dimanche 10 juillet 2011

Nagoya basho 2011 : résultats makushita

Nagoya basho 2011 : résultats makushita (partiels)


J01 J02 J03 J04 J05 J06 J07 J08 J09 J10 J11 J12 J13 J14 J15
Nionoumi
E-Ms1














5-2
Oniarashi
O-Ms1














1-6
Kyokushûhô E-Ms2














5-2
Chiyozakura O-Ms2














5-2
Chiyoarashi E-Ms3














5-2
Kotoyutaka O-Ms3














2-5
Towanoyama E-Ms4














2-5
Kitazono O-Ms4














3-4
Kotoyûki E-Ms5














4-3
Naoe  O-Ms5














7-0
Tochitsubasa E-Ms6














1-5-1
Satoyama O-Ms6














5-2
Buseizan E-Ms7














3-4
Tokushôryû O-Ms7














4-3
Tokushinhô E-Ms8














4-3
Ikioi O-Ms8














4-3
Kitaharima E-Ms9














4-3
Hokutokuni O-Ms9














5-2
Kotokuni E-Ms10














2-5
Asahishô O-Ms10














3-4
Tochiyashiki E-Ms11














3-4
Hishôfuji O-Ms11














6-1
Chiyoôtori E-Ms12














3-4
Takateru O-Ms12














1-3-3
Kotomisen E-Ms13














4-3
Tochihiryû O-Ms13














5-2
Wakaryûsei     E-Ms14














2-5
Ryûden O-Ms14














3-4
Senshô E-Ms15














3-4
Kazafuzan O-Ms15














3-4








































































Nagoya basho 2011 : résultats - jour 1

Nagoya basho 2011 : résultats makuuchi - jour 1
Est Technique Ouest
● 1-0
E-M15
Fujiazuma
oshidashi
O-M15
Kimurayama
0-1
● 1-0
E-M14
Takamisakari
uwatedashinage
O-M14
Tochinonada
0-1

0-1 E-M13
Sagatsukasa
tottari
O-M13
Shôtenrô
1-0
●

0-1 E-M12
Daidô
yorikiri
O-M12
Toyohibiki
1-0
●

0-1 E-M11
Takayasu
yoritaoshi
O-M11
Tochinowaka
1-0
●
● 1-0
E-M10
Kitataiki
utchari
O-M10
Takarafuji
0-1
● 1-0
E-M9
Hômashô
yorikiri
O-M9
Asasekiryû
0-1
● 1-0
E-M8
Tochiôzan
oshidashi
O-M8
Miyabiyama
0-1
● 1-0
E-M7
Tokitenkû
uwatenage
O-M7
Gagamaru
0-1

0-1 E-M6
Tamawashi
hatakikomi
O-M6
Aran
1-0
●
 
● 1-0
E-M5
Kaisei
yorikiri
O-M5
Wakanosato
0-1

● 1-0
E-M4
Okinoumi
suikuinage
O-M4
Takekaze
0-1


0-1 O-M3
Aminishiki
yorikiri
O-S
Kakuryû
1-0
●

0-1 E-M3
Wakakôyû
oshidashi
O-S
Kisenosato
1-0
●

0-1 E-S
Kotoshôgiku
yorikiri
O-M2
Toyonoshima
1-0
●

0-1 E-M2
Kyokutenhô
yorikiri
O-O2
Kotoôshû
1-0
●

0-1 E-O2
Kaiô
okuridashi
O-M1
Yoshikaze
1-0
●

0-1 E-M1
Tosayutaka
yorikiri
O-O1
Harumafuji
1-0
●
● 1-0
E-O1
Baruto
tsuridashi
E-K
Gôeidô
0-1
● 1-0
E-Y
Hakuhô 
yorikiri
O-K
Tochinoshin
0-1



Nagoya basho 2011 : résultats jûryô - jour 1
Est Technique Ouest
● 1-0
E-J13
Hitenryû
yoritaoshi
W-J13
Arawashi
0-1
● 1-0
E-J12
Masuraumi
hikiotoshi
W-J12
Myôgiryû
0-1
● 1-0
E-J11
Chiyonokuni
hatakikomi
W-J11
Kakizoe
0-1
● 1-0
E-J10
Tsurugidake
oshidashi
W-J10
Tenkaihô
0-1

0-1 E-J9
Hamanishiki
oshidashi
W-J9
Shironoryû
1-0
●
● 1-0
E-J8
Akiseyama
kotenage
W-J8
Kanbayashi
0-1

0-1 E-J7
Sadanofuji
okuridashi
W-J7
Sotairyû
1-0
●

0-1 E-J6
Sadanoumi
hikiotoshi
W-J6
Kaônishiki
1-0
●
● 1-0
E-J5
Hochiyama
yorikiri
W-J5
Takanoyama
0-1
● 1-0
E-J4
Kokkai
hatakikomi
W-J4
Aoiyama
0-1

0-1 E-J3
Matsutani
hatakikomi
W-J3
Tamanoshima
1-0
●
● 1-0
E-J2
Yoshiazuma
yorikiri
W-J2
Bushûyama
0-1
● 1-0
E-J1
Masunoyama
yorikiri
W-J1
Tamaasuka
0-1

jeudi 7 juillet 2011

Okinoumi a repris l'entraînement

Souffrant d'une angine contractée début juin lors de la tournée de soutien, Okinoumi (隠岐の海, 25 ans, Hakkaku, E-M4) ne s'était plus entraîné jusqu'à son arrivée à Nagoya. Et il met les bouchées doubles. Les 5 et 6, il s'est entraîné à l'Oguruma-beya. La perspective d'aborder le tournoi à court de préparation ne l'effraie pas : "Je vais assez bien. Si j'arrive à gérer la fatigue, il n'y aura pas de problème.". Il a terminé le Tournoi d'évaluation makekoshi à 7-8 mais y a battu trois ôzeki et place la barre plutôt haut pour le Nagoya basho : "Je veux au moins dix victoires et un prix, rien de moins.".

Kyodo

mercredi 6 juillet 2011

Kaisei, blessure sans conséquence

5 juillet : marche
autour de la heya
Le Brésilien Kaisei s'est blessé le genou droit lors de l'entraînement à la Miyagino-beya du 1er juillet, alors qu'il affrontait Hakuhô : « Il y a eu un craquement. ». Mais dans les environs de Nagoya, il n'y a pas d'appareils permettant l'examen de quelqu'un dépassant les 170kg et il n'a pas eu de diagnostic précis. A un moment, il ne pouvait même pas plier la jambe, « Je ne peux pas m'entraîner, je vais peut-être commencer le tournoi sans prépparation. », mais il n'a pas baissé les bras, « Je ne déclarerai pas forfait. ». Avant de pouvoir reprendre l'entraînement, il s'est imposé une rééducation. Hier, il a marché trois kilomètres autour des locaux de la heya.
6 juillet : retour
à l'entraînement
Aujourd'hui, il est revenu sur le dohyô et a livré 20 combats. Solidement campé sur ses jambes, bloquant fermement ses adversaires, il a semblé complètement rétabli : « Je suis encore un peu inquiet mais je n'ai plus mal du tout. Je veux pouvoir pratiquer mon sumô. ». Son maître Tomozuna oyakata confirme : « Il se remet de façon satisfaisante. ».
Kaisei a fait sensation au Tournoi d'évaluation de mai en alignant neuf victoires consécutives d'entrée de tournoi. Il a fini à 10-5 et remporté le prix de la combativité. Cette performance lui a valu la couverture du numéro paru le 16 juin du magazine Alternativa, destiné au Brésiliens vivant au Japon*. Dix pages y sont consacrées au premier rikishi brésilien à atteindre la division makuuchi dans un numéro qui souhaite faire mieux connaître le sumô aux Brésiliens. Y sont notamment évoqués la difficulté à apprendre l'expression de la politesse en japonais**, les 5000 calories à absorber en un repas, la différence de salaire entre les divisions.

DailySports, Mainichi, Nikkan

*Une des plus importantes communautés japonaises issues de l'immigration se trouve au Brésil. Les descendants de ces émigrés japonais du début du 20ème siècle reviennent chercher du travail au Japon. Ayant des origines japonaises, ils ont été plus volontiers accueillis au Japon et bénéficient de conditions d'obtention de visa particulières depuis les années 80. Ils ne maîtrisent souvent pas la langue japonaise à leur arrivée et travaillent généralement dans les usines des industries automobile et électronique. Sous contrats précaires, leur situation a été encore fragilisée par la crise. Ils sont néanmoins bien implantés et ont leurs écoles, magasins et magazines... Une de ces communautés de Brésiliens d'origine japonaise se trouve dans les environs de Nagoya.
**Les relations sociales sont exprimées de façon très précise par la langue japonaise grâce à un appareillage lexico-grammatical sophistiqué qui peut dérouter un locuteur étranger.

lundi 4 juillet 2011

Haru basho 2012 : shindeshi à la Hakkaku - MORIGAKI Shin/森垣 心

MORIGAKI Shin et Hakkaku oyakata
MORIGAKI Shin/森垣 心, 17 ans, élève en troisième année au lycée Kyôtoyawata (京都八幡高校 à Yawata préfecture de Kyôto/京都府八幡市) rejoindra la Hakkaku-beya en mars prochain, après l'obtention de son diplôme. D'ici-là et jusqu'aux Kokutai de novembre il se consacrera à la lutte et ambitionne ensuite de devenir sekitori en mettant à profit ce que la lutte lui aura appris. Lors de sa présentation officielle le 4 octobre, ce solide gaillard au caractère doux a déclaré : "Je vais tout apprendre à partir des bases. J'espère devenir yokozuna.".
Membre du club de lutte de son lycée, MORIGAKI Shin mesure 1,76 m pour 127 kg et court le 50m en moins de huit secondes. L'an dernier aux Kokutai, il a fini cinquième en lutte gréco-romaine, catégorie 120 kg. Cet été, il a remporté les qualifications préfectorales pour les championnats lycéens nationaux (インターハイ). Jusqu'au collège, il pratiquait le base-ball et son expérience du sumô se limite au chibikko-sumô (ちびっこ相撲, démonstration où des enfants affrontent des rikishi) quand il était à l'école maternelle.
Remarqué aux Championnats lycéens nationaux (全国高校選抜大会) de mars 2010 par le recruteur de la Hakkaku-beya HASEGAWA Hidekazu/長谷川秀一, il s'est vu proposer d'intégrer la heya. En septembre 2010, Hakkaku oyakata l'a notamment invité pendant l'Aki basho afin de mieux le connaître. "L'important est de savoir jusqu'à quel point il se donnera de la peine après son intégration. Avec la lutte, il a développé sa force mentale. Le monde du sumô est dans une période troublée mais je veux le former afin qu'il soit responsable. Récemment, il n'y a pas eu de yokozuna ou d'ôzeki japonais* alors j'espère qu'il deviendra fort." a déclaré le maître lors de la conférence de presse.
Le jeune garçon s'est aussi demandé s'il n'allait pas entrer à l'université et y poursuivre la lutte. Mais, sur les conseils de sa mère, Sayuri 45 ans, et de son entraîneur ASAI Tsutomu/浅井努 41 ans, "Plutôt que de continuer la lutte où il y a des limitations de poids, tu devrais tirer profit de ton physique.",  il a finalement choisi le sumô professionnel : "J'ai pensé que le sumô était la seule chose qui me permettrait d'utiliser au mieux ma taille et mon poids. J'ai eu envie d'essayer.". "La lutte et le sumô ont en commun beaucoup de techniques de combat en corps à corps. Morigaki sait se déplacer rapidement. Ça lui sera utile aussi dans le sumô." analyse ASAI Tsutomu.
Interrogé lors de la conférence de presse de présentation à propos du scandale du yaôcho, MORIGAKI Shin a répondu : "Je crois que ça n'arrivera plus. Moi aussi, je vais combattre loyalement et me consacrer très sérieusement aux entraînements. Bien sûr, jusqu'à mon diplôme je vais aussi faire de la lutte.". Outre les Kokutai, il sera en lice lors des Championnats lycéens (インターハ) d'août, avec des ambitions : "Je voudrais remporter le titre national pour pouvoir passer de la lutte au sumô l'esprit tranquille.".

Asahi, Kyoto Shimbun

Nagoya basho 2011 : shindeshi kensa n°1

Wakayama et Enkmanrai
Deux candidats se sont présentés au shindeshi kensa n°1 du premier tournoi officiel depuis six mois et ont satisfait aux prérequis physiques (1,73m/75kg). L'an dernier, dans la tourmente de l'affaire des paris illégaux, le shindeshi kensa du Nagoya basho n'avait reçu qu'une seule candidature (ici).
WAKAYAMA Satoshi/若山 聡, 19 ans, interrompt ses études à l'université Daitô bunka (Daitô bunka daigaku/大東文化大学), dont il est membre du club de sumô, pour intégrer l'Onomatsu-beya : "Je voulais passer professionnel dès que possible, j'ai donc abandonné l'université en février. Mon objectif est de devenir rapidement makushita.". L'an dernier, en dernière année de lycée, il s'est classé cinquième des Kokutai (千葉国体). Gabarit trapu, il mesure 1,73m pour 144kg : "Je veux pratiquer un sumô de poussée comme mes aînés Wakakôyû et Masuraumi avec l'énergie de mon oyakata (Onomatsu oyakata/阿武松親方, ancien sekiwake Masurao/益荒雄).". Ses parents sont d'anciens jûdôka de niveau national. Son père, Hideo/英央, a participé à cinq championnats nationaux et sa mère, Keiko/恵子, a même décroché une troisième place en 1986. Lui-même a pratiqué le jûdô conjointement au sumô.
Le second postulant, Erdenbirg Enkmanrai? (エルデンビィールグ・エンクマンライ) est mongol, a 18 ans et intègre la Kasugayama-beya. Il avait prévu de rejoindre la Takashima-beya mais celle-ci a été dissoute en juin et ses membres transférés à la Kasugayama-beya (ici). Il mesure 1,87m et a pratiqué notamment le basket. Son avenir, il le voit à la Asashôryû, yokozuna dominateur.


Kyodo, Nikkan

dimanche 3 juillet 2011

Nouveau keshômawashi pour Fujiazuma

Fujiazuma prend
la pose.
Fujiazuma (富士東, 24 ans, Tamanoi), un des quatre nouveaux promus en division makuuchi de ce Nagoya basho, a reçu un nouveau keshômawashi. Il a été présenté ce dimanche dans les locaux de la Tamanoi-beya (Kasugai, préfecture d'Aichi/愛知県春日井市, banlieue de Nagoya) en présence de NIIZUMA Yôzô/新妻 洋三, secrétaire général de l'association de supporters d'Adachi de la Tamonoi-beya, qui offre le mawashi, et de Kototsurugi/琴剣, ancien rikishi de division sandanme, dessinateur accrédité de la NSK et auteur du dessin qui illustre le keshômawashi. "Ce keshômawashi va me donner de la force. J'espère qu'il apportera un peu de courage aux gens du Tôhoku." a déclaré Fujiazuma.
Le dessin original a été créé par Kototsurugi après la catastrophe du 11 mars. "Dès que je l'ai vu, j'ai su que c'était ce qu'il fallait. J'espère qu'en voyant ce mawashi, les gens de tout le Japon auront une pensée pour la renaissance de la région." a précisé M. NIIZUMA, originaire d'Ishinomaki dans la préfecture de Miyagi (宮城県石巻市). "La force du keshômawashi vient du sekitori et de ses résultats. Alors, j'espère qu'il sera combatif." conclut Kototsurugi.

Hochi