jeudi 14 octobre 2010

Le dieu du dohyô

Hakuhô ajoutera du sel
à la fin d'année 2011.
Le traditionnel calendrier de la NSK sera disponible à partir du mois de novembre et l’année 2011 (Heisei 23/平成23年) mettra à l’honneur le yokozuna Hakuhô. Couverture exclue, celui-ci sera en effet la vedette de deux des six pages (chaque page comprend deux mois) du calendrier. En janvier et février on admirera le dohyô-iri du yokozuna et en novembre et décembre son lancer de sel. Il est également présent sur la page septembre-octobre où on peut le voir à côté du dôhyô pendant le keiko sôken. Par contre, et alors que d’ordinaire l’ensemble des gyôji, yobidashi et tokoyama de division jûryô ou plus est photographié, l’année prochaine ne montrera que les tategyôji.
Nishonoseki oyakata, chef du service des relations publiques et à ce titre impliqué dans la conception du calendrier, a simplement déclaré : "Compte tenu de la situation actuelle, on comprend.". En rompant avec des habitudes anciennes, la NSK a donc décidé de faire de l’homme qui est en train de battre des records sa figure de proue au moins pour l’année 2011.

Nikkan

Kaiô présent à l'Aki jungyô

Incertain il y a deux jours, à la veille de la première journée de l'Aki jungyô l'ôzeki Kaiô a pris sa décision et participera à l'Aki jungyô. Aujourd'hui, il s'est entraîné sans forcer. Il n'a affronté personne et s'est contenté de teppô et suriashi. Il a montré de temps à autre un visage souriant, prodiguant quelques conseils aux jeunes de la heya. Il se plaint toujours de ses genoux mais est motivé : "J'y vais. Je ne sais pas jusqu'où je pourrai aller mais je veux essayer.".

Nikkan

Aki jungyô 2010 : programme

Aki jungyô 2010 : programme
Vendredi 15 octobre Tsuchiura (Ibaraki) Site
Dimanche 17 octobre Yokohama (Kanagawa) Site
Samedi 23 octobre Amagasaki (Hyôgo) Site
Dimanche 24 octobre Ôtsu (Shiga) Site
Lundi 25 octobre
Mardi 26 octobre Kagaminochô (Okayama) Site
Mercerdi 27 octobre
Jeudi 28 octobre Izumo (Shimane) Site
Vendredi 29 octobre Shôbara (Hiroshima) Site
Samedi 30 octobre Hiroshima (Hiroshima) Site

mercredi 13 octobre 2010

Hakuhô, recruteur de jeunes talents

En ce 13 octobre, Hakuhô a eu comme partenaire IRIE Masato/入江正登, en quatrième année à l'université Kyûshû Jôhô (九州情報大) et membre de son club de sumô. Qu’un rikishi dans sa position se prête à ce genre d’exercice face à un amateur est extrêmement rare. En digne chef de file de la heya, qui n’a accueilli que deux jeunes garçons en trois ans, le yokozuna a par ailleurs joué les recruteurs : "Il y a de bonnes choses chez lui, s’il devient professionnel, ce sera bien de pouvoir les améliorer. S’il va dans une autre heya, nous serons rivaux. Je me dresserai sur son chemin et ce sera dur pour lui. J’aimerais qu’il fasse carrière dans la même heya.".
IRIE Masato s’est en effet déjà rendu à la Tamanoi beya et ira prochainement à la Tatsunami beya. Par ailleurs, il est encore indécis entre une carrière dans le sumô professionnel et une carrière plus traditionnelle. "Il pourra utiliser ce qu’il aura fait par conviction et de tout son cœur pendant trois ou quatre ans dans sa prochaine vie, dans son prochain travail. Si j’étais lui je le ferais. Il y a aussi des choses à étudier dans le sumô." a insisté le yokozuna.
Novembre 2009 : finaliste (gauche)
Avec 1,78 m et 180 kg, IRIE Masato a un physique solide et pratique le sumô de poussée. L'an dernier, il a remporté les championnats universitaires du Japon méridional (第69回西日本選抜学生相撲大会) en avril et il a été finaliste aux championnats nationaux universitaires de Kochi (第58回全国大学選抜相撲高知大会) en novembre. "Cet entraînement est un honneur pour moi. Il a un physique complètement différent. J’ai eu l’impression de me heurter à un mur. J'étais impressionné." a-t-il délaré. Pendant le Kyûshû basho, la Miyagino beya prend ses quartiers près de la Kyûshû Jôhô et il se réjouit de pouvoir renouveler l’expérience. Car, malgré son indécision, il ajoute : "J’ai fait du sumô jusqu’à l’université alors je pense à ce que ça pourrait donner dans le sumô professionnel.".

Mainichi, Chunichi

Kaiô incertain pour l'Aki jungyô

L'ôzeki Kaiô pourrait ne pas participer à l'Aki jungyô qui commence le 15 octobre à Tsuchiura préfecture d'Ibaraki (茨城県土浦市). "Depuis la fin de l'Aki basho, mes genoux sont douloureux et il y a même des jours où je ne peux pas dormir. J'ai envie de participer au jungyô mais j'aimerais attendre de voir au dernier moment comment je serai." a-t-il déclaré le 12, après un entraînement extérieur à l'Azumazeki beya. "Moi aussi j'ai pensé que c'était fichu, mais je me suis battu, en pensant aussi aux gens de ma région." a-t-il également commenté son Aki basho abordé en position de kadoban dont il s'est sorti in extremis à 8-7. Sa région c'est Fukuoka, où aura lieu le Kyûshû basho en novembre. Et c'est aussi pour s'y présenter en bonne condition qu'il songe à faire l'impasse sur l'Aki jungyô.

Mainichi

samedi 9 octobre 2010

Paris illégaux, encore

Tard dans la soirée du 6 juillet, un journaliste du service des sports de la NHK a envoyé un SMS à Tokitsukaze oyakata afin de le prévenir des perquisitions prévues par la police dans le cadre du scandale des paris illégaux et des possibles liens avec le crime organisé. Plusieurs heya étaient visées, dont la Tokitsukaze. Les perquisitions ont eu lieu dès le lendemain.
Tokitsukaze oyakata, à qui le journaliste avait demandé de rester discret, a reconnu avoir reçu le message mais a affirmé tant à la presse qu’à la police qu’il n’avait rien sollicité du journaliste et n’avait pris aucune mesure suite à cette information. Ce dernier point semble être confirmé.
Hanaregoma rijichô a déclaré que si la police le demandait, la NSK prêterait son concours à l’enquête dont elle comptait suivre la progression. Il a ajouté qu’il n’était au courant de rien avant de l’apprendre dans l’après-midi du 8 octobre. Apparemment, personne à la NSK n’aurait eu vent de l’affaire avant que la police n’en fasse état. Toujours selon Hanaregoma rijichô, et bien que Tokitsukaze n’ait rien dit à la NSK au moment des faits, celle-ci n’envisage pas pour l’instant de lui demander davantage d'explications.

Jijicom, Mainichi

Kyûshû basho 2010 : programme

Programme relatif au Kyûshû basho 2010 publié par la NSK :
  • 30/31 octobre : transfert des rikishi vers Fukuoka
  • 1er novembre : publication du banzuke
  • 2 novembre : assemblée des rikishi
  • 5 novembre : shindeshi kensa
  • 12 novembre : comité d'organisation des combats
  • 13 novembre : dohyô matsuri
  • 14 novembre : premier jour (shonichi)
  • 28 novembre : dernier jour (senshûraku)
  • 1er décembre : comité d'organisation du banzuke du Hatsu basho 2011
NSK

jeudi 7 octobre 2010

Tochiôzan, tu seras un ôzeki mon fils

Tochiôzan-Kimurayama
(au centre le jeune Hashimoto)
Dans la recherche effrénée d’une relève japonaise, qui se fait d’autant plus souhaitable que Kaiô, le dernier ôzeki japonais, semble plutôt en mode survie, c’est Tochiôzan (栃煌山, 23 ans, Kasugano) qui est maintenant sur la sellette. Et c’est son maître Kasugano oyakata (ancien sekiwake Tochinowaka/栃乃和歌) qui lui met la pression. Suite à son Aki basho terminé à 11-4 en tant que sekiwake, et avec des victoires sur des ôzeki, un Kyûshû basho avec au moins dix victoires conduirait en effet le rikishi à la dernière étape avant la promotion au rang d’ôzeki. Après l’entraînement du jour au camp d’Irumagawa préfecture de Saitama (埼玉県入間市), le maître a été sans ambiguïté dans ses propos : "J’aimerais qu’il soit promu dans deux tournois.". Et pour cela, il a en tête une idée précise et ambitieuse du sumô que Tochiôzan doit pratiquer : "C’est notre devoir de former des rikishi japonais de talent. Depuis qu’il est entré dans le sumô professionnel, Tochiôzan est un ôzeki potentiel. Il est encore jeune et a de la marge de progression. Avec un mélange de la rapidité et de la technique du yokozuna Asashôryû et de l’application du yokozuna Hokutoumi (北勝海, actuel Hakkaku oyakata), il peut devenir ôzeki.". Malgré son physique (1,89m/152kg) Tochiôzan a du mal à s'imposer dans certaines situations de corps à corps. Kasugano oyakata en est conscient : "Pour ne pas se retrouver bloqué en corps à corps serré, il a besoin de techniques qui lui permettent d’avancer d’un seul trait ou de pénétrer les défenses de l’adversaire, comme Asashôryû.". A cette référence, il ajoute l’acharnement au travail de Hokutoumi, qui prenait l’initiative afin de ne pas se retrouver en situation défavorable et est devenu yokozuna en accumulant les entraînements. "Asashôryû... Je ne sais pas si j’arriverai à ce niveau. Mes onze victoires de l’Aki basho m’ont donné confiance et j’aimerais saisir cette chance." reste modeste l'élève.
Tochiôzan est retourné dans sa région de Kôchi dès le lendemain de l’Aki basho et a été très sollicité pendant les quatre jours qu’a duré son séjour : "J’ai été vraiment très occupé mais il y a eu des réunions de supporters et j’ai senti l’attente des gens de ma région.".
La dernière promotion d’un rikishi japonais au rang d’ôzeki est celle de Kotomitsuki après le Nagoya basho 2007 et pour devenir le deuxième ôzeki japonais en activité, Tochiôzan n’a pas d’alternative. Son objectif est donc un minimum de dix victoires au Kyûshû basho mais on espère aussi de lui qu’il stoppera la série de victoires du yokozuna Hakuhô : "Tant qu’à faire, je voudrais rencontrer le yokozuna tant qu’il est invaincu.".
Aujourd’hui, à l’entraînement, il a affronté ses collègues de makuuchi, dont Tochinoshin possible san’yaku au prochain tournoi. Il a remporté 20 combats et en a perdu 8.

Sanspo, Nikkan, Hochi

mardi 5 octobre 2010

Saving ôzeki Kotomitsuki

Une pétition réclamant la révision de la mesure de licenciement qui frappe l’ancien ôzeki Kotomitsuki a été lancée le 30 septembre. L’opération baptisée "Sauver Kotomitsuki" a récolté 6000 signatures en cinq jours. Les responsables espèrent dépasser les 10.000 d'ici le 15 octobre et envisagent de présenter la requête à la NSK. L'alternative proposée par les pétitionnaires est la réintégration de Kotomitsuki en tant que rikishi ou la possibilité pour lui de rester au sein de la NSK dans le cas où il serait quand même contraint à l’intai plutôt que licencié.
Plus de détails ici et le document à remplir (.doc) ou (.htm).

Nikkan

Premier entraînement à la Fujishima beya

Le premier entraînement de la Fujishima beya (藤島部屋) a eu lieu aujourd’hui. Fujishima oyakata (藤島親方, ancien ôzeki Musôyama/武双山), oyakata rattaché jusqu’à la cession et le changement de nom de la Musashigawa beya le 30 septembre (ici), a pris place au centre de l’estrade pour la première fois en tant que shishô. Après l’entraînement, l’enseigne au nom de la Musashigawa-beya/武蔵川部屋 a été enlevée et sera remplacée dans les prochains jours par une autre au nom de la Fujishima beya.
Devant, Fujishima oyakata,
derrière, Musashigawa oyakata.
Fujishima oyakata
et Bushûyama
Photo de classe...

Fujishima oyakata : "Mettre sur pied une heya est très difficile et dans ce sens je suis privilégié. Je veux faire de mon mieux pour que cette heya ne disparaisse pas et ne décline pas. Mon maître était strict et moi aussi je veux des entraînements où on sent que même les spectateurs sont tendus. Je veux perpétuer le style Mienoumi/三重ノ海 (Musashigawa oyakata/武蔵川親方). Musashigawa oyakata a pu venir pour la première fois depuis longtemps et ça a donné de l’énergie aux rikishi.".

Mainichi, Nikkan, Jijicom

La Musashigawa beya a été fondée le 28 août 1981 par l’ancien yokozuna Mienoumi. Il s’était retiré au Kyûshû basho 1980 et était brièvement devenu Yamashina oyakata avant donc de quitter la Dewanoumi bewa et de fonder sa propre heya. Il a formé entre autres le yokozuna Musashimaru et les ôzeki Musôyama (actuel Fujishima oyakata), Dejima et Miyabiyama.
La première Fujishima beya a été fondée en 1982 par Fujishima oyakata, l’ancien ôzeki Takanohana (le père des yokozuna Takanohana et Wakanohana III). Après son intai en janvier 1981, il était devenu Naruto oyakata et était resté un temps chez son frère aîné (yokozuna Wakanohana I) à la Futagoyama beya. Aux 65 ans de son frère, en 1993, les heya Futagoyama et Fujishima avaient fusionné, la seconde disparaissant dans l’opération. L’ancien ôzeki était alors devenu Futagoyama oyakata jusqu’en 2005. En janvier 2004, souffrant, il avait laissé sa heya à son fils l’ancien yokozuna Takanohana, retiré des dohyô en janvier 2003 et devenu Takanohana oyakata. En reprenant la heya de son père, le fils en a changé le nom et la Futagoyama beya est devenue Takanohana beya. Dix-sept ans plus tard, la Fujishishima beya renaît donc mais n'a plus de liens avec la dynastie Waka-Taka.

lundi 4 octobre 2010

69ème Tournoi du Japon

Le 69ème Tournoi du Japon (zennihon rikishi senshiken taikai/全日本力士選士権大会) s’est tenu au Ryôgoku Kokugikan et a vu triompher pour la première fois l’ôzeki Baruto, tout en puissance, en division makuuchi. Trente-deux rikishi y participaient. L’Estonien empoche un prix de 500.000¥ (4500€). C’est Toyohibiki qui remporte le tournoi en division jûryô.
Après le tournoi votif de l’Ise jingû en avril (ici), Baruto, remporte donc le tournoi votif du Meiji jingû (明治神宮) : "C’est le hasard.". Il a battu Kisenosato en quart de finale, Aran en demi-finale et Tochinoshin en finale : "Chaque combat gagné me donnait envie de gagner le suivant et c'est comme ça que je suis arrivé en finale. J'espère continuer sur cette lancée au Kyûshû basho."  Les demi-finales ont opposé quatre rikishi non-japonais.

Demi-finalesTochinoshin yorikiri KotoôshûBaruto yorikiri Aran
FinaleBaruto yorikiri Tochinoshin

Hakuhô vaincu.
Le yokozuna Hakuhô a été expédié dès le premier tour par un yorikiri d’Aminishiki, qui a fêté ses 32 ans hier 3 septembre. Avec les danpatsushiki de Chiyotaikai et d’Asashôryû, cela fait trois jours de suite que le yokozuna vient au Ryôgoku Kokugikan. Il a en outre fait un dohyô-iri ce matin au Meiji jingû : "Je n’ai pas eu ma 63ème. victoire Ca fait trois jours que je commence tôt le matin et la fatigue se fait sentir.". Il compte reprendre les entraînements le 5 ou le 6 et la semaine prochaine, il doit se rendre à Takikawa dans la préfecture de Hokkaidô (北海道滝川市) dont il est ambassadeur du tourisme et où il est pressé de se plonger dans un onsen. En juin dernier, il y avait reçu en présent une jeune brebis. Elle se prénomme Mai et il ne se sont pas encore rencontrés : "Je suis curieux de voir comment elle se développe.".

Sanspo, Sankei, Mainichi, Yomiuri, Nikkan

dimanche 3 octobre 2010

Danpatsushiki de l'ancien yokozuna Asashôryû

En attendant plus...

Après sa danpatsushiki, Asashôryû a répondu aux questions des journalistes. Quelques extraits.

Avec son fils
Avec le maître Takasago
Q : Votre danpatsushiki est terminée.
Asashôryû : J’ai été aussi encouragé que lors d’un kettei-sen un dernier jour de tournoi. Je ne pouvais pas être plus heureux. C’est une première et une dernière expérience. J’ai été submergé par beaucoup de pensées.

Q : Beaucoup de gens ont participé à la coupe du mage.
Asashôryû : J’ai été très ému quand ça a été le tour d’Asasekiryû avec qui je suis venu de Mongolie. Kokonoe oyakata (ancien yokozuna Chiyonofuji), qui était mon modèle le plus important dans le sumô, est venu aussi. Je le remercie de tout coeur.


Q : A la fin de la cérémonie , vous avez embrassé le dohyô.
Asashôryû : Le dohyô a été  indispensable à ma vie, c'est une chose très importante. Je lui suis terriblement reconnaissant.

Q : Si vous pouviez recommencer, que changeriez-vous ?
Asashôryû : J’aimerais devenir un yokozuna qui porte l’esprit du Japon (Yamatodamashi/ 大和魂) comme un Japonais.

Q : Vous avez été très acclamé lors de votre dohyô-iri.
Asashôryû : Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas fait alors je me suis demandé si je pourrais encore.

Avant-après
Q : Et votre seconde vie ?
Asashôryû : Je n'en sais rien du tout mais je vais prendre la trentaine et la quarantaine à bras-le-corps.  Dans la vie, il y a des vallées et des montagnes. Je veux devenir un homme meilleur. J’ai des projets mais j’en parlerai quand je les aurai réalisés.

Q : Vous souhaitiez battre le record de 32 yûshô ?
Asashôryû : Ca ne s’est pas fait donc inutile d’en parler. Mais c’était mon principal objectif de rikishi.

Avant la cérémonie, son ex-épouse, sa fille et les fans

Dernier dohyô-iri (Harumafuji en tachimochi et Asasekiryû en tsuyuharai)

Entre yokozuna

Le baiser au dohyô-iri

Le nouveau visage de l'ancien yokozuna

Quelques images

samedi 2 octobre 2010

Danpatsushiki de l'ancien ôzeki Chiyotaikai

La danpatsushiki de l'ancien ôzeki Chiyotaikai, qui s'est retiré dans les premiers jours du Hatsu basho et est maintenant Sanoyama oyakata, a eu lieu au Ryôgoku Kokugikan. Environ 360 personnes étaient présentes dont les comédiens TAMURA Atsushi (田村 淳) et ITOH Hideaki (伊藤 英明), le boxeur KAMEDA Daiki (亀田 大毅) et le spécialiste des arts martiaux YAMAMOTO Kid Norifumi (山本 “KID” 徳郁).
La mère de l'ancien ôzeki, Mie (美恵, 67 ans), venue pour l'occasion à Tôkyô de la préfecture d'Ôita, a contourné l'interdiction faite aux femmes de fouler le dohyô en donnant le rituel coup de ciseaux en bas de celui-ci. "C'est la plus belle preuve d'amour qu' pouvait me donner. Je me souviens que quand il a remporté son premier yûshô, c'était comme si j'avais vraiment combattu avec lui. Je lui souhaite bon courage pour sa deuxième vie." s'est souvenu la mère. "C'est ma mère qui m'a donné l'occasion d'entrer dans le sumô professionnel et quoi qu'il arrive je tenais absolument à ce qu'elle donne un coup de ciseaux." a complété le fils.
Pas de 63ème pour Hakuhô
Le yokozuna et représentant des rikishi Hakuhô, vêtu d'un mawashi doré, et le collègue de longue date et dernier adversaire l'ôzeki Kaiô ont aussi rendu un dernier hommage au roi des tsuppari. : "Quand l'ôzeki Kaiô m'a félicité pour ma carrière, j'ai réalisé que je n'aurai  plus l'occasion de le combattre.". "Il n'y a plus personne qui frappe et pousse comme lui. C'est une époque différente." a témoigné Hakuhô. Lors des combats du jour, le yokozuna a été battu par l'ôzeki Harumafuji et a commenté, le sourire un peu amer : "Ah non, je n'ai pas eu ma 63ème victoire !".
C'est bien sûr Kokonoe oyakata, le maître, qui a définitivement tranché le mage, la cérémonie se concluant par une chanson de MAEDA Nobuteru (前田 亘輝) du groupe Tube. Dix-sept ans de carrière prennent ainsi fin, dans les larmes : "C'est un sentiment indescriptible. J'ai senti une nouvelle fois la chance que j'ai eu d'aller frapper à la porte de la heya par admiration pour le maître et d'avoir pu pendant 17 ans donner le meilleur de moi-même. J'ai lutté pour ne pas pleurer mais finalement je n'ai pas pu me retenir. Grâce à tous, j'ai une eu une très belle cérémonie.".
Après les amateurs plein de bonne volonté, c'est le célèbre coiffeur MIYAMURA Hiroki (宮村 浩気) qui a mis la touche finale au nouveau look de Sanoyama oyakata qui, et oui, s'est senti plus léger.
"Dans ma deuixème vie, je veux mettre à profit ce que j'ai appris sur le dohyô. Je veux transmettre de façon accessible mon expérience. Je veux former des rikishi qui représenteront le Japon." a envisagé son avenir Sanoyama oyakata, qui en tant que membre de l'encadrement de son ancienne heya espère former un yokozuna japonais.

Hakuhô
Kaiô
Kokonoe oyakata

Emu
TAMURA Atsushi
KAMEDA Daiki
MAEDA Nobuteru

Maman

Autres ciseaux
Nouvel homme

Sanspo, Yomiuri, Daily Sports
[Photos : Sanspo, Sankei, Nikkan, Daily Sports, Jijicom]

Quelques images
Voir aussi ici, ici, ici et .

vendredi 1 octobre 2010

Danpatsushiki de Kitazakura

La danpatsushiki de Kitazakura, le magicien du lancer de sel qui s'est retiré peu avant le Haru basho (ici), a eu lieu aujourd'hui dans un hôtel de Tôkyô. Environ 230 personnes ont joué du ciseau. Parmi elles, l'ancien joueur de baseball et coach de l'équipe de Hiroshima YAMAMOTO Kôji (山本 浩二), également originaire de Hiroshima et dont il est fan depuis l'enfance, et l'ancien ôzeki Konishiki. C'est Kitanoumi oyakata, le maître de Kitazakura, qui a donné le dernier coup de ciseau. Le frère cadet, Toyozakura (豊桜, E-M17, Michinoku), et les parents de l'ancien rikishi désormais Onogawa oyakata ont également participé à la coupe du mage et les larmes ont remporté la partie. "J'étais bien décidé à ne pas pleurer mais des souvenirs me revenaient à chaque personne qui prenait les ciseaux et les larmes sont arrivées. A partir de maintenant je veux guider les jeunes avec la même determination que j'avais lorsque j'étais en activité." a déclaré Onogawa oyakata la voix tremblante.
Considérant sa nouvelle apparence, il a aussi ajouté une touche d'humour : "Ca fait une drôle d'impression. Déjà au départ je n'avais pas beaucoup de cheveux, mais là je me sens tout léger.".

Sanspo, Jijicom

Quelques images