jeudi 9 septembre 2010

Hakuhô est prêt, Kaiô espère

Hakuhô-Tochinowaka
Le yokozuna Hakuhô a terminé aujourd’hui sa série d’entraînements à l’extérieur. Depuis trois jours, il se rendait à la Kasugano beya où il a pu affronter notamment le nouveau sekiwake Tochiôzan ainsi que le nouveau jûryô Tochinowaka. Avec les douze combats d’aujourd’hui, il en aura livré et remporté 49 au total : "Les scores des entraînements ne veulent rien dire.". Il est néanmoins satisfait : "Avec les entraînements, je me suis mis dans le ton. Je suis prêt pour le premier jour.". Il est actuellement à 47 et son premier objectif est d’égaler le record de Chiyonofuji, 53 victoires consécutives. Et ensuite de remporter son quatrième zenshô yûshô consécutif.

Quant à l'ôzeki Kaiô, il s'est entraîné activement mais sans combattre : "Je ne dirais pas que je suis guéri mais plutôt que je me suis habitué à la douleur. J'y vais doucement pour qu'elle diminue. Il reste peu de temps avant le tournoi donc je veux être très sérieux  dans ma préparation physique.".

Gagamaru (臥牙丸, 23 ans, Kitanoumi, E-M15) est allé au contact mais pas comme on pourrait s'y attendre d'un rikishi. Alors qu'il attendait un taxi, il a été heurté par une femme à bicyclette. Les deux parties s'en tirent avec des bleus et l'Aki basho du Géorgien n'est pas compromis. Avec ses 202 kg, il est le plus lourd rikishi de division makuuchi et il n'était pas forcément le plus en danger des deux.

Nikkan, Hochi, Mainichi

Il y a énormément de vélos au Japon et ils circulent sur les trottoirs, même bondés. Ne jamais penser qu'en tant que piéton on est prioritaire sur un trottoir japonais.

La dernière corde d’Asashôryû

La dernière tsuna de l’ancien yokozuna Asashôryû, dont il sera ceint lors du dohyô-iri de sa cérémonie d’intai le 3 octobre, a été confectionnée à la Takasago beya.
L’intéressé est actuellement en Russie et n’était donc pas présent mais il n’a pas fallu plus de 15 minutes aux rikishi de la heya pour mener à bien l’opération. D’après M. Matsuda, manager, ils n’ont peut-être jamais été aussi rapides.

Mainichi

mercredi 8 septembre 2010

La brève carrière de Tokushima

Tout nouveau
à la Shikihide
L’histoire de Tokushima (徳島, TANAKA Tsukasa/田中 司) avait attiré une attention admirative et compatissante de la presse lorsqu’il avait obtenu le kachikoshi au Nagoya basho, son premier tournoi (ici). Le jeune garçon de 15 ans avait alors déclaré : "Tant que je verrai, je resterai sur le dohyô. Si tout le monde s’y met, on pourra faire changer le monde du sumô.". Hélas, le 30 août, son maître Shikihide oyakata a notifié à la NSK l’intai de son jeune deshi. Tokushima souffre d’une maladie héréditaire et incurable qui lui fait perdre progressivement la vue et son état s’est aggravé.
En décembre dernier, le champ visuel de son œil gauche s’est recouvert d’une sorte de brouillard. Les médecins de l’hôpital universitaire de Kagawa lui ont alors diagnostiqué une maladie (neuropathie optique) de Leber. Le verdict sans appel est tombé : "Il n’y a pas de traitement. Nous ne savons pas quand vous perdrez la vue.".
TANAKA Tsukasa, qui pratiquait ce sport depuis 8 ans, était alors membre de l’équipe de baseball de son collège. Il avait été invité à rejoindre le lycée Sangawa (寒川高校) qui a participé aux Kôshien (甲子園, LA rencontre nationale lycéenne de baseball et le rêve de TANAKA Tsukasa) de l’été 2009. Refusant dans un premier temps le diagnostic, il est resté résolu à continuer son sport de toujours et s’est mis à chercher un traitement sur internet. En mars, alors qu’il faisait la tournée des hôpitaux, M. MAEDA, acuponcteur dans une clinique de Daitô dans la préfecture d’Ôsaka, lui a suggéré d’essayer le sumô et a parlé de lui à Shikihide oyakata (ancien komusubi Ôshio/大潮), dont il soutient la heya depuis longtemps. L’oyakata a aussitôt fait le déplacement.
Finalement obligé d'abandonner son premier rêve, TANAKA Tsukasa est frustré : "Je veux pratiquer quelque chose au plus haut niveau.". Mais avec une vision d'1 à l’œil gauche et de 3 à l’œil droit, le jeune homme est aussi hésitant. Shikihide oyakata trouva les mots pour le persuader : "C’est justement parce que tu as ce handicap que tu dois relever ce défi et t’accrocher à un rêve une fois encore.". C’est ainsi qu'il est entré dans le sumô professionnel et à la Shikihide-beya en avril. Il versa des larmes mais son maître sut le réconforter : "Nous avons tous pleuré de nombreuses fois. Ca rend un rikishi plus fort.". Il y avait aussi le scandale des paris illégaux et le désormais Tokushima n’avait pas mâché ses mots : "Je suis venu à Tôkyô pour consacrer ma vie au sumô alors que je suis malade. Alors je ne comprends pas qu’on trempe dans ce genre d’affaires.".
Au Nagoya basho, en voyant son shikona dans le banzuke il s’était promis : "Tant que je pourrai monter sur un dohyô, mon objectif sera de devenir yokozuna.". Son premier kachikoshi pour son premier tournoi lui avait ouvert les portes de la division jonidan. Mais son parcours s’arrête là. "Je vais me soigner et entrer dans une école pour aveugle. Je veux devenir acuponcteur, comme l’homme qui m’est venu en aide." a-t-il exposé ses nouveaux projets.

Yomiuri, Shikoku shimbun

Kaiô, avec prudence

L’ôzeki Kaiô (38 ans, Tomozuna), classé O-O2 et kadoban à l’Aki basho, a commencé les entraînements avec les sekitori. Il a livré trois combats contre le rikishi de jûryô Kaisei (魁聖, 23 ans, E-J4),  lors desquels il a intentionnellement utilisé sa gauche, s’assurant de l’état de son épaule blessée lors du Nagoya basho : "J’ai encore mal. Je veux éviter que ça ne s’aggrave.". Il reste donc prudent et ne tient pas à forcer.

Nikkan

Paris illégaux : les sanctions des riji

Les rijichô
Sadogatake
Les riji se sont comme prévu réunis en session extraordinaire au Ryôgoku Kokugikan. En s’appuyant sur les recommandations faites le 6 par le comité spécial, ils ont décidé de nouvelles sanctions concernant l’affaire des paris illégaux.
Matsugane oyakata est rétrogradé de deux rangs et passe de iin (委員) à hiradoshiyori (平年寄, oyakata sans fonction effective au sein de la NSK). On lui reproche ses liens avec le crime organisé (forces antisociales pour reprendre les termes japonais) au moins par la location à Ôsaka de locaux d'hébergement pour sa heya pendant le Haru basho appartenant à des gens liés au crime organisé.
La même sanction est appliquée à Sadogatake oyakata, considéré responsable des fautes de son ancien rikishi Kotomitsuki.
Matsugane,
Matsutani (en violet),
Wakarikidô
Matsutani et Wakarikidô, les rikishi de la Matsugane beya dont l’implication dans les paris illégaux a été mise à jour par la police et qui n’ont pas passé d’aveux spontanés, échappant ainsi à la première vague de sanctions, écopent de deux tournois de suspension.
Furuichi, rikishi de sandanme, et Tokoike, tokoyama (coiffeur), de l’Ônomatsu beya reçoivent le même châtiment que Kotomitsuki, à savoir le licenciement (kaiko/解雇). Intermédiaires entre les parieurs et les organisateurs de paris, ils sont parmi les plus fortement impliqués. Le frère aîné de Furuichi, lui- même ancien rikishi, a été arrêté dans le cadre de l’enquête menée sur le chantage exercé sur Kotomitsuki.
Quant à Sanoyama oyakata, ancien ôzeki Chiyotaikai, sa mise en cause par un hebdomadaire n'a pas été jugée assez fondée. Il est donc blanchi.
Hanaregoma rijichô a déclaré que dans l’immédiat on pouvait considérer l’affaire comme close. Dans l’ensemble, les sanctionnés déclarent accepter leur sort comme une conséquence naturelle de leurs actes et comptent bien faire de leur mieux pour se réformer.

Mainichi

mardi 7 septembre 2010

Takamisakari retrouve son sponsor

Après avoir décidé de reprendre sa place sur le dos des yobidashi, Nagatanien (ici) va également rétablir les kenshô pour les combats de division makuuchi. Et notamment les combats de Takamisakari (高見盛, 34 ans, Azumazeki), qui a accueilli avec plaisir la nouvelle : "Ca va rajouter de l'intérêt. Je vais devoir faire de mon mieux.".
Aujourd'hui, il s'est entraîné contre les rikishi de makushita de sa heya. Il se ressent de la fatigue des entraînements quotidiens et a même essuyé des échecs successifs.
Il est classé E-M5 à l'Aki basho et s'il accumule assez de victoires dans la première moitié du tournoi, il pourrait rencontrer le yokozuna et les ôzeki : "Pour combattre la fatigue, je vais me fortifier avec une bonne alimentation.".

Sanspo

Nouvelle affaire de violences ?

26 mars 2008 : Daiyûbu promu jûryô
avec Shibatayama oyakata
Daiyûbu (大勇武, 27 ans, Shibatayama, DAVAADORJI Undrah), rikishi d’origine mongole qui s’est retiré en juin 2010, réclame 70.000.000 ¥ (environ 630.000 €) à la Shibatayama beya et à la NSK. L’ancien rikishi de division jûryô déclare avoir été poussé à l’intai par les actes de violence subis de la part de son maître Shibatayama oyakata et a déposé plainte le 31 août.
D’après maître MARUYAMA Kazuya, qui représente le plaignant et a dévoilé les faits en conférence de presse ce jour, le 4 juin, Daiyûbu aurait été frappé à mains nues et à coup de pantoufles. Les blessures causées, entorse du cou et contusions au visage, auraient nécessité 10 jours de convalescence. Le rikishi aurait alors annoncé sa décision d'arrêter, ce à quoi Shibatayama oyakata aurait répondu : "J'espérais que tu me dirait ça.". La responsabilité de la NSK est mise en cause en tant qu'employeur. Toujours d'après maître Maruyama, depuis son arrivée à la heya en 2001, Daiyûbu aurait été quotidiennement victime de violences et de vexations de la part de Shibatayama oyakata.
Daiyûbu a débuté au Haru basho 2001. Après sa victoire en sandanme au Haru basho 2008, il a été promu en division jûryô, devenant le premier sekitori de la heya, mais n’y est resté qu’un tournoi.
Hanaregoma rijichô, de la même ichimon que Shibatayama oyakata, est bien entendu embarrassé par cette possible nouvelle affaire et a demandé des précisons à l'oyakata. Celui-ci a déclaré que, devant la mauvaise conduite de son rikishi, il l'avait renvoyé. Une main aurait en effet malencontreusement atteint Daiyûbu. "Après le Natsu basho, Daiyûbu m'a rendu vite à la heya pour m'annoncer son départ et tout était normal. Il avait encore son mage. On m'a dit qu'il s'est teint les cheveux quelques jours plus tard. Quant aux actes en question, il ne s'agit pas de violence, il font partie de la formation d'un rikishi. Ce ne sont pas des actes destinés à blesser. On a exagéré cette histoire. Si tous les rikishi qui ont arrêté ressortent ce genre de choses, on n'a pas fini." a-t-il déclaré.
De son côté, Shibatayama oyakata, s’en remettant à son avocat, s’est refusé à tout commentaire public.

dimanche 5 septembre 2010

Paris illégaux : les sanctions contre la Matsugane

Les sanctions contre Matsugane oyakata et deux de ses rikishi, Matsutani et Wakarikidô, (ici) seront proposées demain à la NSK par le comité spécial. Les riji, en réunion extraordinaire le 8, prendront la décison finale. On s'acheminerait vers une rétrogradation de deux rangs pour Matsugane oyakata et une suspension de deux ou trois tournois pour les rikishi.
D'après les conclusions de l'enquête de police, depuis une vingtaine d'années, Masugane oyakata loue pour le Haru basho des locaux à Ôsaka dont la société propriétaire est très proche du clan Yamaguchi. Matsugane oyakata n'aurait pas été au courant de ces liens.
Matsutani et Wakarikidô sont impliqués dans les paris illégaux mais n'ont pas passé d'aveux spontanés. Ils ont donc pu participer au Nagoya basho. L'absence d'aveux avait fait craindre un licenciement.

Sanspo

vendredi 3 septembre 2010

Aki basho 2010 : histoires de centimètres au shindeshi kensa

SHIINA Tatsuki (椎名 樹) a 15 ans, est originaire de la ville de Tsuchiura dans la préfecture d’Ibaraki (茨城県土浦市) et a intégré la Tatsunami beya. En mars dernier, il s’est présenté au shindeshi kensa n°1 et a été recalé. A l’époque il mesurait 1,71 m et pesait 150 kg. Au milieu de 48 reçus, son revers était passé inaperçu. Le jeune garçon s’est à nouveau présenté en ce 3 septembre. Et a à nouveau échoué, de façon tout à fait remarquée cette fois. Il mesure toujours 1,71 m et savait donc être trop petit mais a tenté de contourner le minima en arborant un mage. La tactique de la coiffure qui vous grandit est plutôt commune mais, de mémoire de NSK, on n’avait jamais vu de mage. Ce que l’on peut remarquer aussi chez l’adolescent, ce sont les stigmates d’une perte de poids importante et rapide. En effet, en juin 2009, il pesait 190 kg contre 110 actuellement. Il se nourrissait alors essentiellement de junk food et de soda. Il a perdu 80 kg en 14 mois… grâce au régime alimentaire de la heya (dont le but est d’ordinaire de faire prendre du poids).
Avec 1,71 m, SHIINA Tatsuki pourrait passer le shindeshi kensa n°2 (1,67m/67kg). Hélas, les responsables de la Tatsunami beya ne sont pas certains de sa capacité à réussir les tests physiques (course sur 50 mètres, lancer de balle, …) dont sont dispensés ceux qui passent le n°1. Il reste une chance au candidat malheureux de réussir, lors des sélections du Kyûshû basho : "Je veux les tenter. Mais je vais en parler avec mon maître. Je fais des étirements pour augmenter ma taille.".

Si SHIINA Tatsuki s’est avéré trop petit, l’inverse s’est produit pour NISHIMURA Kôki. Il a passé avec succès le shindeshi kensa n°1 (1,73m/75kg) alors qu’il prévoyait de se présenter au n°2 (1,67m/67kg), doutant de sa taille : "Il y a trois jours, je faisais 1,71 m.". Les mesure et pesée du shindeshi kensa l’ont pourtant enregistré à 1,75 m et 118 kg. Ceci lui a permis d’éviter les tests physiques supplémentaires et causé quelques hésitations dans la presse (et ce blog).

Hochi, Chunichi

Takanohana oyakata participait au shindeshi kensa en tant que nouveau chef des juges et se préoccupe beaucoup de la reconversion des rikishi. Que pense-t-il de débuts comme ceux de SHIINA Tatsuki, 15 ans et, on pourrait du moins l'espérer pour lui, d'autres perspectives ?

Dernier hommage à Wakanohana I

Le corbillard transportant le cercueil de l'ancien yokozuna Wakanohana I, décédé le 1er septembre à l'âge de 82 ans, fera une halte demain au Ryôgoku Kokugikan. Après le keiko sôken, les officiels de la NSK, le yokozuna et les rikishi de makuuchi lui rendront un dernier hommage.
Ensuite, le convoi passera par le site où se trouvait le Kuramae Kokugikan avant de se rendre sur les lieux de la veillée funèbre.

Mainichi

Aki basho 2010 : shindeshi à l'Isegahama - NISHIMURA Kôki

Isegahama oyakata et Nishimura
NISHIMURA Kôki (西村 浩輝, 18 ans, 1,73m/120kg), originaire de Mima (徳島県美馬市) dans la préfecture de Tokushima, a donc satisfait aux critères du shindeshi kensa n°1 (ici). Le jeune homme est arrivé à Tôkyô le 29 août et a rejoint l'Isegahama beya. Le 28, une soirée d'adieu avait été donnée en son honneur dans sa ville, en présence d'Isegahama oyakata et d'environ 140 personnes.
Il pratique le sumô depuis l’école primaire. Après le collège, il est entré au lycée Myôzai (名西高), doté d'un club de sumô dont, dès la première année, il est devenu un membre régulier, engrangeant plusieurs titres départementaux. Il a également participé aux derniers championnats nationaux lycéens à Okinawa (ici).
Les 16 et 17 mai dernier, en plein Natsu basho, il a séjourné à l’Isegahama beya. Il s’est entretenu avec l’oyakata de son désir de devenir professionnel. Il pensait le faire après avoir terminé le lycée mais finalement le maître l’a convaincu de ne pas attendre. "Entrer dans un univers nouveau c’est un peu angoissant mais je veux tenir bon. J’aimerais améliorer mon sumô de poussée sans trop penser à la technique." déclare-t-il.
NISHIMURA Kôki devient le cinquième rikishi en activité originaire de la préfecture de Tokushima.

Tokushima shimbun

Aki basho 2010 : retour de la coupe de l'Empereur

La NSK a confirmé que le vainqueur de l'Aki basho en division makuuchi recevrait la coupe de l'Empereur. Hanaregoma rijichô s'est rendu aujourd'hui à l'Agence de la maison impériale afin de faire part de l'intention et en a reçu l'agrément.
La coupe de l'Empereur est une récompense remise par la NSK. Suite à l'affaire des paris illégaux, Hakuhô en avait été privé lors du Nagoya basho. Le retour des autres récompenses, externes à la NSK, se négocie toujours avec les différents comités.

Sanspo

jeudi 2 septembre 2010

Aki basho 2010 : shindeshi kensa 1 et 2

U Kôji
Probablement Nishimura
mais la vedette,
c'est Takanohana.
Quatre jeunes garçons se sont présentés ce matin au Ryôgoku Kokugikan pour le shindeshi kensa de cet Aki basho. C’est trois de moins que l’an dernier. "Ce peu de candidats est inquiétant. J’aimerais qu’il y en ait un peu plus. Le fait est qu’il y a de plus en plus d’autres sports professionnels et que le taux de natalité baisse. Mais le sumô ne coûte rien, il suffit de tracer un cercle sur un terrain de sport. Je crois qu’il serait bien que les enfants soient initiés au sumô dès le plus jeune âge." s’est inquiété Takanohana oyakata, présent en sa nouvelle qualité de chef des juges et au centre de l'attention. Il n'a pas trouvé de grands changements par rapport à l'époque où il officiait en tant qu'adjoint : "Ca n'a pas tellement changé. Le système de pondération a été simplifié et je trouve ça bien.".
Deux postulants, dont U Kôji (于 浩士, Arashio, 16 ans), se sont présentés avec succès au shindeshi kensa n°2 (1,67m/67kg). Deux autres se sont présentés au shindeshi kensa n°1 (1,73m/75kg) et l'un d'eux a été recalé pour taille insuffisante. L'autre, NISHIMURA Kôki vient renforcer l'Isegahama beya. Sur les quatre candidats, trois ont donc passé la première partie de la sélection et attendent maintenant les résultats des examens internes qui seront annoncés le premier jour du tournoi.

Sanspo, Nikkan, Jijicom, Mainichi

Wakanohana I/初代若乃花 : hommage en images

Le 45ème yokozuna Wakanohana/初代若乃花 est mort hier à 82 ans des suites d'un cancer du rein.
La presse japonaise se souvient en images de la légende du sumô.

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1 - 22 mai 1956, Natsu basho : Wakanohana bat Wakamaeda/若前田 par katasukashi
2 - 3 juin 1956, Natsu basho : premier yûshô pour l'ôzeki Wakanohana
3 - 2 juin 1957, Natsu basho, dernier jour : Wakanohana bat Matsunobori/松登 par uwatenage
4 - 25 janvier 1958, Hatsu basho : Wakanaohana bat le yokozuna Tochinishiki/栃錦 par kotenage à l'issue d'un combat qui aura nécessité deux mizu-iri.
5 - Février 1958 : le désormais 45ème yokozuna répète son dohyô-iri
6 - Le 45ème yokozuna Wakanohana
7 - 20 juillet 1958, Nagoya basho, dernier jour : Wakanohana bat Tochinishiki par uwatenage et remporte son troisième yûshô
8 - Mai 1959 : présentation des portraits de vainqueurs, avec Tochinishiki à gauche
9 - 20 septembre 1959, Aki basho J08 : Wakanohana bat Dewanishiki/出羽錦 par yorikiri
10 - 21 septembre 1959, Aki basho J09 : Wakanohana bat Iwakaze/岩風 par hikiotoshi
11 - Juin 1960 : avant le Nagoya basho, Wakanohana à l'entraînement face à Taihô/大鵬 (droite)
12 - 20 mars 1960, Haru basho : kettei-sen des 14-0 face au yokozuna Tochinishiki (droite) et victoire par yorikiri
13 - 20 mars 1960, Haru basho : zenshô yûshô
14 - septembre 1960, Aki basho : défilé du vainqueur (à gauche Wakamisugi/若三杉)
15 - Septembre 1961 : le 45ème yokozuna enseigne le dohyô-iri de style unryû au nouveau 48ème yokozuna Taihô
16 - Novembre 1961, Kyûshû basho : dohyô-iri
17 - Dohyô-iri
18 - 1966 : Futagoyama oyakata/二子山親方, ancien yokozuna Wakanohana
19 - 23 mars 1975, Haru basho : Futagoyama oyakata remet la bannière du vainqueur à son frère Takanohana I/初代貴ノ花 qui remporte son premier yûshô
20 - Avril 1988 : pour son soixantième anniversaire, Futagoyama rijichô, au centre, refait son dohyô-iri
21 - Mai 1989 : Futagoyama oyakata, ancien rijichô
22 et 23 - 26 janvier 1992, Hatsu basho : Futagoyama rijichô remet la coupe à son neveu Takahanada/貴花田, futur yokozuna Takanohana/貴ノ花, qui devient le plus jeune vainqueur de tournoi en makuuchi
24 - Septembre 2000, danpatsushiki du yokozuna Wakanohana III/第三目若乃花 : l'oncle tranche le mage de son neveu
25 et 26 - 1er juin 2003, danpatsushiki du yokozuna Takanohana : l'oncle tranche le mage de son autre neveu
27 et 28 - 2008 : M. HANADA Katsuji/花田 勝治

Sankei, Mainichi, Hochi, Jijicom

Aki basho 2010 : retour de la diffusion en directe

M. Fukuchi
Hanaregoma rijichô
D’abord transmise à la NSK, l’information a été confirmée en conférence de presse dans les locaux de la NHK à Shibuya cet après-midi par M. FUKUCHI, président le la NHK : l’Aki basho 2010, qui commence le dimanche 12, sera retransmis en direct par la chaine publique japonaise. "Nous avons remarqué la détermination de la NSK à couper ses liens avec des groupes d’influence antisociaux et ses efforts concrets sur la voie de la réforme. Les téléspectateurs comprendront. Il y a aussi beaucoup de gens qui attendent avec impatience cette diffusion. Nous avons pris en compte cet ensemble de paramètres. En tant que télévision publique, diffuser est notre tâche principale." a-t-il déclaré. LA NHK se réserve néanmoins le droit d'interrompre à nouveau la diffusion si de nouveaux scandales devaient éclater.
Hanaregoma rijichô, qui avait appelé de ses vœux ce retour à la normale, s’est réjoui : "Nous souhaitions ardemment que la situation redevienne comme avant le Nagoya basho alors nous sommes très reconnaissants. Nous sentons que notre manifeste contre le crime organisé a été pris en compte. Nous sommes ravis et soulagés.".

Mainichi, Sanspo

mardi 31 août 2010

Reprise de l'entraînement

Entre les rétrogradations disciplinaires de Gôeidô et Toyohibiki, l’état de santé d’Iwakiyama, qui n’a plus combattu depuis mars mais se maintient en division jûryô et la promotion de Shironoryû, la Sakaigawa beya compte maintenant sept sekitori, tous en division jûryô. Ils ont repris l’entraînement aujourd’hui. Sans Gôeidô, dont la cuisse droite et le dos ne sont pas totalement rétablis. Et sans Iwakiyama, dont l’état de santé reste préoccupant. Une participation à l’Aki basho est-elle possible : "C’est comme pour les autres tournois, nous attendons le dernier moment pour décider.". L’ancien komusubi est en dernière position de la division jûryô et un nouveau forfait le ferait redescendre en makushita : "Je ne suis pas le seul concerné, j’ai une famille. Je dois suivre l’avis des médecins.".

A la Tomozuna beya, l'ôzeki Kaiô, qui à 38 ans fait face à son treizième kadoban, a lui aussi retrouvé la salle d'entraînement, sans trop forcer néanmoins. L'état de son épaule, blessée lors du Nagoya basho, a fait envisager une opération aux médecins. "Je ne peux pas du tout faire de sumô. Quand je bouge l'épaule, la douleur ressurgit et je n'ai pas de puissance." déclare-t-il en restant tout de même calme : "J'ai jusqu'au début du tournoi, je vais faire tout ce qui est possible.". En point de mire, il y a aussi le Kyûshû basho, chez lui, comme le rappelle Tomozuna oyakata : "Arrivé là où il est, je crois que ce serait bien qu'il fasse tout son possible pour être au Kyûshû bashô.".

La Miyagino beya du yokozuna Hakuhô est restée porte close. D'après un proche, Hakuhô s'est montré mais n'a pas participé à l'entraînement. D'ordinaire, le lendemain de la parution du banzuke, un léger décrassage marque la reprise des entraînements. Pas ce matin pour le yokozuna qui a plus tard présidé la rijikai de l'après-midi. "Beaucoup d'avis se sont exprimés. La question est de savoir comment la NSK va les recevoir." a-t-il déclaré, nullement préoccupé par sa condition physique.

Sanspo

Kotomitsuki, chronique d’une fin annoncée

M. OKUDA, très ému
La réunion de dissolution de l’association des supporters de Kotomitsuki de la ville natale de l’ancien ôzeki a eu lieu dans la soirée, comme l’annonce en avait été faite (ici). Comme on s’y attendait également, le héros déchu n’y a pas participé. Il a par contre fait transmettre une lettre d’excuses à ses fans : "Cette dissolution est entièrement ma faute.".
Images du bon vieux temps
A la lecture de cette lettre, par laquelle le désormais TAMIYA Keiji (田宮 啓司) exprime sa volonté de prendre la pleine mesure de son inconséquence et de se réformer afin de remercier tout le monde en montrant à l'avenir le visage d'un homme accompli, les 400 fans présents ont chaleureusement applaudi.
M. OKUDA Tsuneo (岡田 庸男, 78 ans), président de l’association, est revenu sur ses onze années d’activité : "Ca peut paraître long mais je n’ai pas vu le temps passer. Aujourd’hui nous n’avons plus de contacts mais si je le revoyais, je lui rendrais hommage pour tout ce qu’il a fait.".
Des images des heures de gloire de Kotomitsuki ont été diffusées sur écran géant, rappel nostalgique pour l’assemblée d’un temps désormais révolu.

Sanspo

Réunion des rikishi : Asashôryû revient au Kokugikan

Asashôryû, tout sourire
mais aussi nostalgique
Hakuhô salué par Takarafuji,
nouveau promu en jûryô et
pour qui c'était donc
la première rikishikai.
Les rikishi ont tenu réunion au Ryôgoku Kokugikan aujourd’hui et l’ancien yokozuna Asashôryû, vêtu des traditionnels haori et hakama, est passé dire bonjour aux anciens collègues. C’était la première fois depuis son intai officialisée le 4 février qu’Asashôryû revenait dans le temple de l’ôzumô. "Ca faisait longtemps que je n’étais pas venu au Kokugikan. On sent que le tournoi de septembre approche." a-t-il laissé percevoir une pointe de nostalgie. Le but de la visite était surtout de parler de sa cérémonie d’intai qui aura lieu le 3 octobre. D’après un proche, 70% des billets seraient vendus. Il est de coutume pour un rikishi retiré de demander la participation de ses collègues pour une telle occasion. Il avait été question que l’ancien yokozuna serait assisté pour son dernier dohyô-iri du yokozuna Hakuhô en tachimochi et de l'ôzeki Harumafuji en tsuyuharai (ici). Finalement, il semble que ce sera plutôt Harumafuji en tachimochi et Asasekiryû en tsuyuharai.
Asashôryû et Harumafuji sont très liés sur le plan personnel, le premier considérant le second comme un jeune frère. Quant à Asasekiryû, c’est le compagnon de toujours, le collègue de heya et celui avec lequel Asashôryû est arrivé au Japon encore adolescent pour intégrer le lycée puis le sumô professionnel. "Le 3 octobre, ce sera mes adieux au dohyô. Les préparatifs avancent normalement. Je n’arrive pas à imaginer à quoi je ressemblerai sans le mage." a résumé l’ancien yokozuna.

Par ailleurs, Hanaregoma rijichô a fait savoir que lors de la réunion des voix s’étaient élevées parmi les rikishi en faveur d’une cérémonie d’intai pour l’ôzeki Kotomitsuki. La NSK a précisé qu’il n’y avait aucun précédent de cérémonie d’intai our un rikishi licencié. "La décision ne m’appartient pas." s'est contenté d'ajouter Hanaregoma rijichô.
Hier au Kokugikan
Le rijichô a également exposé aux rikishi la teneur du "Manifeste pour la lutte contre le crime organisé" (暴力団等排除宣言) rendu public la veille par la NSK lors d’une cérémonie organisée au Ryôgoku Kokugikan. Y étaient présents les officiels de la NSK, le yokozuna et les ôzeki, les arbitres et des représentants des yobidashi (photo).
Enfin, le rijichô a confirmé que le yokozuna, les ôzeki et les san’yaku assisteraient au dohyô-matsuri de l’Aki basho. En juillet dernier, exceptés ceux qui étaient sous kinshin, tous les sekitori avaient assisté au dohyô-matsuri du Nagoya basho afin de présenter leurs excuses. Des membres de la NSK souhaitaient qu’il en soit de même pour l’Aki basho mais lors de la rikishikai de ce jour, les rikishi ont émis le désir qu’on s’en tienne aux plus haut gradés. Hanaregoma rijichô semble les avoir entendus.

Sanspo, Jijicom, Mainichi, Hochi