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lundi 30 juin 2025

Nagoya basho 2025 - classement : Fujinokawa/藤ノ川 sixième du nom

Fujinokawa/藤ノ川 sixième du nom est né. À l'occasion de sa promotion en division makuuchi, Wakaikari/若碇 a en effet repris le shikona emblématique de l'Isenoumi-beya. Le sujet a été largement évoqué lors de la conférence de presse qu'il a donné aux côtés de son maître et non loin des yeux de son père Kabutoyama oyakata/甲山親方 (ancien maegashira Ōikari/大碇). L'un et l'autre ont eu pour maître le quatrième Fujinokawa/藤ノ川, précédent Isenoumi oyakata.
Triste concours de circonstances, le cinquième Fujinokawa/藤ノ川, HATTORI Yūji/服部 祐兒, est décédé le 6 juin. Bardé de titres en amateur, il s'était prématurément retiré à 26 ans en raison de blessures. Il avait repris le shikona Fujinokawa/藤ノ川 peu après sa promotion en division makuuchi et l'avait abandonné peu avant de se retirer, alors qu'il était retombé en division makusghita
Promotions Nagoya 25 ⇰⇰

Q : Tout d'abord, félicitations pour votre promotion en division makuuchi.
Fujinokawa/藤ノ川 : Merci.
Q : Que ressentez-vous ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Je suis heureux.
Q : Le shikona "Fujinokawa/藤ノ川" a figuré dans les premières places du banzuke. En voyant ce banzuke, que ressentez-vous ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Depuis mon enfance, je le vois dans le haut du classement et je ne pensais pas que moi aussi... Je le vpoulais mais je en pensais pas que ce serait possible alors je suis heureux.
Q : Votre promotion en division makuuchi vous donne l'occasion de reprendre le shikona "Fujinokawa/藤ノ川" qui setransmet de génération en génération à l'Isenoumi-beya. Dans quel état d'esprit faites-vous ce changement ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Je suis le sixième. Je suis le sixième et cette une lignée prestigieuse. Chaque génération a atteint au moins la division makuuchi. Ce nom porte toute une tradition et je suis bien sûr très reconnaisant.
Q : C'est un shikona qui se transmet depuis l'ère Meiji. Est-ce vous qui avez souhaité ce changement ? Pourriez-vous nous donner les détails ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Les détails... (Il se tourne vers son maître)
Isenoumi oyakata伊勢ノ海親方 (ancien maegashira Kitakachidoki/北勝鬨) : Peut-être lui-même ne les connait pas. Le précédent Isenoumi oyakata, le onzième (ancien sekiwake Fujinokawa/藤ノ川 quatrième du nom), a dit qu'il serait heureux que quelqu'un le reprenne de son vivant. Et on s'est dit qu'on pourrait peut-être le donner à la prochaine promotion en division makuuchi. Mais je ne pensais pas que ce serait si rapide.
Q : Merci. À nouveau, à propos de combattre en division makuuchi avec un shikona si prestigieux ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Je ne veux pas combattre en ressentant de pression mais la transfomer en confiance.
Q : Vous êtes le premier rikishi de division makuuchi originaire de Kyōto depuis votre père Ōikari/大碇 (actuel Kabutoyama oyakata/甲山親方).
Fujinokawa/藤ノ川 : Succéder à mon père... C'était il y a combien de temps ?
Q : 27 ans.
Fujinokawa/藤ノ川 : Et bien je suis content d'être promu 27 ans après.
Q : En ce moment-même, votre père est présent. Que vous a-t-il dit ?
Fujinokawa/藤ノ川 : En gros, qu'il savait que j'allais être promu. Au dernier tournoi, après ma douzième victoire, on en a parlé. Rien de très profond.
Q : Et le fait d'être un rikishi promu en division makuuchi originaire de Kyōto où vous avez vécu étant enfant ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Je suis content. J'aimerais vraiment devenir un rikishi qui donne envie à plein de gens de le soutenir. Je suis content.
Q : Il ne vous aura fallu que quatre tournois après votre promotion en division jūryō pour monter en division makuuchi. À quoi est-ce dû principalement ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Depuis mes débuts, je m'entraîne avec l'idée de monter plus rapidement que les autres autour de moi. Les entraînements de sumō et puis le mercredi je pouvais aller au lycée Saitama Sakae pour faire de l'exercice. C'est toutes ces petites choses mises ensemble qui font que j'en suis là aujourd'hui je pense.
Q : Au précedent tournoi vous avez remporté douze victores. Est-ce que ça répondait à quelque chose ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Oui. Au tournoi de janvier, j'étais en forme mais je me suis blessé. Mais ça m'a quand même mis en confiance parce que j'ai senti que j'avais la puissance. Je crois que ça a été pour beaucoup psychologiquement et physiquement dans mes douze victoires du dernier tournoi.
Q : Vous avez vu des combats de votre prédécesseur ? (Ndlr : en fait le quatrième Fujinokawa)
Fujinokawa/藤ノ川 : Oui, j'en ai regardés.
Q : Y a-t-il quelque chose en particulier que vous en retirez ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Nous sommes des petits gabarits tous les deux et je veux prendre exemple sur sa façon de toujours avancer et de tout faire avec détermination. Je ne sais pas faire d'aussi beaux kegaeshi/蹴返し que lui mais je veux avoir sa façon d'avancer en permanence et sa détermination.
Q : Quel est votre objectif en tant que nouveau promu ?
Fujinokawa/藤ノ川 : Le kachikoshi.

Avec le maître, Isenoumi oyakata, et le père, Kabutoyama oyakata



Fujinokawa/藤ノ川 quatrième du nom, futur onzième Isenoumi oyakata
en keshōmawashi et pendant le tournoi de mai 1967

Fujinokawa/藤ノ川 cinquième du nom en compagnie du quatrième du nom, alors Isenomumi oyakata
Lors de son entrée en 1983, de sa promotion en division makuuchi en 1985 et de son intai en 1987

mardi 17 juin 2025

Nicholas Tarasenko en route pour la Minato-beya


Juste avant le grand départ
[12 juin]Nicholas TARASENKO quittera la Grande-Bretagne le 19 juin pour le Japon et plus précisément la Minato-beya et l'aventure du sumō professionnel. À bientôt 16 ans, 1,90 m/120 kg, il vient de terminer sa scolarité obligatoire, échéance qu'il attendait afin d'intégrer la Minato-beya qu'il connaît bien puisqu'il profite des congés scolaires pour venir s'y entraîner depuis un an déjà.
Nicholas TARASENKO a commencé le jūdō à 6 ans et a également joué au rugby. Son premier contact avec le sumō, qui s'avèrera être également un moment décisif, remonte à mai 2023 : "Je suis allé en Estonie (dont son père Georgi est originaire) pour rendre visite à ma grand-mère. Mon père connaît un ancien lutteur de sumō qui a atteint le deuxième plus haut grade (ancien ōzeki Baruto/把瑠都) et qui organise un tournoi tous les ans. J'y suis allé et j'ai gagné (-18 ans, 90kg). Mes adversaires étaient difficiles et je me suis surpris moi-même. J'ai compris que le sumō était le sport pour moi.". Il réitèrera d'ailleurs avec succès l'année suivante accompagné de son jeune frère David revenu lui aussi avec des médailles.
En mai 2024, alors au Japon avec son père, il fait la connaissance de Minato oyakata (湊親方, ancien maegashira Minatofuji/湊富士) lors de la fête de fin de tournoi de la heya. Le maître fut impressionné par son gabarit et le jeune garçon exprima de son côté son souhait de devenir professionnel. Il est depuis revenu plusieurs fois au Japon pour participer aux entraînements de la heya. "On ne peut pas communiquer (il ne parle pas japonais), tout se fait par gestes et positionnements." explique alors le maître. La ferveur du jeune Britannique lui a néanmoins assuré la place libre de l'étranger de la heya. Hormis ce problème de langue, mais Nicholas TARASENKO a entre temps commencé l'étude du japonais, même le maître ne voit aucun obstacle à l'adaptation de son nouveau disciple. D'autant que l'adolescent britannique aime la nourriture japonaise, source potentielle de tracas pour les apprentis rikishi étrangers.
Nicholas TARASENKO débutera après une période de stage de 6 mois, soit le plus tôt possible en 2026. D'ici-là, il se familiarisera avec la culture japonaise et celle du sumō professionnel : "On m'a offert une grande chance et j'ai l'intention de donner tout ce que j'ai. J'espère atteindre les premiers rangs.".


Août 2024, Minato-beya
Son père Georgi Zilkin (47 ans, propriétaire de bar karaoke) : "Je n'y crois toujours pas. C'est extraordinaire. Je n'en avais même jamais rêvé. Je crois qu'il a assez d'enthousiasme pour aller loin. Il est allé s'entraîner au Japon pendant toutes les vacances scolaires et il a appris le japonais. Il est vraiment très investi."
Scott Findlay, président de British sumo, à la tête de l'équipe britannique de sumō, a entraîné son jeune compatriote avant son départ pour le Japon : "Il est le deuxième à se voir offrir une place dans une heya et le premier c'était en 1989. Tant qu'il se préservera des blessures, je ne vois aucune raison pour qu'il n'atteigne pas les plus hauts rangs. Dès le premier jour, il était clair que Nicholas avait quelque chose d'incroyablement rare. Pas seulement son talent naturel mais un instinct profond du sumō et un niveau de discipline et de concentration au-delà de son âge."


Juin 2025 avec Scott Findlay

Mise à jour du 17 juin : entretien téléphonique avec le Telegraph
Nicholas TARASENKO :
[À propos de son avenir après sa période de stage] "Je deviendrai professionnel et resterai au Japon pour toujours."
[À propos de son gabarit déjà impressionnant, sachant qu'il vise les 150 kg à la mi-vingtaine] "Je dois encore beaucoup augmenter. Je mange facilement. Je faisais 80 kg l'an dernier, j'ai adopté un régime à 6000 calories par jour et je suis arrivé à 120 kg."
[À propos du rituel karaoke] "Comme je viens d'Angleterre, ils veulent que je chante les Beattles. Donc, je m'entraîne tous les jours."
[À propos de le dureté de la vie en heya et des mésaventures de Nathan Strange voire plus récemment du Canadien Brodick Henderson/Homarenishiki] "Je suis pressé de voir comment mon caractère va évoluer, comment ma mentalité va changer dans un environnement aussi dur. Ma heya a été très gentille et accueillante jusqu'à maintenant. Ils sont durs à l'entraînement mais ce genre de scandale n'arrivera pas là-bas." Son père ajoute : "Ça peut arriver n'importe où. Si vous avez peur des loups, n'allez pas en forêt cueillir des baies, vous voyez ce que je veux dire ? Mais vous avez besoin des baies, vous devez vivre votre vie. Mais, non, je ne suis pas inquiet, il s'entraîne déjà de longues heures et les gens qui s'occupent de lui sont très gentils."
[À propos de la réaction de ses camarades d'école] "Pour être franc, je n'ai pas vraiment d'amis à l'école. Ça ne me tracasse pas trop, personne n'est de bonne influence à l'école. Je me suis fait des amis à la heya mais je garde mes distances."
[À propos du sumō] "Il n'y a pas vraiment de sport comme le sumō. Ce n'est pas comme la boxe, le jūdō ou le jiu-jitsu qui sont tous similaires. Mais au sumō, l'objectif est différent." (Ce à quoi son père acquiesce "Si vous manquez un coup dans ces sports, vous avez une autre chance. C'est différent. Au sumō, il n'y a pas de de seconde chance.") "Le sumō n'est pas juste un sport, c'est un style de vie. Vous ne pouvez pas en faire un peu, c'est tout ou rien."
[Il ne semble pas être nerveux] "Quand vous êtes anxieux, c'est la même zone du cerveau qui vous dit que vous êtes excité. Donc, quand je suis anxieux ou nerveux, je me dis juste que je suis excité et ça passe."
Son père Georgi :
[Quand il a été question d'une carrière dans les autres sports que son fils pratiquait] "Non, on ne gagne pas d'argent là-dedans. Tu as besoin d'un travail."
[Pourquoi pas le sumō alors...] "Ils prennent bien soin de vous là-bas et c'est un travail, on peut gagner de l'argent. Dans d'autres sports, c'est incertain mais au sumō c'est une carrière, ça ira bien pour lui."
[Qu'en pense son épouse et mère du garçon ?] "Elle est d'accord mais elle voudrait garder son petit garçon près d'elle. Elle s'inquiète pour lui. Mais il sait ce qu'il fait, il a une chance à saisir, ça ira pour lui."
[À propos du coût financier de cette année de navette avec le Japon pour une famille avec cinq enfants] "Et bien, si je n'étais pas un fan de sumō, je dirais non je ne fais pas ça. Mais parce que je connais son potentiel j'ai dépensé de l'argent en voyage et hébergement et nous avons été un peu à court l'an dernier. Mais maintenant c'est la heya qui va payer, ce sera plus facile."


Nicholas TARASENKO est en effet le deuxième Britannique à tenter sa chance sur les dōhyō professionnels. On peut lui souhaiter plus de bonheur qu'à son prédécesseur. Nathan John STRANGE, originaire du Kent, a intégré l'Azumazeki-beya, alors dirigée par l'ancien sekiwake hawaïen Takamiyama/高見山, et a débuté en septembre 1989, en même temps que le futur yokozuna Musashimaru/武蔵丸. Malgré des débuts prometteurs (3-1, 5-2, 4-3), celui qui a combattu sous le shikona de Hidenokuni/英ノ国 (英国/Eigoku : Angleterre, Grande-Bretagne) s'est heurté à la difficulté de l'adaptation, en des temps différents. La nourriture fut un de ses ennemis et il perdit beaucoup de poids à son arrivée au Japon. Outre la dureté de la vie de rikishi, l'attention médiatique dont il fut l'objet en tant que premier rikishi européen lui valut également quelques inimitiés au sein même de sa heya. En mars 1990, il repartit en Grande-Bretagne.
Septembre 1989
Avant le maezumō

Avec Musashimaru (droite)

La présentation

mercredi 31 mars 2021

Natsu basho 2021 - classement : ôzeki Terunofuji, le retour



Shikona
TERUNOFUJI Haruo / 照ノ富士 春雄

Heya
Isegahama

Nom
GANERDENE Gantulga

Né le (âge)
29/11/1991 (29)

Taille/poids
1,92 / 177

De
Mongolie

Débuts
01/2011

Débuts jûryô
09/2013

Débuts makuuchi
03/2014

Débuts san'yaku
03/2015

Débuts ôzeki
07/2015

Rang maximal
E-O
Trophées makuuchi 3
Trophées jûryô 2
Trophées makushita 1
Prix Performance 3 / Combativité 3 / Technique 3
NSK 3321

L'annonce faite par Asakayama/浅香山 et Takashima/高島 oyakata

Première promotion (27 mai 2015) et seconde promotion (31 mars 2021)

Avec son maître, ses collègues sekitori
et son épouse


Q : Maintenant que la cérémonie est terminée, comment vous sentez-vous ?
Terunofuji/照ノ富士 : Je prends conscience que je suis revenu à ma position d'avant.

Q : En quoi est-ce différent de la première fois ?
Terunofuji/照ノ富士 : Si je repense à la fois précédente, c'est une joie différente. La première fois, j'étais tout simplement heureux. Cette fois, je suis soulagé d'y être enfin arrivé.

Q : Étiez-vous nerveux ?
Terunofuji/照ノ富士 : Non, pas particulièrement.

Q : À propos de votre discours.
Terunofuji/照ノ富士 : C'était la deuxième fois. Mon sentiment n'a pas changé, je suis reconnaissant.

Q : La dernière fois, vous aviez parlé de votre devoir de vous dévouer au shingitai/心技体.
Terunofuji/照ノ富士 : Mon sentiment n'a pas changé. Je veux faire ce qu'il faut pour encore progresser. J'ai choisi en prenant conseil auprès de mon maître et de l'okamisan. C'était bien je crois.

Q : Les blessures, la maladie vous ont-elles changé psychologiquement ?
Terunofuji/照ノ富士 : Quand j'étais malade, mon corps ne bougeait pas comme je le voulais. Simplement arriver à la fin de la journée me demandait toute mon énergie. Donc oui, j'ai appris des choses.

Q : Quand avez-vous pensé que vous pourriez redevenir ôzeki ?
Terunofuji/照ノ富士 : Quand j'étais en jonidan, je ne m'imaginais pas tel que je suis aujourd'hui. C'était mon objectif mais je ne m'imaginais pas un tel résultat. Je suis heureux que tous mes efforts pour avancer pas après pas aboutissent de cette façon-là.

Q : Pour votre épouse aussi c'est une bonne nouvelle.
Terunofuji/照ノ富士 : Elle a traversé des moments difficiles à cause de moi alors à l'avenir je veux montrer du positif pour la rendre heureuse

Q : Votre maître a pu vous voir redevenir ôzeki.
Terunofuji/照ノ富士 : C'est mon maître qui m'a donné le courage de surmonter les moments où je voulais abandonner et de me consacrer à la guérison. Et qui m'a permis d'en être là où j'en suis aujourd'hui. Je dois tout ça à mon maître.

Q : Quel ôzeki imaginez-vous que vous serez ?
Terunofuji/照ノ富士 : Je veux tout simplement faire de mon mieux, à ma façon et en restant positif.

Q : Quelles sont vos résolutions pour l'avenir ?
Terunofuji/照ノ富士 : Je vais tout donner pour monter plus haut en me consacrant encore davantage aux entraînements. Maintenant, j'aime énormément le sumô.

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Q : À Isegahama oyakata/伊勢ケ浜親方
Isegahama oyakata/伊勢ケ浜親方 : Il a souffert pendant longtemps. Il récolte le fruit de ses efforts. C'est parce que lui s'est accroché qu'il en est là.

Q : Il a voulu arrêter sa carrière plusieurs fois.
Isegahama oyakata/伊勢ケ浜親方 : On ne savait pas jusqu'où il pourrait aller s'il persévérait. S'il se rétablissait, il pouvait redevenir positif. J'ai su qu'il pourrait revenir quand il a gagné en makushita. À partir de là, il pouvait redevenir sekitori puis gagner en makuuchi. Il a franchi toutes les étapes.

Q : Que pensez-vous de son tournoi ?
Isegahama oyakata/伊勢ケ浜親方 : Il a été magnifique. Il n'y a pas de contestation possible. Il a gagné le tournoi et est devenu ôzeki, c'est magnifique non ? Il a montré ce qu'on pouvait faire en se battant jusqu'au bout. C'est un modèle pour tous les rikishi.

Q : Pensez-vous qu'il peut aussi devenir yokozuna ?
Isegahama oyakata/伊勢ケ浜親方 : Ses genoux sont une bombe à retardement. S'il y fait atention, je pense qu'il peut encore le devenir.

mercredi 30 septembre 2020

Novembre 2020 - classement : Shôdai ôzeki


Shikona SHÔDAI Naoya / 正代 直也
Heya
Tokitsukaze
Nom SHÔDAI Naoya / 正代 直也
Né le (âge) 05/11/1991 (28)
Taille/poids 1,84/170
De Kumamoto
Débuts 03/2014
Débuts jûryô 09/2015
Débuts makuuchi 01/2016
Débuts san'yaku 01/2017
Rang maximal Sekiwake est (E-S)
NSK 3521


En attendant les messagers...
L'annonce faite à Shôdai par Kagamiyama et Tategawa oyakata

Q : Comment vous sentez-vous maintenant que la cérémonie est terminée ?
Shôdai/正代 : Je suis surtout soulagé.

Q : Étiez-vous nerveux ?
Shôdai/正代 : J'étais très nerveux, j'ai mal dormi cette nuit.

Q : C'est différent du dernier jour de tournoi ?
Shôdai/正代 : La nervosité est montée petit à petit.

Q : C'était un discours digne. Qu'en pensez- vous ?
Shôdai/正代 : Je l'ai dit sans bafouiller ni m'arrêter, c'était le plus important.

Q : De qui avez-vous pris l'avis pour le choisir ?
Shôdai/正代 : J'y ai réfléchi avec mon maître et des sponsors et j'ai choisi ces paroles.

Q : Avez-vous eu d'autres idées ?
Shôdai/正代 : J'ai pensé à un précepte de mon université. Mais j'ai choisi ça parce que ce que signifient ces mots est vraiment ce que je veux être.

Q : Quel est le sens de ce message ? (至誠一貫/shisei ikkan/dévouement constance)
Shôdai/正代 : J'ai exprimé ma volonté de vivre de cette façon. Être loyal et sincère envers le sumô et ne pas dévier de cette voie.

Q : La "loyauté" envers le sumô, qu'entendez-vous par là ?
Shôdai/正代 : Continuer comme je l'ai fait jusqu'à maintenant, m'entraîner avec le plus grand sérieux et aussi vivre ma vie privée sans créer de problèmes.

Q : Comment avez-vous répété ?
Shôdai/正代 : Hier soir, tard dans la nuit. J'ai répété en me le fredonnant.

Q : Avant le tournoi, aviez-vous imaginé cette promotion ?
Shôdai/正代 : Je ne suis pas très résistant à la nervosité donc j'ai essayé de penser à autre chose pour pouvoir rester concentré sur le combat du jour. Je ne me suis pas enflammé en l'imaginant.

Q : À nouveau, que ressentez-vous après cette promotion ?
Shôdai/正代 : Je suis tout simplement heureux. Et je suis content d'avoir pu rester concentré sur chaque combat et d'être allé au bout des choses pendant ce tournoi.

Q : Vous avez remporté votre premier tournoi et obtenu la promotion au rang d'ôzeki en plus.
Shôdai/正代 : Avant le tournoi, je n'avais même pas imaginé en rêve que ça puisse se passer comme ça. J'ai du mal à réaliser mais je suis de plus en plus nerveux, comme jamais avant.

Q : Qu'avez-vous envie de faire pour fêter ça ?
Shôdai/正代 : Dormir toute la journée. Dormir sans mettre le réveil.

Q : Mentalement, comment avez-vous vécu ce tournoi ?
Shôdai/正代 : Au fur et à mesure des victoires j'ai commencé à prendre conscience de ce qui pourrait se passer. Mais j'ai essayé de ne pas trop y penser. Je me suis uniquement concentré sur le tournoi. J'ai un peu pensé à tout ça dans la deuxième partie du tournoi.

Q : Le combat du dernier jour était très important.
Shôdai/正代 : Oui. J'étais très nerveux. Au point que j'espère ne plus jamais l'être autant à l'avenir.

Q : À votre avis, qu'est-ce qui a été valorisé dans votre sumô ?
Shôdai/正代 : Pendant ce tournoi, je suis vraiment allé vers l'avant. Je pense que c'est ce sumô offensif qui a été valorisé.

Q : Quel sumô voulez- vous pratiquer en tant qu'ôzeki ?
Shôdai/正代 : Le même que jusqu'à maintenant. Avancer sur l'adversaire et attaquer.

Q : Comment imaginez-vous ce qu'est être ôzeki ?
Shôdai/正代 : C'est une position où je dois encore moins perdre qu'avant. C'est une position qui implique diverses responsabilités. Je dois être encore plus dévoué que jusqu'à maintenant.

Q : Quel genre d'ôzeki voulez-vous être ?
Shôdai/正代 : Je veux devenir un ôzeki qui saura mériter le soutien de nombreux supporters.

Q : La confiance vous a rendu plus fort ?
Shôdai/正代 : En janvier et juillet, j'ai participé à la course à la victoire finale. Ça m'a permis de faire l’expérience de ce que ça représente mentalement et pendant ce tournoi, j'ai pu garder le bon état d'esprit jusqu'à la fin.

Q : Auparavant, vous étiez plutôt mesuré dans vos propos. Qu'est-ce qui a provoqué ce changement ?
Shôdai/正代 : Je ne sais s'il y a eu un déclencheur. Disons qu'avec la course à la victoire finale et les résultats, ça vient naturellement.

Q : En parler a été un changement.
Shôdai/正代 : Quand vous exprimez vos objectifs, vous vous mettez aussi la pression alors je suis resté discret. Mais j'ai appris à vivre avec la pression et je me suis dit que je pouvais peut-être commencer à en parler.

Q : Vous maîtrisez la pression ?
Shôdai/正代 : Je ne dirais pas que je la maîtrise mais j'ai appris à vivre avec.

Q : Pensez-vous à monter encore plus haut ?
Shôdai/正代 : Mon rang actuel est difficile. Je veux d'abord faire mes preuves en tant qu'ôzeki.

Q : Que pensez-vous devoir améliorer ?
Shôdai/正代 : Je devrais être plus incliné vers l'avant et abaisser mes hanches.

Q : Vous êtes dévoués à vos parents.
Shôdai/正代 : Oui, et je suis content d'avoir pu les remercier de ce qu'ils ont fait pour moi de cette façon.

Q : Qu'aimeriez-vous dire à vos parents ?
Shôdai/正代 : Je suis désolé de leur avoir fait faire tant de souci avec le combat du dernier jour. En janvier et juillet, ils m'ont soutenu en permanence et je leur ai causé des fausses joies. J'en suis aussi désolé.

Q : Quelles sont vos pensées pour votre région de Kumamoto qui a subi séismes et pluies diluviennes ?
Shôdai/正代 : Ces dernières années, il y a eu beaucoup de mauvaises nouvelles à cause des catastrophes naturelles. Si je peux être un peu utile en apportant des nouvelles positives. Je ne peux pas faire grand chose mais si me voir combattre peut leur remonter le moral... J'ai été soutenu par beaucoup de personnes alors j'espère continuer à montrer un sumô qui apportera de la joie à tous les gens de Kumamoto.

Q : Quelles sont vos ambitions pour votre premier tournoi comme ôzeki ?
Shôdai/正代 : Mon premier objectif est le kachikoshi en tant qu'ôzeki.

Edagawa oyakata/枝川親方 (ancien maegashira Aogiyama/蒼樹山, il a remplacé au pied levé Tokitsukaze oyakata/時津風親方, ancien maegashira Tokitsuumi/時津海, opéré en urgence) : Je veux exprimer ma reconnaissance à l'ôzeki car je ne pensais pas vivre une telle chose un jour. Il dit qu'il est nerveux mais il s'exprime avec aisance, il dit des choses bien.
Son père, Iwao/巌 : Au début, je n'ai pas réalisé. Mais de venir ici aujourd'hui, ça me fait prendre conscience. Ce que j'attends de lui ? Comme jusqu'à maintenant, qu'il fasse en sorte de ne pas se blesser.
Sa mère, Rie/理恵 : Je ressens profondément quel exploit il a accompli. Être dans un tel endroit aujourd'hui, c'est comme un rêve. C'est un autre monde, je suis nerveuse.


mercredi 29 janvier 2020

Gôeidô, la dernière conférence de presse

Après l'annonce hier de sa retraite, le désormais ex-ôzeki Gôeidô a livré ses dernières pensées à la presse dans les locaux du Ryôgoku Kokugikan.

Gôeidô/Takekuma oyakata s'apprête à
s'adresser à la presse.
Q : Comment vous sentez-vous maintenant ?
Gôeidô/豪栄道 : Je pense avoir bouclé la boucle, je suis satisfait.

Q : Quelles sont les raisons principales qui vous ont décidé à vous retirer ?
Gôeidô/豪栄道 : Il y a quelques années, je m'étais promis d'arrêter si je perdais mon rang d'ôzeki. Quand, pendant le tournoi, ma rétrogradation a été confirmée, j'ai perdu la force de continuer au prochain tournoi.

Q : Il n'y a pas eu d'hésitations, de controverses ?
Gôeidô/豪栄道 : Moi, je n'avais aucun doute, certains ont essayé de me dissuader. Mais je me permets de me retirer dans cet état d'esprit même si cela peut paraître égoïste. Je m'en excuse.

Q : Le prochain tournoi aura lieu dans votre région natale, à Ôsaka. Vous n'avez jamais envisagé d'essayer y retrouver votre rang d'ôzeki ?
Gôeidô/豪栄道 : Je prie tous les gens d'Ôsaka qui l'espéraient de m'excuser mais je ne voulais pas montrer un sumô affaibli.

Q : Comment va votre cheville gauche, blessée pendant le Kyûshû basho ?
Gôeidô/豪栄道 : Sur le dohyô, ça n'aurait pas pu être mieux. Ce n'est même pas une excuse.

Q : Le lendemain de votre makekoshi, vous avez sorti Tochinoshin avec un superbe sumô. Après que vous ayez pris la décision d'arrêter, dans quel état d'esprit montiez-vous sur le dohyô ?
Gôeidô/豪栄道 : Mon maître m'avait dit que je devais faire de mon mieux pour mon entourage. Pendant les trois jours qui restaient, je voulais combattre le mieux possible, d'abord pour mon maître, l'okamisan et puis pour tous ceux qui m'avaient soutenu jusqu'alors. C'était la touche finale à ma vie de lutteur.

Q : Il y a tout juste quinze ans que vous avez débuté, en janvier 2005. Qu'en retenez-vous ?
Gôeidô/豪栄道 : Les circonstances ont fait que je suis entré à la Sakaigawa-beya. Je suis content d'avoir pratiqué le sumô sous la direction de mon maître Sakaigawa.

Q : Les entraînements de la Sakaigawa-beya sont très durs. Qu'en avez-vous appris ?
Gôeidô/豪栄道 : Mon maître m'a appris l'importance du sens du devoir et de l'humanité. C'est ce que j'ai appris de plus important.

Q : La lutte contre les blessures ?
Gôeidô/豪栄道 : Les blessures sont inévitables. J'ai essayé de ne pas trop y penser.

Q : Votre souvenir le plus important ?
Gôeidô/豪栄道 : Le tournoi que j'ai gagné (Aki basho 2016) me laisse la plus forte impression.

Q : Vous étiez kadoban et avez gagné le tournoi sans perdre un seul combat.
Gôeidô/豪栄道 : J'étais sûr que si je me donnais totalement les résultats suivraient.

Q : Quel combat reste le plus présent ?
Gôeidô/豪栄道 : Le combat qui m'a donné la victoire. Jusque là, depuis que j'avais été promu ôzeki, j'avais eu de mauvais résultats et ça n'avait pas donné une bonne image de moi. Je suis content d'avoir procuré cette joie à tout le monde.

Gôeidô/Takekuma oyakata et Sekinoto oyakata,
ancien Iwakiyama/岩木山 de la Sakaigawa-beya
Q : Que voudriez-vous dire aux lutteurs de votre heya qui sont de votre génération, comme Myôgirû, Sadanoumi ou Toyohibiki par exemple ?
Gôeidô/豪栄道 : C'est parce qu'ils étaient là que je suis ce que je suis. Je leur suis très reconnaissant.

Q : Et à votre maître ?
Gôeidô/豪栄道 : Si je n'étais pas entré à la Sakaigawa-beya, je serai devenu un homme plus vaniteux. Je lui suis reconnaissant de m'avoir corrigé.

Q : Quelle conviction vous a porté ?
Gôeidô/豪栄道 : Garder sa fierté dans les épreuves. J'ai essayé de faire en sorte de ne rien montrer aux autres dans les moments difficiles.

Q : Quels sont vos objectifs en tant que formateur ?
Gôeidô/豪栄道 : Je n'ai pas pu devenir yokozuna donc je voudrais en former un.

Q : Il y a des rikishi qui continuent après avoir perdu le rang d'ôzeki. Pourquoi ne le faites-vous pas ?
Gôeidô/豪栄道 : La raison principale est que je n'en ai plus l'énergie. Je n'ai jamais eu l'intention de continuer si j'étais rétrogradé.

Q : Pourquoi ne pas avoir essayé de retrouver une forme optimale et participé au Haru basho ?
Gôeidô/豪栄道 : La raison principale est que je n'en ai plus l'énergie. J'avais pris ma décision et si j'avais continué, j'aurais pu devenir autocomplaisant, ne plus aller au bout de mes décisions.

Q : Pendant votre discours d'intronisation au rang d'ôzeki, vous avez parlé du "yamatodamashi/大和魂" ("esprit japonais"). Pensez-vous y avoir été fidèle ?
Gôeidô/豪栄道 : Oui, je le pense vraiment.
Gôeidô/Takekuma oyakata et Sakaigawa oyakata

Q : Aujourd'hui, comment le définiriez-vous ?
Gôeidô/豪栄道 : Persévérance, fiabilité morale, c'est le vrai sens du yamatodamashi, je crois.

Q : Qu'aimeriez-vous dire de la position d'ôzeki ?
Gôeidô/豪栄道 : Il y a beaucoup de pression mais c'est une position qui en vaut la peine.

Q : Quand vous avez décidé de vous retirer, quels encouragements avez-vous reçus de votre maître ?
Gôeidô/豪栄道 : Il m'a dit "Puisque tu vas devenir devenir maître, soit prêt et fait de ton mieux.".

Q : Un dernier mot à lui adresser ?
Gôeidô/豪栄道 : En tant qu'homme, je veux continuer à apprendre de ses qualités d'homme.

dimanche 24 janvier 2016

Hatsu basho 2016 : paroles de vainqueurs


Q : Comment vous sentez-vous ?
Kotoshôgiku : C'est indescriptible, je n'ai pas de mots pour l'exprimer. Je n'ai jamais été aussi heureux. Dans les moments difficiles, quand j'avais de mauvais résultats, beaucoup de gens m'ont soutenu et aujourd'hui j'ai pu accomplir ça et j'en suis vraiment heureux. Dans le poids de la coupe de l'Empereur, il y avait celui de tant de pensées.

Q : Avec qui voudriez-vous partager cette joie ?
Kotoshôgiku : Avec mon grand-père qui m'a appris le sumô et le précédent Sadogatake oyakata. J'ai pu leur offrir la plus belle marque de gratitude.

Q : Comment avez-vous abordé le combat de cette dernière journée ? Vous saviez que si vous gagniez, vous remportiez le tournoi.
Kotoshôgiku : Je me suis préparé mentalement à ne pas perdre et j'étais déterminé à pratiquer mon sumô, c'est tout. Je voulais monter sur le dohyô et combattre de mon mieux sans trop réfléchir. C'est grâce aux jeunes de la heya qui ont gardé la routine de tous les jours. Aujourd'hui, on a agit comme tous les autres jours.
Kotoshôgiku reçoit la coupe
de l'Empereur des mains de
Hakkaku rijichô.

Q : Vous avez remporté la victoire en en restant fidèle à votre sumô jusqu'à la fin.
Kotoshôgiku : J'ai réussi à ne pas m'égarer. J'ai essayé différentes choses et beaucoup m'ont permis de gagner. Je suis satisfait.

Q : Il y a tout juste dix ans, depuis la victoire de Tochiazuma, qu'un rikishi d'origine japonaise n'avait pas gagné.
Kotoshôgiku : Je suis fier et heureux de cette victoire. C'est le hasard si j'ai gagné justement maintenant mais c'est un grand honneur pour moi.

Q : C'est une réplique aux rikishi étrangers.
Kotoshôgiku : Bien sûr.

Q : Le treizième jour vous avez été battu par Toyonoshima, votre rival depuis votre jeunesse, mais vous vous êtes ressaisi.
Kotoshôgiku félicité
par Toyonoshima
Kotoshôgiku : Je me suis dit que c'était le destin que ça se passe contre lui. J'ai perdu mais j'ai lutté de toutes mes forces et avec mon sumô donc j'ai pu rebondir le lendemain.

Q : Quel regard portez-vous sur votre parcours, de vos débuts en janvier 2002 à cette victoire ? Vous avez eu des moments difficiles avec des blessures graves.
Kotoshôgiku : Il y a eu une succession de moments difficiles. Des moments aussi où je me suis demandé si je n'avais pas atteint la limite. Aujourd'hui, c'est le résultat de ce que six mois d'entraînement continu, le soutien et les encouragements de beaucoup de gens et l'enseignement de mon maître ont rendu possible.

Q : Dans ce tournoi, vous avez battu les trois yokozuna et vous aviez la pression du yûshô possible.
Kotoshôgiku : J'avais en tête de faire ce que j'avais à faire et, sur le dohyô, de m'en tenir à ce que j'avais décidé plutôt que de penser à l'issue du combat. Je suis très content que les résultats aient suivi aussi naturellement.

Q : Toyonoshima est venu à votre rencontre dans le hanamichi.
Kotoshôgiku : Il m'a félicité, j'étais extrêmement content.

Kotoshôgiku, ses parents
et son épouse
Q : Vos parents sont venus vous voir et vous leur avez offert un beau remerciement avec cette victoire.
Kotoshôgiku : Mes parents m'ont protégé et soutenu dans les moments les plus difficiles, je ne peux que leur être reconnaissant.

Q : Votre épouse Yumi et vous espérez avoir des enfants ?
Kotoshôgiku : J'aime beaucoup les enfants et j'espère en avoir beaucoup.



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Hidenoumi/英乃海 [vainqueur en division jûryô, il sera de retour en division makuuchi au prochain tournoi] : J'ai pu finir avec un sumô qui me satisfait. Dans ce tournoi, je voulais vraiment être offensif. Je n'ai jamais obtenu le kachikoshi en division makuuchi donc c'est mon prochain objectif.

Tochimaru bat Ura
Tochimaru/栃丸 [vainqueur en division makushita, il a battu en dernier combat subsidiaire le très en vue Ura] : Je l'avais déjà combattu en combat régulier donc je  savais  comment il bougeait. Dans cette phase subsidiaire, j'ai combattu avec détermination. Ça met en confiance d'avoir pu gérer ce genre d'occasion aussi à l'aise.

Kotokamatani
Kaito/魁渡 [vainqueur en division jonidan] : J'ai réussi à être offensif. Comparé à avant ma blessure, je suis à 50% de ma puissance. Je veux que mon genou gauche se rétablisse complètement et monter dans le classement.

Kotokamatani/琴鎌谷 [vainqueur en division jonokuchi par 7-0] : J'ai fait plus attention à mon sumô qu'au résultat. Plus on monte dans le classement, plus les adversaires sont forts. Moi, je n'ai pas encore de puissance. Je vais d'abord viser la division jûryô.


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Shôdai a battu Gagamaru
Toyonoshima/豊ノ島 [prix de la performance mais il a surtout pensé au yûshô] : On a dû me l'attribuer parce que j'ai battu l'ôzeki Kotoshôgiku. Je ne me bats pas pour obtenir un prix. Je suis content mais je suis surtout triste d'avoir laissé échapper le yûshô.

Shôdai/正代 [prix de la combativité pour son premier tournoi en division makuuchi] : Quand j'ai entendu à la télé que je pourrais avoir le prix si je gagnais mon dernier combat, mon cœur a battu plus vite. C'était le dernier jour donc je voulais bien finir. Je crois que c'est un résultat qui ne fait pas honte au yokozuna Hakuhô qui a bien voulu que je m'entraîne avec lui.