lundi 16 août 2010

Kotomitsuki : tout doit disparaître

A Okazaki, préfecture d’Aichi (愛知県岡崎市), la ville natale de l’ancien ôzeki, l’association des supporters de Kotomitsuki tiendra sa cérémonie de dissolution le 31 août. De 200 à 300 membres sont d’ores et déjà attendus. N’ayant aucun contact avec l’intéressé depuis son licenciement le 4 juillet, privée de danpatsushiki, les activités de l’association sont au point mort. Et il est plus que probable que Kotomitsuki ne fera pas le déplacement le 31.
L’association a été créée juste avant le Kyûshû basho 1999 lors duquel Kototamiya était devenu Kotomitsuki et avait fait ses débuts en division jûryô. Elle avait atteint son nombre maximal de membres, 1200, au Nagoya basho 2007 où la promotion au rang d’ôzeki de l’enfant du pays s’était décidée. Le rideau tombera donc définitivement en fin de mois pour des fans qui ne cachent pas leur désolation.

Nikkan

vendredi 13 août 2010

Des nouvelles de Wakakirin

Suzukawa (droite) qui mime un
tsuppari sur Jo Akira
Hasards du calendrier qui rappellent d'autres affaires sombres du sumô, SUZUKAWA Shin’ichi/鈴川真一, ancien maegashira Wakakirin (若麒麟, 26 ans, Oguruma) fait parler de lui. Pour mémoire, Wakakirin, alors classé E-J3 et en progression, avait été contraint de quitter le sumô professionnel début 2009, convaincu d’avoir consommé de la marijuana.
Le 11 août, le redevenu SUZUKAWA Shin’ichi s’est entraîné pour la première fois en public, dans un gymnase de Tôkyô. Obligé de se reconvertir, il prépare ses débuts en catch le 25 septembre. Il a perdu 20 kg (il en pèse maintenant 120) et a musclé son cou. Depuis deux mois et demi, il s’entraîne 6 jours par semaine, pendant 3 à 4 heures : "Les brise-chutes (ukemi/受け身) sont différents de ceux du sumô. Ce sont des brise-chutes pour tomber sur des tapis comme en jûdô. Vous devez les apprendre pour éviter les blessures.". Son entraîneur, MIYATO Yûkô/宮戸優光 est plutôt laudatif : "Il est meilleur que je ne le pensais. En très peu de temps, il est devenu capable de travailler sans s’arrêter pendant une trentaine de minutes.". Il ne les a pas montrées ce jour-là mais on dit que l'ancien rikishi a déjà des armes secrètes pour le combat.
Après son exclusion, Antonio INOKI/アントニオ猪木 a accueilli le rikishi déchu dans sa fédération de catch (IGM, Inoki Genome Federation) : "Je dois lui revaloir. Je connais la date à laquelle je vais débuter alors je ne dois pas lésiner.".

Sponichi, Daily Sports

jeudi 12 août 2010

Changement de rijichô à la NSK

L'ancien rijichô
Les riji, rassemblés en réunion extraordinaire au Ryôgoku Kokugikan cet après-midi, ont reçu et accepté la démission de Musashigawa rijchô, qui a invoqué son mauvais état de santé. Ils ont aussitôt procédé à un vote interne qui a désigné Hanaregoma oyakata, responsable des jungyô, comme onzième rijichô. Il a obtenu 8 voix contre 4 à Kitanoumi oyakata. Musashigawa rijichô, devenu riji pour la première fois en 2002, effectuait son deuxième mandat de rijichô. Il avait succédé en septembre 2008 à Kitanoumi oyakata, qui avait aussi traversé des scandales successifs, le dernier étant l’affaire Rôhô-Hakurôzan/usage de drogue, qui l'avaient finalement conduit à la démission. Même si ses problèmes de santé sont indéniables, Musashigawa rijichô est donc le deuxième rijichô  consécutif à renoncer à ses fonctions en raison de scandales à répétition.

Quelques extraits de la conférence de presse du nouveau rijichô :

Q : Comment envisagez-vous l'administration de la NSK ?
Hanaregoma oyakata : Je suis un novice en la matière. Je vais essayer d'avancer pas à pas en prenant conseil auprès de plus personnes plus expérimentées.

et le nouveau
Q : Au Monbushô notamment, des voix s'élèvent en faveur de la nomination d'un membre extérieur au poste de rijichô.
Hanaregoma oyakata : J'ai eu confirmation que ça n'avait rien d'obligatoire.

Q : Pourrait-on voir un membre extérieur (M. Murayama) nommé à un poste tel que vice-administrateur par exemple ?
Hanaregoma oyakata : Je suis très reconnaissant envers M. Murayama de ce qu'il a accompli pendant qu'il a exercé les fonctions de rijichô, et dont des membres internes comme nous n'aurions pas été capables. En ce qui concerne un poste de vice-administrateur, je préfère laisser la décision à l'assemblée des riji plutôt que de répondre moi-même.

Q : Dans quel état d'esprit avez-vous accepter le poste ?
Hanaregoma oyakata : Jusqu'au tout dernier moment j'ai hésité. Mais beaucoup de riji soutenaient ma candidature alors je me suis dit que je devais accepter. Maintenant que j'ai accepté, j'ai l'intention de faire tous les efforts dont je suis capable.

Q : Pourquoi avez-vous tant hésité ?
Hanaregoma oyakata : Je me suis interrogé sur ma capacité à occuper ce poste. Je n'étais pas vraiment confiant. Mais les encouragements de nombreux autres riji m'ont fait prendre ma décision.

Q : Quelles sont les raisons de la démission de Musashigawa rijichô ?
Hanaregoma oyakata : Sa santé est très mauvaise. Son médecin lui a dit qu'il ne devait pas faire d'imprudences et lui a demandé d'arrêter. Il n'a pas fait référence à la série de problèmes mais les anciens rijichô comprennent bien que ça a influencé sa décision.

Q : La participation de nouveaux rikishi aux paris illégaux a été révélée.
Hanaregoma oyakata : C'est regrettable. J'espère qu'il n'y en aura plus d'autres.

Q : Quelles réformes souhaitez-vous mettre en oeuvre ?
Hanaregoma oyakata : Plutôt que de mettre en oeuvre des réformes, il s'agit plutôt de régler rapidement les problèmes actuels. Le plus important est de faire en sorte que de tels problèmes ne se reproduisent plus à l'avenir.

Hanaregoma rijichô est l’ancien ôzeki Kaiketsu (魁傑), en activité de septembre 1966 à janvier 1979. Issu du club de jûdô de Nichidai (日本大学) , il a interrompu ses études et a intégré la Hanakago beya. Il a été promu en division makuuchi à l’Aki basho 1971 et au rang d’ôzeki au Haru basho 1973. Suite notamment à des blessures, il a perdu ce grade au Hatsu basho 1976 puis l’a récupéré au Haru basho 1977, avant de le perdre définitivement au Kyûshû basho de la même année. Il a remporté deux yûshô (Kyûshû basho 1974 et Aki basho 1976) ainsi que plusieurs kinboshi et prix. En tant que maître, il a produit le 62ème yokozuna Ônokuni (大乃国, actuel Shibatayama oyakata/芝田山親方). Au sein de la NSK, il a été chef des juges et est en charge des jungyô depuis février.

Sanspo, Mainichi, Jijicom

Paris illégaux : deux rikishi de la Matsugane impliqués

Le comité spécial (特別調査委員会) a annoncé que l’enquête menée par la police a mis à jour la participation aux paris illégaux sur le baseball de deux rikishi de la Matsugane beya : Matsutani (松谷, 26 ans, Matsugane, E-J8) et Wakarikidô (若力堂, 23 ans, Matsugane, sandanme). Les deux hommes n’ont pas passé d’aveux spontanés à la NSK et encourent donc une sévérité accrue, la possibilité du licenciement n’étant pas écartée. Matsutani avait été le seul promu en division jûryô du dernier Natsu basho (ici). Le comité spécial doit examiner leur cas ainsi que l’affaire des locaux loués pour les tournois à Ôsaka et qui seraient liés au crime organisé, dans laquelle Matsugane oyakata est impliqué. La décision du comité sera entérinée lors de la réunion du 6 septembre et communiquée aux riji.
Matsugane, Matsutani, Wakarikidô
C’est donc l’enquête de la police qui a découvert le pot aux roses et en a informé les deux rikishi le 28 juillet par l’intermédiaire de leur oyakata. Le 29, M. Murayama, rijichô par intérim, en a été informé et le comité a entendu les rikishi le 30. Matsugane oyakata s’est excusé, reprenant la formule standard désormais bien connue.
Matsutani aurait été initié par Furuichi à l’occasion d’un entraînement extérieur organisé à l’Onomatsu en 2008. Lui-même aurait par la suite initié Wakarikidô. Les paris auraient eu lieu à partir du mois de mars et pendant environ cinq mois. Matsutani aurait parié à hauteur de 10.000¥ une quinzaine de fois,  et Wakarikidô à hauteur de 5.000¥ trois fois.
Matsugane oyakata et ses deux rikishi se sont présentés dans la soirée devant la presse afin de s’expliquer et d’à nouveau s’excuser. Les deux rikishi n’ont pas pris conscience de la gravité de leurs actes, pensant que tout se déroulait entre amis. Concernant le fait qu’ils n’ont pas passé d’aveux à la NSK, ils allèguent la peur, notamment du crime organisé, dont ils auraient appris l’implication par la télévision. "Les mesures punitives seront décidées par les riji mais c’est très fâcheux." a déclaré Hanaregoma rijichô.

Le comité spécial a également évoqué l'affaire Sanoyama (ici). Bien qu'en l'état actuel la balance penche plutôt dans la direction de l'innocence de l'ancien ôzeki Chiyotaikai, le comité poursuit ses investigations et souhaite obtenir des informations complémentaires du Shûkan shinchô avant de rendre ses conclusions.

Mainichi, Nikkan, Hochi

lundi 9 août 2010

Démission d'Oshiogawa oyakata

La NSK a annoncé la démission d’Oshiogawa oyakata (押尾川親方, 33 ans, ancien maegashira Wakatoba/若兎馬, vrai nom YAMADA Hiromi/山田 裕三). Devenu Oshiogawa oyakata après son intai en septembre 2007, il était resté à l’Oguruma beya comme oyakata rattaché. "Vers le mois de juin, il m’a parlé de son intention de démissionner pour des raisons personnelles. C’est dommage mais on n’y peut rien. Je ne sais pas exactement ce qu’il compte faire à l’avenir." a déclaré Oguruma oyakata.
Le nom d’ancien Oshiogawa, qui a appartenu jusqu’en avril 2008 à l’ancien ôzeki Daikirin décédé la semaine dernière, revient maintenant à Takekaze, également de l’Oguruma beya.

Sanspo, Yomiuri

dimanche 8 août 2010

Natsu jungyô 2010 : jours 1 à 3

Programme du Natsu jungyô 2010
Vendredi 6 août Minamiuonuma 南魚沼市 Niigata 新潟県
Samedi 7 août Niigata 新潟市 Niigata 新潟県
Dimanche 8 août Fukushima 福島市 Fukushima 福島県
Mardi 10 août Akita 秋田市 Akita 秋田県
Mercredi 11 août Kitaakita 北秋田市 Akita 秋田県
Jeudi 12 août Aomori 青森市 Aomori 青森県

  • Jour 1 : Minamiuonuma, préfecture de Niigata, 6 août 2010
Le Natsu jungyô a débuté le 6 août dans la ville de Minamiuonuma, préfecture de Niigata. Une fois encore, cette occasion de se rapprocher des populations provinciales est placée sous le signe de la contrition.
Les excuses
Le sermon
A 8h30, avant le début de l’entraînement, Hanaregoma oyakata, responsable des jungyô, a réuni les sekitori et leur a adressé un sermon qui a duré une dizaine de minutes : "Vous devez tous avoir comme objectif de changer la situation dans laquelle se trouve le sumô. Je souhaite que vous vous donniez sans réserve afin de restaurer sa réputation perdue.". Les rikishi sont donc priés de se tenir à la disposition du public, de se livrer sur le dohyô comme sil s’agissait d’un tournoi officiel et de surveiller leur comportement même hors du dohyô. Avant que les combats des rikishi de makuuchi ne commencent, en tant que représentant de la NSK, Hanaregoma oyakata s’est également présenté devant le public et, du centre du dohyô, a présenté des excuses.
Miyabiyama et Toyonoshima
Les bannis de retour :
Kasuganishiki, Chiyohakuhô, Daidô
Miyabiyama, Gôeidô, Okinoumi
Toyonoshima, Toyohibiki, Wakakôyû
Neuf des dix rikishi placés sous kinshin et absents du Nagoya basho sont présents. Kiyoseumi est forfait pour cause de blessure et Gôeidô, blessé à l’entraînement le 3, est bien là mais n’a pu prendre part ni à l’entraînement ni aux combats. L’ancien ôzeki Miyabiyama, Toyonoshima ou encore Chiyohakuhô ont payé de leur personne.

Le kinshin a donc pris fin mais pas la route vers la rédemption et ce jungyô s’en annonce comme une des étapes. Dans une ambiance où la tension nerveuse était palpable, Hakuhô a fait de Toyohibiki, un des disgraciés, son partenaire de kawaigari et l’a embarqué dans une séance des plus intenses, donnant dès le premier jour un ton plutôt musclé aux entraînements. Au septième combat, Toyohibiki s’est écroulé en arrière. Choqué, il a été momentanément incapable de continuer, avant néanmoins de revenir sur le dohyô, échevelé et hors d’haleine. Hanaregoma oyakata, qui observait tout ça du bas du dohyô, a approuvé : "Il s’est donné à fond.".
Hakuhô : (A propos de la séance imposée à Toyihibiki, avec une pointe d’humour.) Il a participé aux paris illégaux sans prendre conscience que c’était répréhensible. Il a enduré le kinshin et participe au jungyô. C’est un honneur pour lui que d’avoir été choisi. (Il n’a apparemment pas fini d’aider les âmes égarées à retrouver le droit chemin.) Demain, ce sera peut-être Wakakôyû. Ce sera une bonne expérience pour eux. Je vais recommencer demain et après-demain.
Toyohibiki : (Emu.) Je suis reconnaissant que le yokozuna se soit entraîné avec moi. Ca a été terrible mais je me sens bien après ça. (On a pu entendre Hakuhô l’encourager à tenir bon.) J’ai senti qu’il y avait de l’affection. (Au passage, un petit message au public.) Pour faire comprendre aux fans à quel point je me remets en question, il n’y a que les entraînements. (Il va très probablement se retrouver en division jûryô au prochain tournoi.) Je veux rapidement retrouver une position qui me permette d’affronter le yokozuna.

En ce premier jour du jungyô, 60% des billets ont été vendus et on pouvait remarquer les sièges vides. Tout comme on pouvait remarquer la présence d’une vingtaine de policiers. Présence inhabituelle pour un jungyô mais sur celui-ci plane l’ombre de la présence du crime organisé comme le rappelle aussi la pancarte de l’entrée précisant que les lieux sont interdits à toute personne y étant liée.

  • Jour 2 : Niigata, préfecture de Niigata, 7 août 2010
Toujours sous l’œil de la police, la deuxième journée du jungyô était organisée à Niigata, la ville, et 3000 personnes étaient venues remplir la salle. Comme il l’avait annoncé la veille, Hakuhô a pris soin de Wakakôyû en lui imposant le même traitement qu’à Toyohibiki. Neuf combats et du butsugarigeiko plus tard, il s’est à son tour retrouvé couvert de sable. Le prochain sur la liste devrait être Toyonoshima.
Hakuhô : Wakakôyû a l’air déprimé. Je le serais aussi si j’avais été à sa place. C’est bien qu’il puisse se concentrer sur le sumô maintenant qu’il n’est plus sous kinshin.
Wakakôyû : Je remercie le yokozuna de son intérêt. Ce n’est pas un partenaire avec lequel je m’entraîne d’habitude, je suis ravi qu’il m’ait choisi. J’ai l’occasion de pouvoir revenir et je vais faire de mon mieux.
Hanaregoma oyakata : (A propos de l’attitude positive de Hakuhô.) Si les entraînements sont poussés jusqu’à l’épuisement, l’opinion du public sur les rikishi va changer.
Toyonoshima : Si le yokozuna me choisit, je me donnerai aussi à fond.

Un autre visage des jungyô :
Shimotori et Takamisakari consolent
un mini-partenaire d'un jour.
En début de journée, Hanaregoma oyakata avait à nouveau réuni les rikishi et il s’est adressé en particulier à Miyabiyama et Toyonoshima. La veille, il les avait vus s’entraîner uniquement avec des rikishi de division jûryô. Bien que leur descente dans cette division soit acquise, il leur a dit ce qu’il en pensait : "Hier vous vous êtes entraîner avec les jûryô mais actuellement vous êtes en makuuchi. Comportez-vous comme tels. Si vous ne vous entraîner pas avec des rikishi de makuuchi, ça ne vaut rien. Soyez plus rigoureux. C’est évident, vous devez le faire de vous-même.". Obéissant, Toyonoshima a livré 14 combats contre des rikishi de makuuchi : "Avant l’entraînement, Miyabiyama et moi avons parlé et décidé de montrer notre détermination. Ce n’est pas un entraînement si vous ne livrez pas assez de combats.".
Hanaregoma oyakata a aussi montré l’exemple en signant des autographes avant le début des combats de makuuchi. Le voyant répondre immédiatement aux sollicitations, les spectateurs se sont rapidement rassemblés en une longue file d’attente. "Ce serait bien si les sekitori faisaient la même chose." a déclaré le responsable des jungyô.
Mais Hanaregoma oyakata n’en ferait-il pas trop ? Une de ses chevaux de bataille est de combattre l’absentéisme des rikishi pendant les jungyô. Il a donc "recommandé" à tous de rester autour du dohyô pendant la durée des entraînements. Jusqu’à présent, les rikishi allaient et venaient, sortant faire des shiko ou autres. Le résultat des nouvelles pratiques est une foule de rikishi qui s’entassent autour du dohyô. "Il y a trop de rikishi maintenant et on se demande si les spectateurs arrivent à voir quelque chose." a résumé la situation le vétéran Tosanoumi. Et de fait, certaines plaintes de fans se sont déjà faites entendre : "Je me suis approché vraiment près mais je n’ai rien pu voir.".

Cette étape à Niigata a aussi été pour Shôhô (祥鳳, 29 ans, sandanme, Kasugayama), un des tsukebito du yokozuna Hakuhô, l’occasion de faire ses débuts de yumitori rikishi (弓取り力士). Très agité depuis le matin, il a néanmoins rempli sa mission sans faillir. Il a appris la veille qu’il débuterait ce jour : "J’étais très nerveux, mes jambes tremblaient. Je pensais qu’il ne fallait absolument pas que je fasse tomber l’arc.". L’actuel yumitori depuis l’intai d’Asashôryû en février est Chiyonohana (千代の花, 34 ans, sandanme, Kokonoe). Traditionnellement, cette fonction revient à un rikishi de la heya du yokozuna. Ce n’est pas le cas de Shôhô mais il appartient à la même ichimon et c’est donc lui que le sort a choisi. "Je ne sais pas encore quand je commencerai en tournoi officiel." a-t-il précisé. Ironie du sort justement, il a fait ses débuts le jour où Hakuhô, qui reste sur 47 victoires en tournois officiels, a perdu face à Baruto.

Niigata, c’est aussi la ville natale de SAITÔ Takeshi (Tokitaizan), le jeune deshi mort en juin 2007 sous les sévices de certains de ses condisciples et de son maître, MASTUMOTO Jun’ichi, le Tokitsukaze oyakata d’alors. "Je veux oublier le monde du sumô autant que possible. Quand je pense à mon fils, je sens ma responsabilité de père. Le temps s’est arrêté il y a trois ans. Je revois mon fils revenu dans un cercueil et je ne peux pas m’empêcher de me demander pourquoi. Le regard de la société est différent mais le monde du sumô ne change pas du tout. Il y a des enfants qui veulent devenir professionnel. J’aimerais que les parents puissent les confier en toute tranquillité." a déclaré son père, qui avoue que les périodes de tournois sont particulièrement angoissantes. En mai dernier, MASTUMOTO Jun’ichi a été condamné à cinq ans de travaux forcés mais a fait appel. "Je veux qu’on en finisse le plus vite possible." a commenté M. Saitô.

  • Jour 3 : Fukushima, préfecture de Fukushima, 8 août 2010
Toyonoshima, et de trois pour Hakuhô
C’est au gymnase de la ville de Fukushima que la première partie du Natsu jungyô a été clôturée devant 2800 spectateurs. Homme de parole, Hakuhô a traîné dans le sable Toyonoshima, ravi de son sort et qui lui aussi a senti l’affection du yokozuna s’exprimer à travers cette séance intense de neuf combats et trois minutes de butsugarigeiko. "Seuls ceux qui l'ont vécu comprennent." a-t-il assuré.
Kisenosato le héros
Hakuhô : Pendant ces trois jours, nous avons été encouragés de façon plus chaleureuse que je ne l’avais imaginé. Une nouvelle fois, j’ai senti l’importance des fans.
C’est le sekiwake Kisenosato qui s’est fait remarqué en remportant 17 combats d’affilée. Il a commencé par Kakizoe, a ensuite battu Toyonoshima quatre fois, Tochiôzan et Wakakôyû trois fois chacun, Hakuba, Kotoshôgiku, Takamisakari, Takekaze, Hômashô et Okinoumi une fois chacun. Il s’est finalement incliné devant l’ôzeki Baruto. "Je suis plutôt en forme. Je vais aussi essayer d’améliorer la qualité de mon sumô. Si l’occasion se présente, j’aimerais bien rencontrer le yokozuna et les ôzeki." a-t-il fait part de ses désirs pour les deux dernières journées.
Par ailleurs, Toyohibiki et Okinoumi étaient parmi les rikishi qui ont participé à la séance de poignée de mains quotidienne.
Comme depuis le début, la police locale était présente mais aucun problème n’a été signalé jusqu'à présent. La troupe itinérante du sumô a pris la route pour la préfecture d’Akita où le jungyô reprendra le mardi 10.

Sanspo, Mainichi, Hochi, Yomiuri, Jijicom, Nikkan, Asahi

vendredi 6 août 2010

Mort de l'ancien ôzeki Daikirin

La NSK a annoncé aujourd’hui que M. TSUTSUMI Takayoshi (堤 隆能), ancien ôzeki Daikirin (大麒麟) est mort mercredi 4 août. Selon un proche, il a succombé à un cancer du pancréas. Il était âgé de 68 ans et était originaire de la ville de Saga (佐賀市佐賀県) dans la préfecture du même nom.
Entré dans le sumô professionnel au Natsu basho 1958 dans les rangs de la Nishonosekibeya, il a été promu en division jûryô au Nagoya basho 1962. Il a atteint la division makuuchi un peu plus d’un an plus tard, à l’Aki basho 1963, avant de devenir ôzeki au Kyûshû basho 1970. Il occupera ce rang pendant 25 tournois, jusqu’à son intai pendant le Kyûshû basho 1974. Toutes divisions confondues, il a gagné 710 combats, en a perdu 507 et a été 69 fois forfait. Il a été récompensé par quatre prix de la technique, cinq prix de la performance, trois kinboshi et a également obtenu un yûshô en division sandanme et un en division jûryô.
Natsu basho 1966
Kirinji (麒麟児, futur Daikirin) bat
Kashiwado par utchari
1967
Le shikiri de Kirinji
Aki basho 1970
Daikirin inflige un de ses tsuri
à Takanohana I
Aki basho 1970
Takanohana I prix de la combativité
Ryûko prix de la performance
Daikirin prix de la technique
Juge au Natsu basho 2004
Après son intai, Daikirin a pris le nom d’Oshiogawa oyakata et est resté à la Nishonoseki en tant qu’oyakata attaché. Mais en 1975, suite à des problèmes liés à la succession de la heya, il l’a quittée avec seize élèves et a fondé l’Oshiogawabeya. Ce sera la "rébellion d'Oshiogawa" (押尾川の乱). Il a formé notamment l’ancien sekiwake Masurao (益荒雄, actuel Ônomatsu oyakata). Il a été riji et chef des juges pendant deux ans. En 2006, avant d’atteindre la limite d’âge, il a fermé sa heya, transféré ses élèves à l’Ogurumabeya et a pris sa retraite.
FURUICHI Mitsutomo (ancien Wakaryûsei), impliqué dans l’affaire du chantage exercé sur Kotomitsuki et arrêté, fut un de ses élèves. En juin, l'ancien maître avait déclaré : "Je ne l’ai pas revu depuis qu’il a arrêté le sumô. J’ai appris la nouvelle à la télévision et j’ai été extrêmement choqué.".
Très souple, il avait fait des tsuri et utchari sa spécialité. Grand lecteur, il était aussi connu comme un des esprits les plus brillants du monde du sumô.

Mainichi, Sankei, Sanspo

Futagoyama oyakata à la Takanohanabeya

Le transfert de Futagoyama oyakata (ancien Ajigawa oyakata) de la Miyaginobeya à la Takanohanabeya a été annoncé. Il rejoint donc Takanohana oyakata, qu'il avait soutenu contre l'avis de son ichimon en février dernier lors de l'élection des riji.

Sanspo, Mainichi

La fin de la Musashigawabeya

Si, contrairement aux rumeurs qui avaient couru, il n’a pas démissionné de ses fonctions de rijichô, on a appris que Musashigawa rijichô a planifié l’arrêt de sa carrière de maître de heya. C’est Fujishima oyakata (藤島親方, ancien ôzeki Musôyama, 武双山, 38 ans), actuellement oyakata rattaché à la Musashigawbeya qui lui succèdera. Il n’y aura pas de changement de nom pour les deux hommes mais pour la heya qui deviendra la Fujishima beya. Dans un échange des rôles, Musashigwa rijichô restera comme oyakata attaché.
D’après un proche de la heya, la succession devrait avoir lieu après l’Aki basho. Musashigawa rijichô occupe cette fonction au sein de la NSK depuis septembre 2008 et s'en remettait depuis à Fujishima oyakata qui s’impliquait de plus en plus dans la direction des entraînements ces derniers temps. Musashigawa rijichô songerait depuis un an à cette passation de pouvoir et les récents scandales n'auraient donc pas eu d'influence sur sa décision.
Musashigawa oyakata a créé la Musashigawabeya en août 1981 après avoir quitté la Dewanoumibeya. Il a produit notamment le yokozuna Musashimaru ainsi que les trois ôzeki Musôyama, Dejima et Miyabiyama.

Fujishima oyakata est donc l'ancien ôzeki Musôyama. Il est né OSO Takehito (尾曽 武人) le 14 février 1972 à Mito dans la préfecture d'Ibaraki (茨城県水戸市). Issu du sumô universitaire, il a débuté en janvier 1993 au rang de Ms60-TD. Il s'est retiré en novembrre 2004, après 27 tournois au rang d'ôzeki et nombre de prix et de jun'yûshô et deux kinboshi obtenues face au yokozuna Akebono au Hatsu basho 1994 et au Natsu basho 1995. Depuis février, il participait aux activités de la NSK, notamment au sein du service des relations publiques.

Sanspo, Mainichi, Jijicom

jeudi 5 août 2010

Musashigawa rijichô, toujours

Comme prévu, Musashigawa oyakata a assisté à la réunion extraordinaire des riji de ce jeudi 5 août et a repris ses fonctions de rijichô. MURAYAMA Hiroyoshi, qui l’a remplacé pendant son kinshi et sa maladie, est lui redevenu riji extérieur.
Il n’est apparemment plus question de démission, mais plutôt de faire front en ces temps difficiles. Le rijichô a également révélé qu’il a été opéré d’un cancer de l’estomac.

Après la réunion, il a répondu aux questions des journalistes.

Q : Que ressentez-vous après avoir repris vos fonctions ?
Musashigawa rijichô : Je me suis écroulé physiquement en raison du kinshin. J’avais décidé de présenter mes excuses à tous ceux qui nous font l’honneur d’aimer le sumô professionnel lors de la première journée du Nagoya basho. Mais c’était au-dessus de mes forces. Je profite de l’occasion qui se présente aujourd’hui pour présenter mes plus sincères excuses. J’exprime aussi toute ma gratitude à M. Murayama pour l’aide précieuse qu’il a apportée.

Q : A propos de votre mauvais état de santé ?
Musashigawa rijichô : Après des examens approfondis, il s’est avéré que je devais subir un traitement. On a découvert un cancer. Le 21 juillet j’ai subi une intervention chirurgicale qui s’est déroulée sans problème et actuellement je me rétablis.

Q : Des informations concernant votre démission ont circulé.
Musashigawa rijichô : Aujourd’hui, afin de rétablir la situation et de surmonter ce moment difficile, nous devons faire la synthèse des opinions des membres de la NSK. C’est ma préoccupation principale.

Q : Qu’avez-vous dit pendant la réunion des riji ?
Musashigawa rijichô : J’ai déclaré que je reprenais mes fonctions et donné des précisions sur mon état de santé. Rien de plus.

Q : Vous allez vous engager sur la voie des réformes ?
Musashigawa rijichô : En raison de la période terrible dans laquelle nous nous trouvons, je souhaite que les oyakata et les sekitori fassent corps et se fixent comme objectif l'aboutissement des réformes. Nous prêterons une oreille très attentive aux conseils et suggestions des membres extérieurs et nous consacrerons tous nos efforts à la régénération de la NSK.

Sanspo, Jijicom

mercredi 4 août 2010

Championnats nationaux lycéens

Les championnats nationaux lycéens (全国高校総体, zenkoku kôkô sôtai) se déroulent actuellement au Gushikawa dome d'Urushima, dans la préfecture d'Okinawa (沖縄県うるま市具志川ドーム).
Le titre individuel a été attribué le mardi 3 aout, et c'est le finaliste malheureux de l'an dernier, NAKAMURA Daiki (中村大輝), qui est devenu le nouveau yokozuna lycéen. Daiki est élève en troisième année au célèbre et prolifique lycée Saitama Sakae (埼玉栄, Saitama). Il mesure 1,83m et pèse 140kg. En finale, il a battu le petit (1,66m) mais en forme YASUDA Takahiro (安田貴浩) du lycée Shônan (樟南, Kagoshima). Il ne lui a fallu que 3 secondes et un uwatedashinage pour faire la décision : "Je n'étais pas nerveux et j'ai bien observé autour de moi.". Pourtant, son adversaire avait pris l'avantage au tachiai. Mais, calmement, il a su le déstabiliser avant de le renverser. Et de lever ses poings serrés. M. YAMADA, son entraîneur, est admiratif : "Sa capacité à rester concentré jusqu'au bout est son point fort.". L'an dernier, il avait donc perdu en finale de la compétition individuelle. Le lendemain il s'était gravement blessé au genou droit pendant la finale par équipe. Aujourd'hui, il a pu balayer tous ses regrets de son attitude triomphante et de ses larmes.
NAKAMURA Daiki admire Takanohana oyakata. Comme beaucoup de yokozuna lycéens l'ont fait avant lui, il aspire à faire carrière : "Je vais à l'université et ensuite je deviendrai professionnel.". Les scandales à répétition n'entament pas sa détermination : "Il y a des gens qui me soutiennent et je veux essayer de changer les choses en donnant le meilleur de moi-même sur le dohyô.".

Aujourd'hui, mercredi 4 août, ultime jour de compétition pour le sumô, le titre par équipe est revenu pour la première fois au lycée Tottori Jôhoku (鳥取城北高等学校), qui a accueilli notamment l'ancien ôzeki Kotomitsuki et l'un des nouveaux promus en division jûryô, Shironoryû. La victoire s'est décidée contre le lycée Chûbu Nôrin (中部農林), qui combattait à domicile, par 4-1.
Le lycée Chûbu Nôrin n'avait pas atteint ce niveau de la compétition de puis sa finale de 1986. En quart de finale, son équipe a affronté le lycée Senshû Matsudo (Chiba) et en demi-finale, le lycée Kagoshimashô, l'emportant à chaque fois par 3-2.
YAMAMOTO Kôta-KIZAKI Shinji
En phase finale, le lycée Tottori Jôhoku était un adversaire de taille. Bien qu'il signe là sa première victoire, il a terminé trois fois deuxième et six fois troisième. De fait, l'équipe locale de Chûbu Nôrin n'a guère pu défendre ses chances. Seul YAMAMOTO Kôta, qui combattait en premier face à KIZAKI Shinji, a apporté un succès à son lycée. Les quatre combats suivants ont été remportés par Tottori Jôhoku. M. ISHIURA Tokiyoshi, l'entraîneur qui est en fonction depuis 25 ans et a vécu toutes ces places d'honneur, est aux anges : "Nous avons gagné tous ensemble. Je n'arrive pas à y croire.". AMITANI Takeshi, le capitaine, commente cette victoire sans appel : "Nous sommes arrivés extrêmement déterminés à gagner.". Parmi les anciens élèves du lycée, on trouve Kotomitsuki, et forcément sa récente disgrâce était présente dans les esprits. Mais, M. ISHIURA Tokiyoshi souligne le mérite de son équipe : "Dans ce contexte difficile, ils ont été très forts psychologiquement.".

Tottori Jôhoku (Tottori) 4-1 Chûbu Nôrin (Okinawa)
KIZAKI Shinji
木崎 信志
uwatenage YAMAMOTO Kôta
山本 浩太
SUDÔ Kazan
須藤 火山
okurinage YAMASHIRO Shôgo
山城 将吾
ガントルガ ガンエルデネ
Gantorg GANERDEN
tsuridashi FUKUZATO Yûya
福里 勇弥
SASAKI Kôdai
佐々木 耕大
hikiotoshi WAUKE Kazuki
和宇慶 一騎
AMITANI Takeshi
網谷 勇志
yorikiri YONAMINE Kaito
与那嶺 海斗

Les vainqueurs Tottori Jôhoku
KIZAKI Shinji
SUDÔ Kazan
Gantorg Ganerden
SASAKI Kôdai
AMITANI Takeshi

Les finalistes Chûbu Nôrin

Mainichi, Sanspo, Nikkan, Jijicom, RyukyuShimpo

Musashigawa rijichô : vers la démission ?

Le Monbushô, ministère de tutelle de la NSK, a fait part à M. MURAYAMA Hiroyoshi, rijichô par intérim, de son souhait de voir Musashigawa rijichô être remplacé. Cette demande a été examinée lors de la réunion extraordinaire des riji qui s'est tenue ce matin. Les riji Dewanoumi oyakata, Hanaregoma oyakata et Tomozuna oyakata ont ensuite rendu visite au rijichô, actuellement en convalescence. Celui-ci aurait fait part de son intention de renoncer à ses fonctions, en raison de son état de santé et des récents scandales à répétitions. La démission devrait être officialisée demain, jour où les riji avaient décidé que Musashigawa rijichô devait reprendre son poste.
La nouvelle a été immédiatement relayée par la NHK.

Sanspo, Hochi, Nikkan, NHK

Gôeidô blessé à l'entraînement

Gôeidô et Toyohibiki, les rikishi de division makuuchi de la Sakaigawa impliqués dans les paris illégaux et placés sous kinshin pendant le Nagoya basho, sont de retour à Tôkyô et à l'entraînement. Dans les locaux de la Sakaigawa, ils ont payé de leur personne dans des affrontements vigoureux. Mais Gôeidô a dû écourter la séance en raison d'une blessure à l'arrière de la cuisse droite : "Ca doit être une déchirure musculaire.". Fâcheuses circonstances qui pourraient remettre en question sa participation au Natsu jungyô, comme il l'a confirmé la mine sombre : "Je voulais en faire une occasion de réfléchir à tout ce qui s'est passé. Mais je ne peux rien dire pour l'instant.".

Hochi

mardi 3 août 2010

L'empereur et le yokozuna

En ce matin du 3 août, l'empereur du Japon a fait transmettre au yokozuna Hakuhô une lettre de félicitations. Bien que privé de remise de coupe, en s'octroyant le Nagoya basho, Hakuhô a remporté son troisième zenshô yûshô successif et il s'est placé en troisième position du classement du nombre de victoires consécutives (47), devant notamment Taihô. Un tel geste de l'empereur envers un rikishi est sans précédent. La lettre a été transmise par l'Agence de la maison impériale à MURAYAMA Hiroyoshi et Hakuhô en a reçu une copie. Les deux hommes se sont présentés dans la matinée pour une conférence de presse au Ryôgoku Kokugikan. Le yokozuna avait revêtu pour l'occasion un kimono de cérémonie.
Extrait de la lettre : Nous tenons à adresser nos remerciements et nos félicitations au yokozuna Hakuhô, qui, malgré une situation difficile, s'est non seulement dépensé sans compter jour après jour pour obtenir la victoire sans avoir été vaincu mais a également établi la troisième plus longue série de victoires consécutives, dépassant le record du yokozuna Taihô. Nous lui adressons nos meilleurs voeux pour l'avenir.
Hakuhô : Il n'y a rien de mieux que de recevoir ces mots de la part de son Altesse Impériale. Le dernier jour du tournoi, j'ai pleuré de joie et aussi de tristesse de ne pas recevoir la Coupe de l'Empereur. Cette fois je peux me réjouir sans aucune réserve. Je me sens très honoré. Je vais continuer à donner le meilleur de moi-même pour le développement du sumô.
MURAYAMA Hiroyoshi : Je suis profondément ému par les paroles sincèrement bienveillantes de l'Empereur. Je souhaite consacrer tous mes efforts au développement du sumô professionnel.

Sanspo, Mainichi

lundi 2 août 2010

Miyabiyama reprend l'entraînement

Pour la première fois depuis le début de l'affaire, Miyabiyama (雅山, 33 ans, Musashigawa), impliqué dans les paris illégaux, placé sous kinshin et exclu du Nagoya basho, s'est exprimé : "Je me suis mis dans cette mauvaise situation tout seul, par mes actes scandaleux. Et c'est sur le dohyô et pas ailleurs que je pourrai retrouver la confiance des gens.".
Ce matin, l'ancien ôzeki a repris l'entraînenement dans les locaux tokyoïtes de la Musashigawabeya, où pendant une heure il a pratiqué shiko, teppô, etc. Atteint psychologiquement, il a perdu une dizaine de kilos : "Je n'ai pas encore retrouver mon poids. Mais heureusement, j'ai pu m'entraîner pendant le tournoi. Maintenant, je veux me racheter en me concentrant sur mon sumô.". A Nagoya, en dehors des entraînements, il n'a pratiquement pas quitté sa chambre : "Ca a été un mois bizarre.".
A l'Aki basho, il aura 33 ans et sera probablement en division jûryô, mais le vétéran continue, décidé à aller jusqu'au bout des conséquences de ses actes : "Je me suis finalement résigné. Psychologiquement c'est difficile mais quoi que je dise je ne peux rien faire d'autre que monter sur le dohyô et donner le meilleur de moi-même. Si j'avais été rétrogradé à cause d'une baisse de forme, j'aurais pensé à l'intai, mais comme je descends à cause de mes actes, abandonner ne serait pas correct.".
S'il est rétrogradé à l'Aki basho, cela mettra fin à 69 tournois d'affilée passés en division makuuchi. Il sera le deuxième rikishi à avoir été ôzeki et à recombattre en division jûryô. L'autre est Daiju (大受, actuel Asahiyama oyakata, 朝日山親方), au Natsu basho 1977.
Avant ça, il sera présent au Natsu jungyô, disponible pour le public : "J'ai aussi causé beaucoup d'ennuis aux fans. Je ne remonterai peut-être jamais en makuuchi mais j'ai reçu beaucoup de lettres de soutien et j'en suis très reconnaissant.".

De son côté, Musashigawa rijichô, maître de Miyabiyama et qui a dû aussi subir les conséquences des actes de son élève, hospitalisé mi-juillet en raison de problèmes d'hypertension, a quitté l'hôpital et est rentré à la heya jeudi dernier 29 juillet. Il devrait reprendre ses fonctions vers le 10 août.
Il se rend régulièrement à l'hôpital afin d'y poursuivre son traitement. Il compte également rendre visite à la NSK ces prochains jours pour rendre compte de son état de santé.
Ce matin, il n'a pas assisté à la reprise des entraînements de sa heya.

A l'Onomatsubeya, dont l'oyakata et près de la moitié des effectifs ont été mis sous kinshin, l'entraînement à également repris, à huis clos.

Sanspo

dimanche 1 août 2010

26ème wanpakuzumô zenkoku taikai/1er août 2010 : l'héritier

Debout au centre,
NAYA Kônosuke
NAYA Kônosuke (納谷幸之介), troisième fils de KAMAKARI Tadashige (鎌苅 忠茂, ancien Ôtake oyakata) et petit-fils de NAYA Kôki (納谷 幸喜, ancien yokozuna Taihô), a participé ce jour aux 26èmes compétitions nationales de wanpakuzumô (26回わんぱく相撲全国大会), catégorie 5ème année d'école primaire, qui se sont déroulées au Ryôgoku Kokugikan. L'an dernier, il avait terminé deuxième mais, cette année, il s'est blessé au flanc gauche avant le tournoi et n'a pas pu donner sa pleine mesure. Il a été éliminé en quart de finale. Considéré comme un des favoris, le garçon, qui mesure 1,67 m et pèse 103 kg à 10 ans, a mal supporté la déception et, proche des larmes, n'a pas voulu répondre aux questions. Sa mère, Mieko, confirme néanmoins qu'il désire devenir rikishi.
3ème tour : Kônosuke bat YAMADA Shûta par oshidashi
1/4 de finale : battu
Parmi les komusubi

KAMAKARI Tadashige
en père attentif
Pour KAMAKARI Tadashige, venu soutenir son fils, c'était la première apparition en public depuis qu'il a été licencié et n'est plus ni Ôtake oyakata ni le gendre adopté de Taihô. "Je veux absolument qu'il entre dans le sumô professionnel. Je choisirai une heya qui convienne à son caractère. Peut-être la Takanohana beya." a-t-il conjecturé l'avenir de son fils.
Il s'est également exprimé à propos des récents bouleversements de sa vie. Licencié le 4 juillet, son divorce d'avec la troisième fille de Taihô a été prononcé, dès le 5 juillet, ainsi que l'annulation de son adoption par l'ancien yokozuna, induisant un changement de nom de famille (NAYA vers KAMAKARI). Il vit toujours à Tôkyô et concernant son avenir professionnel, il déclare : "J'entreprends différentes démarches mais tant que les problèmes successifs ne se sont pas calmés, je compte rester plutôt tranquille.".
Quant au sumô professionnel, il y reste attaché et a ses opinions : "Je mets de l'ordre dans mes idées. En soi, le sumô est une chose formidable et j'espère que le milieu du sumô s'améliorera. J'aimerais que Takanohana oyakata devienne rijichô et lui donne un nouveau souffle.".

Environ 400 garçons étaient rassemblés hier au Ryôgoku Kokugikan. Elèves de 4ème, 5ème ou 6ème années d'école primaire (âgés de 9 à 11 ans), ils s'étaient préalablement qualifiés lors de compétions régionales. Trois compétitions, une par niveau scolaire, étaient organisées.
A gauche KITAHARA Eiji
KITAHARA Eiji [北原 英嗣, jun'yûshô/finaliste 6ème annnée, Tôkyô] : (Il a gagné 5 combats avant de céder à un yoritaoshi en demi-finale.) Je suis très ému d'avoir été en finale. Je suis très content d'avoir combattu au Kokugikan. Mon objectif c'est d'être le meilleur du pays.
A gauche DAITÔ Kôki
DAITÔ Kôki [大塔 昂貴, jun'yûshô/finaliste 5ème annnée, Fukuoka] : Je suis très déçu. Je vais m'entraîner davantage et l'année prochaine, je gagnerai  le titre.
TAMURA Kenji [太村 健二, yûshô 5ème année, Kagoshima] : (Plutôt musclé, il a défié des costauds de plus ou moins 100 kilos. Il a gagné par hikiotoshi en demi-finale et par okuritaoshi en finale.) J'y suis allé à fond au tachiai et je me suis cramponné. Je suis super content d'avoir remporté le tournoi.
HARUYAMA Mantarô [春山 万太郎, jun'yûshô/finaliste 4ème annnée, Kagoshima] : (Vainqueur par yoritaoshi en demi-finale, il a perdu par hatakikomi en finale. Avec son copain TAMURA, il obtient la victoire par équipe pour son équipe.) Je suis content d'arriver deuxième mais c'est dommage que je n'ai pas pu gagner la finale. L'année prochaine, je veux remporter le titre à tout prix.
[Bas gauche, le 3 mai lors des compétitions régionales de qualification : au centre TAMURA Kenji vainqueur des 5ème années, à droite HARUYAMA Mantarô vainqueur des 4ème années]

Sanspo, DailySports, Yomiuri