dimanche 17 avril 2011

Séisme : soutien aux enfants

Les rikishi sont très présents auprès des victimes du séisme du 11 mars réfugiées à Tôkyô et dans sa région. Aujourd'hui, le yokozuna Hakuhô était présent à Shibuya parmi les enfants pour le traditionnel hisser de koinobori (bannière en forme de carpe).

La main d'une fillette victime du séisme dans celle
du yokozuna Hakuhô. Une image du sumô que l'on aimerait
être celle de ce qu'il est réellement.

Danpatsushiki de Kyokunankai

Avant la cérémonie, Kyokunankai
entouré de Hakuhô et Ôshima oyakata 
KEN Hirokazu, armé pour
sa deuxième vie.
Après celle Chiyohakuhô hier, la danpatsushiki de Kyokunankai (旭南海, 33 ans, Ôshima) a eu lieu aujourd'hui dans un restaurant de Tôkyô en présence de 150 personnes. Parmi elles, son maître Ôshima oyakata, le yokozuna Hakuhô, de la Tatsunami ichimon comme lui, et Aminishiki mais également d'autres sanctionnés tels Asôfuji (frère d'Aminishiki), Kotokasuga ou encore Wakatenrô. En larmes après que son maître ait tranché son mage, il a déclaré : "Je suis très reconnaissant. Je vais faire de mon mieux dans ma deuxième vie.". Hakuhô a salué la carrière de son ancien collègue d'un "otsukaresama"*.
Interrogé par les journalistes sur son avenir, le désormais redevenu KEN Hirokazu/健 博一 a répondu : "Le catch ? Je ne sais pas encore mais c'est une des choses auxquelles je réfléchis.".

Kyodo

Otsukaresama/お疲れさま : expression formelle qui évoque l'idée du travail bien accompli.

samedi 16 avril 2011

Danpatsushiki de Chiyohakuhô

Avant et
après
La danpatsushiki de Chiyohakuhô (千代白鵬, 27 ans, Kokonoe) a eu lieu aujourd'hui. Bien que la NSK ait accepté de prêter le Ryôgoku Kokugikan, d'une capacité de 11.000 personnes, pour les danspatsushiki des rikishi sanctionnés, elle s'est déroulée en privé dans un hôtel de Tôkyô où Chiyohakuhô a accueilli 200 à 300 personnes, famille, proches et sponsors.
Chiyohakuhô a commencé la cérémonie par des excuses, "Je m'excuse d'avoir causé autant de problèmes.", et des remerciements, "Je vous remercie pour cette journée, je vous remercie pour cette danpatsushiki.". Le rikishi a eu les larmes aux yeux du début à la fin et quand Kokonoe oyakata, le maître, a donné l'ultime coup de ciseau, lui non plus n'a pu  retenir ses larmes.
A la sortie de l'hôtel, après la cérémonie, la presse a pu découvrir le désormais KAKIUCHI Daiki/柿内 大樹, en costume de ville et le cheveu coupé très court, qui a refusé de répondre aux questions : "Je n'appartiens plus à la NSK.".

Hier, 15 avril, alors qu'il rendait visite à la NSK pour des raisons professionnelles, il avait été plus bavard avec les journalistes, assurant notamment Sôkokurai de son soutien (il a par contre témoigné avoir participé à des combats truqués avec Hoshikaze) et avouant ses doutes quant à la décision de la NSK de verser leurs indemnités de départ aux deux rikishi, qui ont refusé de se retirer et été licenciés. Il a également donné quelques précisions sur ses entrevues avec le comité spécial : "C'était du genre : 'Si vous parlez, vous recevrez vos indemnités.'.".
Rappelons que Chiyohakuhô a rapidement avoué sa participation au yaochô et bénéficié de la clémence des riji en étant sanctionné de deux ans de suspension uniquement. Il a néanmoins décidé de se retirer.

24 des 25 sanctionnés portaient encore le mage (étaient en activité) et la danpatsushiki de Chiyohakuhô est la première sur la liste préparée par les oyakata qui seront présents comme le veut la coutume.

Mainichi, Sanspo

D'après une des sources, Kiyoseumi (清瀬海, 26 ans, Kitanoumi) aurait lui aussi coupé son mage.

Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai : pas de yushôgaku

Les éditions Mainichi shimbun, sponsor habituel, ont annoncé qu'en raison de l'annulation du Natsu basho, les cérémonie de présentation et d'inauguration du yushôgaku (portrait de vainqueur, en l'occurrence Hakuhô) du Hatsu basho 2011, prévues respectivement les 7 et 8 mai, n'auraient pas lieu.
De même, il n'y aura pas de pas de yushôgaku pour le Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai.

Mainichi (2011-04-13)

vendredi 15 avril 2011

Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai : billets

La NSK a annoncé le mode de distribution des tickets pour le "Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai" (5月技量審査場所). Le tournoi étant gratuit, ce point avait suscité quelques inquiétudes. La NSK a opté pour une distribution préalable. Si des billets devaient rester, ils seraient alors distribués le jour correspondant du tournoi.
L'attribution des billets se fera d'une part par tirage au sort et d'autre part par distribution par ordre d'inscription.
Les inscriptions à la loterie sont ouvertes du 23 au 25 avril par téléphone ou internet. Les résultats seront connus et les billets mis en circulation les 27 et 28 avril.
L'inscription pour la distribution par ordre d'inscription se fera à partir de 10h le 29 avril. Afin d'éviter tout trafic, on ne pourra s'inscrire qu'une fois et obtenir au plus quatre billets.
"La distribution le jour même aurait rassemblé beaucoup de gens autour du Kokugikan et causé des problèmes de sécurité." a expliqué Dewanoumi oyakata. Aucun alcool ne sera vendu sur place : "Si des gens introduisent de l'alcool, s'enivrent et causent des troubles, ils seront priés de quitter la salle.".
La possibilité de s'inscrire par téléphone est un geste de sollicitude envers les personnes âgées, comme l'a précisé un membres de la NSK : "C'est la première fois qu'un tournoi est gratuit. Alors, pour que les personnes âgées qui ne sont pas habituées à internet puissent venir, nous avons réfléchi à une méthode qui n'est pas la meilleure mais quand même mieux.".

Mainichi

jeudi 14 avril 2011

Yaochô : Hoshikaze parle

Hoshikaze et maître Kitamura
Hoshikaze a lui aussi donné une conférence de presse où, accompagné de son avocat maître KITAMURA Haruo/北村晴男, il a fait état d'intentions similaires à celles de Sôkokurai.

Q : Que souhaitez-vous dire en tout premier lieu ?
Hoshikaze : Je n'ai jamais participé au yaochô. Je m'en remets maintenant à la justice pour le démontrer.

Q : Allez-vous percevoir vos indemnités de départ ?
Maître Kitamura : Nous n'allons pas les recevoir en tant qu'indemnités de départ. Nous allons établir une déclaration écrite selon laquelle nous les recevons comme salaires des mois d'avril et mai.

Q : Le procès pourrait durer longtemps, comptez-vous remonter sur un dohyô ?
Hoshikaze : Je suis innocent alors je souhaite revenir rapidement sur un dohyô.

Q : Le témoignage de Chiyohakuhô reçu par les riji est-il considéré comme une preuve ?
Maître Kitamura : Il est très fréquent que des gens, soumis à la contrainte ou influencés, fassent des témoignages qui ne reflètent pas la réalité. Il est nécessaire de les vérifier.

Kyodo

Yaochô : Sôkokurai continue la lutte

Cet après-midi, Sôkokurai
en conférence de presse
Licencié avec paiement des indemnités de départ ce matin par la NSK, Sôkokurai a annoncé en conférence de presse cet après-midi qu'il continuait la lutte en justice. Il réclame la reconnaissance de son innocence et l'annulation de son licenciement. Les procédures, incluant une pétition réclamant son maintien provisoire en tant que rikishi, seront mises en route d'ici une à deux semaines. Décidément très en colère, Sôkokurai renonce aux paiement de ses indemnités, estimées à 5.290.000 yen (environ 50.000 euros) : "Je n'ai jamais participé au yaochô. Je le prouverai par les voies judicaires.".

Q : Avez-vous participé à des combats truqués (yaochô) ?
Sôkokurai : Depuis que je suis arrivé au Japon il y a huit ans, je n'ai jamais pratiqué ce genre de sumô. Je n'ai jamais participé à des combats truqués.

Q : Recevrez-vous vos indemnités de départ ?
Sôkokurai : Je n'ai pas l'intention de les accepter. Ce n'est pas le problème. Une fois de plus, ce que je veux c'est une enquête correcte.

Q : Qu'est-ce qui ne vous satisfait pas dans l'enquête ?
Entouré de ses avocats
Sôkokurai : A partir du deuxième entretien, on m'a reconnu coupable et on n'a pas écouté ce que j'avais à dire. Je n'ai même pas pu répondre. Je vais m'en remettre aux avocats pour que mon innocence soit établie.

Q : A propos d'un retour sur les dohyô ?
Sôkokurai : Bien sûr, c'est ce que je veux. Je n'ai pas l'intention de couper mon mage. Mais tout ceci est arrivé si vite que pour être honnête, en ce moment je ne sais pas quoi penser.

Q : Comment allez-vous vivre maintenant ?
Sôkokurai : Comme j'habite à la heya, je serais reconnaissant si l'oyakata veut bien continuer à m'accueillir.

Kyodo, Sanspo

Yaochô : licenciés mais payés

Ce matin,
Hoshikaze
et Sôkokurai,
informés de leur
licenciement.
Comme prévu, les riji ont prononcé ce matin une sanction de licenciement contre Sôkokurai et Hoshikaze. Les deux hommes recevront néanmoins l'intégralité de leurs indemnités de départ. Chose surprenante dans le cadre d'un licenciement, qui donne du grain à moudre à la polémique sur la façon dont cette crise a été gérée et de quoi avoir des regrets à ceux qui se sont soumis.

Sanspo, Mainichi

mercredi 13 avril 2011

Yaochô : le plaidoyer d'Arashio oyakata

Le site de l'Arashiobeya (http://www.arashio.net), à laquelle appartient Sôkokurai, est détaillé et régulièrement mis à jour. Il donne une image positive du sumô et de ce qu'est une heya. Depuis le début de l'affaire Sôkokurai, il est transformé pour prendre fait et cause pour le rikishi. Actuellement, en accueil, une page sobrement blanche qui retrace les faits et explique pourquoi la heya soutient son rikishi (traduction ci-dessous). Elle permet de lire et envoyer des messages de soutien et donne des liens vers notamment un blog et Twitter, ...

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Pourquoi l'Arashiobeya relaie l'innocence de Sôkokurai

Depuis 2003, Arashio et Sôkokurai vivent ensemble, Arashio a tout appris à Sôkokurai. Ils ont rit et pleuré ensemble, ils ont partagé les bons et les mauvais moments. Ce sont les relations entre un maître (shishô/師匠) et son élève (deshi/弟子) dans le sumô. L'élève est tout pour le maître. Aujourd'hui que l'honneur de cet élève est injustement sali, qu'il est bafoué sans raison dans son statut social, qu'on lui vole un avenir brillant, le maître se doit de le protéger et le défendre par tous les moyens.

En outre, Sôkokurai n'est pas le seul élève d'Arashio. A ses autres élèves aussi, en tant que maître, il veut tout apprendre à travers le sumô. Pour cela, il est indispensable que les élèves aient confiance en ce dohyô où ils concentrent tous leurs efforts. Mais cette fois, une "enquête" qui ne s'est pas basée sur les faits a brutalement brisé la vie professionnelle d'un de leurs aînés (anideshi/兄弟子). Ce ne sont tout simplement pas des conditions qui leur permettent de se consacrer au sumô avec confiance dans leur avenir.

Par conséquent, en démontrant que l'enquête au sujet de Sôkokurai n'a aucun sens ni valeur au regard des faits, on défend l'honneur de Sôkokurai lui-même et on dit aux élèves que plus jamais on ne pourra les empêcher de pratiquer le sumô pour des raisons aussi absurdes. C'est, je crois, le rôle d'un maître.

A l'avenir, les informations seront données principalement sur le site de Sôkokurai, qui, d'une position plus indépendante par rapport à la heya, pourra s'exprimer plus librement sur ses intentions. Le site de la heya continuera aussi à le soutenir dans ses actions.

Sôkokurai et l'Arashiobeya lutteront ensemble jusqu'à ce qu'il ait été démontré que, comme le montrent les faits, Sôkokurai est innocent et que l'enquête dont il a été l'objet est injuste.

2011-04-13

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Yaochô : Sôkokurai et Hoshikaze ne se soumettent pas

Ils avaient jusqu'à aujourd'hui 17h pour présenter les documents d'intai. Ils avaient clamé leur intention de ne pas le faire et se sont tenus à leur décision. La NSK a en effet déclaré que Sôkokurai et Hoshikaze n'avaient pas présenter les documents dans le temps imparti.
Sur les 25 sanctionnés, ils sont maintenant trois à avoir tenu tête aux autorités du sumô professionnel.
Les riji se réuniront demain 14 avril pour décider du sort des deux hommes, qui sera probablement un licenciement.

Sanspo

Yaochô : Sôkokurai parle

Alors qu'il affiche la ferme résolution de ne pas se soumettre à la sanction de la NSK et de livrer son combat devant les tribunaux, Sôkokurai a répondu aux questions de l'Asahi Shimbun.

Sôkokurai a été entendu quatre fois entre les mois de mars et avril par le comité spécial chargé de faire toute la vérité sur les combats truqués. La deuxième fois, on lui a dit "Vous êtes coupable.". La troisième fois, on lui a cité un combat en particulier et crié à cinq ou six reprises "Vous l'avez fait ou pas ?". C'est juste après le quatrième entretien qu'il a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux.
Sôkokurai : On m'a dit : "Vous avez touché 400.000 yen pour du yaochô.". Alors j'ai demandé quelles étaient les preuves, notamment sur les échanges d'argent. Mais les membres du comité m'ont répondu : "Ce n'est pas une affaire criminelle mais une enquête privée et nous n'avons pas à enquêter en détail." Dès le départ, les questions étaient orientées vers la culpabilité. On dirait qu'ils devaient absolument prononcer des sanctions, c'est vraiment horrible. Ils devaient punir ceux qui sont coupables mais moi, je suis innocent.

Dans un premier temps, le comité spécial s'appuyant sur les témoignages de Takenawa oyakata (竹縄親方, ancien makuuchi Kasuganishiki/春日錦) et d'Enatsukasa, il devait être dans le premier groupe de sanctionnés du 1er avril. Mais du côté de Sôkokurai, on avait signalé notamment que le représentant d'Enatsukasa avait déclaré que celui-ci ne mettait pas en cause Sôkokurai et le comité avait reporté sa décision. L'enquête complémentaire a finalement confirmé le contenu des témoignages et sa participation reconnue.
Sôkokurai : Apparemment, Kasuganishiki a déclaré : "Nous fréquentions la même salle de gym et Sôkokurai m'a demandé si je voulais entrer dans le yaochô." . En fait, je connais Kasuganishiki de vue mais nous ne nous sommes jamais parlé. Je ne vais même plus dans cette salle depuis que je suis sekitori. D'après mon avocat, Enatsukasa n'a pas signé de déposition me concernant. Pendant l'enquête complémentaire, le comité lui a demandé de signer mais apparemment il a refusé.

Originaire de Mongolie intérieure, région autonome de la République populaire de Chine, il a fait ses débuts à l'Aki basho 2003. Petit gabarit de 130 kg, il lui a fallu six ans et demi pour devenir sekitori. Il s'est inquiété des ennuis qu'il pourrait créer à son maître Arashio oyakata (荒汐親方, ancien komusubi Ôyutaka/大豊).
Sôkokurai : Mon maître est quelqu'un qui m'a appris comment mener ma vie sur le plan personnel. Je ne voulais pas lui causer d'ennuis supplémentaires mais je veux prouver que je n'ai pas fait ce que je n'ai pas fait. Si je ne me soumets pas à la sanction et que je suis licencié, je ne recevrai pas mes indemnités de départ. La question n'est pas l'argent ou la possibilité de continuer le sumô. Je suis prêt à me battre jusqu'au bout pour défendre mon honneur et établir clairement les faits. Il y aura probablement des gens qui penseront que je suis un sale type parce que je ne reconnais pas avoir participé au yaochô. Mais si une personne sur 10.000 me croit, ça vaut la peine que je me batte.

Asahi

lundi 11 avril 2011

Yaochô : les sanctions, suite

Les riji se sont réunis pour statuer sur les cas de Sôkokurai (蒼国来, 27 ans, Chine, Arashio) et Hoshikaze (星風, 27 ans, Mongolie, Oguruma). Alors qu'une partie de la presse avait considéré le second comme blanchi, tous les deux ont finalement été reconnus coupables par le comité spécial et inviter à se retirer par les riji. Ils ont jusqu'au 13 pour présenter les documents à la NSK. Leurs maîtres sont eux rétrogradés.
Ce sont donc 25 rikishi et anciens rikishi qui ont été sanctionnés. Dans l'attente des décisions de Sôkokurai et Hoshikaze, tous sauf Tanigawa oyakata (谷川親方, ancien komusubi Kaihô/海鵬) se sont soumis.
Sôkokurai : J'ai beaucoup de doutes à propos de cette enquête. J'ai été interrogé deux fois, trois fois et on m'a déclaré coupable unilatéralement. Bien sûr, je ne présenterai pas les documents pour mon intai. Je vais consulter un avocat, je veux que toute la vérité soit faite.
Arashio oyakata, maître de Sôkokurai : Je suis très déçu, je regrette beaucoup. Jusqu'au bout j'ai fait confiance à Sôkokurai. Pour la suite, je ne peux que suivre ses décisions. C'est lui qui décidera s'il de retire ou non et s'il va en justice, je ne pourrai pas l'en empêcher.
ITOH Shigeru et
Hanaregoma rijichô
répondent aux journalistes
Hoshikaze : On ne doit pas décider de la vie de quelqu'un à partir d'une enquête qui n'a pas été menée correctement. Je ne peux pas accepter, je ne me retirerai pas. Il ne s'agit pas de penser aux indemnités de départ? Coupable ou innocent, je veux une réponse fondée.
Oguruma oyakata, maître de Hoshikaze : Hoshikaze n'acceptera peut-être pas la sanction mais je n'ai rien à dire sur la façon dont l'enquête demandée par la NSK a été menée. On ne peut que prendre note de la sanction. Mais je veux faire confiance à mon élève. Je veux parler avec lui de la suite.
Hanaregoma rijichô : Mon état d'esprit n'a pas changé, il est très regrettable que deux autres rikishi aient dû être sanctionnés, c'est inexcusable. Je prie pur que nous en ayons fini. Ils ont deux jours pour réfléchir à leur intai. Nous n'envisageons pas de changements concernant le "Tournoi d'évaluation des aptitudes".
ITOH Shigeru, président du comité spécial : Nous sommes allés au bout. Si l'analyse des téléphones portables n'apporte rien de nouveau, ceci sera notre dernier rapport.

Sôkokurai
Arashio oyakata
Hoshikaze
Oguruma oyakata

Mainichi, Sanspo, Hochi

dimanche 10 avril 2011

Des rikishi aux Jardins

Dans le cadre de l'exposition "Clichés japonais, 1908-1930, le temps suspendu" qui est présentée au musée Albert Khan depuis le 9 novembre 2010 et jusqu’au 28 août 2011, le sumô est mis à l'honneur du 5 avril au 1er mai. Une exposition en plein air dans le jardin japonais présente des photos du photographe français Philippe Marinig.

"O SUMŌ SAN"

Albert-Kahn, musée et jardins
Clichés japonais, 1908-1930, le temps suspendu

samedi 9 avril 2011

Yaochô : Sôkokurai reconnu coupable

Le comité spécial d'enquête s'est réuni au Ryôgoku Kokugikan pour évoquer les cas du rikishi de division makuuchi Sôkokurai et du rikishi de division jûryô Hoshikaze sur lesquels il n'avait pas encore statué.
Sôkokurai, le dernier
des sanctionnés ?
Sôkokurai (蒼国来, 27 ans, Chine, Arashio) a été interrogé quatre fois mais a toujours nié sa participation. Néanmoins, le comité a tenu compte de plusieurs témoignages le mettant en cause et l'a déclaré coupable. Les riji se réuniront le lundi 11 pour décider de la sanction mais il sera probablement "invité" à se retirer. Le rikishi et son maître, Arashio oyakata, ont été convoqués par les riji. Dans le cas où son élève serait sanctionné, le maître, qui risque d'être lui-même sanctionné d'une rétrogradation, a menacé de faire appel à la justice.
Du côté de Hoshikaze (星風, 27 ans, Mongolie, Oguruma), ni lui ni son maître n'ont été convoqués et il a selon toute vraisemblance été innocenté. "Nous n'avons pas encore été convoqués par les riji. Je fais confiance à mon élève." a déclaré Oguruma oyakata.
Même si le comité prévoit de se réunir à nouveau ce mois-ci après avoir reçu les résultats de l'analyse des téléphones portables remis par les rikishi, il ne semble pas que de nouveaux coupables viendront s'ajouter à la liste des dorénavant 24. "De nouveaux coupables ? Non, ça suffit. Je suis épuisé." a confirmé M. ITOH, le président du comité.

Sanspo, Sponichi, Nikkan

vendredi 8 avril 2011

Séisme : programme de soutien de la NSK

La NSK a publié le calendrier des visites que rendront rikishi et heya dans les zones sinistrées du Tôhoku et des distributions de vivres de ce mois d'avril .
  • 9 avril : le yokozuna Hakuhô à Ishikawa et Hirata dans la préfecture de Fukushima (福島県石川町、平田村), la Takadagawabeya au Budôkan de Tôkyô (東京武道館)
  • 10 avril : la Kokonoebeya à Ishinomaki, Minamisanriku et Kesennuma dans la préfecture de Miyagi (宮城県石巻市、南三陸町、気仙沼市)
  • 12 et 13 avril : la Tamanoibeya à Sôma dans la préfecture de Fukushima (福島県相馬市)
  • 13 et 14 avril : la Narutobeya à Rikuzentakata 多賀城市d'Iwate (岩手県陸前高田市)
  • 20 et 24 avril : la Tomozunabeya à Takajô dans la préfecture de Miyagi (宮城県多賀城市) et à Kamaishi dans la préfecture d'Iwate (岩手県釜石市)

mercredi 6 avril 2011

Le Natsu basho aura lieu

Réunis ce mercredi 6 avril, les riji ont décidé que le Natsu basho 2011 aurait lieu aux dates prévues. Il sera gratuit, public et servira à établir le prochain banzuke qui paraîtra avant le Nagoya basho. Son nom habituel a été changé de "Tournoi de mai" (5月場所) à "Tournoi d'évaluation des aptitudes de mai" (5月技量審査場所). Aucun trophée, ni coupe, ni prix ne sera remis et la NHK ne retransmettra pas les combats.

Par ailleurs, les riji ont également décidé de licencier Tanigawa oyakata, qui a refusé hier de se retirer comme cela lui avait été recommandé.

Sanspo, Mainichi

Rappel : le classement (publié le 28 février) après les intai

mardi 5 avril 2011

Yaochô : Tanigawa oyakata ne se soumet pas

Lors d'une conférence de presse donnée cet après-midi dans les locaux de la Hakkakubeya, Tanigawa oyakata (谷川親方, ancien komusubi Kaihô/海鵬) a de nouveau démenti les accusations de yaochô portées contre lui et annoncé qu'il ne présenterait pas sa démission. "En quatorze années de carrière, je n'ai pas une seule fois participé à un combat truqué. Mon état d'esprit n'a pas changé, je me demande toujours pourquoi je devrais être sanctionné alors que je n'ai rien fait. Je me sens profondément humilié de ne pas avoir été écouté. Il est inévitable que d'autres rikishi sanctionnés, qui pensent à leur vie future, présentent leur intai. Mais, je m'en tiens à mes convictions et je ne présenterai pas ma démission. Je serai peut-être licencié mais je resterai fidèle à moi-même et je ne me soumettrai pas à la recommandation de démission." a-t-il déclaré en larmes. Il a ajouté que pour l'instant il voulait réfléchir et ne savait pas encore s'il intenterait une action en justice.
Hakkaku oyakata, le maître lui-même rétrogradé, était présent : "C'est sa vie et je lui ai dit de faire selon sa conscience, sans se préoccuper de moi.".

Sankei, Daily Sports, Nikkan

Yaochô : les intai

La NSK a annoncé en fin d'après-midi (heure japonaise) que les 19 rikishi à qui elle avait "recommandé" de se retirer ont présenté leur intai. Ils avaient jusqu'à aujourd'hui 16 heures pour le faire. C'est en tout 21 intai et une démission, celle de Takenawa oyakata, qui ont été déposées. Outre les 19, Takenawa oyakata, Chiyohakuhô et Enatsukasa, sanctionnés de deux ans de suspension se sont également retirés.
Rappelons que le risque en cas de refus de l'intai était d'être licencié ou exclu et donc de perdre les indemnités de départ. C'est à ce risque que s'expose Tanigawa oyakata, qui a pourtant beaucoup à perdre financièrement.

Oyakata :
Takenawa (竹縄, ancien maegashira Kasuganishiki/春日錦, 35 ans, Kasugano)

Makuuchi :
Hakuba (白馬, 27 ans, Mongolie, Michinoku), Kôryû (光龍, 27 ans, Mongolie, Hanakago), Môkonami (猛虎浪, 27 ans, Mongolie, Tatsunami), Tokusegawa (徳瀬川, 27 ans, Mongolie, Asahiyama), Kotokasuga (琴春日, 33 ans, Sadogatake) , Kasugaô (春日王, 33 ans, Corée, Kasugayama)

Juryô :
Chiyohakuhô (千代白鵬, 27 ans, Kokonoe), Kiyoseumi (清瀬海, 26 ans, Kitanoumi), Masatsukasa (将司, 26 ans, Irumagawa), Sakaizawa (境沢, 27 ans, Onoe), Shimotori (霜鳳, 33 ans, Tokitsukaze), Toyozakura (豊桜, 36 ans, Michinoku), Kyokunankai (旭南海, 33 ans, Ôshima), Asôfuji (安壮富士, 35 ans, Isegahama), Wakatenro (若天狼, 33 ans, Magaki)

Makushita :
Jûmonji (十文字, 34 ans, Michinoku), Kirinowaka (霧の若, 27 ans, Michinoku), Shirononami (白乃波, 29 ans, Onoe), Hoshihikari (保志光, 26 ans, Mongolie, Hakkaku), Enatsukasa (恵那司, 31 ans, Irumagawa)

Sandanme :
Yamamotoyama (山本山, 26 ans, Onoe)
  • Mardi 5 avril 2011
Les larmes de Yamamotoyama,
Sakaizawa et Shirononami
Ce mardi 5 avril, date limite laissée aux sanctionnés, les trois rikishi de l'Onoebeya, Sakaizawa, Shirononami et Yamamotoyama, et le maître de heya se sont rendus au Ryôgoku Kokugikan afin de présenter les documents d'intai à la NSK. Aucun des trois ne reconnaît les faits de yaochô ni n'accepte la sanction mais ils ont renoncé à toute procédure afin de ne pas compromettre leur avenir en encourant une plus lourde sanction. Ce sont les premiers à se présenter en personne. Un membre de sa heya a également présenté les documents d'intai de Kôryû.
Yamamotoyama : Je suis reconnaissant à la NSK. Sans elle, je n'aurais été qu'un simple gros.
Sakaizawa : Les oyakata ont pris en considération le sort des rikishi alors les rikishi diovent en tenir compte. De cette façon, la NSK va pouvoir retrouver son unité. [...] Je ne suis pas d'accord pour me retirer mais je dois continuer à vivre. Si je ne tourne pas la page, je ne pourrai pas.
Shirononami : La NSK a pris soin de nous. J'espère que les rikishi qui vont continuer feront de leur mieux. 

Par ailleurs, Asôfuji et Masatsukasa ont également présenter leur intai hier, par l'intermédiaire de leurs maîtres. Asôfuji avait pourtant semblé être le fer de lance du mouvement de résistance. De même, Masatsukasa, qui déclarait hier matin encore "ne pas vouloir partir comme ça sans rien dire", à finalement donner son accord à son maître dans la soirée.
Lors de l'assemblée des hyôgiin du 3 avril, Hanaregoma rijichô avait défendu avec vigueur la position des riji, évoquant la possibilité d'une dissolution de l'assemblée des riji. Les oyakata avaient alors opté pour une soumission totale aux sanctions décidées deux jours plus tôt.
Quant aux cinq rikishi mongols, dont le makuuchi Hakuba, ils se sont réunis dans la soirée du 3 en présence du yokozuna Hakuhô et semblent avoir alors également décidé de se soumettre.
  • Lundi 4 avril 2011
Daiônami, le messager
de la Tatsunamibeya
et Irumagawa oyakata,
bouche cousue
Après Chiyohakuhô, ce sont les rikishi de division makuuchi Kasugaô (春日王, 33 ans, Kasugayama, intai demandée), Kotokasuga (琴春日, Sadogatake, intai demandée) et Môkonami (猛虎浪, Tatsunami, intai demandée) qui, se conformant aux sanctions prises à leur encontre, ont présenté leur intai à la NSK aujourd'hui par l'intermédiaire pour les deux premiers de leurs maîtres respectifs et de Daiônami (大鷹浪) pour le troisième.

Sadogatake oyakata
Irumagawa oyakata, maître de Masatsuka et d'Enatsukasa, s'est également rendu à la NSK mais n'a pas répondu aux questions des journalistes.
Kasugayama oyakata (maître de Kasugaô) : Nous avons toujours eu l'intention de suivre la NSK. Kasugaô lui-même l'accepte.
Sadogatake oyakata (maître de Kotokasuga) : Kotokasuga n'accepte pas la sanction mais je lui ai demandé de penser à l'avenir de son épouse et de ses enfants. Je n'arrive pas à exprimer à quel point c'est pénible.

Mainichi, Daily Sports, Hochi, Sanspo

dimanche 3 avril 2011

Yaochô : intai de Chiyohakuhô

1er avril : Chiyohakuhô a été
informé de la sanction et
a présenté son intai.
Hanaregoma rijichô a confirmé aujourd'hui que Chiyohakuhô (千代白鵬, 27 ans, Kokonoe) avait présenté les documents pour son intai lors de l'assemblée des riji du 1er avril où les sanctions ont été décidées et annoncées.
Chiyohakuhô avait été mis en cause par les mails et avait déjà présenté son intai le 3 février (ici) mais elle avait été refusée. Cette fois, les riji l'ont acceptée. Chiyohakuhô avait avoué et avait bénéficié d'une relative clémence en écopant de deux ans de suspension.

Nikkan

vendredi 1 avril 2011

Yaochô : Hanaregoma rijichô parle

Voici quelques extraits des propos tenus par Hanaregoma rijichô lors de la conférence de presse donnée après l'annonce des sanctions.

Q : Vous avez sanctionné 23 rikishi et oyakata impliqués dans des combats truqués.
Hanaregoma rijichô : C'est vraiment dommage. Ce sont nos camarades. Nous devions sanctionner toutes ces personnes. Je ne sais que dire mais c'est une sanction très importante.

Q : que s'est-il dit pendant l'assemblée des riji ?
Hanaregoma rijichô : Différents points de vue ont été exprimés. La majorité des rikishi a nié mais c'est une question de confiance en la NSK. Nous devions réagir fortement aux résultats de l'enquête demandée au comité spécial.

Q : A votre avis, quelles sont les causes du problème ?
Hanaregoma rijichô : La NSK et les maîtres ont aussi leur part de responsabilité. Peut-être les intéressés étaient-ils trop faibles (de caractère), je ne sais pas.

Q : reconnaissez-vous l'existence du yaochô ?
Hanaregoma rijichô : Avec ce qui se passe, on ne peut que le reconnaître. L'enquête continue te tout ce que j'espère est qu'elle ne révèlera pas d'autres coupables.

Q : Pensez-vous avoir éradiqué le mal ?
Hanaregoma rijichô : A cet instant, nous avons fait tout ce que le comité avait recommandé. Mais nous ne pouvons pas dire ce qui va advenir du prochain tournoi.

Q : Que se passera-t-il en cas de procès (intenté par les sanctionnés) ?
Hanaregoma rijichô : C'est aux intéressés d'y réfléchir. Si nous feront face ? Il n'y a rien d'autre à faire.

Sankei