vendredi 7 janvier 2011

Hatsu basho 2011 : résultats - makushita

Hatsu basho 2011 : résultats makushita (partiels)


J01 J02 J03 J04 J05 J06 J07 J08 J09 J10 J11 J12 J13 J14 J15
Tosanoumi E-Ms1 - - - - - - - - - - - - - - - 0-0-15
Minami
O-Ms1







3-4
Kitaharima
E-Ms2







3-4
Tamaasuka
O-Ms2







4-3
Masuraumi
E-Ms3







4-3
Sagatsukasa
O-Ms3







5-2
Mochimaru
E-Ms4






3-5
Kyokushûhô
O-Ms4







2-5
Ikioi
E-Ms5







3-4
Aoiyama
O-Ms5







4-3
Arawashi
E-Ms6







4-3
Jûmonji
O-Ms6







1-6
Ryûhô
E-Ms7







3-4
Naoe
O-Ms7







3-4
Hoshihikari
E-Ms8







4-3
Kaonishiki
O-Ms8







5-2
Tokushinhô
E-Ms9







3-4
Kagamiô
O-Ms9







1-6
Sôtairyû
E-Ms10







4-3
Takanoyama
O-Ms10







6-1
Kanbayashi
E-Ms11







6-1
Aozora
O-Ms11







3-4
Higonojô
E-Ms12







3-4
Kotoyutaka
O-Ms12







2-5
Tochitsubasa
E-Ms13







5-2
Kotokuni
O-Ms13







2-5

Myôgiryû
O-Ms26







6-1
Kasuganishiki E-Ms30







2-5
Chiyozakura
O-Ms35







5-2
Futen'ô
O-Ms37







3-4
Sasakiyama
O-Ms46







1-6
Yamamotoyama
O-Ms48---------------0-0-7
Matsutani O-Ms51







7-0

mercredi 5 janvier 2011

Hakuhô à la Tokitsukaze

Le yokozuna Hakuhô s'est entraîné en extérieur à la Tokitsukaze. Il a affronté à dix-sept reprises Toyonoshima. Avant de choisir son rival du Kyûshû bashô comme adversaire, il avait livré trois combats face à Sokôkurai, lui aussi en déplacement.
Face à Toyonoshima, Hakuhô a essayé différents schéma de combats, alternant notamment attaques et défenses. « Je suis satisfait, je vais de mieux en mieux. » . A l'origine, la Miyagino beya devait accueillir à nouveau les rikishi de la Kasugano (Tochiôzan, Tochinoshin, ...) mais Hakuhô a tenu à se mesurer à Toyonoshima : « C'est le rikishi le plus énergique, c'est pour ça que je voulais l'affronter. » a-t-il déclare. « Son sumô s'est amélioré, il ne s'essouffle pas et n'a pas de problème de tonus. » a ajouté son oyakata. L'ancien yokozuna Kitanoumi, venu observer l'entraînement a lui aussi été impressionné : « Il est devenu encore meilleur. Les yûshô consécutifs semblent évidents. ».
Si Toyonoshima a marqué le pas face au yokozuna, il l'a battu une fois en attaquant à partir d'une position de morozashi et l'a acculé au bord du dohyô un autre fois : « Le yokozuna est très doué pour changer de prises et se mettre dans une position propice à son sumô. Mais j'ai senti que je pouvais gérer ça et avoir mes chances de gagner. ».
Pour l'entraînement matinal du 6, Hakuhô aimerait avoir comme partenaire Kisenosato, celui qui a mùis fin à son rêve de record au Kyûshû basho. Mais, l'après-midi sera consacré au dohyô-iri votif au Meiji jingû et « Ca risque d'être difficile d'aller en entraînement à l'extérieur. » a anticipé Miyagno oyakata.
Le yokozuna est à nouveau apparu le coude droit bandé, signe que sa blessure du Nagoya basho 2009 se réveillerait. « Avec le froid, la douleur semble être revenue. » a confirmé Miyagino oyakata.
Un petit désaccord est aussi apparu entre le maître et l'élève. Le 4 janvier, Hakuhô, très sollicité en décembre, a perdu une fois contre Tochiôzan et deux fois contre Tochinoshin et Miyagino oyakata a suggéré qu'il pourrait s'entraîner le vendredi 7 (le jeudi 6 aura lieu le dohyô-iri votif et le samedi 8 le dohyô matsuri.). « Je vais y aller à mon rythme. » a répondu Hakuhô, décidé à être prêt dès le 6.


Le komusubi Kakuryû (Izutsu beya) était aussi de la fête à la Tokitsukaze beya. Retardé dans sa préparation par une blessure sur le dessus du pied gauche (左足甲付近), il a aujourd'hui balayé les doutes quant à son état de forme. Il a livré 24 combats, dont seize consécutifs, face à Toyonoshina ou Tokitenkû entre autres, finissant sur un score de 22-2. Il a par contre évité la confrontation avec le yokozuna mais était satisfait : « Je ne suis plus inquiet. C'est très bien que j'ai pu enchaîner les combats. ». « Je ne veux pas qu'il force trop mais s'il arrive à bouger comme ça, je crois que ça va aller. » a ajouté Izutsu oyakata.

Mainichi, Nikkan, Sanspo

vendredi 31 décembre 2010

Harumafuji reprend l'entraînement

Après un mois et demi sans vrai entraînement, une blessure à l'épaule et une à la cheville, un mariage et un bébé, Harumafuji met les bouchées doubles à l'approche du Hatsu basho qu'il abordera en position inédite pour lui de kadoban. Il a livré 41 combats d'entraînement contre les rikishi de jûryô Takarafuji et Asôfuji et les a tous remportés. Sa cheville droite, blessée lors du Kyûshû basho, est toujours douloureuse et bandée : « Ça va comme ci comme ça. Je n'ai pas été trop mauvais ? ». En cas de makekoshi au Hatsu basho, il perdra son rang d'ôzeki et redeviendra sekiwake mais il prend apparemment cette perspective avec calme : « J'ai l'air de m'inquiéter pour le kadoban ? ». Le manque d'entraînement a fait perdre du muscle à ses jambes mais Takarafuji ne cache pas son étonnement : « Pour quelqu'un qui se remet de blessure, il est incroyable. Il est toujours aussi rapide. ». L'ôzeki sera en congé le jour de l'An et reprendra les entraînement dès le 2 janvier.

Nikkan

Les espoirs des espoirs japonais

Tochiôzan (栃煌山, 23 ans, Kasugano), le Japonais qui a remporté le plus grand nombre de victoires cette année, a participé à une manifestation publique donnée à l'occasion de la nouvelle année à l'hôtel Sheraton de Tôkyô. Au programme de cette journée sans entraînement mais bien occupée, mochitsuki et photos souvenirs avec les fans notamment. Avant le Kyûshû basho, Tochiôzan était sur la première des trois marches qui conduisent au rang d'ôzeki. Son échec à Fukuoka a remis les compteurs à zéro mais pas les ambitions du jeune homme : « Cette année je suis devenu sekiwake. Pour l'an prochain, je vise un rang plus haut et je vais m'entraîner comme il le faudra pour ça. ». Ce qu'il retient en premier lieu de cette année 2010, c'est sa victoire sur l'ôzeki Kaiô au troisième jour de l'Aki basho : « C'était la première fois (en sept confrontations) que je le battais. C'est quelqu'un que je regardais à la télé alors j'étais vraiment content. ». 

Gôeidô (豪栄道, 24 ans, Sakaigawa), longtemps considéré comme l'ennemi intime de Tochiôzan et autre espoir japonais,  a terminé les entraînements pour 2010 le 29 décembre. Lui et ses collègues sekitori Toyohibiki, Shironoryû, Sadanoumi, Sadanofuji et Hochiyama ont livré une vingtaines de combats. L'ensemble de la heya a ensuite pris une photo commémorative et fait le grand ménage des locaux. Gôeidô, leader de la Sakaigawa beya, qui a subi le kinshin et la relégation en division jûryô mais est remonté dans les premiers rangs des maegashira, a aussi ses ambitions pour la nouvelle année  : « Tout va bien. Je veux au moins dix victoires au Hatsu basho. ».

Nikkan

jeudi 30 décembre 2010

Trêve des confiseurs pour Hakuhô

29 décembre :
fin des entraînements
Alors que Harumafuji se remet sérieusement au travail, le yokozuna Hakuhô en a terminé hier avec les entraînements pour cette année. Il a livré et gagné 18 combats face au komusubi Tochiôzan et ses collègues de la Kasugano : « En une année, j'ai acquis 5 ou 6 années d'expérience. Ca a été une année intense, j'ai dû réfléchir à beaucoup de choses. ». Malgré le record raté, 2010 a été l'année de ses 63 victoires et quatre zenshô yûshô consécutifs : « J'éprouve un sentiment de satisfaction mais ce n'est pas encore ça. Tous ceux qui m'ont encouragé ont été un grand soutien. ».
30 décembre : mochitsuki
avec son fils Mahato
Aujourd'hui il s'est livré au traditionnel mochitsuki (餅つき) avec les rikishi de la heya. Ils en ont fabriqué une trentaine de kilos, distribués aux sponsors et supporters présents. « Cette année se termine, enfin. Par moment, j'ai eu l'impression qu'elle était longue mais en y repensant, je ne l'ai pas vue passer. Il s'est passé pas mal de choses et nous avons tous fait de notre mieux. L'an prochain, je vais à nouveau sentir la pression et mes responsabilités. L'année du tigre a été difficile, j'espère que l'année du lièvre sera bonne. » a conclu le yokozuna qui reprendra les entraînements le 3 janvier.

Nikkan, Sanspo

mercredi 29 décembre 2010

Harumafuji est de retour

L'ôzeki Harumafuji, retourné en Mongolie pour soigner ses blessures, est rentré au Japon via la Corée. Il affrontera son premier kadoban depuis sa promotion au Hatsu basho 2009 et semble satisfait de la façon dont il a récupéré : « Mes blessures, ça va. No problem [en anglais dans le texte]. Si je pratique mon sumô, je suis confiant pour le kachikoshi. En Mongolie, j'ai continué à faire des shiko. ».
Pendant son séjour, Harumafuji s'est marié civilement avec Batotor qui a également donné naissance à leur premier enfant, un fille prénommée Nyamujaragar (ニャムジャラガル). « J'étais très nerveux quand elle est née. Je dois moi aussi faire de mon mieux. » a déclaré le père de famille, conscient de ses nouvelles responsabilités. Et afin d'éviter de nouvelles blessures, il reprendra sa préparation physique dès le 30. Son épouse doit revenir de Mongolie après le Hatsu basho et il ne manque donc pas de motivations pour sortir au plus vite de son kadoban et pouvoir conserver son rang d'ôzeki.

Nikkan

mardi 28 décembre 2010

Miyagino beya, le changement dans la continuité

Tochiôzan est passé entre
les mains de Hakuhô.
Le premier entraînement de la nouvelle ère a eu lieu ce matin à la Miyagino beya. Entraînement à huis clos, sans public et sans journalistes mais en présence de Kumagatani oyakata/ancien Miyagino oyakata. Hakuhô, qui retrouve le maître de heya de ses débuts, a remporté ses quinze combats face à Tochiôzan et Tochinoshin venus de la Kasugano beya en entraînement extérieur.
Les locaux actuels de la heya appartiennent à la famille de l'ancien Miyagino oyakata/nouveau Kumagatani oyakata qui est le gendre adopté du Miyagino oyakata de 1977 à 1989 (ancien komusubi Hirokawa/広川). La direction de la heya n'étant plus entre les mains d'un membre de la famille, on aurait pu craindre un déménagement forcé mais tel ne semble pas être le cas.
Miyagino oyakata
Après cet entraînement, le maître et l'élève ont répondu aux journalistes.
Miyagino oyakata (ancien Kumagatani oyakata) : « Ca ne change pas grand chose. Je ne veux pas bouleverser la heya. Etre shishô (師匠/maître de heya), c'est deux fois plus de fatigue psychologique mais je vais y mettre toute mon énergie et si un bon successeur se présente, je ne verrai pas d'inconvénient à être remplacé. On sent que les rikishi sont satisfaits que les choses aient tourné de cette façon (Ndlr : soumission de l'ancien Miyagino oyakata et pas de crise avec la NSK). J'aimerais bien avoir ne serait-ce qu'un ou deux sekitori de plus et aussi partir à la recherche de nouvelles recrues. »
Hakuhô : « En ce qui me concerne, je me concentre sur l'entraînement, c'est tout. J'ai gagné, bien transpiré et c'est le plus important. (Sur le fait de ne pas avoir à changer de locaux) C'est ici que j'ai été formé et pouvoir m'y entraîner c'est ce qu'il y a de mieux. »

Sanspo, Sankei, Nikkan

lundi 27 décembre 2010

Hatsu basho 2011 : shindeshi à la Tatsunami - ITOH Raô

ITOH Raô, jeune lycéen
ITOH Raô (伊藤 羅王), un des candidats heureux du shindeshi kensa de ce matin sur lequel la presse s'est attardée, est pensionnaire au lycée Kibôgaoka (希望が丘高等学校) de Nakama dans la préfecture de Fukuoka (福岡県中間市) mais est originaire de Saitama. De taille modeste, il a un physique solide et l'expérience du sumô qu'il pratique depuis la troisième année d'école primaire. Repéré cet été, il a décidé de se lancer chez les professionnels. Son modèle est Yoshikaze et il veut bien sûr devenir yokozuna.
Voici ce qu'il déclarait en arrivant à son lycée où il continuait à pratiquer assidûment le sumô, loin du domicile parental : « Je fais trois heures de sumô par jour et je suis épuisé après ces entrainements difficiles. Mais je m'accroche pour devenir rapidement aussi fort que mes aînés. De temps en temps, je pense à chez moi et je me sens un peu seul. Mais je vais m'endurcir psychologiquement pour pouvoir faire ce qu'il faut pendant ces trois ans et ne pas oublier les objectifs que je me suis fixés. ».

Sponichi, KibôgaokaKôkô

Nouveau maître pour la Miyagino

Hanaregoma rijichô soulagé
L'ancien Miyagino oyakata soumis
Alors qu'il avait réservé sa décision au moment de l'annonce des recommandations des riji le 24 (ici), évoquant la possibilité d'une recours à un avocat, Miyagino oyakata s'est présenté à la NSK ce matin et les a finalement acceptées. Il est désormais Kumagatani oyakata rattaché à la heya, qui est reprise par l'ancien Kumagatani oyakata qui redevient Miyagino oyakata maître de la heya après 6 ans.
Le désormais Kumagatani oyakata a également présenté des excuses écrites dans lesquelles il renonce à redevenir maître de heya et à toutes formes de direction. Il accepte aussi d'être renvoyé si sa conduite devait causer de nouveaux problèmes à la NSK.
Le changement a pris effet immédiatement et le site de la NSK mis à jour en conséquence.

Mainichi, Sanspo

Hatsu basho 2011 : shindeshi kensa

Onze jeunes gens se sont présentés ce matin au shindeshi kensa du Hatsu basho. Deux d'entre eux ont été recalés pour taille insuffisante.
Parmi les neuf reçus, le Mongol Gantorg Ganerden qui combattra sous les couleurs de la Magaki beya (ici) et ITOH Raô (伊藤 羅王) qui rejoint la Tatsunami beya.
ITOH Raô/Raômaru
Gantorg Ganerden
Crédité de 1,91m et 161kg, Gantorg Ganerden n'a pas eu de problème face aux minima (1,73/75). En quelques jours passés à la heya il a déjà pris 5 kg et participe activement aux combats d'entraînement : « Je suis ravi. J'adore le chanko. ». Ayant déjà en tête de devenir rikishi, il a passé un mois au Japon il y a trois ans. « Je veux apprendre à me mettre dans une position qui me permettrait de ne pas perdre : en corps à corps après un tachiai comme celui de Hakuhô. » est-il impatient de débuter. Il devra néanmoins attendre le Haru basho et le temps d'obtenir un visa nécessaire à sa nouvelle activité.
ITOH Raô, qui tient son prénom d'un personnage du manga « Hokuto no ken » (北斗の拳/ Le poing de la Grande Ourse), a 17 ans et combattra sous le shikona de Raômaru (羅王丸). « Il se débrouille déjà très bien parmi les aînés de la heya. » a déclaré Tatsunami oyakata.

Sanspo, Nikkan

samedi 25 décembre 2010

Nouvelle tsuna pour Hakuhô, nouveau maître pour la heya ?

Kumagatani oyakata
La Miyagino beya s'est affairée aujourd'hui à la préparation de la nouvelle tsuna (tsunauchi/綱打ち) du yokozuna Hakuhô. Des membres de la Tatsunami ichimon étaient également présents mais Miyagino oyakata ne s'est lui pas montré. Il aurait l'intention de se faire représenter auprès de la NSK afin de contester les recommandations faites par les riji hier (ici).
« Je n'ai pas eu de contact avec lui, je ne sais pas ce qu'il en pense. On en saura probablement plus lundi. S'il n'accepte pas l'échange de noms, dans le pire des cas il pourrait être destitué. » a déclaré Kumagatani oyakata, inquiet.
A la fin de la cérémonie, le yokozuna a lui aussi réagi à la nouvelle : « On est un peu surpris que la heya se retrouve dans cette situation juste avant le tournoi. Mais je n'ai rien à ajouter. C'est la décision de la NSK et nous la respecterons. Ca ne changera pas ce que nous les rikishi avons à faire. Nous devons juste penser à bien nous entraîner et être en forme pour le tournoi. ».
Mainichi, Sanspo

vendredi 24 décembre 2010

Réunion des riji : le sort de Miyagino oyakata

Hanaregoma rijichô explique
Les riji étaient réunis ce 24 décembre au Ryôgoku Kokugikan et se sont prononcés sur une des affaires sombres du sumô professionnel. En juin 2007, le Shukan Gendai avait rendue publique une conversation enregistrée pendant laquelle Miyagino oyakata (宮城野親方 , 41 ans), le maître de la heya de Hakuhô, confirmait à sa maîtresse l'existence de combats truqués (yaochô/八百長) et avouait notamment avoir payé Asashôryû, le yokozuna d'alors, pour favoriser la promotion de Hakuhô au rang de yokozuna. Miyagino oyakata avait confirmé à la NSK que la voix sur la bande enregistrée était bien la sienne mais qu'il était sous médicaments et ne se souvenait plus très bien de la conversation. Il avait démenti la teneur de ses propos enregistrés. La NSK a intenté et gagné un procès en diffamation contre l'hebdomadaire.
Miyagino oyakata
a pris note
Hier, les riji ont rétrogradé Miyagino oyakata d'un rang et ont demandé qu'un échange de noms se fasse entre lui et Kumagatani oyakata (熊ケ谷親方, 53 ans). Jusqu'en août 2004, Kumagatani oyakata (ancien maegashira Chikubayama/竹葉山) était le maître de la heya et portait le nom de Miyagino oyakata. L'actuel Miyagino oyakata, alors Kanechika (金親, ancien jûryô et classé en makushita), s'est retiré, a pris le nom de Miyagino oyakata et la direction de la heya. L'ancien Miyagino oyakata a alors pris le nom de Kumagatani oyakata, est devenu oyakata rattaché à la heya et a notamment continué à encadrer son poulain Hakuhô. Si les directives des riji sont suivies, Kumagatani oyakata redeviendrait Miyagino oyakata et reprendrait la direction de la heya alors que Miyagino oyakata deviendrait Kumagatani oyakata et oyakata rattaché à la heya.

Les riji ont également adressé un blâme à l'oyakata du jeune rikishi de 17 ans arrêté le 5 de ce mois pour tentative de vol à Fukutsu, préfecture de Fukuoka (福岡県福津市) et dont l'intai a été prononcée le 10. Les trois oyakata rattachés à la heya ont reçu un avertissement sévère. [Le jeune garçon étant mineur, ni son nom ni celui de sa heya n'ont été rendus publics. Les éléments connus semblent néanmoins désigner, sous toutes réserves, la Hakkaku beya et le rikishi de division jonokuchi Sakurai.]

Enfin, la proposition faite par l'assemblée des oyakata maîtres de heya (shishôkai/師匠会) pour que seuls les rikishi de division makuuchi participent au jungyô a été examinée. Jusqu'à présent, et hormis la période 1995-1999, les rikishi de division jûryô y participaient également. Les raisons invoquées sont économiques mais aussi sportives. Avec 28 rikishi de jûryô, les 42 rikishi de makuuchi ne passeraient pas assez de temps sur le dohyô lors des entraînements. Les riji n'ont pas pris de décision.

Mainichi, Yomiuri