samedi 17 avril 2010

Baruto, le premier ministre et les cerisiers en fleurs

Continuant à voguer sur la vague de la popularité, le nouvel ôzeki Baruto était convié ce matin par le premier ministre HATOYAMA Yukio à admirer les cerisiers en fleurs du parc impérial Shinjuku gyôen. Outre l'ôzeki estonien, quelque 10.000 personnes, issues des milieux politico-financier, sportif ou artistique, ont participé à la "sakura o miru kai" (rassemblement pour admirer les cerisiers en fleurs).
Le temps, lui, n'était pas de la partie. Il avait neigé jusqu'à l'aube, le froid était hivernal et la pluie glaciale, symbolisant la difficulté de la période que traverse le pouvoir politique japonais. Pendant le discours de salutation du premier ministre, la pluie s'est atténuée et le soleil a finalement dardé ses rayons. "Nous traversons actuellement des temps difficiles. Mais nous éspérons que notre volonté de réforme nous propulsera vers l'avant. Nous voulons faire éclore des fleurs de cerisiers dignes de cette nouvelle ère." a déclaré M. HATOYAMA Yukio qui s'est promené pendant environ une heure trente dans le jardin impérial.

Source : Hochi

vendredi 16 avril 2010

Kotoôshû à l'université

L'ôzeki bulgare Kotoôshû a tenu sa première conférence devant 1200 étudiants de première année de l'université internationale Jôsai (Jôsai kokusai daigaku) sur le campus de Tôgane dans la préfecture de Chiba près de Tôkyô. Le rikishi a parlé pendant un quart d'heure sur le thème "De l'Europe au monde du chanko". "C'était la première fois alors j'étais nerveux." a déclaré Kotoôshû, trempé de sueur. Il a par ailleurs été étonné et ravi de recevoir un renfort qu'il n'attendait pas. Profitant de la conférence, un fan club a en effet été constitué, regroupant 40 étudiants. Le président de l'association, un étudiant chinois de troisième année, veut aller plus loin : "J'aimerais rassembler une centaine de personnes et que nous allions à chaque tournoi.". "C'est la première fois qu'une chose aussi agréable et gentille m'arrive." a remercié Kotoôshû les yeux brillants.

Source : Mainichi

jeudi 15 avril 2010

Takanohana, son clan, ses idées

Takanohana oyakata continue à constituer son clan. Des entraînements collectifs seront organisés entre les heya qui ont fait sécession pour se rallier à lui. Dès avant le Natsu basho, ils auront lieu à la Magakibeya et incluront également l'Ônomatsubeya et l'Ôtakebeya. "Nous organisons les premiers chez Magaki oyakata (ancien yokozuna Wakanohana II), le plus ancien d'entre nous. Ensuite, ce sera à tour de rôle dans chaque heya." a déclaré Takanohana oyakata.

Le jeune oyakata-riji a également exposé pour la première fois publiquement certaines des idées réformatrices dans l'espoir desquelles il a été élu en février. En tant que responsable du centre de formation du sumô, il a expliqué son plan en faveur de l'aide à la reconversion des anciens rikishi. Il l'a fait alors que, dans le cadre de la promotion du sumô, il visitait des écoles primaires d'Iruma, dans la préfecture de Saitama (photo).
"Nous n'en sommes encore qu'à la mise en forme du projet, mais si le centre de formation pouvait servir de marchepied pour leur seconde vie, ce serait bien. Ca concerne tous les rikishi." a-t-il déclaré tout en donnant quelques exemples concrets. La première idée de Takanohana s'inscrit dans une réforme plus large du Ministère de l'Education nationale japonais qui va rendre obligatiore à partir de 2012 l'enseignement de disciplines japonaises traditionnelles (budô) au collège. Le sumô étant une de ces disciplines, il aimerait former des instructeurs certifiés par la NSK qui participeraient à l'enseignement et, dans l'idéal, développeraient une vraie vocation de professeur de sumô. Il envisage en outre une formation de cuisinier pour ceux qui voudraient travailler notamment dans des restaurants de chanko.
Un pour cent des rikishi devient sekitori et atteint donc les divisions salariées. Beaucoup prennent leur "retraite" dans leur vingtaine, certains ayant arrêté leur scolarité avant le lycée et leur reconversion est un réel problème. "S'il y a une vraie possibilité de vie après le sumô, les parents seront rassurés et confieront plus facilement leurs enfants au milieu du sumô." a conclu Takanohana oyakata, indiquant que le but de ses réformes était aussi d'accroître le nombre de recrues.

Sources : Sanspo, Yomiuri

mercredi 14 avril 2010

Hakuhô, ceux qui arrivent, ceux qui partent

Hakuhô a des états d'âme et des sentiments mitigés. D'une part il se réjoui de l'arrivée de shindeshi (nombre et identités inconnus pour l'instant) pour la première depuis le Haru basho 2009 et l'intégration de Hakkairyû : "En tant que leader de la heya, je veux servir de guide.".
D'autre part, il est attristé par le départ d'Ajigawa oyakata qui s'est occupé de lui depuis son arrivée à la heya. Si le changement de nom d'ancien de ce dernier est entériné par la NSK, il quittera la heya. Dans le cas contraire, il pourrait finalement démissionner : "C'est comme un grand frère et j'espère pouvoir continuer à le voir.".

Source : Hochi

Harumafuji fête ses 26 ans

Harumafuji a eu 26 ans ce 14 avril. Après l'entraînement, il a reçu des cadeaux de la part de fans venus y assisté. Souriant et de bonne humeur, il a également signé des autographes (photo).
L'ôzeki mongol de l'Isegahama a bien sûr eu droit à son gateau, et même à plusieurs depuis quelques jours. Il souhaite bien sûr mettre à profit cette année.


Source : Nikkan

Ajigawa oyakata reste mais déménage

Ajigawa oyakata est l'un des félons qui ont voté pour Takanohana oyakata lors des dernières élections des riji (ici). Il avait dans un premier temps envisagé de démissionner mais il a finalement entamé la procédure pour pouvoir changer de nom d'ancien et rejoindre le groupe de Takanohana et plus précisément l'Ôtakebeya.
Il a déposé aujourd'hui sa demande auprès de la NSK afin de prendre le nom d'ancien Nishikijima qui  appartient à Shimotori (Tokitsukazebeya et ichimon) et est actuellement emprunté depuis mai 2007 par l'ancien maegashira Zaonishiki.
L'affaire se complique en raison des circonstances dans lesquelles Shimotori a acheté le nom, au moment où l'actuel Tokitsukaze oyakata a repris la heya après que son prédécesseur ait été révoqué puis condamné suite à la mort d'un de ses shindeshi. Au final, la NSK ne serait pas en possession du certificat de ce nom d'ancien, ce qui contrarie l'aboutissement de la demande d'Ajigawa oyakata.

mardi 13 avril 2010

Okinoumi, retour triomphal

Okinoumi (隠岐の海,24 ans, Hakkaku), premier natif des îles Oki et premier natif de la préfecture de Shimane depuis 88 ans à avoir atteint la division makuuchi (ici), et qui a obtenu le kachikoshi pour son premier tournoi dans cette division, est retourné dans sa région natale pour la première fois depuis sa promotion. Il s'est rendu à son ancien lycée, le lycée maritime Oki (Oki suisan kôtô gakkô), et au centre culturel d'Okishima , où il a été accueilli avec enthousiasme par la population. Okinoumi a de son côté promis d'être encore meilleur au Natsu basho.
Okinoumi au lycée,
Au lycée environ 200 personnes, lycéens et personnel enseignant, s'étaient rassemblées dans le gymnase et ont salué l'entrée du rikishi par des applaudissements très nourris. "La réussite d'Okinoumi apporte du rêve, de l'espoir et de la confiance à nos élèves." a déclaré M. TAKAGI Hironobu, le directeur de l'établissement.  M. YOSHIYAMA Osamu, qui l'a entraîné pendant ses trois années de lycée, s'est montré confiant : "Obtenir le kachikoshi lui a sûrement donné confiance. Ca ira pour la suite.". TAKAMIYA Oai, 17 ans, en troisième année, président de l'association des élèves et membre du club de sumô, a exhorté son aîné : "Quel que soit l'adversaire, attaquez le de front. Nous sommes tous unis et solidaires pour vous soutenir alors nous espérons que vous créerez la sensation dans le monde du sumô.". "Dans la première partie du tournoi, je n'étais pas en forme et j'ai eu des pensées pénibles. Mais à la fin, j'ai réussi à obtenir le kachikoshi, coûte que coûte. Mon objectif pour le prochain tournoi est d'obtenir un prix.". a répondu Okinoumi aux élèves, qui lui ont remis un bouquet de fleurs et posé des questions. "Ce qui vous permet de devenir plus fort ? Croire avant tout à la devise des rikishi shingitai (esprit, technique, physique)." "Ce qui vous aide dans les moments difficiles ? Le soutien de mes parents et de gens de mon entourage."
et au centre culturel.
Le soir, une réunion en l'honneur de sa promotion et de son premier kachikoshi était organisée par l'association des supporters des rikishi d'Oki au centre culturel. 500 personnes étaient présentes. "Nous vous adressons les encouragements de tous les îliens et des habitants de la préfecture de Shimane pour l'avenir." a salué M. FUJIMURA Kazuo, président de l'association. "C'est grâce à votre soutien que j'ai pu obtenir les huit victoires." a remercié le rikishi. Il a associé son cadet de sandanme Okinofuji (22 ans, Hakkaku également, originaire d'Okishima également, qui combattait jusqu'au Hatsu basho sous son nom Takedani, ici) à ses espoirs : "Je veux revenir et que Takedani soit jûryô et moi san'yaku.".
Dans la journée Okinoumi a également été reçu par M. le maire MATSUDA Kazuhisa. Dès le 14, il sera de retour à Tôkyô pour continuer le jungyô.

Sources : Saninchuo, Asahi

Baruto reprend l'entraînement à la maison

Après les premières journées du Haru jungyô passées entre les préfectures de Saitama et Kanagawa, l'ôzeki Baruto a repris l'entraînement dans sa heya aujourd'hui, avec quelques légers exercices uniquement. Il attaquera les choses sérieuses en entraînement à l'extérieur : "Ce sera mon premier tournoi depuis que je suis devenu ôzeki alors je serai sûrement nerveux et tendu. Mais j'ai l'intention de faire de mon mieux.". Comme souvent il a plaisanté : "J'irai m'entraîner à la Tetsuko no heya (talk show animé par la très célèbre KUROYANAGI Tetsuko). Sinon, peut-être à la Kasuganobeya.".
Comme tout yokozuna et ôzeki, Baruto a maintenant droit à son bentô (repas prêt à emporter) qui sera mis en vente à partir du Natsu basho au prix de 1050 ¥. Le responsable de la commercialisation lui a rendu visite et Baruto a goûté et approuvé (photo). Au menu, des sardines, que l'ôzeki affectionne depuis son enfance en Estonie, et d'autres mets qu'il a appris à apprécier au Japon, comme les takoyaki (boulettes de pâte fourées de poulpe, spécialité d'Ôsaka) et le menchikatsu (croquette) de thon.

Source : Nikkan

Takamisakari a acheté son nom d'ancien


Takamisakari (33 ans, Azumazeki) a officiellement acquis le nom d'ancien Furiwake le 7 avril et la nouvelle a été officiellement annoncée aujourd'hui. Pour l'instant, ce nom d'ancien est emprunté par l'ancien yokozuna Musashimaru depuis octobre 2008. "Je suis encore en activité alors je pense surtout à ce qui concerne le dohyô. Mais de cette façon, je vais pouvoir me concentrer sur mon sumô et me donner au maximum." a déclaré Takamisakari.
Takamisakari, qui a appartenu au club de sumô de l'université Nichidai, fut yokozuna universitaire. Il a débuté au Haru basho 1999 comme makushita 60 tsukedashi. Il a atteint son rang maximal, komusubi est, à l'Aki basho 2002, remporté par Musashimaru. Lors du dernier tournoi, il était O-M12 et a terminé makekoshi à 7-8.

Source : Sanspo

samedi 10 avril 2010

Haru jungyô 2010 : Fujisawa - jour 4

Le Haru jungyô, qui visite comme à l'accoutumée les régions du Kansai et du Kantô, faisait halte pour sa quatrième étape à Fujisawa, dans la préfecture de Kanagawa. Fujisawa reçoit le Haru jungyô depuis 1992 et cette année, la municipalité fêtait le 70ème anniversaire de sa constitution. En marge des activités liées au sumô, une opération de don du sang, entre autres, était organisée. Le public et les rikishi pouvaient y contribuer.
Un des moments privilégiés qu'offrent les jungyô est l'affrontement entre rikishi et enfants. Une vingtaine d'écoliers de la ville a donc affronté trois rikishi dont Takamisakari, le chouchou du public. Ceci reste d'ordinaire bon enfant, mais cette-fois, Takamisakari a été quelque peu bousculé. Alors que les deux autres rikishi se débarrassaient tranquillement de leurs mini-adversaires, l'un des enfants, un collégien plutôt bien bâti, s'est farouchement accroché à lui, se focalisant sur ses jambes et tentant une projection (photo de gauche). Les choses ont pris une tournure plus sérieuse et l'homme et l'enfant se sont finalement retrouvés en bas du dohyô. Le genou droit de Takamisakari, déjà blessé par le passé, a pris un coup qui a provoqué une grimace de douleur chez le rikishi qui a néanmoins pris sur lui. Il est retourné sur le dohyô, a continué à jouer le jeu, réjouissant le public de mimiques et gestes accentués. Heureusement pour lui, l'incident ne devrait pas porter à conséquence pour le Natsu basho du mois prochain.
Sur le moment, Hanaregoma oyakata, responsable des jungyô, a mis Takamisakari en garde afin qu'il ne blesse pas le collégien : "Avec lui, on ne sait jamais si c'est pour plaisanter ou pas.". Après l'entraînement, il était ravi : "Ce sera un grand souvenit pour les enfants. C'est très bien pour les relations avec le public.". Apparemment contrarié, Takamisakari a brièvement commenté l'incident : "Je n'ai pas trop mal, ça va. Quand mes jambes ont été attaquées, j'ai perdu l'équilibre et je suis tombé en bas du dohyô, c'est tout.".
En dehors des combats et entraînements, de nombreuses démonstrations et attractions sont proposées lors des jungyô. Le public a été particulièrement intéressé par la tsunashime (pose de tsuna, la ceinture tressée que portent les yokozuna) à laquelle Hakuhô s'est prêté, assisté de cinq tsukebito (photo de droite).
Quant aux ôzeki, ils se sont montrés aussi à leur avantage. Tous sauf Kaiô étaient présents et sont restés invaincus. A eux quatre, il ont livré 39 combats : 8 pour Kotomitsuki, 11 pour Kotoôshû et 8 pour Harumafuji. Le nouvel ôzeki Baruto, qui continue à focaliser l'attention, a fait le plus avec 12 combats. Il a dominé notamment Tochinoshin (photo de gauche) et surtout les rikishi et espoirs "made in Japan" Tochiôzan et Kisenosato : "Maintenant que je suis ôzeki, je dois tout faire pour gagner, même pendant les jungyô, et je suis un peu tendu. J'ai l'impression d'être en tournoi officiel.". "Il met plein d'énergie dans les entraînements. On sent sa confiance en lui." a approuvé Hanaregoma oyakata.
C'est ce même Baruto qui a remporté le tournoi du jour dans lequel seize des meilleurs rikishi de division makuuchi étaient engagés. Il a notamment battu au premier tour Kotoshôgiku et en finale le yokozuna Hakuhô. "Après le tournoi de mai (Natsu basho), et si j'ai eu de bons résultats, j'aurai enfin l'impression d'être devenu ôzeki." a conclu l'Estonien, dont la victoire a été très acclamée.

lundi 5 avril 2010

Veillée funèbre pour le 28ème KIMURA Shônosuke

La veillée funèbre de GOTÔ Satoru, 28ème tategyôji KIMURA Shônosuke, mort le 1er avril (ici) a eu lieu ce jour. D'après un proche de la NSK, une centaine de personnes est venue se recueillir et prier pour le repos de l'âme du "gyôji de l'ère Heisei" (1989-).
L'ancien yokozuna Akebono était présent, reconnaissant : "M. Gôto a connu beaucoup de yokozuna et il m'en a parlé afin que je comprennne mieux ce que cela représentait. Il m'a appris tant de choses que je ne saurais en faire le compte.".

Source : Mainichi

Haru jungyô 2010 : Tsu - jour 2

La deuxième journée du Haru jungyô s'est déroulée à Tsu, pour la première fois depuis onze ans. 3200 personnes avaient fait le déplacement et le gymnase municipal était rempli.
Hanaregoma oyakata, nouveau responsable des jungyô depuis février, a rappelé les sekitori à l'ordre (photo). A 8h30, il les a rassemblés et leur a parlé une dizaine de minutes : "Grâce aux jungyô, vous receveez de l'argent des sponsors. Participer aux entraînements est une obligation. Il est interdit de rester dans les vestiaires à dormir toute la matinée.". Les "trois règles des jungyô" sont (1) ne pas faire la grasse matinée (2) venir aux entraînements et (3) être sérieux dans les combats. La tendance générale est de rendre Asashôryû responsable de la déliquescence dans laquelle les jungyô était tombés.
S'en est suivi un entraînement où le yokozuna et les ôzeki se sont montrés énergiques. Et même trop. Harumafuji a en effet été averti pour un coup de coude "honteux" donné à Okinoumi. Kotoôshû a lui été averti pour son attitude face à Tosayutaka, qui l'a défait lors du Haru basho.
A la fin de la journée, tout le monde a rejoint la capitale. La prochaine étape y aura lieu vendredi, au temple Yasukuni.

Sources : Sanspo, Mainichi

dimanche 4 avril 2010

Haru jungyô 2010 : première journée au Ise jingû

Le Haru jungyô, qui se déroulera sur six journées jusqu'au 24 avril, a débuté aujourd'hui au Ise jingû (伊勢神宮) situé dans la préfecture de Mie (三重県).
C'était la première sortie officielle de Baruto en tant qu'ôzeki et il a été abondamment acclamé par les spectateurs. Il a avoué ne pas être encore habitué à être appelé ôzeki : "J'ai encore l'impression que ce n'est pas moi.".
Dans la matinée, les plus haut gradés, du yokozuna aux komusubi, se sont présentés en keshomawashi au temple (photos). L'après-midi a été consacrée au tournoi des rikishi de makuuchi. C'est Baruto qui l'a emporté en battant Toyonoshima en finale. Il a pratiqué son sumô tout en puissance.

Sources : Sanspo, Mainichi

Haru jungyô 2010 : programme

Dimanche 4 avril Ise jingû
tournoi cérémoniel
Mie
Lundi 5 avril Tsu Mie
Vendredi 9 avril Yasukuni jinja
tournoi cérémoniel
Tôkyô
Samedi 10 avril Fujisawa Kanagawa
Dimanche 18 avril Iruma Saitama
Samedi 24 avril Hadano Kanagawa

vendredi 2 avril 2010

Mort du 28ème KIMURA Shônosuke

GOTÔ Satoru, qui fut le 28ème tategyôji KIMURA Shônosuke, âgé de 81 ans, est mort le 1er avril à son domicile de Chiba, près de Tôkyô. La cause et l'heure exactes de sa mort ne sont pas connues. Le service funéraire aura lieu à 11h30 le 6 avril et sera conduit par son fils aîné Kiyotaka.
GOTÔ Satoru est né le 15 décembre 1928 à Tsuruoka dans le préfecture de Yamagata. Dès son enfance il est passionné par le sumô mais sa petite taille l'a dirigé vers le rôle de gyôji. C'est son professeur à l'école primaire qui, en écrivant une lettre au 20ème KIMURA Shônosuke, lui a permis d'entrer dans le monde du sumô. Il a débuté au Natsu basho 1938 à l'âge de neuf ans, alors que le yokozuna Futabayama était en train d'établir sa série de 69 victoires, et acquis alors une certaine popularité sous le surnom de "mamegyôji" (mini gyôji). Il était attaché à la Dewanoumibeya. Il est entré en  jûryô au Haru basho 1954 puis en makuuchi au Kyûshû basho 1961. Au Natsu basho 1984, il est devenu le tategyôji SHIKIMORI Inosuke (deuxième dans le hiérarchie des gyôji). Au Hatsu basho 1991, il a pris la tête de la hiérarchie en devenant le 28ème tategyôji KIMURA Shônosuke. Atteint par la limite d'âge, il s'est retiré après le Kyûshû basho 1993.
GOTÔ Satoru, qui mesurait 1,55m, a marqué les mémoires pour la beauté de sa gestuelle sur le dohyô et sa profonde connaissance du sumô. Il était proche d'Akebono, le seul rikishi à être devenu yokozuna pendant la période où il était lui-même tategyôji KIMURA Shônosuke et le premier étranger à avoir acccédé à ce rang, qui le considérait comme un de ses mentors. Il lui avait appris beaucoup sur la culture japonaise, l'âme japonaise, l'histoire du sumô, l'aidant à tenir son rang.
Il était aussi très actif en dehors du dohyô. Très doué pour les sumôji (style calligraphique utilisé pour l'écriture du banzuke), il participait aussi à la planification des jungyô, la comptabilité, avait le respect des oyakata et était impliqué dans la formation des générations futures. Il a également supervisé la production des vidéos de la NSK sur l'étiquette à respecter par les rikishi et les gyôji. D'avril 1991 à avril 1999, il a également tenu une rubrique mensuelle dans le Mainichi, "Gunbai no me" (l'oeil du gunbai), où il n'hésitait pas à l'occasion à porter un regard sévère sur le sumô.

[photo de gauche : avril 1992, il officie lors de la danpatsushiki du yokozuna Chiyonofuji ; photo de droite : dernier jour du Kyûshû basho 1993 : son dernier arbitrage,  le combat subsidiaire entre Akebono et Musashimaru]

Source : Kyodo, Mainichi

mercredi 31 mars 2010

Baruto ôzeki : interview

La promotion de Baruto a été entérinée par les riji ce matin. Musashigawa oyakata, leur chef, et Kasugano oyakata sont allés apporter la nouvelle au nouvel ôzeki (photo haut gauche). Celui-ci a alors prononcé son discours : "J'accepte humblement. Je vais me consacrer aux entraînements et m'efforcer de ne pas souiller l'honorabilité de ce rang.".


Baruto a également répondu aux questions des journalistes.

Q : Vous semblez soulagé que la cérémonie de transmisison soit terminée.
Baruto : Je pensais que ça irait, que je ne serais pas nerveux. Mais à la fin j'étais vraiment très tendu. (Gros soupir de soulagement.)

Q : En comparaison de la deuxième partie du Haru basho ?
Baruto : J'étais plus nerveux que sur le dohyô.

Q: Vous avez prononcé votre discours de façon très audible et facile à comprendre.
Baruto : Je me suis dit que je serais facile à comprendre si je parlais à voix très haute et que j'articulais bien.

Q: Comment avez-vous répété votre discours?
Baruto : Sans interruption depuis avant-hier soir.

Q: Que vouliez-vous transmettre à travers votre discours ?
Baruto : Je pense qu'être ôzeki est quelque chose de formidable et terrible. Les entraînements sont importants aussi. Sinon, je souhaite ne pas me blesser.

Q : Vous comptez défendre votre rang ?
Baruto : Oui, bien sûr.

Q : Vos sensations à propos de votre promotion ?
Baruto : Maintenant, j'ai la tête complètement vide. Je suis nerveux.

Q : Quel genre d'ôzeki voulez-vous devenir ?
Baruto : Un ôzeki gai. Qui fait grand cas de tous les fans. Je veux montrer à tout le monde mon sumô, puissant. Je veux être un ôzeki formidable.

Q : Qu'entendez-vous par gai ?
Baruto : Il y a beaucoup de gens qui trouvent les rikishi effrayants, austères. Je veux montrer à tout le monde qu'un rikishi peut aussi être gai.

Q: Vous voulez devenir un ôzeki que tout le monde peut approcher ?
Baruto : Oui, c'est ça.

Q : Au-dessus, il y a encore un rang.
Baruto : Je me fixe des objectifs un par un. Devenir ôzeki était mon premier. Maintenant, je veux me consacrer à atteindre le prochain.

Q : Et quel est ce prochain objectif ?
Baruto : Si je ne remporte pas de yûshô, je ne pourrai pas devenir yokozuna. Mon prochain objectif c'est uniquement le yûshô.

Q: Comment cela se passe-t-il en Estonie ?
Baruto : Ca a l'air de monter en puissance. Tous les jours, il y a des gens des médias qui viennent à la maison (de sa mère). C'est terrible pour ma mère. Elle va être encore plus occupée à partir de maintenant.

Q: Vos résolutions en tant qu'ôzeki ?
Baruto : Je ne me suis pas battu tout seul pour en arriver là. Les fans, ma famille, mon maître, l'okamisan m'ont aidé. Je veux continuer à donner le meilleur de moi-même.

Q : Vous avez pu dormir la nuit dernière ?
Baruto : Pas vraiment. Peut-être parce que j'avais froid.

Q : Vous prévoyez de retourner chez vous ?
Baruto : Je n'ai pas trop le temps pour l'instant. Je vais y penser après le prochain tournoi.

Q : Quand aimeriez-vous devenir yokozuna ?
Baruto : Pour l'instant je ne pense qu'au yûshô. Parce que sans yûshô je ne peux pas devenir yokozuna.

Q : Vous comptez remporter le Natsu basho ?
Baruto : Je vais tout faire pour.

Q : Votre épouse, Elena, vous soutient.
Baruto : Nous étions ensemble avant que je ne me blesse. Pendant les moments difficiles, quand j'étais blessé, elle a toujours été là pour m'aider. (Ses yeux se mouillent de larmes.)

Q : Le souvenir le plus marquant depuis vos débuts ?
Baruto : Le plus dur c'est mes blessures. A cette époque je me demandais si je pourrais continuer le sumô ou non. Quand j'ai surmonté cette épreuve, je n'ai plus pensé qu'à faire de mon mieux pour aller vers le haut.

Q : Vous vous êtes blessé trois fois au genou. Laquelle a été la plus pénible ?
Baruto : La deuxième fois (Hatsu basho 2007) a été la plus horrible. Je pensais juste à tout faire pour guérir le plus rapidement possible. La troisième fois (Nagoya basho 2007), je me suis vraiment demandé ce que je devais faire.

Q : Dans ces moments difficiles, qu'est-ce qui vous a le plus aidé ?
Baruto : Le fait d'avoir des objectifs. Je me suis battu parce que je ne voulais pas renoncer à mes objectifs. Je me suis battu pour réaliser mes rêves, atteindre mes objectifs.

Q : Quels étaient vos objectifs alors ?
Baruto : Devenir komusubi puis sekiwake. Après être devenu san'yaku, mon objectif était de devenir ôzeki.

Source : Sanspo

[Images traditionnelles, Baruto et ses dorades et porté en triomphe par les trois sekitori de sa heya (de gauche à droite : Sakaizawa, Shirononami et Yamamotoyama),  et Baruto facétieux même quand son oyakata parle.]

Haru basho 2010 : intai

Haru basho 2010 : intai (31 mars 2010)
Annonce Rang Shikona Heya Nom Né le Débuts Maximum
31/03/2010 E-Ms42 Kaishôryû 魁将龍 Tomozuna NISHINO Kuniaki 03/07/1979 03/1995 O-Ms6
O-Ms51 Wakainami 若い浪 Tatsunami TOMIYAMA Takeshi 29/12/1975 07/1992 E-Ms2
E-Sd44 Kirinishiki 霧錦 Michinoku SASAKI Takao 15/06/1982 09/1998 E-Ms36
O-Sd87 Daise 大 瀬 Asahiyama FUKUSHI Toshihiro 07/12/1979 09/1995 O-Sd19
O-Sd91 Ken'ô 乾 王 Onomatsu KUMAI Ken'ichi 28/04/1979 03/1998 O-Ms15
E-Sd100 Budôzan 武道山 Musashigawa EBASHI Shû 03/11/1989 01/2008 E-Sd56
E-Jd7 Nakanoumi 中野海 Dewanoumi NAKANO Minoru 05/12/1986 03/2009 O-Sd81
O-Jd105 Tsunehikari 常 光 Nishikido SUGAYA Tetsuya 03/08/1990 03/2006 E-Jd35
O-Jk3 Seifû 青 風 Oitekaze KATÔ Aiki 03/06/1986 03/2002 E-Sd17
BG Wakamatsuo 若松尾 Matsugane MATSUO Ryûtarô 21/08/1993 05/2009 E-Jd115
Moriazuma 杜東 Tamanoi MORI Daiki 01/11/1993 03/2009 O-Jd100
09/03/2010 E-Ms27 Kitazakura 北桜 Kitanoumi MUKO Hidetoshi 15/12/1971 03/1987 O-M9

Wakamatsuo, lors du shindeshi kensa du 2 mai 2009. Ce jour-là, il avait impressionné par son gabarit : 1,91m/157kg à 15 ans. Il a commencé le sumô en quatrième année de collège et a obtenu un ou deux résultats en wanpakuzumô (sumô des enfants) et sumô collégien.
En ce jour de mai 2009, il avait répondu aux journalistes : "Je veux devenir jûryô d'ici deux ans.". Il n'aura finalement fait que trois apparitions : en mai (maezumô), juillet (jonokuchi) et septembre (jonidan) 2009.

Natsu basho 2010 : promotion makushita vers jûryô

Natsu 2010 : promotion makushita vers jûryô
Shikona Heya Nom Né le A Débuts Haru 2010
Matsutani 松谷 Matsugane MATSUTANI Yûya 09/02/1984 Fukuoka 03/2006 E-Ms1 4-3
Kanbayashi 上林 Hakkaku KANBAYASHI Yoshiyuki 18/05/1981 Yamagata 03/2004 O-Ms1 4-3
Hoshikaze 星風 Oguruma BOLD Amarmend 15/12/1983 Mongolie 11/2002 E-Ms2 6-1

Matsugane oyakata et Matsutani
Difficile d'être promu en division jûryô le jour où Baruto est officiellement promu ôzeki. Forcément, la presse est peu disponible.
La NSK n'en a pas moins annoncé ce matin la promotion de Matsutani (26 ans, Matsugane). Promotion sans surprise puisque certaine depuis que le rikishi a obtenu son kachikoshi au onzième jour du Haru basho (ici). Et le nouveau promu a, comme la tradition le veut, tenu conférence de presse aux côtés de son oyakata. Il était on ne peut plus heureux : "On disait que j'allais vite progresser dans le banzuke alors quatre ans c'est un peu long. Je ne réalise pas encore. Je suis tellement content que ce ne soit pas un rêve.". La Matsuganebeya n'avait pas eu de sekitori depuis la promotion de Harunoyama au Kyûshû basho 2000. Alors malgré ses paroles en demi-teinte, Matsugane oyakata était tout aussi ravi et souriant : "Je pensais qu'il monterait un peu plus vite. Nous sommes désolés d'avoir fait attendre tous ceux qui nous ont soutenus. Je veux qu'il s'endurcisse psychologiquement et qu'il monte en makuuchi.".
Matsutani portera un mawashi bleu-violet, couleur de son université Komadai.

Oguruma oyakata et Hoshikaze
à l'annonce de la promotion en jûryô
du rikishi pour l'Aki basho 2009.
Kanbayashi (28 ans, Hakkaku) et Hoshikaze (26 ans, Oguruma, Mongolie) feront eux leur retour dans la division.
Kanbayashi a fait ses débuts au Haru basho 2004 en makushita 15 tsukedashi et a été promu en divison jûryô au Natsu basho 2005. Son rang maximal est O-J9, qu'il a atteint à l'Aki basho 2005. Il éait classé O-MS1 au Haru basho 2010 et a terminé à 4-3. Il était en division makushita depuis le Hatsu basho 2007.
Hoshikaze a fait ses débuts au Kyûshû basho 2002  et a été promu jûryô à l'Aki basho 2009. Il y est resté jusqu'au Hatsu basho de cette année où il a écopé d'un sévère 5-10 qui l'a fait redescendre en E-Ms2. Il a terminé avec un score de 6-1, battu uniquement par Kanbayashi le premier jour.

L'interaction entre les divisions, et l'intai d'Asashôryû, peuvent laisser supposer que ces trois montées de makushita vers jûryô pourraient n'être compensées que par deux descentes de jûryô vers makushita. Si Shirononami (O-J12, 2-13) n'a rien à espérer, le sort de Kaihô  (E-J8, 4-11) n'est peut-être pas aussi scellé que la presse l'annonçait (ici). Car Masuraumi, bien qu'ayant un score moins négatif (7-8), était classé E-J14. A suivre.

Sanspo, Mainichi

mardi 30 mars 2010

Baruto ôzeki

Comme prévu par le programme, le comité d'organisation du banzuke du Natsu basho se réunira demain. Les riji se réuniront aussi et la promotion de Baruto au rang d'ôzeki sera entérinée. Un messager de la NSK ira alors faire l'annonce officielle à Baruto lors de la cérémonie de transmission (dentatsushiki). L'heureux promu prononcera quelques mots. C'est Onoe oyakata, qui a lui-même pris conseil auprès d'aînés, qui a écrit le discours. "J'imaginais qu'il y aurait des mots très compliqués mais il est très facile à comprendre. Très puissant, très bien." a commenté le rikishi d'origine estonienne lors de la conférence de presse que lui et son maître ont donnée ce jour (photo de gauche). Onoe oyakata, qui a pris soin d'annoter le texte afin que Baruto puisse lire tous les kanji (caractères chinois), a confirmé : "Nous n'utiliserons pas de yojijukugo. Seulement des mots simples, que Baruto lui-même comprend.". On peut rappeler qu'apprendre la langue japonaise est une des épreuves, et non la moindre, qui attend tout rikishi étranger. "Je serai sûrement nerveux, alors je vais m'apppliquer pour ne pas me tromper. J'ai confiance en moi." a conclu Baruto.
Apparemment, la cérémonie sortira de l'ordinaire. Tout d'abord, et contrairement à l'habitude lorsqu'elle a lieu après un tournoi en province, elle ne se tiendra pas dans les locaux où la heya est hébergée, pour des raisons de taille notamment. Elle se déroulera dans la résidence privée d'un supporter. Les préparatifs sont en cours dans la salle de cérémonie : "Beaucoup de gens nous ont apporté leur collaboration." a remercié Onoe oyakata.
D'autre part, après l'annonce, le nouvel ôzeki pose traditionnellement pour les photographes soulevant fièrement une dorade, offerte par les supporters. Et bien, on n'est jamais si bien servi que par soi-même, quitte à un peu modifier la tradition. En effet, ce matin, Baruto, son épouse et son oyakata ont participé à une partie de pêche pour une télévision locale. Baruto était ravi (photo de droite) : "C'est un beau résultat, il doit y en avoir 6 (dorades).". "Nous allons les exposer avec la dorade offerte par les supporters. Ca nous portera bonheur." a renchéri Onoe oyakata.
L'Estonien Baruto est le second Européen, après le Bulgare Kotoôshû, à devenir ôzeki. Il est le huitième étranger. Ses prédécesseurs sont hawaïens (Konishiki, Akebono, Musashimaru), mongols (Asashôryû, Hakuhô, Harumafuji) et donc bulgare (Kotoôshû).

Yojijukugo : proverbe, maxime,  formé de quatre caractères chinois.
Les kanji, caractère chinois, ne sont pas des caractères phonétiques. Pour savoir comment les prononcer, il faut l'apprendre par coeur et ce pour plusieurs milliers de caractères. De même pour savoir comment écrire un mot. On peut donc savoir parler le japonais sans savoir l'écrire. C'est le cas de certains rikishi étrangers, surtout quand il s'agit de mots qu'ils n'utilisent pas dans leur quotidien.

Sources : Mainichi, Sanspo

Mort de Dewaarashi

L'ancien rikishi Dewaarashi est mort à trois heures ce matin à l'hôpital de Kawaguchi (préfecture de Saitama) des suites d'un infarctus du myocarde. Il était âgé de 39 ans. Le service funéraire aura lieu le 2 avril à 10h, au funérarium Yatsuka situé à Sôka (préfecture de Saitama). L'épouse du défunt, Tomoko, conduira le deuil.
Né SUGAWA Kiyoshi le 28 juillet 1970 dans la préfecture de Nagasaki, il a intégré la Dewanoumibeya après le lycée, où il pratiquait le jûdô. Il ne savait trop que faire et la rencontre avec Ryôgoku (ancien komusubi et actuel Sakaigawa oyakata), originaire de la même région, l'a décidé. Il a fait ses débuts au Haru basho 1989. Adepte du sumô de poussée (1,84m/188kg), il a remporté un zenshô yûshô en division jonidan (Nagoya basho 1990) et un en division sandanme (Nagoya basho 1993). Il a été promu en division jûryô au Nagoya basho 1996 et en division makuuchi au Nagoya basho 1998. Il est à son rang maximal, E-M14. Makekoshi, il retournera aussitôt en jûryô. Trois tournois plus tard, il revient en makuuchi mais là non plus n'y restera pas. Victime d'un phlegmon, il est forfait du quatrième au septième jour et finit makekoshi. Souffrant de diabète, il s'est maintenu dans la première partie du banzuke jûryô jusqu'au Haru basho 2000 où un terrible 3-12 le fait chuter en makushita. Il sera makekoshi lors des trois tournois suivants mais pourra se retirer sur un kachikoshi obtenu au Kyûshû basho 2000. En 71 tournois, il a gagné 326 fois, perdu 321 fois et été forfait 27 fois.
Dewaarashi était apparu sur les écrans aux côtés de l'ancien komusubi Mainoumi dans le film de Rob Marshall "Mémoires d'un geisha" ("Sayuri" en japonais) sorti fin 2005 au Japon et en mars 2006 en France.
Il était manager à la Sakaigawabeya, auprès de Sakaigawa oyakata, l'ancien komusubi Ryôgoku, mais avait dû cesser ses activités en novembre 2009 en raison de ses problèmes de santé.

Sources : Hochi, NSK, Sumo Reference