dimanche 30 octobre 2011

Kyûshû basho 2011 : arrivée des rikishi à Fukuoka


Scène traditionnelle du sumô professionnel, celle des rikishi débarquant du Shinkansen à la gare de Hakata (福岡県福岡市博多駅). En ce 30 novembre, les passagers se trouvant mélés par hasard à cette troupe multicolore et laissant derrière elle l'odeur de l'huile pour mage n'ont pas manqué de sortir leurs appareils photos et téléphones portables pour en immortaliser le souvenir. Attitude bienveillante du public local qui après l'intai de Kaiô a la chance de retrouver sans tarder un autre ôzeki natif de la région, Kotoshôgiku.
"C'est la première fois que je vois des osumôsan. Ils sont grands et beaux." s'émerveille la petite HIRATA Rina de cing ans. "Nous allons faire vraiment du mieux que nous pouvons." assurent de leur côté les rikishi qui savent qu'ils ont toute une série de scandales à faire oublier.

Mainichi, NishiNippon

samedi 29 octobre 2011

Matsutani change de division et de shikona

La Matsugane-beya a officialisé le changement de shikona de Matsutani (松谷, 27 ans) qui combattra à l'avenir en tant que 松鳳山/Shôhôzan. Shôhôzan donc, a fini l'Aki basho avec un score de 11-4 et, étant classé E-J5, il est assuré de monter en division makuuchi au Kyûshû basho. L'annonce a été faite lors d'une soirée donnée au Ryôgoku Kokugikan
Sponsors, supporters et membres de son ancienne université, l'université Komazawa (駒澤大学), étaient présents pour lui témoigner leur soutien. C'est parmi ceux que M. ÔTANI Tetsuo/大谷 哲夫, ancien président de l'université, lui a proposés et en prenant conseil auprès de ses parents que Matsutani a choisi son nouveau shikona.
Matsutani/Shôhôzan : C'est une étape importante. Je vais me consacrer avec encore plus d'application aux entraînement en regardant vers le haut. En accédant à la division makuuchi, je deviens membre de l'avant-garde du sumô et je ne peux pas continuer à combattre sous le même nom que quand j'étais étudiant.
Matsugane oyakata : Je crois que s'il grossit encore d'environ sept kilos, il pourra devenir san'yaku.

Sponichi, Nikkan

jeudi 27 octobre 2011

Les oyakata frappeurs, suite

Naruto oyakata
La NSK a entendu aujourd'hui Naruto oyakata (鳴戸親方, 59 ans, ancien yokozuna Takanosato/隆の里) et le Tchèque Takanoyama. Ce dernier est soupçonné d'avoir utilisé de l'insuline afin de prendre du poids. Ce produit, qui outre ses vertues médicales permet notamment l'accroissement de la masse musculaire, est inscrit sur le liste des produits prohibés de l'Agence internationale contre le dopage. L'insuline augmente la sensation de faim et permet donc de manger davantage. Un tel usage est dangereux pour la santé et il est interdit pour un malade du diabète, c'est le cas de Naruto oyakata, d'injecter l'insuline qui lui est prescrite à une tierce personne. Les injections auraient été faites à partir du Kyûshû basho 2009 et pendant un an et demi à la demande de Naruto oyakata. Naruto oyakata aurait par ailleurs battu plusieurs de ses rikishi avec un morceau de bois équarri, notamment lorsque le goût du chanko ne lui plaisait pas.
Les faits ont été révélés par le Shûkan shinshô qui s'appuie essentiellement sur les propos d'anciens rikishi de la Naruto-beya : "On était battu avec un morceau de bois où est écrit '精神注入棒'*", "Wakanosato a aussi été frappé avec une pelle et a dû recevoir cinq points de suture.".

Les deux hommes ont été entendus séparément pendant une heure par Hanaregoma rijichô et Dewanoumi oyakata. "Je viens juste de prendre connaissance de la teneur de l'article. Nous n'avons pas encore éclairci l'affaire mais nous continuons à enquêter. Les sanctions qui s'avéreront nécessaires seront décidées en assemblée des riji." a déclaré Hanaregoma rijichô après les entretiens qui pourraient être suivis d'autres. Le rijichô a abordé ce problème, ainsi que celui de Kasugano oyakata, avec le ministre NAKAGAWA Masaharu/中川正春 lors de sa visite au Ministère mercredi 26.

Du côté de la Kasugano-beya justement, Tochinoshin est toujours interdit de dohyô. "C'est moi qui déciderai (quand il pourra s'entraîner à nouveau dans le dohyô). Si je ne vois pas qu'il a réellement réfléchi à ses actes, il pourrait aborder le Kyûshu basho sans entraînement." a déclaré le maître de heya.

Asahi, Mainichi, Sanspo, Nikkan, Hochi

mardi 25 octobre 2011

Kotoshôgiku s'enrhume

Le nouvel ôzeki Kotoshôgiku a fait l'entraînement buissonnier hier. Les raisons invoquées est un état fiévreux causé par un rhume et une certaine fatigue. Un mois s'est écoulé depuis la fin de l'Aki basho et Kotoshôgiku a été très pris par différents évènements et activités consécutifs à sa promotion. "Il n'a pratiquement pas eu l'occasion de se reposer. J'espère qu'il en aura bien profité et qu'il aura pris ça du bon côté." a déclaré Sadogatake oyakata.
Aujourd'hui, Kotoshôgiku était de retour à l'entraînement : "Je vais bien. Hier j'ai eu de la fièvre mais j'ai dormi toute la journée et c'est passé. J'étais fatigué sûrement à cause d'un rhume et j'ai moi-même pris la décision.". Il s'est néanmoins contenté d'un léger décrassage et a évité contacts et combats.
Après cette séance tranquille, il a confectionné des tegata destinées à ses supporters.

Nikkan

lundi 24 octobre 2011

Takamisakari, au bout du chemin ?

Takamisakari, pensif
Alors que Takamisakari termine ses entraînements à Tôkyô, il s'apprête à passer un nouveau tournoi inconfortable en division jûryô. A l'Aki basho, il était classé O-J7 et a terminé à 6-9. Âgé de 35 ans, il a affirmé sa volonté de se retirer s'in devait être rétrogradé : "Je ne peux pas traîner comme ça longtemps. Il faut que Il faut que ça s'arrête à un moment. Je dois me préparer en gardant ça à l'esprit.".
Sa popularité lui confère une position particulière. Depuis 2003, il représenta la marque Nagatanien et son contrat a été renouvelé pour une année à partir du premier de ce mois. "Il se donne sans compter et est très applaudit. Il est populaire auprès des enfants comme des plus âgés." a expliqué le porte-parole de Nagatanien. "Je suis content. Mais je dois avant tout faire de mon mieux sur le dohyô. Je suis inquiet mais je n'ai pas d'autre choix que de me donner à fond." a répondu le rikishi.

Hochi

vendredi 21 octobre 2011

Kotoôshû va mieux et Sadogatake oyakata sert la vis

L'ôzeki Kotoôshû (琴欧洲, 28 ans, Sadogatake), contraint à l'abandon par l'état de ses genou et coude droits et qui sera par conséquent kadoban au Kyûshû basho, s'est montré à son avantage à l'entraînement matinal de sa heya. Il a affronté le nouvel ôzeki Kotoshôgiku et le rikishi de division jûryô Kotoyûki et a remporté 17 des 19 combats livrés. Plus précisément, il a affronté Kotoshôgiku à 11 reprises et a gagné neuf fois. L'ôzeki bulgare ne se ressent apparemment plus de ses blessures et ne vise pas seulement la sortie de son kadoban au Kyûshû basho : "Je n'ai pas été en position de remporter un yûshô récemment. J'aimerais arriver à ne pas perdre contre des adversaires par qui je ne devrais pas me faire battre." a-t-il exprimé ses souhaits. "Il est préférable qu'il vise le yûshô, non ?" a ajouté Sadogatake oyakata.

De son côté, après l'entraînement et devant tous les rikishi, Sadogatake oyakata a également réaffirmé les règles qui régissent la vie quotidienne.* Il a mis l'accent sur la nécessité de respecter le couvre-feu et de porter la tenue de rigueur à l'extérieur de la heya. Les contrevenants s'exposeraient à un tournoi de suspension.**
Sadogatake oyakata : A notre époque, on ne bat plus les rikishi avec une canne de bambou. Si on ne fait pas au moins ça, ça ne servira à rien. Je crois que c'est un niveau de sévérité qui convient.
Kotoshôgiku : Je viens de devenir ôzeki et je prends à nouveau conscience de ce que veut dire être rikishi. Nous devons être attentifs à nos actes et à nos paroles.

Nikkan

* Rappelons que Kasugano oyakata a en partie justifié sa violence envers ses rikishi par la mauvaise conduite de ceux-ci.
** L'article évoque aussi le marugari/丸刈り, coupe de cheveu rase, ou la boule à zéro vue comme un acte expiatoire. On reste quand même un peu perplexe même si ce ne serait pas une création de Sadogatake oyakata.

mercredi 19 octobre 2011

Il y a 10 ans, KIKUTSUGI Kazuhiro

Le 19 octobre 2001, le Sadogatake oyakata d'alors (佐渡ケ嶽親方, ancien yokozuna Kotozakura/琴桜) présentait sa nouvelle recrue issue du prestigieux lycée Meitoku Gijiku. Un certain KIKUTSUGI Kazuhiro/菊次一弘), lycéen de 17 ans.

Kasugano oyakata dans le bunker

Et, plus tard, s'excuse en
conférence de presse.
Kasugano oyakata part
s'expliquer devant les riji.
Kasugano oyakata (春日野親方, ancien sekiwake Tochinowaka/栃乃和歌) a reconnu hier soir avoir frappé à l'aide d'un club de golf trois de ses rikishi, Tochinoshin (栃ノ心, 24 ans), Tochihiryû (栃飛龍, 24 ans) et Tochiyashiki (栃矢鋪, 22 ans). Les faits ont eu lieu le 14 octobre et ont été rapportés anonymement à la police le 16. Celle-ci a entendu les rikishi et a pu constater les traces de coup. Un club brisé a également été retrouvé à la heya. Par la voix de Tochiyashiki, les rikishi ont reconnu leurs torts (tenue vestimentaire inappropriée, non respect du couvre-feu) et déclaré ne pas vouloir porter plainte. Kasugano oyakata s'est expliqué devant Nishonoseki oyakata (responsable des bonnes moeurs) le 17 et  aujourd'hui devant les riji réunis au Ryôgoku Kokugikan et a reçu un sévère avertissement.
Ce matin, tout le monde sauf Tochiyashiki, entendu par la police, était à l'entraînement, comme d'habitude. Néanmoins, Tochinoshin s'est tenu éloigné de la heya les deux jours qui ont suivi les faits : "J'ai réfléchi. Mais je ne voulais pas abandonner le sumô.". En revenant, il se serait incliné devant Kasugano oyakata. Pour l'heure, il est privé de sortie et de combats d'entraînement (il peut s'entraîner mais ne peut entrer à l'intérieur du cercle de combat) : "J'ai envie d'en faire mais c'est comme ça.".

Hanaregoma rijichô, lui
aussi devant les journalistes
Kasugano oyakata : Je les ai frappé avec un club et avec le poing. Mais je n'ai rien fait qui mette leur vie en danger. Les relations entre oyakata et deshi sont paternelles et je les aime. Je suis réellement allé trop loin et je suis conscient de l'indulgence des riji. Je leur ai dit que je ne donnerai même plus de coups de poing. J'ai réuni les rikishi et je me suis excusé. Je leur ai répété très souvent de porter le kimono quand ils sont à l'extérieur mais ils ne m'écoutent pas. C'est pour cela que je les ai frappés. C'est arrivé dans le cadre de la formation des rikishi et, au départ, je n'ai pas pensé devoir en informer la NSK. Je suis allé contre l'évolution actuelle.*
Tochinoshin ce matin
à l'entraînement

Hanaregoma rijichô : C'est un problème de degré. Il est difficile de dire où s'arrête la formation et où commence la violence. Nous avons entendu chacun des trois rikishi et ils reconnaissent leurs torts. Mais même dans ce cas et dans le cadre de la formation, l'usage d'un club de golf n'est pas acceptable. Nous avons adressé un sévère avertissement afin que cela ne se reproduise pas.

Les trois rikishi ont aussi été
entendus par les riji.

Tochiyashiki : Nous étions dans notre tort. Nous n'avons pas l'intention de porter plainte.
Tochinoshin : J'ai mal agi. J'ai souvent dépassé l'heure du couvre-feu. Je vais faire de mon mieux pour que ça ne se reproduise pas.

Kyodo, Jijicom, Hochi, Sponichi


* Après la mort d'un jeune deshi suite à des actes de violence en 2007 et la condamnation de son oyakata, la NSK a interdit l'usage de bâton et canne de bambou pendant les entraînements.

samedi 15 octobre 2011

Kisenosato s'est mis en marche

Kisenosato travaille sa puissance
(en arrière-plan Takanoyama)
Alors que Kotoshôgiku est honoré, un autre rikishi japonais est en embuscade pour décrocher à son tour le rang d'ôzeki au Kyûshû basho. Kisenosato s'entraîne activement. Hier 14 octobre, il a affronté à 17 reprises les rikishi de division makuuchi Takayasu et Takanoyama et a gagné 10 fois. Il a également soulevé de la fonte, des haltères de 50 et 40 kg utilisés lors des compétitions olympiques et travaillé son tachi-ai : "Je fais des tests. Il y a pas mal de choses concernant la placement des pieds au tachi-ai. Avant mes 20 ans, dès que je me levais j'étais en forme. Je susi toujours jeune mais ce n'est plus pareil. J'ai appris à connaître mon corps et c'est une bonne chose.".



mais dominateur
(en arrière-plan Sunaga,
Moritaka et Terunosato)
Kisenosato fatigué
(en arrière-plan Wakanosato)
Aujourd'hui 15 octobre, Kisenosato a haussé le ton et affronté Wakanosato, Takayasu et Takanoyama pour un total de 56 combats. Une intensité qu'on ne lui voit habituellement que juste avant les tournois. Alors même que son mâître lui demandait d'arrêter il a tenu à continuer : "Je fais toujours comme ça avant les tournois. Ca ne peut pas être mauvais de s'entraîner.". Il a dominé son sujet et fini à 52-6. "Je suis fatigué." a-t-il tout de même reconnu.

Nikkan, Sponichi

Kotoshôgiku le héros

Yanagawa dans la préfecture de Fukuoka (福岡県柳川市) fête son héros local, le nouvel ôzeki Kotoshôgiku. Ce matin, le premier ôzeki japonais depuis quatre ans, a parcouru la ville lors d'une parade nautique. Avant le départ, du haut d'une estrade installée pour l'occasion, a salué le public venu en masse et qui l'a chaudement applaudi et acclamé : "C'est grâce à votre soutien à tous que j'ai pu revenir en tant qu'ôzeki. Pour vous remercier je vais devenir plus fort. Je vais continuer à faire de mon mieux avec reconnaissance.".
Yanagawa est célèbre pour sa descente de la rivière en barque traditionnelle mais, par superstition et pour ne pas contrarier la progression future de Kotoshôgiku, le parcours a été fait à contre-courant, en remontant le cours d'eau.
En compagnie du maire KANEKO Kenji/金子健次 et conduit par un batelier, Kotoshôgiku a parcouru 4 kilomètres en 1h30. Afin de symboliser le souhait d'un zenshô yûshô au Kyûshû basho, quinze barques ont fait le parcours. Les parents de l'ôzeki et des membres de son club de supporters l'ont accompagné.
Après la parade, lors d'une cérémonie organisée dans un parc de la ville, Kotoshôgiku a reçu le prix de citoyen d'honneur. "Sur le bateau, tous ls encouragements que j'ai reçus m'ont mis les larmes aux yeux." a avoué le rikishi. Il a reçu son poids, 174 kg, en riz et en algues de la région : "Il n'y a personne de plus heureux que moi au Japon.".
"Il dégage une impression d'autorité plus forte qu'avant. J'espère qu'il deviendra rapidement yokozuna." souhaite TAJIMA Jun'ichirô/田島淳一郎, habitant de Yanagawa de 83 ans venu voir la parade.

***
Kyodo, Jijicom

vendredi 14 octobre 2011

Kyûshû basho 2011 : programme

  • 30 octobre 2011 : arrivée des rikishi à Fukuoka (力士福岡入り)
  • 31 octobre 2011 : publication du banzuke (番付発表)
  • 1er novembre 2011 : assemblée des rikishi (力士会)
  • 4 novembre 2011 : shindeshi kensa (新弟子検査)
  • 11 novembre 2011 : comité d'organisation des combats (取組編成会議)
  • 12 novembre 2011 : dohyô matsuri (土俵祭り)
  • 13 novembre 2011 : premier jour (初日)
  • 27 novembre 2011 : dernier jour (千秋楽)
  • 30 novembre 2011 : comité d'organisation du banzuke du Hatsu basho 2012 (初場所番付編成会議)
Kagamiyama oyakata (鏡山親方, ancien sekiwake Tagaryû/多賀竜, responsable du Kyûshû basho) : Le sumô est dans une situation difficile. Mais avec le nouvel ôzeki Kotoshôgiku, natif de la région, et la montée en puissance de jeunes rikishi, nous voulons raviver l'intérêt du public et franchir une étape supplémentaire.

mardi 11 octobre 2011

Haru basho 2012 : shindeshi à la Kokonoe - FUKUZATO Yûya/福里 勇弥

KIZAKI Tomohisa, Kokonoe oyakata,
FUKUZATO Yûya, GUSHIKEN Mitsuo
le directeur du lycée et
KOHAMA Hisashi.
En ce 11 octobre, Kokone oyakata était au lycée Chûbu Nôrin (中部農林) situé à Urama dans la préfecture d'Okinawa (沖縄県うるま市) afin d'annoncer la venue en mars prochain d'une nouvelle recrue issue de l'établissement. FUKUZATO Yûya/福里勇弥 est en troisième année et rejoindra la Kokonoe-beya en mars, après l'obtention de son diplôme. "C'est comme un rêve qui devient réalité. Je vais travailler dur pour devenir d'abord sekitori que tout le monde aimera et ensuite pour devenir yokozuna." a déclaré le jeune homme qui n'est pas un inconnu. En 2010, lors des Championnats nationaux lycéens, qui se déroulaient à Urama, il a fini deuxième par équipe (ici) et, en juillet dernier, il s'est classé dans les seize meilleurs par équipe et en individuel (北東北総体).
"J'ai d'abord été séduit par sa constitution. En vieillissant, il va gagner en puissance et pourra accumuler tout ce qui est nécessaire dans le sumô. Il est bien élevé. Je veux qu'il travaille dur, avec un esprit dynamique. Je veux qu'il relève les défis les plus difficiles." a déclaré Kokonoe oyakata, le futur maître. FUKUZATO Yûya, qui n'a que 17 ans, mesure 1,86 et 130 kg, comme l'ôzeki Harumafuji. Il a commencé le sumô en troisième année d'école primaire et pratique volontiers le sumô de corps à corps.
Chiyoô, lui aussi du lycée Chûbu Nôrin, a intégré la Kokonoe-beya en 2010 (ici) et est actuellement en division makushita, ce qui rassure le cadet : "Il y a un aîné à la heya alors je ne m'inquiète pas. Je veux devenir comme mon oyakata.".
KIZAKI Tomohisa/木崎智久, manager de l'équipe de sumô du lycée : Il a de magnifiques atouts. Le reste dépendra de son travail. Il possède pas mal de techniques mais chez les professionnels, ce qui compte c'est d'avoir ce qui permet de gagner.
KOHAMA Hisashi/小濱寿, son entraîneur depuis l'école primaire : J'espère qu'il deviendra un rikishi aimé par les habitants de la préfecture et qu'il poursuivra l'objectif de devenir sekitori.

OkinawaTimes, RyûkyûShimpô

lundi 10 octobre 2011

Réception de mariage de Harumafuji

La réception de mariage de Harumafuji (日馬富士, 27 ans, Isegahama) a eu lieu aujourd'hui dans un hôtel de Tôkyô en présence de 870 invités, dont son compatriote le yokozuna Hakuhô/白鵬, Hanaregoma rijichô et les collègues ôzeki Baruto/把瑠都 et Kotoôshû/琴欧洲. "Je suis très reconnaissant que tant de gens soient venus." a remercié le marié. "Avec le soutien de mon épouse et les enseignements de mon maître, je veux me consacrer entièrement aux entraînements et me fixer comme objectif de devenir yokozuna. C'est difficile d'être la femme d'un sportif mais je vais faire tout ce que je pourrai de mon côté. Je veux construire un foyer qui sera un modèle pour tous." a-t-il ajouté. "Ce que j'aime chez lui c'est sa persévérance." a précisé la mariée. Le yokozuna Hakuhô a également souhaité le meilleur à ses compatriotes : "Moi aussi j'ai réussi après m'être marié. Maintenant, le rang de yokozuna est en vue.".
Le mariage a été contracté en mairie en septembre 2010 et la réception était initialement prévue en mai mais a été remise en raison du scandale des combats truqués. La première fille du couple, Niamjargal (ニャムジャラガル, ?), est née en décembre et ses parents ont dévoilé hier son prénom japonais, Mikoto (美琴).


Kyodo, Mainichi, Nikkan

Rappels : l'annonce, la naissance

lundi 3 octobre 2011

Premier entraînement à l'Ôtake

Le futur premier rikishi africain
s'installe à l'Ôtake-beya
Le premier vrai entraînement a eu lieu dans les nouveaux locaux de l'Ôtake-beya inaugurés avant-hier (ici). Parmi les rikishi était présent Abdel Rahman SHAALAN, la nouvelle recrue venue d'Egypte (ici) qui a donc commencé à prendres ses marques à la heya : "Je suis content d'avoir participé à mon premier vrai entraînement. Mon oyakata est mon nouveau père et je vais faire l'impossible pour lui. Mon rêve est de devenir yokozuna.".
Outre les aménagements culinaires que nécessitent la religion de Shaalan, Ôtake oyakata a aussi demandé à un membre de l'association de supporters de la heya qui parle anglais d'aider le petit nouveau dans son apprentissage de la langue japonaise.

Hochi, Nikkan

70ème Tournoi du Japon (v1)

Kotoôshû
Makuuchi
Demi-finales
Baruto uwatenage Gôeidô
Kotoôshû oshidashi Harumafuji
Finale
Kotoôshû uwatedashinage Baruto
Les Bulgares Aoiyama et Kotoôshû
se sont partagé le gâteau.
Jûryô
Yûshô : Aoiyama

Gôeidô a privé Kotoshôgiku d'un éventuel premier titre en tant qu'ôzeki en quart de finale.


Rappel : Tournoi 2010

dimanche 2 octobre 2011

Entretien avec Kotoyûki/琴勇輝

Kotoyûki (琴勇輝, ENOMOTO Yûki/榎本 勇起, 20 ans, Sadogatake) a débuté en mars 2008 et fait ses premiers pas en division jûryô lors de l'Aki basho. Après quatre défaites en début de tournoi, il a aligné sept victoires et obtenu le kachikoshi. De retour dans sa région, il a livré ses impressions à la presse locale.

Q : Vos impressions après votre premier tournoi en division jûryô.
Kotoyûki/琴勇輝: Au début, j'ai tourné à vide et je n'ai pas vraiment pu pratiquer mon sumô. Mais même quand je perdais, j'étais capable de partir rapidement vers l'avant. Je n'ai pas laissé tomber et j'ai renversé la tendance. Le kachikoshi était mon objectif principal.

Q : Votre première victoire a eu lieu le cinquième jour.
Kotoyûki/琴勇輝: Mon adversaire était Satoyama contre qui j'avais perdu les deux fois que je l'avais rencontré en division makushita. Mais ce jour-là, j'ai pu pratiquer mon sumô. Gagner m'a donné confiance et j'ai pu continuer sur cette lancée.

Q : Quel autre combat vous a le plus marqué ?
Kotoyûki/琴勇輝: Celui contre Takamisakari. Je le voyais à la télé depuis l'école primaire. Il appartenait à un autre monde. J'étais heureux de pouvoir combattre contre un tel homme et depuis la veille j'étais tout excité et j'avais très envie de pouvoir montrer ce que je valais.

Q : Qu'est-ce qui vous a permis de rétablir la situation ?
Kotoyûki/琴勇輝: Quand j'accumulais les défaites, mon oyakata me disait 'Dans ce genre de moments, il faut revenir à l'essentiel.'. J'ai regardé et étudié des vidéos de mes bons combats. Après, j'ai modifié certaines choses, comme mon inclinaison au tachiai. Et j'ai pu concrétiser avec ma série de victoires.

Q : Quelle sera votre motivation au prochain tournoi ?
Kotoyûki/琴勇輝: Si j'ai pu obtenir neuf victoires dans ce tournoi, c'est parce que je ne me suis pas préoccupé de gagner ou perdre. Au prochain tournoi aussi, je vais juste penser à pratiquer mon sumô. Je veux me concentrer sur chaque combat au jour le jour et faire de mon mieux. J'ai aussi perdu au bord du dohyô alors je vais essayer d'être plus solide sur mes jambes.

Q : Vous allez probablement monter dans le classement. Quelles sont vos perspectives ?
Kotoyûki/琴勇輝: Avec la promotion de Kotoshôgiku, la heya est beaucoup plus animée. Jusqu'à maintenant j'ai pu m'améliorer en m'entraînant avec beaucoup d'aînés. Je veux continuer à m'entraîner avec sérieux et rattrapper au plus vite mes aînés en division makuuchi.

Q : Que voudriez-vous dire aux gens de votre région ?
Kotoyûki/琴勇輝: Quand je porte mon keshômawashi décoré d'olives*, je pense au soutien des gens de l'île et je suis encore plus résolu. Je suis vraiment très heureux de l'accueil chaleureux qu'ils m'ont réservé après mon kachikoshi pour mon premier tournoi en jûryô.

Shikoku Shimbun

* Kotoyûki/琴勇輝 est originaire de l'île de Shôdoshima dans la préfecture de Kagawa (香川県小豆島町) qui est le premier endroit où on a cultivé des olives au Japon et l'île est parfois appelée "l'île aux olives."

samedi 1 octobre 2011

Inauguration de la nouvelle Ôtake-beya

De la droite : Takanohana, Ôtake,
Taihô, Magaki
Les nouveaux locaux de l'Ôtake-beya/大嶽部屋, situés dans l'arrondissement de Kôtô (東京都江東区), ont été inaugurés aujourd'hui. La construction a commencé au printemps 2010 et le bâtiment est constitué de sept niveaux. La salle d'entraînement est au rez-de-chaussée, les bureaux au premier étage et les étages suivants sont consacrés aux logements. L'Ôtake-beya appartient au "groupe Takanohana/貴乃花グループ" et les rikishi des heya affiliées se sont entraînés pendant une heure sur le nouveau dohyô. Etaient présents entre autres, Takanohana oyakata et Magaki oyakata (間垣親方, ancien yokozuna Wakanohana II/二代目若乃花).
La heya a essuyé plusieurs scandales, le dernier en date étant le licenciement de son ancien oyakata dans le cadre de l'affaire des paris illégaux (ici). Elle compte actuellement cinq rikishi dont aucun n'est sekitori.

Au micro, Taihô 
Ôtake oyakata (大嶽親方, ancien jûryô Dairyû/大竜) : "On nous a construit un très bel endroit. C'est un nouveau départ. Nous voulons repartir avec un nouvel état d'esprit, travailler dur et former des bons rikishi. Nous démarrons dans le négatif, nous ne sommes pas encore revenu à zéro mais nous allons nous consacrés aux entraîenemnts avce encore plus d'ardeur."
NAYA Kôki/納谷 幸喜, ancien yokozuna Taihô/大鵬, fondateur de la heya : "C'est ce que je voulais laisser à mes petits-enfants. Je veux qu'ils se consacrent eux aussi au sumô. J'ai construit ce lieu pour qu'il soit la pierre angulaire du monde du sumô. Je veux donner aux rikishi le sentiment qu'ils ne peuvent pas perdre, quoi qu'il se passe."

Mainichi, Kyodo, Nikkan, Sponichi

Cérémonie de mariage de Toyonoshima

La cérémonie et la réception de mariage de Toyonoshima (豊ノ島, 28 ans, Tokitsukaze) et son épouse TAKEUCHI Sunaho (竹内 沙帆, 30 ans) ont eu lieu aujourd'hui dans un hôtel de la capitale japonaise. Soixante-dix proches ont assisté à la première et environ 660 personnes, dont les ôzeki Baruto et Kotoshôgiku, à la seconde. Le tout a duré plus de quatre heures et en grandes pompes.
Le mariage a été contracté en mairie en février mais la cérémonie avait été reportée en raison des scandales dans le sumô. "Toutes ces histoires ont été bien ennuyeuses pour elle mais finalement le plus gros est fait. Je commence à réaliser que je suis marié." a déclaré le marié. "Je suis soulagée." a confirmé la mariée qui est notamment apparue dans un kimono blanc.
On a également parlé de sumô et Toyonoshima a commenté la promotion de Kotoshôgiku, son rival depuis le collège : "C'est une stimulation. Je vais travailler dur pour le rejoindre rapidement.". Et il pourra également compter sur sa femme pour le stimuler : "J'ai entendu dire qu'ils sont rivaux depuis longtemps. Il y va à son rythme sans se précipiter. Mais j'aimerais qu'il y mette un peu plus d'ardeur.".


Kyodo, Nikkan

Rappel : les fiançailles