jeudi 22 avril 2010

Takanohana père honoré

La mémoire de l'ancien ôzeki Takanohana (貴ノ花), qui fut surnommé le "prince du sumô" et qui en tant que maître (Futagoyama oyakata) fit de ses fils les yokozuna Wakanohana III et Takanohana (貴乃花), sera honorée le 5 décembre à l'occasion du jungyô de Tagawa, préfecture de Fukuoka. D'après la NSK, il est très rare qu'un jungyô prenne une forme commémorative. Les supporters locaux sont les initiateurs principaux de l'évènement et Takanohana oyakata, fils cadet et héritier de la heya de son père, s'y est associé.
Takanohana était très lié à la ville de Tagawa. Il s'était notamment lié d'amitié avec M. IMAMIYA, sponsor du Tagawa jungyô de 1975. Trois ans plus tard, la ville avait vu s'ouvrir le seul restaurant de chanko du Japon autorisé à utiliser le shikona de l'ôzeki, et qui est devenu le quartier général des supporters locaux. Après la mort de Takanohana père, M. IMAMIYA a continué à soutenir le heya reprise par Takanohana fils.
Depuis la disparition de Takanohana père, il y aura cinq ans le 30 mai prochain, l'envie d'organiser un tel évènement commémoratif n'a fait que croître, et Takanohana fils, membre du comité d'organisation des jungyô jusqu'en février dernier, a beaucoup oeuvré pour que Tagawa puisse l'accueillir. C'est chose faite, le comité exécutif est formé depuis le 13 avril et a pu se mettre concrètement à la préparation.
Le jour même, des panneaux ont été placardés au gymase de Tagawa où se déroulera la journée et un autel  y a été érigé. Il est prévu que les rikishi viennent s'y recueillir. Par ailleurs, la veille de cette journée commémorative, les anciens de la Fujishimabeya (heya fondée par Takanohana après sa retraite et qui a fusionné avec la Futagoyamabeya de son frère aîné, le yokozuna Wakanohana I, quand celui-ci  fut atteint par la limite d'âge) se réuniront au restaurant de chanko Takanohana, où est également dressé un autel, pour une cérémonie funèbre. "Je crois que ce jungyô sera en parfaite communion avec les sentiments si chaleureux que les gens d'ici ont pour mon père." a déclaré Takanohana oyakata, le fils.

Source : Mainichi

mardi 20 avril 2010

La parade de Baruto

L'ôzeki Baruto s'est rendu en compagnie de son oyakata à la mairie d'arrondissement d'Ôta où il a été accueilli par le maître des lieux, M. MATSUBARA Tadayoshi. L'Onoebeya étant située dans cet arrondissement depuis août 2006, l'actualité de l'une est aussi l'actualité de l'autre et Baruto a de nouveau été félicité pour sa promotion au grade d'ôzeki : "C'est un honneur aussi pour l'arrondissement d'Ôta." a déclaré le maire. "Vous avez forci." a-t-il ajouté, ce à quoi Baruto a répondu : "C'est que la nourriture d'Ôta est bonne.".
Le maire a également assuré le nouvel ôzeki du soutien de toute la communauté locale. Evidemment, on espère de et pour lui d'abord un yûshô puis une promotion au rang de yokozuna. "Nous avons parlé avec Onoe oyakata de la possibilité de l'organisation d'un défilé en cas de yûshô." a révélé un proche de la mairie. Il y a environ trois kilomètres entre la gare de Kamata, où se trouve la mairie, et le quartier d'Ikegami, où se trouve la heya. Comme à son habitude, Baruto a répondu sur le ton de la plaisanterie : "Dans ce cas, il faudra transformer la voiture de l'oyakata en décapotable.". Il a aussi évoqué plus sérieusement le prochain tournoi, son premier en tant qu'ôzeki : "Je n'ai pas encore bien réalisé que je suis ôzeki mais je compte faire de mon mieux.".

La fin annoncée puis désannoncée de la Tatsunami ichimon

Les élections des riji du 1er février n'en finissent pas de faire des vagues. La Tatsunami ichimon va perdre sa pièce maîtresse. Tatsunami oyakata (41 ans, ancien komusubi Asahiyutaka, photo de droite) a en effet été identifié comme étant l'un de ceux qui ont votés, contre l'avis de leur ichimon, pour Takanohana oyakata lors des élections des riji du 1er février. L'ichimon s'est réunie en urgence en mars et a décidé de son excommunication. L'annonce officielle devrait être faite pendant le Natsu basho. Avec la dispartion de sa heya principale et éponyme (photo : le siège de la Tatsunamibeya, à Tsukubamirai dans la préfecture d'Ibaraki) dont est issu l'incomparable yokozuna Futabayama aux 69 victoires consécutives, la Tatsunami ichimon perdra aussi son nom (le nom d'Isegahama ichimon est évoqué). Quant à la Tatsunamibeya, elle risque certainement de se retrouver sans affiliation. C'est la plus importante crise qu'elle traverse depuis sa fondation en 1916.
D'après un proche de l'ichimon, celle-ci s'est réunie en urgence à Ôsaka le 22 mars, neuvième jour du Haru basho et a donc décidé de l'explusion de Tatsunami oyakata. Actuellement, et en attendant l'annonce officielle, il n'y a aucun contact entre l'ichimon et l'oyakata.
Lors des élections du 1er février, la Tasunami ichimon devait soutenir les candidatures de Tomozuna oyakata et Ôshima oyakata (Tatsuami oyakata appartenait à l'Ôshimabeya quand il était rikishi). Avec 20 voix, soit 10 pour chaque, ils étaient assurés d'être élus. Mais, sur les 20 voix prévues, deux sont allées à Takanohana oyakata, et Ôshima oyakata, avec seulement 8 voix, a perdu son siège.
Devant cette situation innatendue, l'ichimon s'est lancée après les élections à une chasse aux rebelles dans ses rangs. Le 2 février, Ajigawa oyakata s'est publiquement dénoncé. Les recherches pour identifier le second félon ont mis à jour le nom de Tatsunami oyakata qui a alors démenti : "J'ai voté pour Ôshima oyakata !". La thèse de sa trahison n'en a pas moins été retenue par l'ichimon et la voie à l'excommunication ouverte.
Il y a déjà eu des signes avant-coureurs de cette explusion. Tatsunami oyakata était en effet chargé à l'origine responsable de la deuxième journée du Haru jungyô (Tsu, préfecture de Mie, lundi 5 avril) mais il a été remplacé pendant le Haru basho par Kumagatani oyakata (Miyaginobeya, Tatsunami ichimon). D'après un proche, le sponsor de la journée est un supporter d'Ôshima oyakata et il ne tenait pas qu'un traitre en soit responsable. L'exclusion était dès lors acquise.
"J'ai eu vent de l'excommunication mais aucune décision officielle n'a été prise. Si je suis exclu de l'ichimon, je ne pourrai rien y faire." a déclaré Tatsunami oyakata.

[Alors que Sanspo publiait l'information traduite ci-dessus à l'aube de ce jour (5h au Japon, 22h en France), le même Sanspo, ainsi que Hochi, présentait en soirée (19h30 au Japon, 12h30 en France) ce qui ressemble à un démenti.]
Tatsunami oyakata continue à démentir la trahison dont on l'accuse : "J'ai voté pour Ôshima oyakata, je n'ai donc aucune intention de quitter l'ichimon. Il n'y a pas non plus de raison de m'exclure.". Tomozuna oyakata confirme : "Il n'est pas prévu de convoquer Tatsunami oyakata et ce qu'a rapporté la presse est totalement faux.". Takanohana oyakata reste lui prudent : "Je ne suis pas au courant des détails alors je ne peux rien dire actuellement.".

La Tastsunamibeya a été fondée en 1916. Elle a produit notamment les yokozuna Futabayama (né le 09/02/1912, en activité de mars 1927 à novembre 1945) et Haguroyama (né le 18/11/1914, en activité de janvier 1934 à septembre 1953) et l'ôzeki Nayoroiwa (né le 27/09/1914, en activité de mai 1932 à septembre 1954). Les trois hommes établiront la propérité de la heya et seront appelés "le triumvirat Tatsunami". Par la suite, les heya Isegahama, Takashima et Asahiyama l'ont rejointe pour constituer l'union Tatsunami-isegahama (Tatsunami-isegahama rengô) puis la Tatsunami ichimon, qui compte maintenant 10 heya.
[photo : le triumvirat Tatsunami et "dohyôiri team" du yokozuna Futabayama (au centre), le tsuyuharai Haguroyama (à gauche) et le tachimochi Nayoroiwa (à droite)]


Sources : Sanspo, Hochi, SumoReference

lundi 19 avril 2010

La NSK et les noms d'ancien

La NSK étant en réunion extraordinaire aujourd'hui et a annoncé son intention de réformer le règlement relatif à l'acquisition et à l'héritage des noms d'ancien afin de le rendre plus strict. Le nouveau règlement devrait être sitipulé lors de la réunion régulière des riji qui se tiendra après le Natsu basho.
Actuellement, outre les yokozuna et ôzeki, peuvent prendre un nom d'ancen les rikishi ayant été san'yaku au moins un tournoi ou makuuchi et/ou jûryô au moins 30 tournois. Sont pris en compte les résultats et la qualité des performances en tournois officiels mais aussi la contribution aux jungyô et autres manisfestations plus ou moins sportives comme le hanazumô, ainsi que la capacité à assumer le rôle de leader. Ces critères seront endurcis et l'attitude sur le dohyô et dans la vie privée sera également considérée. "A partir de maintenant on n'admettra plus quelqu'un simplement parce qu'il a les titres." a déclaré un de ceux qui ont participé à la réunion.

Source : Hochi

Dessine-moi un rikishi

La NSK a fait savoir aujourd'hui que dans le cadre de sa volonté de repopulariser le sumô auprès des enfants, un manga présentant l'histoire du sport national était en cours d'élaboration. L'ouvrage devrait être terminé d'ici septembre et sera distribué gratuitement au public de l'Aki basho.
C'est Ôyama oyakata (ancien makuuchi Daihi), qui enseigne depuis vingt-six ans au centre de formation du sumô, qui supervise alors que l'ancien rikishi sandanme Kototsurugi, dessinateur de son état, est en charge de l'illustration. Le livre s'intitulera "Histoire et culture du sumô" et il est prévu qu'il soit distribué également aux rikishi, avec une traduction dans leur langue maternelle pour ceux qui sont d'origine étrangère.
"Nous voulons expliquer de façon simple des choses comme la raison pour laquelle les rikishi font des shiko." a expliqué Ôyama oyakata. "C'est formidable pour améliorer l'implantation du sumô. Nous voulons faire comprendre, en particulier aux enfants, ce qu'est culturellement la voie du sumô (sumôdô) de notre pays." confirme Takanohana oyakata, directeur du centre de formation.

Source : Sanspo

dimanche 18 avril 2010

Haru jungyô 2010 : Iruma - jour 5

Pour sa cinquième et avant-dernière journée, le Haru jungyô faisait étape à Iruma, dans la préfecture de Saitama. Une fois encore, Baruto a été très acclamé et a porté dignement son nouveau rang d'ôzeki. A l'entraînement, il a livré douze combats, notamment contre Tochinoshin, Kisenosato et Tochiôzan, et les a tous remportés. Il a balayé Tosayutaka dès le tachiai, enflammant l'assistance. "Je suis en excellente forme, ça a été un très bon entraînement. J'aimerais que les jeunes soient un peu plus combatifs." a-t-il commenté l'attitude de Kisenosato et Tochiôzan.
Il a également facilement battu par oshidashi l'ôzeki Kotomitsuki et mis à mal l'ôzeki Harumafuji grâce à une projection. Par contre, il s'est incliné face au yokozuna Hakuhô.
Baruto a aussi évoqué sa rencontre de la veille avec le premier ministre : "Je lui ai serré la main. Il faisait froid mais ça a été très intéressant.".

Pour Hômashô (29 ans , Shikoroyama) et quelques autres, le son de cloche est quelque peu différent. Ils se sont en effet fait avertir par Hanaregoma oyakata en raison de leur manque de participation aux entraînements : "Je ne suis absolument pas satisfait. Ce sont toujours les mêmes qui participent à l'entraînement. Je crois qu'il va falloir que je continue à harceler les autres.".
Pour l'instant, et même si les récalcitrants sont régulièrement avertis depuis plusieurs années, l'attitude volontaire du nouveau responsable des jungyô n'a pas changé grand chose par rapport à l'époque de l'ancien responsable, Ôshima oyakata. Si la situation perdure, la NSK pourait prendre des mesures disciplinaires.

Source : Sanspo, Nikkan, Sponichi

La coupe Hakuhô en Mongolie

Après son entraînement du 16, le yokozuna Hakuhô a révélé qu'une coupe portant son nom sera organisée dans la capitale mongole. C'est la première fois qu'un rikishi en activité donne son nom à une compétition organisée hors du Japon.
L'an dernier, des enfants mongols étaient venus faire l'expérience du sumô dans sa heya et, depuis, l'envie du yokozuna de faire découvrir les merveilles du sumô aux enfants de son pays n'a fait que croître. Il souhaite aussi faire de cette compétition une occasion de contribuer à l'amitié entre le Japon et la Mongolie.
La compétition se déroulera à partir du 1er mai et durera un mois. Elle s'adressera à des garçons entre neuf et seize ans et on en attend 1000 venant de tout le pays. Trois compétitions par tranches d'âge seront organisées. Les finales auront lieu le 1er juin et Hakuhô sera présent à la remise des prix et ceindra les vainqueurs de la tsuna. Par ailleurs, une confrontation avec les yokozuna écoliers désignés par le  "Wanpaku zumô" (compétition nationale pour les écoliers japonais) organisé tous les étés est prévue pour le mois de décembre.
Asashôryû et la victorieuse
équipe de Mongolie

Fin août 2009, le yokozuna Asashôryû avait organisé une "Coupe Asashôryû" au Ryôgoku Kokugikan. Douze équipes y avaient participé et c'est l'équipe mongole qui l'avait emporté. Tournoi de bienfaisance, l'entrée en était gratuite. C'était la première fois qu'un yokozuna en activité organisait une telle manifestation.

Hochi

samedi 17 avril 2010

Baruto, le premier ministre et les cerisiers en fleurs

Continuant à voguer sur la vague de la popularité, le nouvel ôzeki Baruto était convié ce matin par le premier ministre HATOYAMA Yukio à admirer les cerisiers en fleurs du parc impérial Shinjuku gyôen. Outre l'ôzeki estonien, quelque 10.000 personnes, issues des milieux politico-financier, sportif ou artistique, ont participé à la "sakura o miru kai" (rassemblement pour admirer les cerisiers en fleurs).
Le temps, lui, n'était pas de la partie. Il avait neigé jusqu'à l'aube, le froid était hivernal et la pluie glaciale, symbolisant la difficulté de la période que traverse le pouvoir politique japonais. Pendant le discours de salutation du premier ministre, la pluie s'est atténuée et le soleil a finalement dardé ses rayons. "Nous traversons actuellement des temps difficiles. Mais nous éspérons que notre volonté de réforme nous propulsera vers l'avant. Nous voulons faire éclore des fleurs de cerisiers dignes de cette nouvelle ère." a déclaré M. HATOYAMA Yukio qui s'est promené pendant environ une heure trente dans le jardin impérial.

Source : Hochi

vendredi 16 avril 2010

Kotoôshû à l'université

L'ôzeki bulgare Kotoôshû a tenu sa première conférence devant 1200 étudiants de première année de l'université internationale Jôsai (Jôsai kokusai daigaku) sur le campus de Tôgane dans la préfecture de Chiba près de Tôkyô. Le rikishi a parlé pendant un quart d'heure sur le thème "De l'Europe au monde du chanko". "C'était la première fois alors j'étais nerveux." a déclaré Kotoôshû, trempé de sueur. Il a par ailleurs été étonné et ravi de recevoir un renfort qu'il n'attendait pas. Profitant de la conférence, un fan club a en effet été constitué, regroupant 40 étudiants. Le président de l'association, un étudiant chinois de troisième année, veut aller plus loin : "J'aimerais rassembler une centaine de personnes et que nous allions à chaque tournoi.". "C'est la première fois qu'une chose aussi agréable et gentille m'arrive." a remercié Kotoôshû les yeux brillants.

Source : Mainichi

jeudi 15 avril 2010

Takanohana, son clan, ses idées

Takanohana oyakata continue à constituer son clan. Des entraînements collectifs seront organisés entre les heya qui ont fait sécession pour se rallier à lui. Dès avant le Natsu basho, ils auront lieu à la Magakibeya et incluront également l'Ônomatsubeya et l'Ôtakebeya. "Nous organisons les premiers chez Magaki oyakata (ancien yokozuna Wakanohana II), le plus ancien d'entre nous. Ensuite, ce sera à tour de rôle dans chaque heya." a déclaré Takanohana oyakata.

Le jeune oyakata-riji a également exposé pour la première fois publiquement certaines des idées réformatrices dans l'espoir desquelles il a été élu en février. En tant que responsable du centre de formation du sumô, il a expliqué son plan en faveur de l'aide à la reconversion des anciens rikishi. Il l'a fait alors que, dans le cadre de la promotion du sumô, il visitait des écoles primaires d'Iruma, dans la préfecture de Saitama (photo).
"Nous n'en sommes encore qu'à la mise en forme du projet, mais si le centre de formation pouvait servir de marchepied pour leur seconde vie, ce serait bien. Ca concerne tous les rikishi." a-t-il déclaré tout en donnant quelques exemples concrets. La première idée de Takanohana s'inscrit dans une réforme plus large du Ministère de l'Education nationale japonais qui va rendre obligatiore à partir de 2012 l'enseignement de disciplines japonaises traditionnelles (budô) au collège. Le sumô étant une de ces disciplines, il aimerait former des instructeurs certifiés par la NSK qui participeraient à l'enseignement et, dans l'idéal, développeraient une vraie vocation de professeur de sumô. Il envisage en outre une formation de cuisinier pour ceux qui voudraient travailler notamment dans des restaurants de chanko.
Un pour cent des rikishi devient sekitori et atteint donc les divisions salariées. Beaucoup prennent leur "retraite" dans leur vingtaine, certains ayant arrêté leur scolarité avant le lycée et leur reconversion est un réel problème. "S'il y a une vraie possibilité de vie après le sumô, les parents seront rassurés et confieront plus facilement leurs enfants au milieu du sumô." a conclu Takanohana oyakata, indiquant que le but de ses réformes était aussi d'accroître le nombre de recrues.

Sources : Sanspo, Yomiuri

mercredi 14 avril 2010

Hakuhô, ceux qui arrivent, ceux qui partent

Hakuhô a des états d'âme et des sentiments mitigés. D'une part il se réjoui de l'arrivée de shindeshi (nombre et identités inconnus pour l'instant) pour la première depuis le Haru basho 2009 et l'intégration de Hakkairyû : "En tant que leader de la heya, je veux servir de guide.".
D'autre part, il est attristé par le départ d'Ajigawa oyakata qui s'est occupé de lui depuis son arrivée à la heya. Si le changement de nom d'ancien de ce dernier est entériné par la NSK, il quittera la heya. Dans le cas contraire, il pourrait finalement démissionner : "C'est comme un grand frère et j'espère pouvoir continuer à le voir.".

Source : Hochi

Harumafuji fête ses 26 ans

Harumafuji a eu 26 ans ce 14 avril. Après l'entraînement, il a reçu des cadeaux de la part de fans venus y assisté. Souriant et de bonne humeur, il a également signé des autographes (photo).
L'ôzeki mongol de l'Isegahama a bien sûr eu droit à son gateau, et même à plusieurs depuis quelques jours. Il souhaite bien sûr mettre à profit cette année.


Source : Nikkan

Ajigawa oyakata reste mais déménage

Ajigawa oyakata est l'un des félons qui ont voté pour Takanohana oyakata lors des dernières élections des riji (ici). Il avait dans un premier temps envisagé de démissionner mais il a finalement entamé la procédure pour pouvoir changer de nom d'ancien et rejoindre le groupe de Takanohana et plus précisément l'Ôtakebeya.
Il a déposé aujourd'hui sa demande auprès de la NSK afin de prendre le nom d'ancien Nishikijima qui  appartient à Shimotori (Tokitsukazebeya et ichimon) et est actuellement emprunté depuis mai 2007 par l'ancien maegashira Zaonishiki.
L'affaire se complique en raison des circonstances dans lesquelles Shimotori a acheté le nom, au moment où l'actuel Tokitsukaze oyakata a repris la heya après que son prédécesseur ait été révoqué puis condamné suite à la mort d'un de ses shindeshi. Au final, la NSK ne serait pas en possession du certificat de ce nom d'ancien, ce qui contrarie l'aboutissement de la demande d'Ajigawa oyakata.

mardi 13 avril 2010

Okinoumi, retour triomphal

Okinoumi (隠岐の海,24 ans, Hakkaku), premier natif des îles Oki et premier natif de la préfecture de Shimane depuis 88 ans à avoir atteint la division makuuchi (ici), et qui a obtenu le kachikoshi pour son premier tournoi dans cette division, est retourné dans sa région natale pour la première fois depuis sa promotion. Il s'est rendu à son ancien lycée, le lycée maritime Oki (Oki suisan kôtô gakkô), et au centre culturel d'Okishima , où il a été accueilli avec enthousiasme par la population. Okinoumi a de son côté promis d'être encore meilleur au Natsu basho.
Okinoumi au lycée,
Au lycée environ 200 personnes, lycéens et personnel enseignant, s'étaient rassemblées dans le gymnase et ont salué l'entrée du rikishi par des applaudissements très nourris. "La réussite d'Okinoumi apporte du rêve, de l'espoir et de la confiance à nos élèves." a déclaré M. TAKAGI Hironobu, le directeur de l'établissement.  M. YOSHIYAMA Osamu, qui l'a entraîné pendant ses trois années de lycée, s'est montré confiant : "Obtenir le kachikoshi lui a sûrement donné confiance. Ca ira pour la suite.". TAKAMIYA Oai, 17 ans, en troisième année, président de l'association des élèves et membre du club de sumô, a exhorté son aîné : "Quel que soit l'adversaire, attaquez le de front. Nous sommes tous unis et solidaires pour vous soutenir alors nous espérons que vous créerez la sensation dans le monde du sumô.". "Dans la première partie du tournoi, je n'étais pas en forme et j'ai eu des pensées pénibles. Mais à la fin, j'ai réussi à obtenir le kachikoshi, coûte que coûte. Mon objectif pour le prochain tournoi est d'obtenir un prix.". a répondu Okinoumi aux élèves, qui lui ont remis un bouquet de fleurs et posé des questions. "Ce qui vous permet de devenir plus fort ? Croire avant tout à la devise des rikishi shingitai (esprit, technique, physique)." "Ce qui vous aide dans les moments difficiles ? Le soutien de mes parents et de gens de mon entourage."
et au centre culturel.
Le soir, une réunion en l'honneur de sa promotion et de son premier kachikoshi était organisée par l'association des supporters des rikishi d'Oki au centre culturel. 500 personnes étaient présentes. "Nous vous adressons les encouragements de tous les îliens et des habitants de la préfecture de Shimane pour l'avenir." a salué M. FUJIMURA Kazuo, président de l'association. "C'est grâce à votre soutien que j'ai pu obtenir les huit victoires." a remercié le rikishi. Il a associé son cadet de sandanme Okinofuji (22 ans, Hakkaku également, originaire d'Okishima également, qui combattait jusqu'au Hatsu basho sous son nom Takedani, ici) à ses espoirs : "Je veux revenir et que Takedani soit jûryô et moi san'yaku.".
Dans la journée Okinoumi a également été reçu par M. le maire MATSUDA Kazuhisa. Dès le 14, il sera de retour à Tôkyô pour continuer le jungyô.

Sources : Saninchuo, Asahi

Baruto reprend l'entraînement à la maison

Après les premières journées du Haru jungyô passées entre les préfectures de Saitama et Kanagawa, l'ôzeki Baruto a repris l'entraînement dans sa heya aujourd'hui, avec quelques légers exercices uniquement. Il attaquera les choses sérieuses en entraînement à l'extérieur : "Ce sera mon premier tournoi depuis que je suis devenu ôzeki alors je serai sûrement nerveux et tendu. Mais j'ai l'intention de faire de mon mieux.". Comme souvent il a plaisanté : "J'irai m'entraîner à la Tetsuko no heya (talk show animé par la très célèbre KUROYANAGI Tetsuko). Sinon, peut-être à la Kasuganobeya.".
Comme tout yokozuna et ôzeki, Baruto a maintenant droit à son bentô (repas prêt à emporter) qui sera mis en vente à partir du Natsu basho au prix de 1050 ¥. Le responsable de la commercialisation lui a rendu visite et Baruto a goûté et approuvé (photo). Au menu, des sardines, que l'ôzeki affectionne depuis son enfance en Estonie, et d'autres mets qu'il a appris à apprécier au Japon, comme les takoyaki (boulettes de pâte fourées de poulpe, spécialité d'Ôsaka) et le menchikatsu (croquette) de thon.

Source : Nikkan

Takamisakari a acheté son nom d'ancien


Takamisakari (33 ans, Azumazeki) a officiellement acquis le nom d'ancien Furiwake le 7 avril et la nouvelle a été officiellement annoncée aujourd'hui. Pour l'instant, ce nom d'ancien est emprunté par l'ancien yokozuna Musashimaru depuis octobre 2008. "Je suis encore en activité alors je pense surtout à ce qui concerne le dohyô. Mais de cette façon, je vais pouvoir me concentrer sur mon sumô et me donner au maximum." a déclaré Takamisakari.
Takamisakari, qui a appartenu au club de sumô de l'université Nichidai, fut yokozuna universitaire. Il a débuté au Haru basho 1999 comme makushita 60 tsukedashi. Il a atteint son rang maximal, komusubi est, à l'Aki basho 2002, remporté par Musashimaru. Lors du dernier tournoi, il était O-M12 et a terminé makekoshi à 7-8.

Source : Sanspo

samedi 10 avril 2010

Haru jungyô 2010 : Fujisawa - jour 4

Le Haru jungyô, qui visite comme à l'accoutumée les régions du Kansai et du Kantô, faisait halte pour sa quatrième étape à Fujisawa, dans la préfecture de Kanagawa. Fujisawa reçoit le Haru jungyô depuis 1992 et cette année, la municipalité fêtait le 70ème anniversaire de sa constitution. En marge des activités liées au sumô, une opération de don du sang, entre autres, était organisée. Le public et les rikishi pouvaient y contribuer.
Un des moments privilégiés qu'offrent les jungyô est l'affrontement entre rikishi et enfants. Une vingtaine d'écoliers de la ville a donc affronté trois rikishi dont Takamisakari, le chouchou du public. Ceci reste d'ordinaire bon enfant, mais cette-fois, Takamisakari a été quelque peu bousculé. Alors que les deux autres rikishi se débarrassaient tranquillement de leurs mini-adversaires, l'un des enfants, un collégien plutôt bien bâti, s'est farouchement accroché à lui, se focalisant sur ses jambes et tentant une projection (photo de gauche). Les choses ont pris une tournure plus sérieuse et l'homme et l'enfant se sont finalement retrouvés en bas du dohyô. Le genou droit de Takamisakari, déjà blessé par le passé, a pris un coup qui a provoqué une grimace de douleur chez le rikishi qui a néanmoins pris sur lui. Il est retourné sur le dohyô, a continué à jouer le jeu, réjouissant le public de mimiques et gestes accentués. Heureusement pour lui, l'incident ne devrait pas porter à conséquence pour le Natsu basho du mois prochain.
Sur le moment, Hanaregoma oyakata, responsable des jungyô, a mis Takamisakari en garde afin qu'il ne blesse pas le collégien : "Avec lui, on ne sait jamais si c'est pour plaisanter ou pas.". Après l'entraînement, il était ravi : "Ce sera un grand souvenit pour les enfants. C'est très bien pour les relations avec le public.". Apparemment contrarié, Takamisakari a brièvement commenté l'incident : "Je n'ai pas trop mal, ça va. Quand mes jambes ont été attaquées, j'ai perdu l'équilibre et je suis tombé en bas du dohyô, c'est tout.".
En dehors des combats et entraînements, de nombreuses démonstrations et attractions sont proposées lors des jungyô. Le public a été particulièrement intéressé par la tsunashime (pose de tsuna, la ceinture tressée que portent les yokozuna) à laquelle Hakuhô s'est prêté, assisté de cinq tsukebito (photo de droite).
Quant aux ôzeki, ils se sont montrés aussi à leur avantage. Tous sauf Kaiô étaient présents et sont restés invaincus. A eux quatre, il ont livré 39 combats : 8 pour Kotomitsuki, 11 pour Kotoôshû et 8 pour Harumafuji. Le nouvel ôzeki Baruto, qui continue à focaliser l'attention, a fait le plus avec 12 combats. Il a dominé notamment Tochinoshin (photo de gauche) et surtout les rikishi et espoirs "made in Japan" Tochiôzan et Kisenosato : "Maintenant que je suis ôzeki, je dois tout faire pour gagner, même pendant les jungyô, et je suis un peu tendu. J'ai l'impression d'être en tournoi officiel.". "Il met plein d'énergie dans les entraînements. On sent sa confiance en lui." a approuvé Hanaregoma oyakata.
C'est ce même Baruto qui a remporté le tournoi du jour dans lequel seize des meilleurs rikishi de division makuuchi étaient engagés. Il a notamment battu au premier tour Kotoshôgiku et en finale le yokozuna Hakuhô. "Après le tournoi de mai (Natsu basho), et si j'ai eu de bons résultats, j'aurai enfin l'impression d'être devenu ôzeki." a conclu l'Estonien, dont la victoire a été très acclamée.

lundi 5 avril 2010

Veillée funèbre pour le 28ème KIMURA Shônosuke

La veillée funèbre de GOTÔ Satoru, 28ème tategyôji KIMURA Shônosuke, mort le 1er avril (ici) a eu lieu ce jour. D'après un proche de la NSK, une centaine de personnes est venue se recueillir et prier pour le repos de l'âme du "gyôji de l'ère Heisei" (1989-).
L'ancien yokozuna Akebono était présent, reconnaissant : "M. Gôto a connu beaucoup de yokozuna et il m'en a parlé afin que je comprennne mieux ce que cela représentait. Il m'a appris tant de choses que je ne saurais en faire le compte.".

Source : Mainichi

Haru jungyô 2010 : Tsu - jour 2

La deuxième journée du Haru jungyô s'est déroulée à Tsu, pour la première fois depuis onze ans. 3200 personnes avaient fait le déplacement et le gymnase municipal était rempli.
Hanaregoma oyakata, nouveau responsable des jungyô depuis février, a rappelé les sekitori à l'ordre (photo). A 8h30, il les a rassemblés et leur a parlé une dizaine de minutes : "Grâce aux jungyô, vous receveez de l'argent des sponsors. Participer aux entraînements est une obligation. Il est interdit de rester dans les vestiaires à dormir toute la matinée.". Les "trois règles des jungyô" sont (1) ne pas faire la grasse matinée (2) venir aux entraînements et (3) être sérieux dans les combats. La tendance générale est de rendre Asashôryû responsable de la déliquescence dans laquelle les jungyô était tombés.
S'en est suivi un entraînement où le yokozuna et les ôzeki se sont montrés énergiques. Et même trop. Harumafuji a en effet été averti pour un coup de coude "honteux" donné à Okinoumi. Kotoôshû a lui été averti pour son attitude face à Tosayutaka, qui l'a défait lors du Haru basho.
A la fin de la journée, tout le monde a rejoint la capitale. La prochaine étape y aura lieu vendredi, au temple Yasukuni.

Sources : Sanspo, Mainichi

dimanche 4 avril 2010

Haru jungyô 2010 : première journée au Ise jingû

Le Haru jungyô, qui se déroulera sur six journées jusqu'au 24 avril, a débuté aujourd'hui au Ise jingû (伊勢神宮) situé dans la préfecture de Mie (三重県).
C'était la première sortie officielle de Baruto en tant qu'ôzeki et il a été abondamment acclamé par les spectateurs. Il a avoué ne pas être encore habitué à être appelé ôzeki : "J'ai encore l'impression que ce n'est pas moi.".
Dans la matinée, les plus haut gradés, du yokozuna aux komusubi, se sont présentés en keshomawashi au temple (photos). L'après-midi a été consacrée au tournoi des rikishi de makuuchi. C'est Baruto qui l'a emporté en battant Toyonoshima en finale. Il a pratiqué son sumô tout en puissance.

Sources : Sanspo, Mainichi