avoir passé le deuxième shindeshi kensa (1,67m/67kg). Avant son entrée à l'Onomatsubeya il n'avait aucune expérience du sumô : "J'étais petit alors je m'inquiétais.". Mais au collège il faisait partie du club d'athlétisme et son maître reconnait qu'il était tonique. Tous les deux ont su utiliser cette tonicité pour développer un sumô de poussée. Aujourd'hui, Masuraumi ambitionne "un sumô rapide comme celui de Yoshikaze".
Daidô (ex-Nakanishi à gauche) a atteint son rang maximal d'alors au Haru basho 2009, où il était classé O-Ms5. Mais une fracture du menton survenue juste avant le tournoi l'avait obligé à déclarer forfait et fait rater l'occasion d'une promotion en jûryô. Mais il ne s'est pas découragé : "Mon maître me disait 'Tu as les capacités.' alors j'ai combattu avec confiance. Mon point de repère c'est Takanohana oyakata.". Son nouveau shikona, c'est le nom de son collège à Tôkyô : "C'est dans mon collège qu'est né mon sumô. ".
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KN
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