vendredi 2 juillet 2010

Nagoya basho 2010 : entraînements

L'ôzeki Kaiô (37 ans, Tomozuna) s'est entraîné dasn les locaux de la heya à Nagoya même. Ses douleurs dorsales chroniques ne s'étant pas améliorées durant le mois de juin, il peaufine sa préparation en prenant soin de son corps.
Il est concerné par la situation de son collègue Kotomitsuki, dans la mesure où il est le seul rikishi qui siège au hyôgiin, qui devra se prononcer au 3/4 des membres présents sur une éventuelle exclusion le 4 juillet : "Franchement, c'est difficile pour moi.".
Lui-même n'a jamais été mis en cause mais il n'est pas trop dur envers son homologue de la Tokitsukaze: "Il a eu tort de commettre cette faute. mais le renvoi est-il la seule solution ? Ca peut paraître indulgent mais on pourrait peut-être lui laisser la possibilité de se corriger.".

L'ôzeki Bulgare Kotoôshû (27 ans, Sadogatake), est lui allé en entraînement extérieur à Kasugai (春日井市), dans la banlieue de Nagoya, où se trouve la Kasugano beya. L'assemblée des rikishi du 29 juin a été annulée, la communication entre rikishi est très compliquée et les entraînements à l'extérieur difficiles à organiser : "On ne sait pas quoi faire ni où.".
Il était néanmoins satisfait des 28 combats livrés, notamment face à Tochinoshin, (22 ans, Kasugano) vraisemblablement san'yaku au Nagoya basho : "C'était bien, il y a beaucoup de sekitori à la Kasugano. (Tochinoshin) Il est très puissant.".

Certaines heya prises dans l'affaire des paris illégaux s'entraînent à huis clos. Du côté de Fusô (扶桑町) et de la Sakaigawa beya, dont Toyohibiki (25 ans, Sakaigawa,O-M8) et Gôeidô (24 ans, O-M9, Sakaigawa) sont impliqués, on joue la transparence et on a reçu du public. Toyohibiki en tête et sous les yeux de Sakaigawa oyakata, les rikishi ont transpiré (à droite).

Sanspo, Hochi, Jijicom

Nagoya basho 2010 et paris illégaux : la non position de la NHK

M. FUKUCHI Shigeo (76 ans, 福地茂雄), le président de la NHK, a déclaré hier en conférence de presse que la décision de diffuser ou non le Nagoya basho ne serait pas prise avant le 6 juillet. Juste le temps de recevoir les explications des riji après leur réunion décisive et décisionnaire du 4 juillet. D'après M. Fukuchi, pour l'instant la balance ne penche d'aucun côté (白紙). Interrogé sur ce qui pourrait la faire prendre une orientation plutôt qu'une autre, il a répondu : "La réaction des téléspectateurs sera très importante. Nous verrons aussi quelles mesures seront prises pour éviter la récidive de tels actes antisociaux. Nous espérons que des explications satisfaisante pour les téléspectateurs seront données.".
Dans les premiers jours de l'affaire, fin juin, la NHK avait déclaré que "la diffusion  semblait difficilement envisageable en l'état actuel des choses.". Les propos de M. Fukuchi semblent plus neutres et peut-être pencher en la faveur de la diffusion.
Entre le 14 et le 30 juin, la NHK a reçu environ 8200 réactions de téléspectateurs. 67% (5500) étaient contre la diffusion du Nagoya basho et 10% (830) en sa faveur.
Les tournois de sumô professionnel sont diffusés à la radio depuis janvier 1928 et à la télévision depuis mai 1953, et le poids de ce passé entre aussi en ligne de compte. "Il s'agit du sport national et nous le voulons propre et aimé du public. Nous ne voulons pas d'un sumô indigne." a affirmé M. Fukuchi.

On a appris par ailleurs que la mise en vente du magazine de la NHK "Ôzumô chûkei" (大相撲中継) a été suspendue. Apparemment aucun lien avec la diffusion ou non du tournoi, mais plutôt la réticence d'y voir figurer des rikishi impliqués.
Le magazine existe depuis 1975, est publié avant les tournois et en présente les points à suivre.

Sanspo, Hochi

jeudi 1 juillet 2010

Paris illégaux : le cas Kotoshôgiku

Kotoshôgiku (26 ans, Sadogatake, E-K1, à droite) a passé des aveux écrits devant la NSK et a également reconnu avoir participé à des paris illégaux sur le baseball devant la police. Il participera néanmoins au Nagoya basho, comme l'a affirmé son maître Sadogatake oyakata (à gauche) : "La NSK ne nous a rien dit de particulier donc il participera. Il n'a reçu aucune interdiction ou contrainte.". Le fait qu'il n'ait a priori pas été un habitué des paris semble avoir joué en sa faveur.
Le cas de Yoshikaze devant être réexaminé avant le début du tournoi et celui de Kakizoe n'étant plus mentionné, Kotoshôgiku est considéré pour l'instant comme le seul rikishi ayant reconnu les faits et autorisé à participer au Nagoya basho.
Cela s'avèrera probablement être un cadeau empoisonné dans la mesure où sa culpabilité n'est pas remise en question sur le fond. Et l'ambiance actuelle ne laisse en rien penser que les spectateurs feront preuve de clémence envers les fautifs. "Je lui ai dit que puisqu'il sera sur le dohyô, il devra donner le meilleur de lui-même." a confirmé Sadogatake oyakata.
Outre ses obligations envers le public et ses fans, Kotoshôgiku se sent des responsabilités envers son aîné l'ôzeki Kotomitsuki qui sera lui écarté d'une façon ou d'une autre du sumô. D'autant qu'après son 9-6 du Natsu basho, Kotoshôgiku sera très probablement sekiwake à Nagoya. Sur le plan personnel, un bon Nagoya basho et un bon Aki basho, chez lui à Fukuoka, seraient des étapes essentielles vers le grade d'ôzeki.
En ce 1er juillet, Kotoshôgiku a affronté à 18 reprises l'ôzeki Kotoôshû à l'entraînement. Et il est resté silencieux à l'approche de ce tournoi qui lui offre une possibilité de rédemption.

Nagoya basho 2010 : shindeshi à la Kataonami - TANIMOTO Yûki

1er juillet, TANIMOTO
et Kataonami oyakata
à l'entraînement
La presse régionale, grande pourvouyeuse de nouvelles dans ce domaine, restait silencieuse et, compte tenu des circonstances, on pouvait se demander si le shindeshi kensa du Nagoya basho, qui aura lieu le 5 juillet dans un hôpital de la ville, accueillerait des postulants. A ce jour, un seul s'est déclaré. Il s'agit de TANIMOTO Yûki (谷本優記), originaire d'Iyo (伊予市) dans la préfecture d'Ehime, qui a rejoint la Kataonami beya à Obu (大府市), dans la préfecture d'Aichi, le dernier jour du mois de juin.
Le jeune homme a 18 ans, mesure 1,82m et pèse 175kg. Il a pratiqué la natation et la lutte. Il a abandonné le lycée en cours et vivait depuis de petits boulots. Sa mère a vu l'appel à candidatures de Kataonami oyakata  (ancien sekiwake Tamakasuga, 玉春日) à la télévision et encouragé le fils qui a décidé de tenter l'aventure. Il est conscient de la situation critique du sumô mais : "Je veux devenir fort et faire de mon mieux pour ma famille.".
"La crise actuelle est peut-être une chance." déclare Kataonami oyakata qui a demandé à tous ses rikishi de prendre soin de la recrue.
Si aucun autre candidat ne se déclare d'ici la date limite du 4 juillet, ce sera le deuxième plus bas taux de recrutement après le zéro du Nagoya basho 2007 et au même rang que l'Aki basho 2000 et le Nagoya basho 2006.

Mainichi

A l'heure où, Takanohana oyakata en tête et l'actualité aidant, on se pose la question de la reconversion des rikishi qui n'ont eu qu'une carrière modeste dans le sumô et aucune qualification préalable, on a un exemple supplémentaire de l'entrée dans le sumô professionnel vue comme une possible planche de salut.

mardi 29 juin 2010

Nagoya basho 2010 : début des entraînements

Avec la certitude que le Nagoya basho aura lieu, les entraînements ont repris dans les différentes heya.
A la Tokitsukaze, dont l'oyakata est menacé de "rétrogradation ou plus" et dont une des têtes d'affiche, Toyonoshima, est suspendue pour le tournoi et kinshin, on a prié pour le repos de l'âme de SAITÔ Takashi (Tokitaizan), le jeune deshi mort tragiquement suite à des sévices subies à la heya en juin 2007. "C'est un évènement terrible. Et il n'y a pas d'excuse au fait que nous soyons à nouveau dans les problèmes. Jusqu'à ce que la NSK ne donne ses directives, je vais m'occuper des entraînements comme d'habitude." a déclaré Tokitsukaze oyakata, qui était présent ainsi que Toyonoshima.





A la Miyagino, dont un des rikishi de makushita et tsukebito du yokozuna Hakuhô est kinshin, on a célébré le dôhyô-matsuri à partir de 8h du matin. Les jeunes deshi se sont ensuite entraînés alors que Hakuhô se contentait d'un décrassage à base de shiko et suriashi, avant de répondre aux sollicitations des fans. A l'aube bien confuse de ce Nagoya basho, Kumagatani oyakata, le maître du yokozuna, a déclaré : "La préparation va être difficile pour toutes les heya. Mais nous devons faire ce que nous avons à faire."



On s'est entraîné aussi à la Sadogatake, sous l'oeil du maître confiné mais présent et pour qui l'entraînement s'est passé "comme d'habitude".
A la Musashigawa (gauche), le maître était absent mais Miyabiyama présent. Les médias aussi étaient là et l'isolement de mise. Atmosphère stressante pour les rikishi et frustration pour les fans.
La Michinoku (droite) aussi était en activité mais privée de son maître.

Mainichi, Sanspo

Paris illégaux : du concept de kinshin

Le comité spécial a explicité ce que recouvrait la sanction de kinshin (謹慎).
Les sanctionnés ne peuvent se trouver qu'à leur domicile où sur le lieu d'entraînement (pour certains la heya dans les deux cas). Les déplacements ne peuvent se faire qu'entre ces lieux et en cas de nécessité un hôpital.
A l'origine, le confinement impliquait de rester à Tôkyô et donc de ne pas se rendre à Nagoya. Le comité a revu sa position sur ce point en se basant sur les habitudes de la NSK. Les oyakata peuvent donc aller à Nagoya et continuer à "garder un oeil" sur leurs rikishi.

Sources: Nikkan, Yomiuri

lundi 28 juin 2010

Paris illégaux : l'avenir de l'Ôtake beya

Alors que les jours d'Ôtake oyakata (gauche) dans le sumô sont comptés, on apprend que Futagoyama oyakata (49 ans, ancien jûryô Dairyû, 大竜), affilié à la heya, est proposé pour reprendre la heya et le nom d'ancien. La demande a déjà été déposée auprès de la NSK. Ancien jûryô, Futagoyama oyakata a combattu 25 tournois dans cette division et satisfait donc au minima requis pour pouvoir reprendre une heya qui est de 20 tournois en jûryô et/ou makuuchi.
Reste à savoir si un tel arrangement est aussi dans les plans de la NSK et s'il pourra éviter la dissolution de la heya, dont les locaux sont actuellement en reconstruction.
L'actuel Ôtake oyakata (42 ans, ancien sekiwake Takatôriki, 貴闘力) est le gendre adopté de l'ancien yokozuna Taihô, dont il a épousé la troisième fille. Il a repris la Taihô beya en janvier 2004 et si le nom a changé, l'enseigne "Taihô dôjô" (大鵬道場) est toujours à l'entrée de la heya.

[Photo du bas : Taihô, à gauche, et son successeur Ôtake oyakata en décembre 2003]

Source : Hochi, Yomiuri

Paris illégaux : du côté des heya

Le lendemain de l'annonce des recommandations du comité spécial, la vie continue diversement dans les heya dont les maîtres sont sanctionnés.
A la Sakaigawa beya, le maître et également deux rikishi de division makuuchi, Toyohibiki et Gôeidô, sont sanctionnés : "Il n'y a pas eu d'entraînement comme d'habitude aujourd'hui. On ne nous dit rien et nous ne savons rien.". A Fusô, les rikishi ont fait un peu de ménage.
A l'Ôtake beya, le sort de l'oyakata ne fait plus de doutes. Mais dans les locaux préfabriqués d'Aisai, les rikishi se sont entraînés (droite). "Nous ne savons rien."
Kise oyakata, qui a déjà perdu sa heya, est à nouveau sur la sellette. A la Kitanoumi beya, où tout le monde a été intégré, et qui passe le temps du tournoi à Nagoya même, on a vu des rikishi sortir à bicyclette, mais personne n'a rien dit.
La Sadogatake beya (gauche) non plus n'a pas vu d'entraînement aujourd'hui.
Au gymnase préfectural, où les préparatifs continuent, une femme de 34 ans venue y faire du badminton exprime son sentiment de regret : "Ca n'a lieu qu'une fois par an alors les gens sont impatients. Mais sans les plus haut gradés, ça n'est pas pareil.".

Sponichi

Paris illégaux : la cas Yoshikaze revu

Les riji ont demandé que le cas de Yoshikaze (28 ans, Oguruma, E-M13, à gauche) soit réexaminé. En effet, d'après les informations fournies par le comité spécial hier, le rikishi de l'Oguruma beya n'aurait parié que de façon très ponctuelle, lors des World baseball classic de l'an dernier. Les sanctions ont donc été différées et le comité spécial reverra le cas lors de sa réunion du 2 juillet. Par voie de conséquence, les sanctions à l'encontre d'Oguruma oyakata ont également été différées.
Le comité spécial réétudiera aussi le cas de l'Ônomatsu beya qui devait à l'origine être sanctionnée dans son intégralité. Là encore certains riji sont intervenus : "Nous devons nous préoccuper des jeunes deshi qui n'ont pas participé aux paris.".

Source : Sankei

Nagoya basho 2010 : avant les mawashi, les cols bleus

La NSK a annoncé que le banzuke du Nagoya basho sera publié le 5 juillet, le lendemain de la réunion des riji où les dernières décisions, et sanctions, devraient être officialisées.
Alors que la conférence de presse du yokozuna Hakuhô a été annulée et que  l'effervescence habituellement liée à la distribution des banzuke a fait place au calme, les travaux d'aménagement du gymnase préfectural d'Aichi à Nagoya ont eux débuté ce matin comme prévu. Quarante ouvriers ont commencé à amménager une partie de l'espace qui accueillera le public autour du dohyô et la confection de celui-ci a également été mise en route.

Nikkan, Mainichi

Paris illégaux : mise à jour du 28 juin 2010

Les riji et hyôgiin se sont réunis et ont été officiellement mis au courant des recommandations du comité spécial. Elles ont été acceptées et, cette acceptation en étant la condition, le Nagoya basho aura lieu comme prévu.
Quant aux sanctions qui seront infligées à Ôtake oyakata et Kotomitsuki, elles n'ont pas été  officiellment annoncées et le seront probablement le 4 juillet. Néanmoins, les procédures de licenciement ou plus sont entamées de même que la procédures de rétrogradation ou plus recommandée pour Tokitsukaze oyakata.
Ôtake oyakata a présenté sa démission dans la matinée mais, même si les sanctions les plus sévères l'attendent, elle n'a pas été acceptée par la NSK. Aux dernières nouvelles, il aurait accumulé entre 20 et 30 millions de yen de dettes et Kotomitsuki en aurait pris une partie en charge.
Quant à Musashigawa rijichô, dont le remplacement temporaire fait partie des recommandations acceptées, il serait remplacé par M. MURAYAMA Hiroyoshi (73 ans), ancien procureur général de Tôkyô et riji externe.

Les 14 rikishi suivants seront absents du Nagoya basho :
  • Makuuchi : Kotomitsuki (ozeki, Sadogatake), Toyonoshima (26 ans, E-M1, Tokitsukaze), Miyabiyama (32 ans, Musashigawa, O-M1), Toyohibiki (25 ans, Sakaigawa,O-M8), Gôeidô (24 ans, O-M9, Sakaigawa), Okinoumi (24 ans, Hakkaku, O-M10), Wakakôyû (26 ans, Onomatsu)
  • Jûryô : Chiyohakuhô (27 ans, Kokonoe, O-J3), Kasuganishiki (34 ans, Kasugano, E-J9), Kiyoseumi (25 ans, Kitanoumi, E-J10), Futen'ô (29 ans, Dewanoumi, O-J12), Daidô (27 ans, Onomatsu)
  • Makushita : Kôbô (28 ans, Miyagino), Furuichi (34 ans, Onomatsu)
Kotoshôgiku (26 ans, Sadogatake, E-K1), Kakizoe (31 ans, Musashigawa, E-M8) et Yoshikaze (28 ans, Oguruma, E-M13), dont les noms étaient apparus, ne sont plus sur la liste.

L'assemblée des rikishi, qui réunit traditionnellement les rikishi de division jûryô et plus et qui se tient le lendemain de la publication du banzuke a été annulée. Elle devait avoir lieu demain.

Sources : Sanspo, Yomiuri, Mainichi, Nikkan

dimanche 27 juin 2010

Paris illégaux : les propositions du comité spécial

Comme prévu, le comité spécial s'est réuni aujourd'hui afin de préparer les recommandantions qu'il présentera demain aux riji. La presse commente et rapporte très abondamment. Voici quelques propos tenus lors de la conférence de presse qui a suivi.

Q : Vos propositions de sanction sont-elles acceptables par les riji ?
Maître MOCHIZUKI : Nous sommes résolus à présenter ces recommandations avec la force nécessaire. Si ces mesures ne sont pas prises, il n'y a pas d'avenir pour le sumô.

Q : Concernant les 3 personnes qui seront l'objet de mesures disciplinaires, on parle de licenciement ou plus uniquement pour Ôtake oyakata.
Comité : Ce qui est grave pour Kotomitsuki c'est qu'il a menti aux riji. Pour Ôtake oyakata, ce qui ressort c'est à la fois les sommes et la fréquence. Les mesures disciplinaires ne concernent pas uniquement ces 3 personnes. Selon les résultats à venir du reste de l'enquête, elles pourraient être infligées à d'autres.

Q : Quelles ont été vos critères ?
YAMAMOTO Hiroshi : Nous sommes sévères avec les jûryô et plus parce que ce sont des grades importants. Pour les makushita et moins, qui sont jeunes, nous mettons l'accent sur la responsabilité de formateur des oyakata.

Q : Y a-t-il eu débat au sein du comité à propos de l'annulation du Nagoya basho ?
ITOH Shigeru : En effet, certains y étaient favorables. Nous avons pris en compte tous les points de vue et sommes convenus de conditions strictes à la tenue du tournoi.

Les personnes impliquées directement ou jugées comme responsables dont les noms ont été cités et qui seront assignées à domicile (et absents du Nagoya basho pour les rikishi) :
Riji : Musashigawa rijichô (62 ans, ancien yokozuna Mienoumi), Dewanoumi oyakata (61 ans, ancien sekiwake Washûyama), Kitanoumi oyakata (57 ans, ancien yokozuna), Michinoku oyakata (51 ans, chef du service des bonne moeurs ancien ôzeki Kirishima), Kokonoe oyakata (55 ans, chef des juges, ancien yokozuna Chiyonofuji)
Autres oyakata : Hakkaku (47 ans, adjoint de Michinoku oyakata, ancien yokozuna Hokutoumi), Oguruma oyakata (53 ans, ancien ôzeki Kotokaze), Ônomatsu oyakata (49 ans, ancien komusubi Masurao), Sadogatake oyakata (42 ans, ancien sekiwake Kotonowaka), Sakaigawa oyakata (47 ans, ancien komusubi Ryôgoku), Kasugano oyakata (48 ans, ancien sekiwake Tochinowaka), Miyagino oyakata (40 ans, ancien jûryô Kanechika)
Makuuchi : Kotomitsuki, Toyonoshima, Miyabiyama, Toyohibiki, Gôeidô, Okinoumi, Yoshikaze, Wakakôyû
Jûryô : Chiyohakuhô, Daidô, Kasuganishiki, Kiyoseumi, Futen'ô
Makushita : Furuichi, Kôbô, Tokoike (tokoyama)
L'ensemble de l'Ônomatsu beya

L'essentiel des propositions :
1- Le Nagoya basho pourra avoir lieu sous conditions strictes.
2- Subiront des sanctions disciplinaires : Ôtake oyakata (pour qui le licenciement ou plus est possible), Tokitsukaze oyakata et Kotomitsuki
3- Les rikishi placés sous contrôle : 1 san'yaku (ôzeki Kotomitsuki), 7 makuuchi, 5 jûryô, 3 makushita et inférieurs (dont le tokoyama) et l'ensemble de l'Ônomatsu beya. Recommandation aux riji de divulguer les noms.
4-1 Les responsabilités des maîtres doivent être prises en compte. Les riji et membres exécutifs de la NSK dont des rikishi sont placés sous contrôle le sont aussi (Musashigawa, Dewanoumi, Kokonoe, Michinoku, Hakkaku, Oguruma)
4-2 Musashigawa rijichô sera remplacé le temps nécessaire par un riji plus présentable.
5- Les oyakata dont des rikishi seront suspendus pour le Nagoya basho sont également placés sous contrôle (Sadogatake, Sakaigawa, Kasugano, Kise)

A noter :
Selon les sources, Kitanoumi ou Kise oyakata sont cités. En fait, la Kitanoumi beya est impliquée à travers le cas de Kiyoseumi, tout nouveau venu de la Kise beya.
Deux nouveaux noms de sekitori : Wakakôyû et Daidô.
Il n'est pas fait explicitement mention de licenciement ou d'exclusion pour Kotomitsuki ou Tokitsukaze oyakata, ce qui paraissait pourtant acquis.
Finalement, rien qui ressemble pour l'instant à un grand ménage avec le terme assez flou en terme de sanction sumoïstique de kinshin (謹慎) qui implique une restriction de mouvements.
Rendez-vous demain.

Sources : Sanspo, Mainichi

Paris illégaux : la sanction des fans

Après ceux de Toyonoshima, ce sont les supporters de Gôeidô (24 ans, Sakaigawa, O-M9) qui se posent des questions. L'association de Nagoya des supporters du rikishi envisage la dissolution. "Beaucoup de membres sont des entrepreneurs et ils pourraient se retrouver dans l'embarras. Nous nous réunirons après le 4 juillet et parlerons aussi d'une éventuelle dissolution." a déclaré le secrétariat de l'association.
Gôeidô a présenté ses excuses par téléphone la semaine dernière : "Je vous présente toutes mes excuses. J'ai participé à des paris sur le baseball.". La réunion de soutien prévue le 3 juillet a été annulée et les activités de l'association sont suspendues.

Vers 14h30, un appel a été passé à la police pour prévenir que des banderoles avaient été déchirées. L'appel provenait du temple Naritasan d'Inuyama, préfecture d'Aichi, près de Nagoya, où la Tokitsukaze beya a ses quartiers pendant le Nagoya basho. Six banderoles sont suspendues devant les locaux de la heya. Celle qui porte le nom de Toyonoshima a été lacérée et mise à terre et trois autres (celle de Tokitenkû et deux portant le nom de la heya) plus légèrement endommagées. D'après un femme de 54 ans qui passait par là, les banderoles étaient déjà vandalisées à 7h30 ce matin.

Sources : Sanspo, Mainichi

Nagoya basho 2010 : l'arrivée à Nagoya

Deux semaines jour pour jour avant le début prévu du tournoi, deux cents rikishi de divisions inférieures sont arrivés aujourd'hui à Nagoya par le Shinkansen. Alors que l'incertitude plane encore sur la tenue du tournoi, que la publication du banzuke a été reportée et que les sanctions sont en passe d'être connues, les visages étaient fermés.
Ônaruto oyakata (ancien ôzeki Dejima), qui accompagnait le groupe, a traduit l'état d'esprit : "Nous allons faire ce que nous avons à faire. Nous sommes inquiets mais je souhaite que les jeunes fassent de leur mieux, avec l'idée que le tournoi va avoir lieu. Nous aussi, nous allons les préparer de notre mieux.".
Un des jeunes garçons déclare : "Je suis vraiment étonné qu'on en soit arrivés là. Moi, je me consacre aux entraînements.". Un autre, qui ne porte pas encore le mage, reste plus discret : "Nous ne pouvons rien dire.".
Un fan de 60 ans, qui vient assister à l'arrivée des rikishi chaque année, exprime le point de vue du public : "J'attends un nouveau départ et la démonstration à tous que le monde du sumô sera devenu propre.".
Les sekitori sont eux arrivés individuellement. "L'attente est difficile, mais nous allons croire en la tenue du tournoi." ajoute avec un sentiment mélangé Takekaze (31 ans, Oguruma, E-M12).

[Photo de gauche : on aperçoit en kimono violet les jeunes deshi de la Sadogatake beya de Kotomitsuki, au coeur de la tourmente]

Sources : Sanspo, Yomiuri

samedi 26 juin 2010

Paris illégaux : mise à jour du 26 juin

Michinoku oyakata a annoncé que la parution du banzuke du Nagoya basho, initialement prévue le lundi 28 juin, a été reportée sine die (gauche). D'après la NSK, c'est une première depuis l'après-guerre. Maître Mochozuki a déclaré qu'il ne fallait pas voir dans ce report un lien avec la décision de tenir ou non le Nagoya basho.
Le 28 auront lieu d'autres réjouissances. Le 25 juin, le comité spécial a annoncé pour ce jour-là une réunion extraordinaire des riji et des hyôgiin. Ceux-ci prendront connaissance des propositions faites par le comité concernant la tenue du Nagoya basho et l'exclusion de rikishi pour ce même basho. Maître Mochizuki a déclaré que les riji pourraient également décider le même jour des sanctions infligées aux personnes mises en cause. La réunion du 4 juillet, où il a été prévu que la décision concernant la tenue du tournoi serait prise, est maintenue. Les auditions terminées, le comité spécial se réunira lui le 27 afin de préparer ses conclusions.
M. ITOH Shigeru, du comité spécial, a été sans ambiguïté ("Il est le premier dans la liste de ceux à virer.") et il est désormais acquis que la carrière de l'ôzeki Kotomitsuki est terminée. La sanction sera probablement connue dès le 28. La question est maintenant de savoir si cette sanction sera le licenciement (kaiko, 解雇) ou l'exclusion (jomei, 除名), avec les conséquences financières induites. Par ailleurs, Sanoyama oyakata (ancien ôzeki Chiyotaikai, non impliqué à ce jour), mis au courant par Kotomitsuki du chantage à la fin de l'an dernier et alors en activité, aurait mis en garde ce dernier et lui aurait conseillé de payer.
Le nombre de personnes impliquées dans les paris illégaux sur le baseball a également été revu à la hausse et est passé à 36.
[Photos de droite : 25 juin, Hakkaku oyakata montre le formulaire d'aveu de la NSK; à la Musashigawa beya, on embarque aussi les bagages de Miyabiyama et Kakizoe]

L'exclusion (jomei, 除名) est la plus lourde des sanctions dont dispose la NSK. A la différence des cinq autres niveaux de sanction (rétrogradation, licenciement, suspension, ...), elle doit être approuvée lors d'une assemblée des oyakata et des gyôji aux 3/4 des membres présents. L'exclusion est accompagnée de la suppression des indemnités de départ (taishokukin, 退職金).
Depuis l'instauration du nouveau système, cette sanction n'a jamais été infligée. D'après le service des relations publiques de la NSK, elle a été prise à l'égard du sekiwake Koyanagi, du maegashira Takasago et de quelques autres au Fuyu basho de novembre 1873, dans les premières années de l'ère Meiji. Sur le banzuke, les noms des sanctionnés avaient été noircis à l'encre de Chine.


FURUICHI Mitsutomo (ancien Wakaryûsei, à gauche), enfin nommé explicitement par la presse, soupçonné de chantage sur Kotomitsuki et contre qui un mandat d'arrêt a été lancé mardi 22, a été arrêté le jeudi 24 (à droite). Après son intai en 1997, Furuichi a notamment géré une maison close dans la région de Kyûshû, intégrant le crime organisé.

La Hakkaku beya, dont des rikishi sont impliqués, a vu son camp d'entraînement d'août annulé par la municipalité d'Ohtawara, préfecture de Tochigi, où il avait lieu depuis 2005.
Nishikido oyakata s'est lui vu privé de la conférence qu'il devait tenir devant 257 écoliers le 25 juin.
Le club de supporters de Kochi, sa région natale, de Toyonoshima (27 ans, E-M1, Tokitsukaze) a décidé de suspendre ses activités. Il ne s'agit pas d'une dissolution et la reprise sera conditionnée notamment par la capacité de Toyonoshima à se remettre en question et à se réformer.

Sources : Sanspo, Mainichi, Asahi, Hochi, Nikkan

mercredi 23 juin 2010

Nagoya basho 2010 : programme

Malgré l'incertitude, tempérée par la difficulté à envisager une annulation du tournoi, le mot d'ordre actuel est de préparer le Nagoya basho comme si de rien n'était. En voici donc le programme.
  • 27 juin : arrivée des rikishi à Nagoya
  • 28 juin : publication du banzuke
  • 29 juin : assemblée des rikishi
  • 3 juillet : dohyô-iri votif au sanctuaire Atsuta-jingû/熱田神宮
  • 5 juillet : shindeshi kensa
  • 9 juillet : comité d'organisation des combats
  • 10 juillet : dohyô matsuri
  • 11 juillet : premier jour (shonichi)
  • 25 juillet : dernier jour (senshûraku)
  • 28 juillet : comité d'organisation du banzuke de l'Aki basho

Sous une pluie obstinée, le gomenfuda (御免札) du Nagoya basho a été installé ce matin à la porte est du chateau de Nagoya, par laquelle on accède aussi au gymnase préfectural où se déroule le tournoi. La pancarte de bois mesure 1,90 m de haut, 4 m sur pied, et 35 cm de largeur et est calligraphiée à l'encre de Chine. Nishonoseki oyakata (tenant la pancarte sur la photo de droite), responsable du tournoi, était bien entendu présent : "Nous préparons le tournoi parce que nous sommes confiants quant à sa tenue. Nous voulons assurer toute la quiétude possible au public.".
    Source : NSK, Sanspo, Mainichi

    Paris illégaux : mise à jour du 23 juin

    Un treizième sekitori nommé aujourdh'hui : Okinoumi (24 ans, Hakkaku, O-M10), l'espoir venu des îles Oki, le "beau gosse" du sumô dont l'arrivée en makuuchi au dernier Haru basho a fait beaucoup parler (ici). Hakkaku oyakata, le maître d'Okinoumi, est l'adjoint de Michinoku oyakata aux bonnes moeurs et très actif dans la gestion du scandale.
    D'autre part, deux nouveaux intermédiaires ont été identifiés : un entraîneur de 42 ans qui était présent pendant les basho dans les vestiaires, dispensant notamment des massages. Il servait d'intermédiaire à Toyonoshima, Gôeidô, Toyohibiki, Yoshikaze et Futen'ô. Il était en charge de leurs soins médicaux depuis plusieurs années et a récemment soigné le yokozuna Hakuhô, qui reste néanmoins hors de cause.
    L'autre intermédiare est un ancien rikishi de l'Ônomatsu beya de 34 ans qui n'a jamais dépassé la division makushita. Il aurait servi d'intermédiaire à Kotomitsuki et Kotoshôgiku, en compagnie de Tokoike, tokoyama de la heya. (La presse ne donne pas de nom mais le seul ancien rikishi de l'Ônomatsu correspondant au profil est Azusayumi, 梓弓, en activité de mars 1998 à mai 2006 et dont le rang maximal a été E-Ms31.)
    On apprend aussi que Kôbô (光法, 28 ans, Miyagino, E-Ms53, à gauche sur la photo en compagnie du yokozuna), un des tsukebito du yokozuna Hakuhô, a été interrogé par la police. Si l'onde de choc en venait à toucher le yokozuna, ce serait un nouveau palier franchi.

    Noms connus à ce jour pour le baseball :
    • oyakata : Ôtake, Tokitsukaze
    • makuuchi : Kotomitsuki (ozeki, Sadogatake), Kotoshôgiku (26 ans, Sadogatake, E-K1), Toyonoshima (26 ans, E-M1, Tokitsukaze), Miyabiyama (32 ans, Musashigawa, O-M1), Kakizoe (31 ans, Musashigawa, E-M8), Toyohibiki (25 ans, Sakaigawa,O-M8), Gôeidô (24 ans, O-M9, Sakaigawa), Okinoumi (24 ans, Hakkaku, O-M10), Yoshikaze (28 ans, Oguruma, E-M13)
    • jûryô : Chiyohakuhô (27 ans, Kokonoe, O-J3), Kasuganishiki (34 ans, Kasugano, E-J9), Kiyoseumi (25 ans, Kitanoumi, E-J10), Futen'ô (29 ans, Dewanoumi, O-J12)
    • non nommés : 10 membres de l'Ônomatsu
    Source : Sanspo

    mardi 22 juin 2010

    Un peu de sumô...

    Dans la cadre de la promotion du sumô auprès des enfants, une session d'enseignement du sport national était organisée aujourd'hui à Sagamihara, préfecture de Kanagawa. Takamisakari (高見盛, 34 ans, O-M13, en photo), Kôsei (高世, 24 ans, E-Sd41) et Takamisato (高三郷, 20 ans, O-Sd90) de l'Azumazeki beya ont joué les professeurs d'un jour.
    Un membre de la Fédération départementale de sumô a parlé aux 180 enfants présents de l'histoire du sumô, Azumazeki oyakata (ancien maegashira Ushiomaru) leur a enseigné les techniques de base et les rikishi les ont affrontés, leur prodigant quelques conseils et les impressionnant par leur puissance, comme toujours. "J'avais beau les bousculer, ils ne bougeaient pas, ça m'a surpris." a témoigné un élève de 11 ans.
    Sept sessions d'enseignement du sumô, qui associent membres de la Fédération japonaise de sumô (日本相撲連盟 - Nihon sumô renmei) et de l'Association japonaise de sumô (日本相撲協会 - Nihon sumô kyôkai - NSK) ont eu lieu cette année. Celle-ci a été planifiée en avril et a eu lieu après que les responsables locaux aient vérifié qu'aucun membre de l'Azumazeki beya n'était impliqué dans l'affaire des paris illégaux.

    Bonne nouvelle pour Takamisakari : Nagatanien a déclaré son intention de poursuivre le contrat qui la lie au rikishi depuis 2003. L'absence actuelle de diffusion de publicités mettant en scène le rikishi est fortuite. Le sponsor suivra néanmoins avec attention l'évolution de l'affaire.

    Sources : Kanaroko, Hochi

    Paris illégaux : mandat d'arrêt lancé

    Suite à la plainte déposée par l'ôzeki Kotomitsuki pour chantage, la police a lancé un mandat d'arrêt contre "l'homme de 38 ans lié au crime organisé, ancien makushita et frère aîné d'un rikishi de makushita en activité à l'Ônomatsu beya" (l'ancien Wakaryûsei 若隆盛) soupçonné des faits. Celui-ci aurait appelé ses parents ce mois-ci, les rassurant : "Je ne fais pas de chantage, inutile de vous inquiéter.". D'après les enquêteurs, l'homme aurait tenté de monnayer son silence auprès de Kotomitsuki en décembre dernier.
    La police a pratiquement terminé les auditions des oyakata et rikishi impliqués. Il semble de plus en plus certain que Kotomitsuki était un habitué des paris illégaux sur le baseball. Elle en vérifie avec prudence l'importance et évalue la nécessité de porter l'affaire devant la justice.

    Source : Sanspo

    Paris illégaux : mise à jour du 22 juin

    Aujourd'hui encore, deux nouveaux noms de sekitori impliqués dans les paris sur le baseball : Yoshikaze (28 ans, Oguruma, E-M13) et Kasuganishiki (34 ans, Kasugano, E-J9). Jusqu'à présent, ces deux heya n'avaient pas été citées. Oguruma oyakata fait partie de ceux qui, au sein de la NSK, sont actifs dans la gestion de cette affaire. Onze sekitori sont désormais mis en cause.
    Et de douze en fin de journée : Kakizoe (31 ans, Musashigawa, E-M8). C'est le deuxième rikishi de makuuchi de la heya du rijichô à être impliqué après Miyabiyama, ce qui signifie tous les rikishi de makuuchi de la heya.

    Le comité spécial a rencontré aujourd'hui les oyakata et les rikishi japonais ôzeki ou plus (en fait Kaiô et Kotomitsuki, ce dernier s'étant excusé dès hier), soit 101 personnes (à gauche). Les raisons de la création du comité, son rôle ont été explicités.  Il a aussi été confirmé que les préparatifs pour le Nagoya basho devaient continuer. Parmi les 101, des voix se sont élevées en faveur de la publication des noms et pour dénoncer la lenteur de la réaction de la NSK.
    Les auditions des 29 personnes impliquées dans les paris illégaux ont également commencé. Elles doivent être terminées d'ici le 27. Les noms, classements et lieux d'audition n'ont pas été dévoilés.
    Concernant les sanctions, maître Mochizuki (au premier plan à gauche) a précisé que l'exclusion et le licenciement étaient à prévoir pour les cas les plus graves. Les points pris en compte seront les liens avec le crime organisé, les sommes engagées, ... Ceux qui ont joué un rôle important dans l'affaire ne pourront pas rester à la NSK. Les oyakata, yokozuna et ôzeki seront également jugés plus sévèrement.

    De son côté, la NHK réfléchit à l'attitude à adopter concernant la diffusion du Nagoya basho. Le service des relations publiques a déclaré : "Nous respectons le geste que constitue la création du comité spécial. Nous accorderons de l'importance à l'opinion des téléspectateurs dont nous observerons l'évolution. Nous prendrons une décision en fonction de l'ensemble des éléments.". La NHK a reçu 900 témoignages de téléspectateurs, par mail ou téléphone, parmi lesquels certains estiment que le tournoi ne doit pas être diffusé.
    La NHK a commencé à diffuser les tournois de sumô professionnel le 16 mai 1953, pour le Natsu basho. En 1995, la diffusion avait été annulée en raison du tremblement de terre de Kôbe. Mais une annulation pour les raisons actuellement en question serait sans précédent.

    Source : Sanspo, Hochi