lundi 25 avril 2011

Tournoi d'évaluation de mai : pas de banzuke

Ce matin, le banzuke du Natsu basho aurait dû être publié. Mais il n'y aura pas de Natsu basho et il n'y a pas eu de publication officielle du banzuke non plus, pas plus que les habituelles allées et venues des jeunes des heya chargés de récupérer et distribuer les banzuke. Comme on le savait déjà, la NHK a confirmé il y a quelques jours qu'elle ne retransmettrai pas le tournoi de remplacement.
Les combats seront organisés selon le classement publié pour le Haru basho, qui n'a pas eu lieu non plus. Depuis, les sanctions sont tombées dans l'affaire du yaochô et, dans la foulée, des mage sont tombés eux aussi. 7 rikishi de divisions makuuchi et 10 de divisions jûryô se sont retirés ou ont été licenciés. Cela représente un quart des sekitori en activité. Pour le reste, ce tournoi d'évaluation des aptitudes de mai sera considéré comme un tournoi traditionnel et sera comptabilisé dans le palmarès des compétiteurs.

Le yokozuna Hakuhô (白鵬, 26 ans, Miyagino), qui a tout de même donné la traditionnelle conférence de presse, entre donc en lice pour un septième yûshô consécutif : "Je ne me préoccupe pas des records. Cette année, je suis le seul yokozuna et j'ai compris qu'il ne fallait pas penser à la victoire. Je donne le meilleur de moi-même et tout ira bien si les résultats suivent.". Pour la deuxième fois de sa carrière, il sera peut-être vainqueur d'un tournoi sans trophées : "De tous les rikishi en activité, je suis le mieux placé pour savoir ce que ça représente. C'est vraiment compliqué.". Mais il en plaisante aussi : "Je pensais bien ne pas revivre un tel tournoi, mais ça recommence. Si je gagne, je vais encore pleurer (référence à son yûshô à Nagoya en juillet 2010) alors il vaut peut-être mieux que je ne gagne pas.". Plus que deux semaines avant le début : "Je me suis bien entraîné. C'est un tournoi à Tôkyô comme un autre. Je vais faire les choses à ma façon.".


Kisenosato
Kisenosato-Takayasu
De son côté, Kisenosato (稀勢の里, 24 ans, Naruto), en course pour une promotion au rang d'ôzeki, et accessoirement une troisième victoire consécutive contre le yokozuna, s'est entraîné à sa heya et a livré une vingt combats contre Wakanosato/若の里 et Takayasu/高安 et a terminé avec un score de 18-2 : "L'ambiance est différente mais pas ce que j'ai à faire. Je vais monter en puissance. Si je pense uniquement à faire du bon sumô, les résultats suivront.". Malgré l'annulation du tournoi de mars, il a mis son temps à profit. Il s'est entraîné tous les jours sauf le dimanche et en dehors du dohyô a fait de la musculation : "Ca a été long, j'ai accumulé de l'energie. Ce n'est plus comme avant le mois de mars.".



Est
Makuuchi
Ouest
Hakuhô
yokozuna
Kotoôshû
ôzeki
Kaiô
Baruto
ôzeki
Harumafuji
Kotoshôgiku
sekiwake
Kisenosato
Kakuryû
komusubi
Toyonoshima
Gôeidô
M1
Tokusegawa
Hômashô
M2
Tochiôzan
Kitataiki
M3
Aminishiki
Okinoumi
M4
Takekaze
Aran
M5
Wakanosato
Tamawashi
M6
Tochinoshin
Hakuba
M7
Yoshikaze
Kyokutenhô
M8
Shôtenrô
Tosayutaka
M9
Asasekiryû
Kasugaô
M10
Wakakôyû
Kôryû
M11
Tochinowaka
Môkonami
M12
Toyohibiki
Kotokasuga
M13
Tokitenkû
Gagamaru
M14
Tochinonada
Takamisakari
M15
Sôkokurai
Miyabiyama
M16
Kaisei
Kimurayama
M17
  
Est
Juryô
Ouest
Takayasu
J1
Tamanoshima
Bushûyama
J2
Masatsukasa
Takarafuji
J3
Toyozakura
Daidô
J4
Sakaizawa
Hoshikaze
J5
Shimotori
Kyokunankai
J6
Kokkai
Asôfuji
J7
Akiseyama
Sadanoumi
J8
Fujiazuma
Masunoyama
J9
Sadanofuji
Wakatenrô
J10
Hôchiyama
Shironoryû
J11
Kiyoseumi
Sagatsukasa
J12
Tamaasuka
Masuraumi
J13
Yoshiazuma
Chiyohakuhô
J14
Tsurugidake

Sanspo, Mainichi, Nikkan, Sponichi

dimanche 24 avril 2011

Danpatsushiki de Toyozakura

M. MUKO Toshiaki
La danpastsushiki de Toyozakura (豊桜, 37 ans, Michinoku), un des sanctionnés, a eu lieu ce jour en privé à la Michinokubeya. Une centaine de personnes était présente, dont ses parents, son frère aîné Onogawa oyakata (小野川親方, ancien makuuchi Kitazakura/北桜) ainsi que le komusubi Kakuryû (鶴竜) et Hômashô (豊真将).
Désormais MUKO Toshiaki/向 俊昭, il n'a pas parlé aux journalistes mais son maître Michinoku oyakata (陸奥親方, ancien ôzeki Kirishima/霧島) a déclaré : "C'est bien triste.". "Nous avons tous un sentiment de regret." a ajouté Hômashô, qui fut son tsukebito avant de devenir sekitori. Onogawa oyakata, son frère, a indiqué que rien n'était encore décidé pour l'avenir : "Je l'aiderai à faire ce qu'il désire.".

Kyodo

vendredi 22 avril 2011

Onoe, une nouvelle affaire

Excuses n°1
Les lieux de l'incident
Le 19 avril on a appris qu'Onoe oyakata (尾上親方, ancien komusubi Hamanoshima/浜ノ嶋) avait été contrôlé sous emprise de l'alcool au volant d'une voiture. D'après la police, vers 22h le 18 avril, le 110 (numéro d'urgence) a reçu un appel signalant qu'une voiture était à l'arrêt sur la voie centrale de l'autoroute 1 dans l'arrondissement de Minato (港区高輪1丁目の国道1号). Arrivés sur place, les policiers ont trouvé Onoe oyakata au volant du véhicule. L'éthylomètre a établi que son taux d'alcolémie dépassait la limite autorisée. "J'ai bu avec les jeunes à Shinbashi." a déclaré l'oyakata pris en faute.
Plus tard dans la journée du 19, il s'est présenté devant les journalistes afin de présenter ses excuses à à peu près tout le monde dans un style désormais très bien rodé dans le milieu du sumô. De son côté, Hanaregoma rijichô était dans une colère noire : "Par les temps qui courent, il devrait être plus attentif. A quoi pensait-il donc ?".

Hanaregoma rijichô,
un habitué de l'exercice
Excuses n°2
Les riji se sont réunis le 20 pour décider de la sanction, chose faite en une heure : rétrogradation au rang le plus bas des oyakata, 10 ans de gel de promotion et un placement sous kinshin jusqu'au 24 juillet, dernier jour du Nagoya basho.
Sanction plutôt clémente et qui aurait pu aller jusqu'au licenciement et/ou à la fermeture de la heya comme le souhaitait une partie des riji. Mais Hanaregoma rijichô lui-même, revenu de sa colère de la veille, a préconisé une certaine compassion : "Pensons un peu aux élèves de la heya. Que se passera-t-il si on remplace leur maître ?".
Onoe oyakata vient d'être sanctionné dans l'affaire duyaochô où 3 de ses rikishi étaient impliqués. Il a reçu trois avertissements sévères, notamment en raison de dérapage vestimentaire de Baruto. Il est également mis en cause dans sa façon de diriger sa heya. Il est conscient de sa chance et a donné une nouvelle conférence de presse lors de laquelle il s'est... excusé.

Le 21, le maître était à sa place pour l'entraînement matinal qui a duré 1h30. Baruto, qui s'est contenté d'exercices sans réellement s'entraîner, est lui aussi satisfait de la sanction : "Hier, je m'inquiétais pour l'avenir de la heya alors je suis soulagé. Les élèves peuvent juste faire de leur mieux sur le dohyô.".

Yamamotoyama, un des sanctionnés et fraichement retiré, s'est rendu le 20 au Ryôgoku Kokugikan pour régler certaines affaires et s'est exprimé sur le sujet : "Je suis content mais c'est miraculeux que la heya ne disparaisse pas. Ceci dit, je n'en fais plus partie.". Il y vit néanmoins toujours : "L'okamisan m'a dit 'Tu a toujours une place où dormir.'".Quant à son avenir, il n'est pas encore fixé : "Après ? Je n'ai pas encore décidé. D'abord un régime. Si je ne fais que manger et dormir, je vais perdre ma force et ne plus être qu'un obèse. Mon objectif, ce sont les 190 kg que je pesais en troisième année de collège (il a pesé jusqu'à 277 kg).". Il a reçu une offre pour aller faire du K-1 mais l'a déclinée : "Ce n'est pas dans ma nature, je déteste avoir mal.". Il doit aussi se débarrasser de son mage et prévoit une danpatushiki des plus simples : "Le tokoyama de la heya pourrait le faire.".

Sanspo, Mainichi, DailySports

Yaochô : Sôkokurai et Hoshikaze en justice

Sôkokurai
Sôkokurai (蒼国来, 27 ans, Chine, Arashio) et Hoshikaze (星風, 27 ans, Mongolie, Oguruma) ont officiellement déposé leur demande de maintien en tant que rikishi et de paiement de leur salaire auprès du tribunal de Tôkyô. Ce sont les premiers des sanctionnés dans l'affaire du yaochô à intenter une action en justice contre la NSK. Sôkokurai a ensuite tenu une conférence de presse en compagnie de cinq avocats.
Sôkokurai : "Je laisse le soin à mes avocats de prouver mon innocence devant les tribunaux. J'espère que le NSK reverra sa position."
Ses avocats (à propos du fait que la NSK se soit basée sur le témoignage de Kasuganishiki) : "C'est vague, il n'y a rien de concret."
Maître KITAMURA Haruo/北村 晴男, avocat de Hoshikaze : "Il veut rapidement revenir et réaliser son rêve d'atteindre la division makuuchi."
Hanaregoma rijichô : "Puisque l'affaire a maintenant été portée devant la justice, nous ne pouvons que réagir."

Sanspo, Mainichi

Mort de l'ancien Wakanaruto

L'ancien rikishi de makuuchi Wakanaruto/若鳴門, devenu ensuite Sendagawa oyakata/千田川親方, est mort le 18 avril à une heure du matin d'insuffisance cardiaque. IUCHI Tokuo/居内 徳夫 pour l'état civil, il avait 72 ans et était originaire de la préfecture de Hyôgo. Ses obsèques ont eu lieu le 21 et étaient conduites par son épouse Hideko.
Il avait débuté au Hatsu basho 1953 sous les couleurs de la Kasugano beya. Utilisant de puissants tsuppari, il a atteint la division makuuchi au Hatsu basho 1963 et il y a disputé 20 tournois. Après son intai au Natsu basho 1970, il est devenu Sendagawa oyakata et a longtemps dirigé lze centre de formation.

Kyodo (2011/04/19)

lundi 18 avril 2011

Séisme : Takamisakari à Shibuya

Takamisakari (高見盛, 34 ans, Azumazeki), son maître Azumazeki oyakata (ancien makuuchi Ushiomaru/潮丸) et deux de ses collègues étaient aujourd'hui à Shibuya pour récolter de l'argent en faveur des victime du séisme du 11 mars. Pendant deux heures, accompagné de pompom girls et de mascottes, il a fait recette et bien rempli sa boîte, "Je suis ravi.", mais également testé sa popularité auprès des jeunes : "Je ne peux pas venir souvent à Shibuya mais je suis content que même les jeunes nous connaissent.". Takamisakari est originaire de la préfecture d'Aomori, dans la région du Japon touchée par la catastrophe*.
L'Azumazeki beya a l'habitude d'aller passer une semaine en camp d'entraînement dans les préfectures d'Iwate ou de Yamagata au mois d'août et Azumazeki oyakata a annoncé qu'il comptait s'y rendre aussi cet été : "Le simple fait que nous y allions fera plaisir aux gens et nous comptons prolonger notre séjour.".

Nikkan, Sanspo

*Le séisme du 11 mars et le tsunami qui a suivi ont touché la côte Pacifique du Tôhoku/ (東北/littéralement nord-est), au nord de l'île principale de Honshû/本州. Le Tôhoku regroupe les préfectures d'Akita/秋田県, d'Aomori/青森県, de Fukushima/福島県, d'Iwate/岩手県, de Miyagi/宮城県 et de Yamagata/山形県.

Kyokunankai, parti mais pas tout à fait

Il manque quelque chose...
KEN Hirokazu/健 博一 (ancien Kyokunankai/旭南海, 33 ans, Ôshima), dont la danpatsushiki a eu lieu hier, a participé ce matin à l'entraînement de son ancienne heya. S'il était bien en mawashi, il avait aussi retrouvé pour la première fois depuis 18 ans ses cheveux courts, auxquels il n'est pas réhabitué. "J'avais l'habitude de toucher mon mage alors je me sens triste. Mais c'est pratique pour se laver les cheveux." a-t-il déclaré en riant et se passant la main sur la tête. Il prépare aussi le nouveau chapitre de sa vie : "Je vais louer ma maison de Tôkyô et ce mois-ci je dois m'occuper du contrat. Nous déménageons à Fukuoka, la ville de mon épouse.".

Nikkan

dimanche 17 avril 2011

Séisme : soutien aux enfants

Les rikishi sont très présents auprès des victimes du séisme du 11 mars réfugiées à Tôkyô et dans sa région. Aujourd'hui, le yokozuna Hakuhô était présent à Shibuya parmi les enfants pour le traditionnel hisser de koinobori (bannière en forme de carpe).

La main d'une fillette victime du séisme dans celle
du yokozuna Hakuhô. Une image du sumô que l'on aimerait
être celle de ce qu'il est réellement.

Danpatsushiki de Kyokunankai

Avant la cérémonie, Kyokunankai
entouré de Hakuhô et Ôshima oyakata 
KEN Hirokazu, armé pour
sa deuxième vie.
Après celle Chiyohakuhô hier, la danpatsushiki de Kyokunankai (旭南海, 33 ans, Ôshima) a eu lieu aujourd'hui dans un restaurant de Tôkyô en présence de 150 personnes. Parmi elles, son maître Ôshima oyakata, le yokozuna Hakuhô, de la Tatsunami ichimon comme lui, et Aminishiki mais également d'autres sanctionnés tels Asôfuji (frère d'Aminishiki), Kotokasuga ou encore Wakatenrô. En larmes après que son maître ait tranché son mage, il a déclaré : "Je suis très reconnaissant. Je vais faire de mon mieux dans ma deuxième vie.". Hakuhô a salué la carrière de son ancien collègue d'un "otsukaresama"*.
Interrogé par les journalistes sur son avenir, le désormais redevenu KEN Hirokazu/健 博一 a répondu : "Le catch ? Je ne sais pas encore mais c'est une des choses auxquelles je réfléchis.".

Kyodo

Otsukaresama/お疲れさま : expression formelle qui évoque l'idée du travail bien accompli.

samedi 16 avril 2011

Danpatsushiki de Chiyohakuhô

Avant et
après
La danpatsushiki de Chiyohakuhô (千代白鵬, 27 ans, Kokonoe) a eu lieu aujourd'hui. Bien que la NSK ait accepté de prêter le Ryôgoku Kokugikan, d'une capacité de 11.000 personnes, pour les danspatsushiki des rikishi sanctionnés, elle s'est déroulée en privé dans un hôtel de Tôkyô où Chiyohakuhô a accueilli 200 à 300 personnes, famille, proches et sponsors.
Chiyohakuhô a commencé la cérémonie par des excuses, "Je m'excuse d'avoir causé autant de problèmes.", et des remerciements, "Je vous remercie pour cette journée, je vous remercie pour cette danpatsushiki.". Le rikishi a eu les larmes aux yeux du début à la fin et quand Kokonoe oyakata, le maître, a donné l'ultime coup de ciseau, lui non plus n'a pu  retenir ses larmes.
A la sortie de l'hôtel, après la cérémonie, la presse a pu découvrir le désormais KAKIUCHI Daiki/柿内 大樹, en costume de ville et le cheveu coupé très court, qui a refusé de répondre aux questions : "Je n'appartiens plus à la NSK.".

Hier, 15 avril, alors qu'il rendait visite à la NSK pour des raisons professionnelles, il avait été plus bavard avec les journalistes, assurant notamment Sôkokurai de son soutien (il a par contre témoigné avoir participé à des combats truqués avec Hoshikaze) et avouant ses doutes quant à la décision de la NSK de verser leurs indemnités de départ aux deux rikishi, qui ont refusé de se retirer et été licenciés. Il a également donné quelques précisions sur ses entrevues avec le comité spécial : "C'était du genre : 'Si vous parlez, vous recevrez vos indemnités.'.".
Rappelons que Chiyohakuhô a rapidement avoué sa participation au yaochô et bénéficié de la clémence des riji en étant sanctionné de deux ans de suspension uniquement. Il a néanmoins décidé de se retirer.

24 des 25 sanctionnés portaient encore le mage (étaient en activité) et la danpatsushiki de Chiyohakuhô est la première sur la liste préparée par les oyakata qui seront présents comme le veut la coutume.

Mainichi, Sanspo

D'après une des sources, Kiyoseumi (清瀬海, 26 ans, Kitanoumi) aurait lui aussi coupé son mage.

Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai : pas de yushôgaku

Les éditions Mainichi shimbun, sponsor habituel, ont annoncé qu'en raison de l'annulation du Natsu basho, les cérémonie de présentation et d'inauguration du yushôgaku (portrait de vainqueur, en l'occurrence Hakuhô) du Hatsu basho 2011, prévues respectivement les 7 et 8 mai, n'auraient pas lieu.
De même, il n'y aura pas de pas de yushôgaku pour le Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai.

Mainichi (2011-04-13)

vendredi 15 avril 2011

Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai : billets

La NSK a annoncé le mode de distribution des tickets pour le "Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai" (5月技量審査場所). Le tournoi étant gratuit, ce point avait suscité quelques inquiétudes. La NSK a opté pour une distribution préalable. Si des billets devaient rester, ils seraient alors distribués le jour correspondant du tournoi.
L'attribution des billets se fera d'une part par tirage au sort et d'autre part par distribution par ordre d'inscription.
Les inscriptions à la loterie sont ouvertes du 23 au 25 avril par téléphone ou internet. Les résultats seront connus et les billets mis en circulation les 27 et 28 avril.
L'inscription pour la distribution par ordre d'inscription se fera à partir de 10h le 29 avril. Afin d'éviter tout trafic, on ne pourra s'inscrire qu'une fois et obtenir au plus quatre billets.
"La distribution le jour même aurait rassemblé beaucoup de gens autour du Kokugikan et causé des problèmes de sécurité." a expliqué Dewanoumi oyakata. Aucun alcool ne sera vendu sur place : "Si des gens introduisent de l'alcool, s'enivrent et causent des troubles, ils seront priés de quitter la salle.".
La possibilité de s'inscrire par téléphone est un geste de sollicitude envers les personnes âgées, comme l'a précisé un membres de la NSK : "C'est la première fois qu'un tournoi est gratuit. Alors, pour que les personnes âgées qui ne sont pas habituées à internet puissent venir, nous avons réfléchi à une méthode qui n'est pas la meilleure mais quand même mieux.".

Mainichi

jeudi 14 avril 2011

Yaochô : Hoshikaze parle

Hoshikaze et maître Kitamura
Hoshikaze a lui aussi donné une conférence de presse où, accompagné de son avocat maître KITAMURA Haruo/北村晴男, il a fait état d'intentions similaires à celles de Sôkokurai.

Q : Que souhaitez-vous dire en tout premier lieu ?
Hoshikaze : Je n'ai jamais participé au yaochô. Je m'en remets maintenant à la justice pour le démontrer.

Q : Allez-vous percevoir vos indemnités de départ ?
Maître Kitamura : Nous n'allons pas les recevoir en tant qu'indemnités de départ. Nous allons établir une déclaration écrite selon laquelle nous les recevons comme salaires des mois d'avril et mai.

Q : Le procès pourrait durer longtemps, comptez-vous remonter sur un dohyô ?
Hoshikaze : Je suis innocent alors je souhaite revenir rapidement sur un dohyô.

Q : Le témoignage de Chiyohakuhô reçu par les riji est-il considéré comme une preuve ?
Maître Kitamura : Il est très fréquent que des gens, soumis à la contrainte ou influencés, fassent des témoignages qui ne reflètent pas la réalité. Il est nécessaire de les vérifier.

Kyodo

Yaochô : Sôkokurai continue la lutte

Cet après-midi, Sôkokurai
en conférence de presse
Licencié avec paiement des indemnités de départ ce matin par la NSK, Sôkokurai a annoncé en conférence de presse cet après-midi qu'il continuait la lutte en justice. Il réclame la reconnaissance de son innocence et l'annulation de son licenciement. Les procédures, incluant une pétition réclamant son maintien provisoire en tant que rikishi, seront mises en route d'ici une à deux semaines. Décidément très en colère, Sôkokurai renonce aux paiement de ses indemnités, estimées à 5.290.000 yen (environ 50.000 euros) : "Je n'ai jamais participé au yaochô. Je le prouverai par les voies judicaires.".

Q : Avez-vous participé à des combats truqués (yaochô) ?
Sôkokurai : Depuis que je suis arrivé au Japon il y a huit ans, je n'ai jamais pratiqué ce genre de sumô. Je n'ai jamais participé à des combats truqués.

Q : Recevrez-vous vos indemnités de départ ?
Sôkokurai : Je n'ai pas l'intention de les accepter. Ce n'est pas le problème. Une fois de plus, ce que je veux c'est une enquête correcte.

Q : Qu'est-ce qui ne vous satisfait pas dans l'enquête ?
Entouré de ses avocats
Sôkokurai : A partir du deuxième entretien, on m'a reconnu coupable et on n'a pas écouté ce que j'avais à dire. Je n'ai même pas pu répondre. Je vais m'en remettre aux avocats pour que mon innocence soit établie.

Q : A propos d'un retour sur les dohyô ?
Sôkokurai : Bien sûr, c'est ce que je veux. Je n'ai pas l'intention de couper mon mage. Mais tout ceci est arrivé si vite que pour être honnête, en ce moment je ne sais pas quoi penser.

Q : Comment allez-vous vivre maintenant ?
Sôkokurai : Comme j'habite à la heya, je serais reconnaissant si l'oyakata veut bien continuer à m'accueillir.

Kyodo, Sanspo

Yaochô : licenciés mais payés

Ce matin,
Hoshikaze
et Sôkokurai,
informés de leur
licenciement.
Comme prévu, les riji ont prononcé ce matin une sanction de licenciement contre Sôkokurai et Hoshikaze. Les deux hommes recevront néanmoins l'intégralité de leurs indemnités de départ. Chose surprenante dans le cadre d'un licenciement, qui donne du grain à moudre à la polémique sur la façon dont cette crise a été gérée et de quoi avoir des regrets à ceux qui se sont soumis.

Sanspo, Mainichi

mercredi 13 avril 2011

Yaochô : le plaidoyer d'Arashio oyakata

Le site de l'Arashiobeya (http://www.arashio.net), à laquelle appartient Sôkokurai, est détaillé et régulièrement mis à jour. Il donne une image positive du sumô et de ce qu'est une heya. Depuis le début de l'affaire Sôkokurai, il est transformé pour prendre fait et cause pour le rikishi. Actuellement, en accueil, une page sobrement blanche qui retrace les faits et explique pourquoi la heya soutient son rikishi (traduction ci-dessous). Elle permet de lire et envoyer des messages de soutien et donne des liens vers notamment un blog et Twitter, ...

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Pourquoi l'Arashiobeya relaie l'innocence de Sôkokurai

Depuis 2003, Arashio et Sôkokurai vivent ensemble, Arashio a tout appris à Sôkokurai. Ils ont rit et pleuré ensemble, ils ont partagé les bons et les mauvais moments. Ce sont les relations entre un maître (shishô/師匠) et son élève (deshi/弟子) dans le sumô. L'élève est tout pour le maître. Aujourd'hui que l'honneur de cet élève est injustement sali, qu'il est bafoué sans raison dans son statut social, qu'on lui vole un avenir brillant, le maître se doit de le protéger et le défendre par tous les moyens.

En outre, Sôkokurai n'est pas le seul élève d'Arashio. A ses autres élèves aussi, en tant que maître, il veut tout apprendre à travers le sumô. Pour cela, il est indispensable que les élèves aient confiance en ce dohyô où ils concentrent tous leurs efforts. Mais cette fois, une "enquête" qui ne s'est pas basée sur les faits a brutalement brisé la vie professionnelle d'un de leurs aînés (anideshi/兄弟子). Ce ne sont tout simplement pas des conditions qui leur permettent de se consacrer au sumô avec confiance dans leur avenir.

Par conséquent, en démontrant que l'enquête au sujet de Sôkokurai n'a aucun sens ni valeur au regard des faits, on défend l'honneur de Sôkokurai lui-même et on dit aux élèves que plus jamais on ne pourra les empêcher de pratiquer le sumô pour des raisons aussi absurdes. C'est, je crois, le rôle d'un maître.

A l'avenir, les informations seront données principalement sur le site de Sôkokurai, qui, d'une position plus indépendante par rapport à la heya, pourra s'exprimer plus librement sur ses intentions. Le site de la heya continuera aussi à le soutenir dans ses actions.

Sôkokurai et l'Arashiobeya lutteront ensemble jusqu'à ce qu'il ait été démontré que, comme le montrent les faits, Sôkokurai est innocent et que l'enquête dont il a été l'objet est injuste.

2011-04-13

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Yaochô : Sôkokurai et Hoshikaze ne se soumettent pas

Ils avaient jusqu'à aujourd'hui 17h pour présenter les documents d'intai. Ils avaient clamé leur intention de ne pas le faire et se sont tenus à leur décision. La NSK a en effet déclaré que Sôkokurai et Hoshikaze n'avaient pas présenter les documents dans le temps imparti.
Sur les 25 sanctionnés, ils sont maintenant trois à avoir tenu tête aux autorités du sumô professionnel.
Les riji se réuniront demain 14 avril pour décider du sort des deux hommes, qui sera probablement un licenciement.

Sanspo

Yaochô : Sôkokurai parle

Alors qu'il affiche la ferme résolution de ne pas se soumettre à la sanction de la NSK et de livrer son combat devant les tribunaux, Sôkokurai a répondu aux questions de l'Asahi Shimbun.

Sôkokurai a été entendu quatre fois entre les mois de mars et avril par le comité spécial chargé de faire toute la vérité sur les combats truqués. La deuxième fois, on lui a dit "Vous êtes coupable.". La troisième fois, on lui a cité un combat en particulier et crié à cinq ou six reprises "Vous l'avez fait ou pas ?". C'est juste après le quatrième entretien qu'il a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.
Sôkokurai : On m'a dit : "Vous avez touché 400.000 yen pour du yaochô.". Alors j'ai demandé quelles étaient les preuves, notamment sur les échanges d'argent. Mais les membres du comité m'ont répondu : "Ce n'est pas une affaire criminelle mais une enquête privée et nous n'avons pas à enquêter en détail." Dès le départ, les questions étaient orientées vers la culpabilité. On dirait qu'ils devaient absolument prononcer des sanctions, c'est vraiment horrible. Ils devaient punir ceux qui sont coupables mais moi, je suis innocent.

Dans un premier temps, le comité spécial s'appuyant sur les témoignages de Takenawa oyakata (竹縄親方, ancien makuuchi Kasuganishiki/春日錦) et d'Enatsukasa, il devait être dans le premier groupe de sanctionnés du 1er avril. Mais du côté de Sôkokurai, on avait signalé notamment que le représentant d'Enatsukasa avait déclaré que celui-ci ne mettait pas en cause Sôkokurai et le comité avait reporté sa décision. L'enquête complémentaire a finalement confirmé le contenu des témoignages et sa participation reconnue.
Sôkokurai : Apparemment, Kasuganishiki a déclaré : "Nous fréquentions la même salle de gym et Sôkokurai m'a demandé si je voulais entrer dans le yaochô." . En fait, je connais Kasuganishiki de vue mais nous ne nous sommes jamais parlé. Je ne vais même plus dans cette salle depuis que je suis sekitori. D'après mon avocat, Enatsukasa n'a pas signé de déposition me concernant. Pendant l'enquête complémentaire, le comité lui a demandé de signer mais apparemment il a refusé.

Originaire de Mongolie intérieure, région autonome de la République populaire de Chine, il a fait ses débuts à l'Aki basho 2003. Petit gabarit de 130 kg, il lui a fallu six ans et demi pour devenir sekitori. Il s'est inquiété des ennuis qu'il pourrait créer à son maître Arashio oyakata (荒汐親方, ancien komusubi Ôyutaka/大豊).
Sôkokurai : Mon maître est quelqu'un qui m'a appris comment mener ma vie sur le plan personnel. Je ne voulais pas lui causer d'ennuis supplémentaires mais je veux prouver que je n'ai pas fait ce que je n'ai pas fait. Si je ne me soumets pas à la sanction et que je suis licencié, je ne recevrai pas mes indemnités de départ. La question n'est pas l'argent ou la possibilité de continuer le sumô. Je suis prêt à me battre jusqu'au bout pour défendre mon honneur et établir clairement les faits. Il y aura probablement des gens qui penseront que je suis un sale type parce que je ne reconnais pas avoir participé au yaochô. Mais si une personne sur 10.000 me croit, ça vaut la peine que je me batte.

Asahi

lundi 11 avril 2011

Yaochô : les sanctions, suite

Les riji se sont réunis pour statuer sur les cas de Sôkokurai (蒼国来, 27 ans, Chine, Arashio) et Hoshikaze (星風, 27 ans, Mongolie, Oguruma). Alors qu'une partie de la presse avait considéré le second comme blanchi, tous les deux ont finalement été reconnus coupables par le comité spécial et inviter à se retirer par les riji. Ils ont jusqu'au 13 pour présenter les documents à la NSK. Leurs maîtres sont eux rétrogradés.
Ce sont donc 25 rikishi et anciens rikishi qui ont été sanctionnés. Dans l'attente des décisions de Sôkokurai et Hoshikaze, tous sauf Tanigawa oyakata (谷川親方, ancien komusubi Kaihô/海鵬) se sont soumis.
Sôkokurai : J'ai beaucoup de doutes à propos de cette enquête. J'ai été interrogé deux fois, trois fois et on m'a déclaré coupable unilatéralement. Bien sûr, je ne présenterai pas les documents pour mon intai. Je vais consulter un avocat, je veux que toute la vérité soit faite.
Arashio oyakata, maître de Sôkokurai : Je suis très déçu, je regrette beaucoup. Jusqu'au bout j'ai fait confiance à Sôkokurai. Pour la suite, je ne peux que suivre ses décisions. C'est lui qui décidera s'il de retire ou non et s'il va en justice, je ne pourrai pas l'en empêcher.
ITOH Shigeru et
Hanaregoma rijichô
répondent aux journalistes
Hoshikaze : On ne doit pas décider de la vie de quelqu'un à partir d'une enquête qui n'a pas été menée correctement. Je ne peux pas accepter, je ne me retirerai pas. Il ne s'agit pas de penser aux indemnités de départ? Coupable ou innocent, je veux une réponse fondée.
Oguruma oyakata, maître de Hoshikaze : Hoshikaze n'acceptera peut-être pas la sanction mais je n'ai rien à dire sur la façon dont l'enquête demandée par la NSK a été menée. On ne peut que prendre note de la sanction. Mais je veux faire confiance à mon élève. Je veux parler avec lui de la suite.
Hanaregoma rijichô : Mon état d'esprit n'a pas changé, il est très regrettable que deux autres rikishi aient dû être sanctionnés, c'est inexcusable. Je prie pur que nous en ayons fini. Ils ont deux jours pour réfléchir à leur intai. Nous n'envisageons pas de changements concernant le "Tournoi d'évaluation des aptitudes".
ITOH Shigeru, président du comité spécial : Nous sommes allés au bout. Si l'analyse des téléphones portables n'apporte rien de nouveau, ceci sera notre dernier rapport.

Sôkokurai
Arashio oyakata
Hoshikaze
Oguruma oyakata

Mainichi, Sanspo, Hochi

dimanche 10 avril 2011

Des rikishi aux Jardins

Dans le cadre de l'exposition "Clichés japonais, 1908-1930, le temps suspendu" qui est présentée au musée Albert Khan depuis le 9 novembre 2010 et jusqu’au 28 août 2011, le sumô est mis à l'honneur du 5 avril au 1er mai. Une exposition en plein air dans le jardin japonais présente des photos du photographe français Philippe Marinig.

"O SUMŌ SAN"

Albert-Kahn, musée et jardins
Clichés japonais, 1908-1930, le temps suspendu