mercredi 8 juin 2011

Tournée de soutien aux victimes du 11 mars : J05

Yamamoto, préfecture de Miyagi (宮城県山元町) et Shinchi, préfecture de Fukushima, arrondissement de Sôma (福島県/相馬郡新地町)

La tournée de soutien s'est terminée aujourd'hui par deux étapes dont la dernière dans la préfecture de Fukushima, à Shinchi. Le succès ne s'est pas démenti puisque 2000 personnes ont fait le déplacement à l'hôtel de ville.
SATOH Harumitsu et son épouse Rie, 25 et 30 ans, sont ravis que Baruto ait pris dans ses bras leur première fille, Fûka, née il y a sept mois : "Elle grandira en bonne santé.". Leur maison de Minamisôma/南相馬市 est en zone sinistrée et ils vivent désormais chez les parents du jeune homme. La maison de Mme TERASHIMA Atsuko, 67 ans, a été emportée par le tsunami et elle vit dans un refuge de la ville. Pour la première fois depuis trois mois, elle a revu son ancienne voisine Mme HAMANO Toyose, 68 ans. Ensemble, elles ont joué les chasseuses d'autographes et ont notamment obtenu celui de Kokonoe oyakata : "Il y a longtemps qu'on n'avait pas autant ri !".

La NSK avait prévu de distribuer 8000 repas pendant cette période de cinq jours, mais elle en a finalement distribué environ 13.000. Plus de 10.000 personnes sont venues à la rencontre des rikishi.
« Personne n'a ménagé ses efforts, en particulier le yokozuna Hakuhô qui a fait deux dohyô-iri par jour, pour le plus grand plaisir de tous. Dans la mesure où nous ne pouvions pas faire une tournée traditionnelle, j'espère que nous laisserons de bons souvenirs aux gens en étant venus à leur rencontre et en ayant servi notre chanko. » a résumé Shiranui oyakata, responsable suppléant des jungyô. Kokonoe oyakata, responsable adjoint des jungyô, pense déjà à l'avenir : « Je veux qu'une vraie tournée se tienne dans ces régions sinistrées. ».

Dohyô-iri à Yamamoto
(tachimochi Tochiôzan)
puis à Shinchi
« Je n'avais que mon dohyô-iri à offrir mais si j'ai pu transmettre quelque chose alors notre venue a été utile. [...] Je me suis appliqué jusqu'à la fin et ça m'a rendu plus fort. Avoir rencontré tous ces gens m'incite à donner moi aussi le meilleur de moi-même. […] J'ai la sensation que le lien entre le sumô et le Japon a été renoué. Je suis le 69ème yokozuna. 69 est un nombre qui ne s'écroule pas même si on le renverse. Alors que le 69ème yokozuna soit là dans ce genre de moments est peut-être le signe que le Japon ne s'écroule pas non plus. » ajoute le yokozuna Hakuhô, qui plaisante aussi à propos des séances d'autographe : « Je ne suis pas fatigué. Au contraire, ça a dû faire travailler certains petits muscles. ». Au Nagoya basho, le yokozuna tentera d'obtenir son huitième yûshô consécutif. « Je veux continuer à apporter mon soutien quand je serai rentré à Tôkyô. » et il pense à faire don de ses kenshô de Nagoya.
M. ITOH Yasushi/伊藤 康志 est le maire d'Ôsaki dans la préfecture de Miyagi (宮城県大崎市) qui abrite les onsen de Naruko/鳴子温泉 et il a lui aussi envie d'associer Hakuhô à la région : « J'aimerais qu'il accepte de devenir ambassadeur touristique d'Ôsaki. ». Il a déjà fait une demande officielle pour que le yokozuna viennent en visite de soutien les 17 et 18 juin. Hakuhô est déjà ambassadeur touristique de la préfecture de Tokushima, de Kirishima dans la préfecture de Kagoshima (鹿児島県霧島市) et de Takakawa dans la préfecture de Hokkaidô (北海道滝川市). M. ITOH a des arguments : « Le yokozuna n'a pas seulement un physique avantageux, il est devenu ce qu'il est en se consacrant sans relâche aux entraînements. C'est un destin qui fait rêver les enfants. », et surtout : « La préfecture de Miyagi compte un arrondissement qui s'appelle Miyagino/宮城野区, comme la heya du yokozuna. ».

Nikkan, Asahi, Hochi, DailySports

mardi 7 juin 2011

Tournée de soutien aux victimes du 11 mars : J04

Onagawa, préfecture de Miyagi (宮城県女川町) et Sendai, préfecture de Miyagi (宮城県仙台市)

Depuis le début de la tournée, Hakuhô effectue deux dohyô-iri et s'il espérait apporter ainsi un peu de réconfort moral il est ravi d'apprendre que la réalité dépasse ce à quoi il s'attendait et la signification purificatrice et apaisante du dohyô-iri. La première bonne nouvelle est venue de Mme SAGA Toshiko/佐賀敏子, 55 ans, la directrice de l'école primaire Yamadaminami où le yokozuna a fait son premier dohyô-iri samedi matin. Mme Saga a en effet informé la NSK par téléphone que : " Depuis que le yokozuna a fait son dohyô-iri, les répliques qui se produisaient chaque jour ont cessé comme par miracle.". En effet, depuis le terrible séisme du 11 mars, les répliques se succédaient quotidiennement à Yamada, comme dans de nombreux endroits du Japon. Autre motif de satisfaction pour Hakuhô et ses collègues, un peu partout, les gens venus les voir déclarent : "En venant voir les rikishi, nous avons pu retrouver des gens que nous n'avions pas revus depuis trois mois.".
Hakuhô : "On m'a dit que les répliques ont cessé à Yamada, je suis content. C'est aussi une bonne nouvelle que les gens puissent se retrouver grâce à nous. Je fais mon dohyô-iri comme dans les tournois officiels, j'y mets beaucoup d'énergie. Le dohyô-iri a une dimension purificatrice et peut-être que quelque chose de mon état d'esprit s'est transmis. C'est important que je continue à le faire consciencieusement jusqu'à la fin. Je ne peux pas me laisser aller."

A Onagawa, 700 personnes sont venues au stade assister au dohyô-iri et profiter du soutien de la NSK. "Nous ne pouvons pas tout faire mais nous tenions à faire ce qui nous était possible." a déclaré Kasugayama oyakata (春日山親方, 45 ans, ancien maegashira Kasugafuji/春日富士).

Poignées de main et
autographes,
le quotidien des rikishi
pendant cette tournée de soutien
Il y a un mois que l'ôzeki Baruto ne s'était pas adressé aux médias. Depuis ce troisième jour du tournoi d'évaluation où il avait qualifié l'épreuve de "tournoi d'amusement/遊びの場所" et avait reçu un avertissement de la NSK. Loin de ce malencontreux malentendu, aujourd'hui comme tous les jours depuis le début de la tournée, et malgré la chaleur qui dépassait les 30 degrés, il était présent et souriant auprès du public, dispensant à chacun des mots d'encouragement : "頑張ってください/Ganbatte kudasai.". Il a également fait part de ses impressions : "On reste vraiment sans voix (devant ces paysages). J'espère que toutes les victimes iront de mieux en mieux. J'aimerais bien leur transmettre ne serait-ce qu'un peu de courage.".

Hochi, Mainichi, Nikkan, Sponichi

Tournée de soutien aux victimes du 11 mars : la brigade du chanko

Un peu à l'écart des meilleurs du classement mais tout aussi populaires auprès du public, une quarantaine de jeunes rikishi se dévouent chaque jour à la confection du chankonabe. Ils ont été choisis par chaque heya, notamment parmi les natifs de la région, et sont répartis en deux groupes. Cette "brigade du chanko/ちゃんこ隊", vêtue de tee-shirt bleus, arrive environ quatre heures avant le gros de la troupe. Ceux qui officient en matinée quittent les lieux d'hébergement dès cinq heures du matin.
C'est Yôhô/友鵬, sewanin à l'Ôtake-beya, qui est chargé de mettre la touche finale et ajoute à la viande de poulet les légumes, sauce soja et autres ingrédients nécessaires. Les marmites de 90 centimètre de diamètre permettent de préparer 200 portions en une fois. Le premier jour, 2100 bols ont été distribués et 3600 le deuxième.

Deuxième jour à Ôfunato, autour de Kakuryû,
Gônoumi/剛乃海 et Kaorufuji/香富士
Yomiuri

lundi 6 juin 2011

Tournée de soutien aux victimes du séisme du 11 mars - J03

Kesennuma, préfecture de Miyagi (宮城県気仙沼市)

et le Russe Aran au service
Kotoshôgiku, Toyonoshima
Les rikishi continuent leur tournée de soutien à travers les préfectures les plus touchées par le tsunami du 11 mars. Descendant vers le sud, ils sont arrivés aujourd'hui dans la préfecture de Miyagi. Les visites se sont concentrées sur les collèges, où malgré la catastrophe, une nouvelle année scolaire débute.
Au collège Omose/面瀬中学校 de Kesennuma, visité le matin, 200 personnes attendaient les rikishi et tous les élèves ont assisté au dohyô-iri du yokozuna.
M. KANNO Toshio, professeur de sport : « Nous considérons cette visite comme faisant partie des cours d'éducation physique. La plupart des élèves voit des rikishi pour la première fois. En plus, les meilleurs rikishi sont là, et c'est la première fois pour Kesennuma. »
Hakuhô : « Nous devions aussi venir soutenir les jeunes qui auront la responsabilité de l'avenir. ».
Hômashô : « J'ai senti la force que ses gens ont mis à se relever pendant ces trois mois. Je suis certain qu'ils vont s'en remettre. »
M. MATSUZAKI/松崎, 50 ans, en chômage technique après la destruction de l'entreprise où il travaillait : « Cette journée m'a redonné de l'énergie. »

Kaiô et un bébé vêtu pour
l'occasion d'un keshômawashi
L'ôzeki Kaiô, qui est à une victoire du record de Chiyonofuji qu'il tentera de battre au Nagoya basho, est très actif auprès du public depuis le début de cette tournée. A Kesennuma, il a confié pour la première fois ses impressions sur cette plongée au cœur de la tragédie japonaise : « Je suis content d'être là en tant que rikishi en activité. Je suis heureux qu'au milieu de tant de douleur, les gens sourient et m'encouragent. Je ne dois jamais oublier ça. ». De fait, où que ce soit, la file d'attente de ceux qui souhaitent le saluer est longue et l'ôzeki est souriant et disponible pour chacun.
Malgré ses propres douleurs et blessures. Son dos, bien sûr, mais aussi depuis peu son genou gauche qui tend à s'engourdir. Les shiko sont difficiles, le simple fait de marcher aussi. Aujourd'hui, il a passé sept heures en bus et cinq heures debout auprès du public. Malgré tout, « Je ne peux pas me plaindre que j'ai mal ou que ça me démange. Je pourrai me soigner en rentrant à Tôkyô. Si je vais à Nagoya, ma forme va revenir, comme par miracle. ».
Le Nagoya basho sera retransmis par la NHK et beaucoup lui ont demandé s'ils le verront à la télé. Lui promet qu'il sera là pour battre le record : « Je suis ravi que les tournois reprennent. Dés que je serai rentré à Tôkyô, je vais me concentrer sur Nagoya. Il y a des gens qui sont impatients de voir du sumô et je dois donner le meilleur de moi-même. Ça me motive plus que la perspective du record. ».

Minamisanriku, préfecture de Miyagi (宮城県南三陸町)

Sous l'oeil de Homashô
A Minamisanriku, les rikishi ont rendu visite au collège Shizugawa/志津川中学校 où là aussi tous les élèves étaient présents pour le dohyô-iri.
Presque trois mois après la catastrophe, beaucoup vivent encore dans des refuges. Au collège, grâce à des associations caritatives, ils reçoivent du pain et des produits laitiers mais ne bénéficient pas de la nourriture nécessaire à des adolescents en pleine croissance. Ils se sont donc régalés du chanko débordant de viande et de légumes.
Le 12 mai, Shibatayama oyakata avait déjà rendu visite au collège et le directeur lui avait demandé : « Nous aimerions leur donner à manger de la viande et des légumes. ». Ce fut chose faite aujourd'hui et celui que son goût pour les sucreries a fait surnommer « l'oyakata sucré » avait aussi apporté 700 portions de gelée de melon de Yubari (région de Hokkaidô). Au total, 1200 bols de chanko ont été distribués aux collégiens et habitants.

A gauche, Gôeidô le novice
Après cette distribution, Hakuhô a effectué son dohyô-iri. Depuis le début de la tournée, le yokozuna Hakuhô en assure deux par jour et a décidé de se faire assister par des rikishi différents. Le premier jour, Kakuryû a fait office de tachimochi (porteur de sabre) et ce troisième jour, ce fut Gôeidô. « Ce sont les jeunes qui doivent porter le monde du sumô. J'aimerais qu'avec ce qu'ils auront appris ici, ils progressent dans le banzuke, ne serait-ce que d'un ou deux rangs. » explique le yokozuna. Quant à Gôeidô, il est satisfait : « Ca a été une bonne expérience. ».
M. WATANABE Testu/渡辺 哲, 48 ans, pisciculteur : « C'est vraiment enthousiasmant de voir le dohyô-iri de Hakuhô, il est très puissant. J'espère que l'industrie de la pêche reprendra vite à Minamisanriku et que je pourrai leur rendre leur chanko. ».

Nikkan, Asahi, Sponichi, Hochi, Yomiuri

dimanche 5 juin 2011

Tournée de soutien aux victimes du séisme du 11 mars - J02

Ôfunato, préfecture d'Iwate (岩手県大船渡市) et Rikuzentakata, préfecture d'Iwate (岩手県陸前高田市)

Kokonoe oyakata,
inoubliable Chiyonofuji
En ce deuxième jour de la tournée de la NSK en terres dévastées par le séisme du 11 mars, 3200 personnes, 1200 à Ôfunato et 2000 à Rikuzentakata, étaient venues à la rencontre des 20 rikishi. Kokonoe oyakata, directeur adjoint des jungyô et dont le souvenir laissé en tant que yokozuna Chiyonofuji reste très vivace, est aussi sollicité par le public que les plus populaires des rikishi. "Il est vraiment au-dessus des autres. Je suis contente qu'il soit venu." déclare Mme KUMATANI Chikako, 40 ans, qui a obtenu un autographe. "Pour les plus âgés comme pour les enfants, le sumô c'est lui.". ajoute M. KINOSHITA Kunio/木下邦男, le directeur de l'école primaire Takata. "Nous représentons la NSK. Nous serons ravis si tous ensemble nous pouvons apporter un peu de réconfort." répond la légende du sumô.


Le bus des rikishi dans les rues dévastées de Rikuzentakata
(on distingue Hakuhô à l'avant).

Face à la côte meurtrie,
dohyô-iri pour le repos de ceux qui ne sont plus
et pour l'avenir de ceux qui restent.


Hakuhô, face à la réalité
Hanamichi pour les rikishi
arrivant à Rikuzentakata,
Hakuhô, Kaiô et Harumafuji en tête
Rikuzentakata et Ôfunato sont de ces villes martyres en partie détruites par le tsunami. Une réalité qui a fortement impressionné le yokozuna Hakuhô qui, à Rikuzentakata, a fait son dohyô-iri avec les décombres sous les yeux, face à la côte dévastée : "On reste sans voix devant ce paysage. On ne doit jamais l'oublier. J'avais uniquement vu des images mais quand on y est, qu'on le voit en vrai, on ressent des choses très fortes, des sentiments nouveaux. Le plus dur c'est pour ceux qui restent et nous devons aller de l'avant pour eux. C'est une état d'esprit complexe mais j'aimerais faire revenir ne serait-ce qu'un peu de joie sur les visages. Je serais content de pouvoir redonner un peu d'espoir pour l'avenir.".
L'école primaire Takata où s'est déroulé le dohyô-iri du yokozuna à Rikuzentakata est surélevée mais sa cour a été touchée par le tsunami et l'eau est montée jusqu'au bâtiment de l'école.
Rikuzentakata est la ville dont la famille d'Owada, tsukebito de Hakuhô, est originaire. Il a perdu sa grand-mère et un cousin le 11 mars (ici). Le 24 mai, après le tournoi d'évaluation de mai qu'il a terminé à 6-1, il s'est rendu sur la tombe de sa grand-mère pour lui annoncer ce bon résultat. Devant l'état des lieux et les nombreux proches venus le voir, il s'est motivé : "Je suis né à Saitama mais Rikuzentakata est ma deuxième ville. Les gens d'ici m'encouragent et je dois continuer à faire de mon mieux.". Le yokozuna lui-même reconnaît que quelque chose a changé chez son collègue : "Depuis qu'il est venu à Rikuzentakata, son regard a changé. C'est le regard  de quelqu'un qui a envie de se battre et de gagner.".

Sanspo, Nikkan, Sankei, Hochi

samedi 4 juin 2011

Tournée de soutien aux victimes du séisme du 11 mars - J01 (v1)



Yamada, préfecture d'Iwate (岩手県山田町)

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Ôtsuchi , préfecture d'Iwate (岩手県大槌町)

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Kaiô et le jeune Yûya
« Ma maison a été emportée par le tsunami, je n'avais plus de papier pour les autographes. » explique M. ITOH Yasufumi/伊藤 康文 d'Ôtsuchi, qui a finalement obtenu un autographe de Kisenosato sur le dos de sa chemise et ajoute « Ca donne du courage pour redémarrer. ».
En effet, tous les supports sont bons, chemises, vestes, ... mais la palme de l'originalité revient à CHIYOKAWA/SENDAIGAWA? Yûya/千代川 勇也, un garçon de huit ans originaire de Yamada. Son vœu de s'entraîner avec les rikishi n'a pas été exaucé mais il a obtenu les autographes de Hakuhô et Kaiô sur son... mawashi. « C'est la première fois que je rencontre des rikishi, je suis très content. » s'est réjoui l'enfant qui a perdu ses grands-parents paternels dans la catastrophe. Avec son physique, 1,35m/61kg, et son nom, il pourrait d'ici quelques années intégrer la Kokonoe-beya (les caractères 千代, lus chiyo, sont typiques de la heya).
A Ôtsuchi, l'ôzeki Kaiô a rencontrer pour la deuxième fois les membres du club de sumô du collège de la ville. Il leur avait déjà rendu visite en avril en compagnie de Tomozuna oyakata. « En avril, il avait dit qu'il reviendrait et je suis ravi qu'il soit vraiment revenu. » a déclaré ÔGAYÛ Kaikû/大萱生 皆空, 13 ans et élève de deuxième année. Il a perdu sa grand-mère et son grand-père est porté disparu. « Je suis content d'avoir pu les voir. Je leur souhaite beaucoup de courage pour regarder vers l'avenir. » a compati Kaiô.

Sanspo, Dailysports
Photos : Mainichi, Asahi, Yomiuri, Sankei, DailySports, Jijicom, Hochi, Nikkan  

Danpatsushiki de Jûmonji

La danpatsushiki de Jûmonji (十文字, 34 ans, JÛMONJI Tomokazu/十文字友和, Michinoku) a eu lieu ce 4 juin au Ryôgoku Kokugikan. 250 personnes se sont succédées aux ciseaux, dont son camarade de promotion Sanoyama oyakata (佐ノ山親方, ancien ôzeki Chiyotaikai/千代大海). "Pour la vie qui m'attend à partir de maintenant, je vais me fixer des objectifs précis et m'y tenir." a déclaré celui qui fut maegashira.
Sur les 21 rikishi contraints à l'intai suite à l'affaire du yaochô, Jûmonji est le quinzième à avoir tenu sa danpatsushiki.

Sponichi, Toonippo

vendredi 3 juin 2011

Tournée de soutien aux victimes du séisme du 11 mars - programme

A la veille du début de la tournée de soutien aux victimes du séisme du 11 mars, une centaine de membres de la NSK a rejoint Morioka dans la préfecture d'Iwate. Parmi eux, les oyakata et une vingtaine de rikishi, dont le yokozuna et les ôzeki.
Pendant cinq jours, la tournée va visiter dix endroits dans les préfectures d'Iwate, Miyagi et Fukushima, gravement touchées par la catastrophe du 11 mars. "Si on nous le demande et si nous en avons le temps, nous irons visiter d'autres endroits." a déclaré Shiranui oyakata, responsable suppléant des jungyô. Pendant cette tournée, les rikishi seront privés de sorties nocturnes et devront modérer leur consommation d'alcool. "Cette tournée a une signification différente des jungyô habituels." a précisé le même Shiranui oyakata.
Le yokozuna Hakuhô, récemment réprimandé pour s'être montré en public en tenue inappropriée, est conscient de ses responsabilités : "Je dois faire deux dohyô-iri par jour et je vais m'appliquer.". On a par ailleurs appris que contrairement à ce qu'on avait craint, le yokozuna ne souffre pas du pied d'athlète.

Kaiô et Baruto dans le Shinkansen
  
Kaiô, Harumafuji, Hakuhô
et Baruto - gare de Morioka 
Baruto, Hakuhô et Harumafuji
arrivent à Morioka

Programme de la tournée de soutien aux victimes du séisme du 11 mars (東日本大震災巡回慰問)
Samedi 4 juin 11:00  Yamada, préfecture d'Iwate (岩手県山田町)
14:00  Ôtsuchi , préfecture d'Iwate (岩手県大槌町)
Dimanche 5 juin 11:00  Ôfunato, préfecture d'Iwate (岩手県大船渡市)
14:00  Rikuzentakata, préfecture d'Iwate (岩手県陸前高田市)
Lundi 6 juin 11:00  Kesennuma, préfecture de Miyagi (宮城県気仙沼市)
15:30  Minamisanriku, préfecture de Miyagi (宮城県南三陸町)
Mardi 7 juin 11:00  Onagawa, préfecture de Miyagi (宮城県女川町)
15:30  Sendai, préfecture de Miyagi (宮城県仙台市)
Mercredi 8 juin 11:00  Yamamoto, préfecture de Miyagi (宮城県山元町)
14:00  Shinchi, préfecture de Fukushima, arrondissement de Sôma (福島県/相馬郡新地町)
Activités Distribution de chanko
Dohyô-iri du yokozuna
Contacts avec le public (photographies, poignées de main, activités avec les enfants)
Distribution de serviettes et tee-shirts (10.000), cadeaux
Rikishi attendus
Yokozuna Hakuhô/白鵬
Ôzeki Kotoôshû/琴欧洲, Kaiô/魁皇, Baruto/把瑠都 et Harumafuji/日馬富士
San'yaku Kotoshôgiku/琴奨菊, Kisenosato/稀勢の里, Kakuryû/鶴竜 et Toyonoshima/豊ノ島
Gôeidô/豪栄道, Hômashô/豊真将, Tochiôzan/栃煌山, Kitataiki/北太樹, Aminishiki/安美錦, Okinoumi/隠岐の海, Takekaze/豪風, Aran/阿覧, Wakanosato/若の里, Tamawashi/玉鷲, Tochinoshin/栃ノ心

Hochi, Sanspo

mercredi 1 juin 2011

La reconversion de Shimotori

D'après un proche de son ancienne heya, Shimotori (霜鳥, SHIMOTORI Norio/霜鳥典雄, 33 ans, Tokitsukaze) a décidé de se reconvertir dans l'aviculture et devrait intégrer l'entreprise d'un membre de son club de supporters de Kyûshû. "Il sort de l'université agricole de Tôkyô (Tôkyô Nôdai Daigaku/東京農業大学 ou Tônôdai/東農大), il a donc quelques connaissances." a précisé la source.
La danpatsushiki de Shimotori a eu lieu le 22 mai, dernier jour du tournoi d'évaluation, à sa heya et le 30 il s'est rendu à Myôkô dans sa préfecture natale de Niigata (新潟県妙高市) pour saluer son club de supporters local. S'il a continué à nier les faits de yaochô qui lui sont reprochés, il est également apparu décidé à commencer une nouvelle vie.

Nikkan

Le Nagoya basho aura lieu

Remise du rapport : M. Murayama,
Hanaregoma rijichô et
le ministre Takaki
Hanaregoma rijichô et le rijichô externe Murayama ont aujourd'hui rendu visite au ministre de l'éducation TAKAKI Yoshiaki(高木義明文科相) et lui ont remis un rapport présentant les résultats de l'enquête sur le yaochô et les mesures de prévention ainsi que des propositions de réformes dans le cadre de la reconnaissance de la NSK comme institution d'intérêt publique/公益財団法人.
Le ministre a donné son accord pour la tenue du Nagoya basho, premier tournoi officiel depuis le Hatsu basho de janvier : "J'espère que pour tous les fans qui attendent avec impatience ce tournoi, vous vous concentrerez sur son organisation avec la plus extrême attention.".

Mainichi, Kyodo

mardi 31 mai 2011

Hakuhô aux pieds d'argile

En ce dernier jour du mois de mai, la Miyagino-beya a repris l'entraînement après une dizaine de jours de repos mais sans son chef de fil le yokozuna Hakuhô. "L'ongle ou la peau de son pied se décolle. Il vaut mieux qu'il ne pose pas le pied sur la terre. Je lui ai dit de ne pas venir aujourd'hui, ça ne serait pas raisonnable. Il va à l'hôpital. C'est peut-être un pied d'athlète, on ne sait pas." a déclaré Miyagino oyakata.
Interrogé hier après la journée d'étude donnée au Ryôgoku Kokugikan à propos de la reprise des entraînements, le yokozuna avait paru peu en forme : "Je vais voir avec la heya et décider.".
Hakuhô doit participer au jungyô de consolation (東日本大震災巡回慰問) dans le Tôhoku à partir du 6 juin et n'a donc que peu de temps pour se soigner.

Le pied d'athlète, ou tinea pedis, est une dermatomycose (infection de la peau par un champignon) qui touchent les espaces interdigitaux des pieds assez fréquente chez les sportifs en raison du confinement et de la transpiration. Les rikishi, qui pratiquent pieds nus, sont a priori à l'abri mais M. MIYASAKA Toshiyuki/宮坂 敏幸, directeur de l'infirmerie du Ryôgoku Kokugikan, met en garde : "Les rikishi vivent en communauté et doivent faire attention. Les champignons prolifèrent en particulier dans le bain (de style japonais/furo/風呂) et les pièces où il y a un point d'eau.". Le sol des dohyô abrite également des champignons qui peuvent générer des infections. "Habituellement, on guérit avec un traitement de quatre à cinq jours. Mais il y a aussi des cas où on doit être hospitalisé." ajoute M. Miyasaka.

Hochi, Mainichi

lundi 30 mai 2011

Danpatsushiki de Tochitenkô

Tochitenkô et
Kasugano oyakata
La danpatsushiki de Tochitenkô (栃天晃, SHIMAKATA Mamoru/島方 守, 44 ans, Kasugano) a eu lieu aukourd'hui à la Kasugano-beya. Une cinquantaine de personnes, dont l'ancien Kasugano oyakata (ancien yokozuna Tochinoumi/栃ノ海), a participé à la coupe du mage. Le détenteur du record de tournois (175) et dernier rikishi à avoir foulé le Kuramae Kokugikan part sans regret : "Je sentais qu'il était temps d'arrêter. Je suis serein.".

Sponichi

dimanche 29 mai 2011

Danpatsushiki en série

Kotokasuga et aux ciseaux
un autre sanctionné, Wakatenrô
Kôryû (光龍, 27 ans, Hanakago) et Kotokasuga (琴春日, 山田 桂吾/YAMADA Keigo, 33 ans, Sadogatake) se sont également séparés de leur mage en ce dimanche dans un hôtel.
La danpastsushiki du Mongol Kôryû s'est tenue à huis clos.
Kotokasuga refuse toujours de reconnaître les faits de yaochô qui l'ont conduit à se retirer : "Je ne veux plus y repenser.". Il compte se reconvertir dans la restauration.

A ce jour, environ la moitié des sanctionnés a coupé son mage.

Hochi

Danpatsushiki d'Asôfuji

Après celle de Kasugaô hier, la danpatsushiki de l'ancien maegashira, classé en jûryô en fin de carrière, Asôfuji (安壮富士, SUGINOMORI Kiyotoshi/杉野森清寿, 35 ans, Isegahama) a eu lieu aujourd'hui au Ryôgoku Kokugikan. Conformément aux souhaits de la heya, la presse n'a pas été conviée et la diffusion des informations a été limitée.
250 personnes ont participé à la coupe du mage, parmi lesquelles le petit frère Aminishiki (安美錦, 33 ans, Isegahama, O-Ms3) et le yokozuna Hakuhô, de la même Tatsunami ichimon, qui a déclaré : "Quand j'étais débutant, je me suis beaucoup entraîné avec lui. Il avait vraiment l'allure d'un ôsumôsan/お相撲さん (ndlr: terme à la fois respectueux et affectueux désignant les rikishi), stylé et élégant.".

Nikkan, Sankei