dimanche 14 mars 2010

Haru basho 2010 : résultats jour 1

Makuuchi :
Pas de  réelles surprises en ce premier jour, la hiérachie du haut du tableau est respectée. Le yokozuna et les ôzeki ont gagné, de même que les sekiwake Baruto (assez facilement face à Aran, ça c'est quand même un genre de surprise) et Toyonoshima. Les komusubi ont perdu mais ils étaient opposés à mieux classés qu'eux.
Du côté des nouveaux promus (en gras), seul le petit Sagatsukasa a tiré son épingle du jeu.

Jour 01 Est Technique Ouest

0-1 O-J1
Wakakôyû
okuridashi O-M16
Bushûyama
1-0
1-0 E-M16
Kasugaô
uwatenage O-M15
Môkonami
0-1
1-0 E-M15
Sagatsukasa
hatakikomi O-M14
Tamanoshima
0-1
1-0 E-M14
Kokkai
hatakikomi O-M13
Tokusegawa
0-1
0-1 E-M12
Okinoumi
katasukashi E-M13
Tokitenkû
1-0
1-0 O-M12
Takamisakari
yorikiri O-M11
Hokutôriki
0-1
1-0 E-M11
Asasekiryû
yorikiri O-M10
Shimotori
0-1
1-0 E-M10
Kitataiki
uwatenage O-M9
Yoshikaze
0-1
0-1 E-M9
Hakuba
hikiotoshi O-M8
Takekaze
1-0
1-0 E-M8
Iwakiyama
hatakikomi 0-M7
Kakizoe
0-1
0-1 E-M7
Miyabiyama
yorikiri O-M6
Tochinoshin
1-0

1-0 E-M6
Tochiôzan
yorikiri O-M5
Hômashô
0-1
1-0 E-M5
Toyohibiki
oshitaoshi O-M4
Tosayutaka
0-1
0-1 E-M4
Tamawashi
hatakikomi O-M3
Kotoshôgiku
1-0
0-1 E-M3
Gôeidô
sukuinage O-S
Toyonoshima
1-0
1-0 E-S
Baruto
yorikiri O-M2
Aran
0-1
0-1 E-M2
Kyokutenhô
yorikiri O-O2
Kotomitsuki
1-0
1-0 E-O2
Kaiô
tsukiotoshi O-M1
Wakanosato
0-1
0-1 E-M1
Kakuryû
oshidashi O-O1
Kotoôshû
1-0
1-0 E-O1
Harumafuji
oshitaoshi E-K
Kisenosato
0-1
1-0 E-Y
Hakuhô
okuridashi O-K
Aminishiki
0-1

Jûryô :
Le tenant du titre, Gagamaru, remporte son combat. Parmi les trois nouveaux promus, un seul, Sadanofuji gagne face à Yamamaotoyama. Sakaizawa et Kiyoseumi perdent ainsi que Shôtenrô et Tochinonada, rétrogradés de division makuuchi. Le troisième ex-makuuchi, Kôryû, commence lui par une victoire.



Est Technique Ouest

1-0 E-ms1
Matsutani
oshidashi O-J14
Daidô
0-1
0-1 E-J14
Masuraumi
oshitaoshi O-J13
Kasuganishiki
1-0
1-0 E-J13
Tamaasuka
oshitaoshi O-J12
Shirononami
0-1
0-1 E-J12
Kirinowaka
yorikiri O-J11
Tokushinhô
1-0
1-0 E-J11
Sadanofuji
oshidashi O-J10
Yamamotoyama
0-1
0-1 E-J10
Wakatenrô
hatakikomi O-J9
Futen'ô
1-0
0-1 E-J9
Toyozakura
tsukiotoshi O-J8
Chiyohakuhô
1-0
0-1 E-J8
Kaihô
kotenage O-J7
Sôkokurai
1-0
0-1 E-J7
Kyokunankai
hatakikomi O-J6
Kôryû
1-0
1-0 E-J6
Kotokasuga
sukuinage O-J5
Kiyoseumi
0-1
0-1 E-J5
Sakaizawa
tsukiotoshi O-J4
Kimurayama
1-0
0-1 E-J4
Asôfuji
hatakikomi O-J3
Tosanoumi
1-0
1-0 E-J3
Gagamaru
yorikiri O-J2
Tochinonada
0-1
0-1 E-J1
Shôtenrô
yorikiri E-J2
Masatsukasa
1-0

Nouveaux classés :
Les rikishi ne combattent que 7 fois et un tour s'effectue sur plusieurs jours, avec chevauchements.

Jour 1 Est Technique Ouest
1-0 E-Jk25
Yutoyama
yorikiri O-Jk25
Takaôra
0-1
0-1 E-Jk21
Saishin
yoritaoshi O-Jk20
Sasakiyama
1-0

samedi 13 mars 2010

Haru basho 2010 : Hakuhô en congé

Pour son dernier jour avant le tournoi, Hakuhô a mécontenté son maître Kumagatani oyakata. En effet, le yokozuna a déserté la salle d'entraînement, alors que les furedaiko, tambours qui annoncent le début du tournoi et sillonnent Ôsaka aujourd'hui (en photo dans les locaux du journal Sankei), sont passés à la Miyaginobeya. Un trentaine de personnnes était également venues assister à l'entraînement. "Qu'il s'entraîne ou non, peu importe. Il doit juste être là. Ce n'est pas une distraction, ça fait partie du travail !" a reproché Kumagatani oyakata. A propos du tournoi qui attend son élève : "Ce tournoi va être un test.".
Une partie de la presse saute sur l'occasion et se demande déjà si Hakuhô ne s'asahôryûise pas (朝青龍化 en japonais). Apparemment, si Hakuhô a perdu un rival qui le stimulait, il a aussi perdu  un "mauvais garçon" qui occupait la presse...

Haru basho 2010 : shindeshi dernière

YUKITA Satoshi
YAMAMOTO Ryûhei
Deux nouveaux noms et visages de shindeshi présentés par la Sakaigawa. Tout d'abord, YAMAMOTO Ryûhei qui est originaire de Maizuru dans la préfecture de Kyôtô et qui, malgré ce que son physique pourrait laisser penser, intègre le corps des yobidashi. Ensuite, YUKITA Satoshi originaire d'Aomori. Il rejoint KUDÔ Daisei qui s'avère être le jeune frère du tokoyama de la heya, Tokoryû (de son vrai nom KUDÔ Ryûta).

Outre Terutsuyoshi (FUKUOKA Shôki, l'enfant du tremblement de terre), l'Isegahama verra 善ノ富士 (Yoshinofuji, alias MINAMI Seiya) faire son maezumô (mais pas passer le shindeshi kensa). Tous les deux souhaitent bien entendu figurer dans le premier groupe des shindeshi.

NAGAO Genki
HASHIMOTO Ryôsuke
La Kasugano accueille trois shindeshi déjà connus : SUGIMOTO Naomitsu (le sauveteur), HASHIMOTO Ryôsuke (le poids lourd des petites recrues) et NAGAO Genki (au prénom si prometteur).

Quant à la Tomozunabeya, elle comptait sur deux recrues mais les premiers contacts établis n'ont pas abouti.

Haru basho 2010 : Myôgiryû le malchanceux

Lors du shindeshi kensa
du 1er mai 2009.
Parmi les rikishi annoncés absents, le malchanceux Myôgiryû (妙義龍, 23 ans, Sakaigawa) à qui le changement de shikona n'a pas réussi. Il a été promu en division jûryô au Hatsu basho, au cours duquel il s'est blessé dès le deuxième jour face à Gagamaru (ici).
Prometteur diplômé de la Nichidai, MIYAMOTO Yasunari (宮本 泰成) est entré à la Sakaigawa beya en mai 2009. Il y a rejoint Gôeidô qui a fréquenté le même lycée Sakae de Saitama, qui a généré tant de bons sportifs. Comme cela est possible pour les meilleurs amateurs, il a commencé en makushita 15 tsukedashi et atteint la division jûryô en quatre tournois, tous finis à 5-2. Il a alors pris le shikona de Myôgiryû. On connaît la suite. S'il reste une part de superstition liée au choix du shikona, celui-ci n'a pas l'air de bon augure.
Classé E-Ms14 pour ce tournoi, s'il revient au prochain il fera connaissance avec des profondeurs inconnues pour lui.

Hatsu basho 2007, le
yûshô était possible
pour Masumeidai.
A propos de blessures particulièrement malvenues, Sakaizawa/境澤 et Kiyoseumi/清瀬海 (qui ont vécu cette pénible expérience en mars 2008 à peine débarqués en makuuchi), sont respectivement E-J5 et O-J5. Autrement dit, un bon tournoi pourrait leur réouvrir les portes de la division makuuchi, plus de deux ans après.

Par ailleurs, on note parmi les absents la présence de Masumeidai (舛名大, 25 ans, Chiganoura, E-Jk17). Son entrée dans le sumô porfessionnel, en novembre 2006, fut médiatisée notamment parce que, comme l'indique son shikona, il est diplômé de Meidai, l'université de Nagoya, une des plus prestigieuses du Japon.
Ses deux premiers tournois furent bons, il a même été en position de remporter le Hatsu basho 2007, mais depuis il est rentré dans les rangs et n'est que brièvement passé en division makushita. Il a été absent à l'Aki basho et au Kyûshû basho 2009 et n'a combattu qu'une fois (il a gagné) au Hatsu basho 2010. Il est retombé en jonokuchi.

Haru basho 2010 : rikishi absents

Les 28 rikishi déclarés absents du tournoi par la NSK le 13 mars 2010 :

Shikona Heya Rang
Myôgiryû 妙 義龍 Sakaigawa E-Ms14
Wakaryûsei 若龍勢 Hanaregoma E-Ms16
Kaishôryû 魁 将龍 Tomozuna E-Ms42




Teraomaru 寺 尾丸 Shikoroyama O-Sd33
Tochinoshima 栃 ノ島 Kasugano O-Sd35
Kirinishiki 霧 錦 Michinoku E-Sd44
Ôazuma 巨 東 Tamanoi E-Sd80
Tochiminato 栃 港 Kasugano O-Sd90
Ken'ô 乾 王 Ônomatsu O-Sd91
Budôzan 武 道山 Musashigawa E-Sd100




Nakanoumi 中 野海 Dewanoumi E-Jd7
Kainofuji 魁 乃富士 Tomozuna E-Jd35
Hazukiyama 葉 月山 Dewanoumi O-Jd49
Tamahikari 玉 光 Shikihide O-Jd74
Kairiki 甲 斐力 Nakamura O-Jd78
Aoimaru 葵 丸 Shikoroyama O-Jd82
Hisanotora 久 之虎 Tagonoura O-Jd88
Takaryû 鳳 龍 Musashigawa E-Jd95
Tsunehikari 常 光 Nishikido O-Jd105
Kitasatsuma 北 薩摩 Chiganoura O-Jd107
Hokutôkuni 北 勝国 Hakkaku E-Jd115




Anjôryû 安 城竜 Nishikido E-Jk2
Masunoshin 舛 ノ信 Chiganoura E-Jk5
Masumeidai 舛 名大 Chiganoura O-Jk17
Mikitenshô 美 喜天翔 Shikoroyama E-Jk18
Shinohara 篠 原 Hakkaku E-Jk19
Matsunoumi 松 乃海 Ônomatsu 0-Jk19
Uchida 内 田 Nishikido E-Jk24

Haru basho 2010 : lonesome yokozuna stories

Hakuhô est le neuvième rikishi à se retrouver yokozuna unique depuis que ce rang a été déclaré comme le plus haut en février 1909. La pression s'en trouve accrue puisqu'on attend logiquement que ce soit le yokozuna qui remporte le tournoi.
Parmi les huit yokozuna qui ont précédé Hakuhô dans cette situation, Asashôryû est celui qui y est resté le plus longtemps, pendant 21 tournois : à partir du Hatsu basho 2004, après l'intai de Musashimaru, jusqu'au Natsu basho 2007, avant la promotion de Hakuhô. Durant cette période, il a remporté 16 yûshô (soit 76%) dont 5 zenshô yûshô. Ces 16 victoires représentent plus de 60% de son total de 25 yûshô.
Tous les yokozuna n'ont néanmoins pas mis autant à profit cette période de solitude. Le daiyokozuna Taihô a été yokozuna unique pendant 3 tournois qui ont tous été remportés par un ôzeki. Kitanofuji s'est retrouvé sans rival après le décès subit du yokozuna Tamanoumi lors d'une appendicectomie. Il n'a remporté que 2 sur 8 tournois.
Akebono, qui vient juste après Asashôryû avec 11 tournois, s'est retrouvé seul dès sa promotion au Haru basho 1993. En effet, il n'y avait plus de yokozuna depuis le Natsu basho 1992 et l'intai de Hokutôumi (présent en pointillé depuis plus d'un an). Il a remporté 4 tournois pendant cette période.  Il n'avait que 23 ans quand il est devenu yokozuna mais la lutte était rude et il a vu arriver au sommet Takanohana, Wakanohana et Musashimaru.

L'année dernière, Hakuhô a amélioré son record de victoires avec 4 yûshô sur 6. Il vient d'avoir 25 ans et, il faut le dire, n'a pas réellement de rivaux dans l'immédiat, sauf si Harumafuji, Kotoôshû et Baruto, plus ou moins de son âge, décident de saisir leur chance. Les autres sont un peu trop âgés, trop instables dans leur classement ou encore jeunes. A l'image d'un Asashôryû, Hakuhô pourrait donc installer une domination sans partage.
Depuis l'intai précipitée d'Asashôryû, on n'a cessé de commenter la nouvelle situation de Hakuhô. Lui-même a clairement exprimé le vide laissé par son aîné, qui plus est mongol. La réponse aux spéculations sera la capacité de Hakuhô à rester mentalement fort et motivé sans rival de son rang. Elément de réponse, peut-être : il a remporté les 3 tournois pendant lesquels Asashôryû était absent. Par ailleurs, si quelques rikishi de rangs inférieurs, dont certains précités, prennent le mors aux dents, la motivation pourrait venir d'elle-même, incarnée non par une mais plusieurs menaces.
Enfin, seuls Kitanofuji et Asashôryû ont remporté leur premier tournoi en solitaire. Mais comme l'a dit Hakuhô lui-même, le Haru basho lui est plutôt favorable.
Source : Asahi

vendredi 12 mars 2010

Haru basho 2010 : Baruto, un peu plus haut

Pour Baruto les choses ne s'arrangent mais, compte tenu de son état physique, cela a-t-il de l'importance ?
Tomozuna oyakata, riji et chef des juges, a en effet annoncé qu'il faudrait au rikishi estonien 13 victoires pour espérer une promotion au rang d'ôzeki. Douze auraient pourtant suffit à atteindre le nombre minimal de 33 victoires en trois tournois. "Il lui en faudra au moins 13. C'est l'objectif. Et il doit participer à la lutte pour le yûshô.".
Kokonoe oyakata, autre juge en chef, a esquivé les questions : "Je ne peux rien dire maintenant.".

L'intéressé s'est très légèrement entraîné ce matin à sa heya. Il a revêtu son mawashi de tournoi, fait quelques suriashi et plaisanté : "Je suis à plus ou moins 120%, non ?". Il était apparemment décontracté et calme : "On dit beaucoup de choses autour de moi mais je vais y aller à mon rythme.". Il ne semblait plus autant souffrir : "Je continue à mettre de la glace.".
Son premier adversaire sera le Russe Aran, qu'il avait plutôt malmené pendant les entraînements et contre lequel il s'est finalement blessé : "N'importe qui ferait l'affaire. Je ne m'occupe pas de qui est mon adversaire, ce sera bien si je peux pratiquer mon sumô. [...] Si je peux rester calme, je pense que ça ira... Le plus important et que je gagne le premier jour avec du bon sumô.".

jeudi 11 mars 2010

Asashôryû : conférence de presse au pays

De retour à Ulaan Baatar après quelques temps passés aux Etats-Unis et un crochet à Ôsaka, l'ancien yokozuna Asashôryû a donné une conférence de presse devant une centaine de journalistes. En voici quelques extraits rapportés par Sanspo.

Q (journaliste japonais) : C'est la première fois que vous revenez en Mongolie depuis votre intai.
Asashôryû : Puisque nous sommes en Mongolie aujourd'hui, les questions seront en mongol. Le japonais n'est pas accepté.

Q : A propos du sumô au Japon.
Asashôryû : Quand j'y pense maintenant, ce sont de bons souvenirs. Alors je ne veux pas tenir de propos déplacés. Mais on a exigé de moi beaucoup de choses qui ne me convenaient pas. Je suis un être humain, alors il y avait aussi des choses que je voulais faire à ma façon.

Q : Et envers la NSK ?
Asashôryû : J'étais un membre de la NSK, je ne suis donc pas en position de me plaindre. Les règles de l'association sont strictes et on doit les respecter. Je n'ai rien à redire à propos de la sanction et il n'y a rien eu qui puisse me déprimer. Seulement, j'ai 29 ans et je ne sais pas si j'aurais pu arriver à 32 yûshô (le record de Taihô) mais j'aurais pu arriver au moins à 30.

Q : A propos des violences ?
Asashôryû : Contrairement à ce qu'ont dit les médias, je n'ai pas cassé le nez de cet homme.

Q : Vous retrouvez aussi votre famille.
Asashôryû : J'avais vraiment très envie de voir mes enfants (qui vivent à Ulaan Baatar).

Q: Et maintenant ?
Asashôryû : Je n'ai pas très envie de voir du sumô. Je veux faire plein de choses, des sports de combat, des affaires, de la politique. J'ai la possibilité d'entrer dans un monde en dehors du sumô alors j'étudie différentes choses. Mais pour l'instant je n'ai rien de précis en tête.

La synthèse du Sponichi (sans les redites) ajoute ceci :
- Je n'ai pas de regret par rapport à mon intai.
- Il y a réellement eu des gens qui ont fait en sorte que je démissionne.
- Je suis très reconnaissant envers Takasago oyakata.

Et enfin l'Asahi :
- J'ai joué mon rôle en faisant de mon mieux pour faire résonner le nom de la Mongolie dans le monde entier. Je veux que le record de yûshô soit battu par un Mongol.
- Pour le moment je ne m'intéresse plus au sumô. Après ma danpatsushiki du 3 octobre (ici), je serai libre.
- Pour qu'ils puissent se faire de l'argent (les médias japonais) j'ai été continuellement sous pression psychologiquement.
- Je n'ai aucune expérience en dehors du sumô alors j'étudie par moi-même. Je veux me mettre au service de mon pays. Tout d'abord, je voudrais aider les enfants à réaliser leur rêve.

A signaler : L'ambassade du Japon avait invité ses ressortissants vivant dans la capitale mongole à éviter les lieux de réunion prévus pour les manifestaions du 11 mars. Ces manifestations avaient pour cible la politique actuelle du gouvernement mais l'ambassade a craint que le retour d'Asashôryû prévu pour le même jour ne fasse ressurgir le ressentiment des Mongols et que les manifestants n'associent leurs motifs de mécontentements.

[Photo du bas : Asashôryû à son arrivée à l'aéroport international d'Ulaan Baatar, imposant aussi en tenue traditionnelle mongole]

Haru basho 2010 : お誕生日おめでとう Hakuhô a 25 ans

Le yokozuna Hakuhô a fêté aujourd'hui son 25ème anniversaire : "Je vieillis. C'est passé tellement vite depuis que je suis yokozuna.". Il s'est offert pour l'occasion un entraînement à la Tokitsukaze. Il a affronté trois des rikishi de division makuuchi à 20 reprises. Seul Toyonoshima (E-S, 26 ans) a réussi à le défaire une fois. Hakuhô a usé de ses hidariyotsu mais a aussi déployé quelques puissants tsuppari. Bousculant Toyonoshima, il l'a même fait saigner du nez. Hakuhô est apparemment satisfait de sa préparation pour son premier tournoi en yokozuna unique : "J'ai fait ce que j'avais à faire. Pour l'instant je ne suis pas nerveux. Ca viendra peut-être quand le tournoi commencera.".
La veille au soir il avait fêté son anniversaire avec quelques amis proches et après l'entraînement, de retour à sa heya, le yokozuna a à nouveau soufflé les bougies (photo). Il a également confirmé des propos tenus auparavant selon lesquels il compte s'arrêter à 30 ans : "C'est toujours mon intention. C'est que je veux vivre longtemps.". Dites sur le ton de la plaisanterie, ses paroles n'en semblaient pas moins sincères. Et il a fait ses comptes : "Si je gagne 3 tournois par an, ça m'en fait encore 15 et donc 27 au total. Oui, je vais faire quelque chose comme ça.". Il serait alors en troisième position, devant Asashôryû (25) mais derrière  Taihô (32) et Chiyonofuji (31).

Haru basho 2010 : Gôeidô à domicile

Gôeidô (23 ans, E-M3, Sakaigawa), dont l'objectif est un retour parmi les san'yaku, est natif de Neyagawa, ville au nord-est d'Ôsaka, et c'est là que sa heya passe le tournoi. Il a accueilli son alter ego Tochiôzan (23 ans depuis deux jours, E-M6, Kasugano) et rival "contre lequel il ne veut perdre sous aucun prétexte" ainsi que Tochinoshin (22 ans, O-M6, Kasugano). Il a remporté 24 des 31 combats qu'il a livrés contre eux, montrant des démarrages tranchants au tachiai et démontrant une belle ardeur tout au long de l'entraînement.
Makekoshi au Hatsu basho (7-8) mais victorieux d'Asashôryû, Gôeidô a revigoré le public japonais en remportant le tournoi d'ôzumo de février. Et il est décidé à être dans les rôles principaux de la course au yûshô du Haru basho : "C'est chez moi, alors je veux à tout prix faire quelque chose.".
Gôeidô, pour qui le Haru basho, ce Haru basho, est donc important, a commencé les entraînements à Neyagawa le 4 mars. Depuis qu'il est en division makuuchi (septembre 2007) il a toujours été kachikoshi à ce tournoi. Il tire sa force de ses plats préférés, kushikatsu (brochettes de porc pané) et takoyaki (boulettes de poulpe) et de ses retrouvailles avec ses amis : "Je veux y aller sans m'arrêter dès que j'aurai attrappé le mawashi. Je veux enthousiasmer tout le monde et ainsi remercier tous ceux qui ont été là pour moi.".

Haru basho 2010 : Takamisakari sur la corde raide

Un Haru basho chargé en émotion attend Takamisakari (33 ans, Azumazeki, O-M12). S'il nobtient pas au moins six victoires, les risques de descente en jûryô (qu'il n'a pas revue depuis 18 ans) deviendront plus que problables. Hélas pour lui, sa blessure, contractée au quatrième jour du Hatsu basho, n'est pas complètement guérie : "J'ai mal mais je n'ai pas le choix.".
Interrogé sur le fait qu'Okinoumi le "beau gosse" semble devenir un sérieux adversaire sur le plan de la popularité, il est devenu cramoisi : "Je ne me considère pas comme étant tellement populaire. Mais, que voulez-vous, la popularité est quelque chose qu'on finit toujours par se faire prendre !".

Haru basho 2010 : ôzeki

Les ôzeki de la Sadogatake se sont entraînés à la heya, qui se trouve à Matsubara.
Kotoôshû a affronté Kotoshôgiku à 15 reprises et a fini sur un score de 13-2, le tout de plutôt belle manière. On a particulièreement remarqué ses attaques rapides parties de positions de corps à corps. Calme, l'ôzeki bulgare s'est déclaré satisfait de son état de forme.
Kotomitsuki, aux prises avec une allergie au pollen, a remporté ses 8 combats : "Je suis à 80, 90%. Je veux faire en sorte de rester d'attaque jusqu'à la fin.".

Kaiô (photo, le 10) aussi mouille le mawashi et s'accroche : "C'est vraiment difficile mais le moral y est. Je ne veux pas laisser tomber.".

mercredi 10 mars 2010

Haru basho 2010 : Baruto interrompu

Blessé le lundi 8 lors d'un entraînement face à Aran, le sekiwake Baruto est allé se faire examiner hier : il souffre d'un étirement des ligaments de la base du pouce gauche. Des applications de glace ont réussi à atténuer l'enflure mais la douleur persiste : "Je ne peux rien serrer. Je ne peux pas non plus attraper le mawashi, et même si j'y arrive, la prise se relâche tout de suite.". Il s'est contenté d'un décrassage léger avec au programme shiko et suriashi : "Je voulais combattre mais je ne peux pas. La douleur m'empêche même de faire des exercices au teppô.". Son pouce gauche est solidement maintenu par un bandage (photo) : "Je l'aurai peut-être aussi pendant le tournoi. Je suis impatient, mais d'ici-là, je dois garder le moral.".
Onoe oyakata : "Il ne sera pas forfait. Il s'est bien entraîné jusqu'à ce problème et depuis hier, ça a désenflé alors je ne m'inquiète pas.".
Contraint d'aborder le Haru basho diminué par une blessure et une préparation écourtée, Baruto voit non seulement sa route vers la promotion au rang d'ôzeki s'obscurcir mais, en outre, s'il reste réellement handicapé par sa blessure, il ne peut même pas être certain d'obtenir un résultat qui lui permette de rester parmi les san'yaku.

L'ascencion de Baruto a déjà été contrariée par des problèmes récurrents de genou. Il a notamment eu une année bien difficile en 2007. Forfait au quatrième jour du Hatsu basho alors qu'il était O-M3, il n'avait pas participé au Haru basho. De retour en O-J4 au Natsu basho il avait remporté le tournoi (14-1) et retrouvé la division makuuchi (E-M14) au Nagoya basho. Forfait au deuxième jour, il était à nouveau descendu en jûryô (O-J9) à l'Aki basho et avait à nouveau remporté le tournoi (13-2). Au Kyûshû basho, il était E-M14 et avait retrouvé son physique : jun'yûshô à 11-4 et prix de la combativité. Depuis, il avait repris sa progression, ne passant qu'un tournoi (Nagoya 2009) hors des rangs san'yaku depuis l'Aki basho 2008. Son Hatsu basho avait suscité bien des espoirs. [Résultats : Sumo Reference]

mardi 9 mars 2010

Célébration du Haru basho

Le Haru basho 2010 a été fêté dans la soirée au Midôkaikan d'Ôsaka. Environ 900 personnes étaient présentes. Le yokozuna et les ôzeki étaient bien entendu à l'honneur (à gauche : Hakuhô, Harumafuji et Kaiô ; à droite : Kotoôshû et Hakuhô) et se sont prêtés au jeu des questions-réponses avec les enfants, qui leur ont remis des présents. Hakuhô a promis d'exposer à la heya le collier et le Daruma porte-bonheur reçus. Il s'est aussi engagé à ne pas se ménager afin d'empocher le yûshô : "Je m'entraîne très durement. (Nerveux ?) Non, pas du tout.".
L'ôzeki bugare Kotoôshû a lui été interrogé sur sa nourriture préférée : "Le yaourt.", et Kotomitsuki sur son rêve : "Faire de mon fils un osumôsan (= rikishi).".
L'assistance s'est régalée de ces réponses, saluées par rires et applaudissements chaleureux.

Haru basho 2010 : les ôzeki continuent à se préparer

Kotomitsuki, qui doit se sortir d'un kadoban, s'est contenté de sept combats à l'entraînement aujourd'hui. On a remarqué qu'il avait facilement reculé devant Kotoôshû. "J'y vais petit à petit. Je fais en sorte de ne pas me blesser." a déclaré l'ôzeki japonais. Quant à son maître, il a exprimé son mécontentement : "Il ne fait pas assez de shiko. Je n'arrête pas de lui dire d'en faire plus. Après, c'est à lui de voir.".
Kotoôshû a lui livré 20 combats qu'il a dominés de ses puissantes attaques basses, en remportant 19 : "Ca marche quand je vais bien vers l'avant.".

Harumafuji (photo), qui avait laissé une piètre impression hier face à Kisenosato, est allé s'entraîner à la Tokitsukaze et a semblé en meilleure condition. "Ca s'est bien amélioré." a-t-il confirmé.

Haru basho 2010 : intai de Kitazakura

Kitazakura (北桜, 38 ans, 1,90m/166kg, E-Ms27, Kitanoumi, né MUKO Hidetoshi le 15 décembre 1971 à Hiroshima) a annoncé l'arrêt de sa carrière ce jour, après 23 ans sur les dohyô. Il prend le nom d'ancien Onogawa oyakata (libéré ce même jour par l'ancien komusubi Yôtsukasa qui est devenu Sendagawa oyakata) et va rejoindre l'encadrement de la Kitanoumibeya.
Kitazakura a débuté au Haru basho 1987. Au Nagoya basho 1998, soit plus de onze ans plus tard, il a atteint la division jûryô pour la première fois.
Au Nagoya basho 2001, il atteint la division makuuchi après 86 tournois de persévérance. A l'époque c'est la quatrième accession la plus longue. C'est aussi à ce tournoi qu'il aura son classement le plus haut (O-M9). A partir de ce moment-là, il va naviguer entre les divisions makuuchi et jûryô avec une plongée en makushita au Haru bashu 2003. Il retrouve cette division au Haru basho de l'an dernier. Sur le déclin, il réussit tout de même à remonter en jûryô le temps d'un tournoi, le Nagoya basho, encore. A 37 ans et 6 mois, il se classe en deuxième position des rikishi les plus vieux ayant réintégré cette division, après Ôshio, qui avait lui 39 ans et 5 mois. Mais il affiche un catastrophique 3-12 sans appel. En 23 ans, il a livré 1424 combats, avec une égalité presque parfaite entre les victoires (713) et les défaites (711).
Kitazakura pratiquait un sumô de corps à corps à base d'insertions à gauche (hidariyotsu), opiniâtre et porté vers l'avant. Il était aussi très populaire, notamment en raison de son somptueux lancer de sel (droite). Il est le frère aîné de Toyozakura (E-J9, Michinoku). Ils forment la septième fratrie de l'histoire à avoir combattu en division makuuchi.
Kitazakura a donné une conférence de presse au gymnase préfectoral d'Ôsaka en compagnie de son maître Kitanoumi oyakata (gauche). Il y est apparu détendu et à l'aise.
Kitazakura : "Je me suis senti soulagé en prenant la décision d'arrêter. Avant le tournoi, j'ai eu de la fièvre et j'ai perdu du poids. J'avais l'intention de m'entraîner pour le tournoi mais je me suis demandé si physiquement et moralement l'heure n'était pas venue d'arrêter. [...] Je suis ravi d'avoir été si bien encouragé même quand je suis redescendu en makushita. Je suis extrêmenent reconnaissant à tous ceux qui m'ont soutenu. [...] Que je gagne ou que je perde, j'ai toujours tâcher d'aller vers l'avant avec toute mon énergie. [...] Mon lancer de sel, je le faisais pour me stimuler mais il a fait le bonheur de tout le monde.".
Kitanoumi oyakata : "Depuis sa descente en makushita (Aki basho 2009), il a eu beaucoup de combats où même si le mental y était, le physique ne suivait plus. L'âge aussi a rendu l'intai inévitable. Il a donné tout ce qu'il avait pendant ces 23 ans.".

Haru basho 2010 : Baruto blessé

Le sekiwake Baruto s'est blessé hier lors d'un entraînement face à Aran, à nouveau en déplacement à l'Onoebeya. Au dixième combat, le Russe a facilement sorti Baruto, qui a grimacé et s'est éloigné du dohyô, souffrant apparemment du pouce gauche. Il a essayé de détendre la partie douloureuse mais le problème a persisté et l'Estonien a interrompu son entraînement et quitté la salle d'entraînement sans rien dire. D'après un proche de la heya, le pouce de Baruto aurait sérieusement enflé. Onoe oyakata a prononcé des paroles rassurantes mais avait l'air préoccupé : "Apparemment, il s'est retourné le bras. Mais ça va aller. Il doit être en pleine forme pour le tournoi.".

lundi 8 mars 2010

Haru basho 2010 : fortunes diverses pour les ôzeki

Kotomitsuki
L'ôzeki Kotomitsuki, qui va faire face au deuxième kadoban de sa carrière, s'est montré en bonne forme lors d'un entraînement très énergique. Il s'est frotté aux rikishi de makushita puis aux trois sekitori de la heya, dont l'ôzeki Kotoôshû et Kotoshôgiku (O-M3), contre lesquels il a remporté 9 des 10 combats livrés. Son gros orteil gauche, dont l'état l'avait contraint à l'abandon au Hatsu basho, bien que soigneusement bandé ne lui cause apparemment plus de souci : "Je n'ai plus mal, il n'a pas de problèmes.".
L'ôzeki semble avoir retrouvé son sumô et compte continuer à s'entraîner dans sa heya. Sadogatake oyakata s'est lui aussi montré rassurant : "Il bouge bien. Il n'aura pas de problèmes avec le kadoban.".

L'ôzeki Harumafuji était lui en entraînement extérieur (degeiko) à la Naruto-beya du komusubi Kisenosato. Ils se sont affrontés 28 fois et Kisenosato (de retour chez les san'yaku après un Hatsu basho à 9/6 mieux commencé que fini) a triomphé 21 fois. Il a très joliment contré les attaques tête basse de l'ôzeki par des prises à gauche (hidariyotsu) pour finalement le sortir par yorikiri. Il a su rester modeste mais décidé : "Lôzeki est en bonne forme ? Je prends confiance en moi.".
Harumafuji, ôzeki en chef pour ce tournoi, qui s'entraîne beaucoup à l'extérieur, a eu du mal à accuser le coup : "C'est la première fois que je perds comme ça. Il est devenu plus fort. C'est un choc.".

L'association des supporters d'Ôsaka de l'ôzeki Kotoôshû s'est réunie hier dans un hôtel de la ville. Environ 80 personnes étaient présentes, dont les jockeys TAKE Yutaka et FUKUNAGA Yûichi et IOKA Hiroki, ancien champion du monde de boxe. "Remportez ce tournoi et devenez yokozuna." a demandé TAKE Yutaka. "Je ferai tout mon possible pour remporter le tournoi." a promis Kotoôshû.

Haru basho 2010 : Hakuhô se souvient

Hier, dimanche 7, Hakuhô est allé s'entraîner à la Kasugayama, qui a ses pris ses quartiers de printemps à Sakai, comme la Miyagino (les deux heya font partie de la Tatsunami ichimon). Il a affronté Kasugaô (E-M16), le vétéran coréen de retour en makuuchi, à 33 reprises sans perdre apparemment toute sa fraîcheur : "Je dois accumuler les entraînements dès maintenant. C'était un bon entraînement.".
Kitanofuji Katsuaki (ancien yokozuna Kitanofuji), qui y a assisté, a commenté sa position de yokozuna unique : "Avoir un rival direct ce n'est pas comme ne pas en avoir. Mais s'il sait rester fort mentalement, je crois que l'ère Hakuhô va durer.".

Aujourd'hui, lundi 8, le yokozuna a fait un saut dans le passé. Pour la première fois depuis plus de neuf ans, Hakuhô est retourné s'entraîner là où il a fait ses premières armes, au dohyô de la SARL Settsusokô de Daitô, d'ordinaire utilisé par les lutteurs amateurs du réputé club de sumô de la société. C'est là que l'Asahiyamabeya s'est installée pour la durée du tournoi.
Avant d'entrer dans le sumô professionnel, et alors âgé de 15 ans, il avait passé deux mois avec le club de sumô de la société, entre octobre et décembre 2000. C'était son premier voyage au Japon et, en compagnie de six compatriotes dont Môkonami, il était venu apprendre les bases du sumô. Alors que ses camarades se décidaient l'un après l'autre à entrer dans une heya, lui avait eu plus de mal.
Jusqu'ici, Hakuhô avait fait des visites de politesse mais cette fois il a été invité à venir s'entraîner. Les lieux n'ont presque pas changé et après l'entraînement, pendant près de trente minutes, Hakuhô a fait revivre le passé : "Je n'ai que des bons souvenirs ici. Revenir à mon point de départ après neuf ans, ça m'a rendu nostalgique. Et au moment où quelque chose de nouveau commence pour moi. [...] Le temps passe vite. A partir de 4h30 le matin, je courais le long de la rivière à côté.".
Môkonami (O-M15) était également présent et a affronté le yokozuna à 20 reprises. Il semblait aussi en pleine forme : "Dans d'aussi beaux lieux d'entraînement, on se fait plein de bons souvenirs.".
La veille au soir, à la demande d'un des proches de la société, les anciens camarades s'étaient réunis : "On a un peu trop bu.".

Sept jeunes Mongols entre 16 et 20 ans ont débuté au Haru basho de mars 2001. Le plus jeune était Hakuhô, qui a fêté ses 16 ans le premier jour du tournoi (11 mars 2001). Tous sont encore en activité : Daitenshô (O-Ms25, Takashima), Daiyûbu (E-Ms31, Shibatayama), Hakuhô (E-Y, Miyagino), Môkonami (O-M15, Tatsunami), Shôtenrô (E-J1, Musashigawa), Senshô (O-Sd67, Shikihide), Taiki (O-Ms48, Shikihide). [Sumo Reference]

dimanche 7 mars 2010

Haru basho 2010 : shindeshi à la Kise - TANAHASHI Hiroki

TATSU Ryôya est le plus grand mais pas le plus lourd des shindeshi : TANAHASHI Hiroki le devance avec ses 189 kg pour 1,86m. Quand il est monté sur la balance hier, Shiranui oyakata (ancien sekiwake Aobajô), en charge de l'appareil, a laissé échapper un murmure et les autres candidats sont eux restés sans voix. TANAHASHI Hiroki s'est contenté de sourire avec insouciance.
Ce poids lourd, lointain parent par son père du catcheur professionnel TANAHASHI Hiroshi, rejoint la Kisebeya. Il est issu de l'université privée Asahi de Gifu où il est né le 14 juillet 1987. C'est un touche-à-tout du sport. Il a commencé le sumô en entrant à l'école primaire. En sixième année (environ 12 ans), il atteignait déjà les 100 kg. Physique prometteur pour le sumô porfessionnel, mais le garçon se distinguait également en natation et reste fier de ses capacités : "Mes spécialités c'était le crawl et le papillon. Aujourd'hui encore, je peux nager un kilomètre.". Il a aussi fait partie d'une équipe de base-ball.
En arrivant au lycée, il se consacre au sumô et intègre ensuite le club de sumô de l'université Asahi. Il y obtient des résultats par équipe mais ne s'adapte pas à l'environnement et quitte le club en deuxième année. Il pense à un moment devenir gardien de prison mais sa vie va prendre un tournant décisif à l'été 2009. Au Nagoya basho de juillet, Tokushinhô, son aîné de l'Asahi, entre en division jûryô : "Moi aussi j'essaierais bien chez les pros.". Ses parents s'opposent à l'idée mais TANAHASHI Hiroki va frapper à la porte de la heya de son aîné. Par le passé, il a déjà affronté Yamamotoyama qui l'a écrasé et attend la revanche avec impatience.

samedi 6 mars 2010

Haru basho 2010 : shindeshi à la Takadagawa - OHTANI Misaki

OHTANI Misaki et
Takadagawa oyakata
Après le judo et la lutte, c'est le tennis de table qui fournit un nouvel élément au sumô : OHTANI Misaki (大谷 岬) rejoint la Takadagawabeya. Il a 15 ans, mesure 1,74m pour 140 kg et sort du collège Minatogawa de Kôbe. C'est une rencontre aux bains publics avec Takadagawa oyakata, pendant le Haru basho (Ôsaka n'est pas très éloigné de Kôbe) alors qu'il était en sixième année d'école primaire, qui lui a donné l'occasion d'aller assister à un entraînement. Et d'être invité par l'oyakata à rejoindre sa heya.
OHTANI Misaki a hésité entre l'entrée dans le sumô et l'entrée au lycée mais finalement les paroles d'un ami l'ont décidé : "Il y a moins de prétendants pour le sumô que pour le base-ball ou le football et les chances sont beaucoup plus grandes.". Au collège il pratiquait donc le tennis de table mais n'a aucune expérience des sports de lutte.
Le 1er mars, Takadagawa oyakata s'est rendu au collège Minatogawa afin de présenter officiellement son nouvel élève : "Je veux évidemment qu'il devienne fort mais je veux aussi qu'il devienne un rikishi à l'ancienne, qui respecte les règles de courtoisie.". OHTANI Misaki a lui déclaré : "Je ne connais même pas le kanji 'su' de sumô mais mon premier objectif est la division jûryô. Je veux devenir un rikishi fort qui passe à la télévision et que tout le monde connaît.".

OHTANI Misaki exagère sûrement quand il dit ne pas connaître le kanji 'su' (相) de sumô (相撲). Il est en effet enseigné en troisième année d'école primaire. Ceci dit, "sumô" est probablement le seul mot du japonais courant dans lequel il se prononce 'su'.

Haru basho 2010 : shindeshi à la Shikoroyama - MORI Daichi

A l'occasion du shindeshi kensa de ce matin, on découvre un nouveau visage : MORI Daichi rejoint la Shikoroyama beya. Il vient du collège Hôden qui se trouve à... Takasago (même écriture aussi, ça ne s'invente pas) dans le préfecture de Hyôgo. Il a 15 ans, mesure 1,82m pour 111 kg et s'est jusqu'ici fait remarquer pour ses talents de lanceur de poids. L'an dernier, il s'est classé second des Rencontres sportives collégiennes du Japon (Zenkoku chûgakkô taiiku taikai) et premier des JOC (Junior olympic cup).
Le jeune garçon a décidé de devenir rikishi en première année de collège, à l'automne : "En regardant du sumô à la télévision, j'ai vu ces superbes projections et tsuppari et je me suis dit que je voulais essayer moi aussi. Je voudrais devenir yokozuna.". Shikoroyama oyakata (ancien sekiwake Terao) apprécie la musculature de son nouvel élève : "Son bas du corps est très bien. C'est formidable qu'il devienne professionnel.". Sa mère, Hiromi, est une grande fan de Shikoroyama oyakata, d'où le choix de son fils.
MORI Daichi combattera sous le shikona Daichi.

Haru basho 2010 : entraînement collectif à la Tatsunami ichimon

La Tatsunami ichimon (qui comprend notamment la Miyagino de Hakuhô et l'Isegahama de Harumafuji) était en entraînement collectif (rengô geiko) aujourd'hui. Y ont participé le yokozuna Hakuhô et les ôzeki Harumafuji et Kotoôshû.
Hakuhô a disputé 21 combats et a obtenu un score de 7/4 face aux ôzeki : "C'est que les ôzeki sont en forme. Ca fait partie de mes responsabilités de yokozuna de les arrêter et de remporter le yûshô.".
Harumafiji a livré 17 combats et Kotoôshû 14 : "C'était un bon entraînement contre des gens différents. J'espère qu'il y aura d'autres occasions comme celle-ci.".

Haru basho 2010 : shindeshi kensa n°1

Sur les 44 postulants au shindeshi kensa n°1 (1,73/75), 40 ont été retenus ce matin. Les quatre autres ne satisfaisaient pas aux critères de taille ou ont échoué aux tests physiques. En incluant les 8 candidats du shindeshi kensa n°2 (1,67/67), ils sont 48 à attendre les résultats des examens internes qui seront rendus publics le premier jour du Haru basho.
La presse a choisi son homme et, sans grande surprise, il s'agit de TATSU Ryōya, le collégien géant futur yokozuna. Le "sumōtori sauveteur" SUGIMOTO Naomitsu était également entouré de nombreux journalistes. Il souhaite maintenant être reconnu pour ce qu'il fera sur le dohyō. TATENO Masaru, l'universitaire de la Kokonoe-beya, n'a pas été oublié non plus.

TATSU

Ryôya
très entouré,
SUGIMOTO
Naomitsu aussi.

vendredi 5 mars 2010

Haru basho 2010 : shindeshi à la Kokonoe - MOTOI Miyohito

Debout : MM. Ôshiro et Kizaki
Assis : MOTOI Miyohito
et Kokonoe oyakata
La presse régionale l'annonçait dès le mois de décembre et le confirme cette semaine, alors que le shindeshi kensa du Haru basho n'a pas encore eu lieu : MOTOI Miyohito (基 王代仁, 18 ans, 1,77m/140kg), issu du lycée agricole Chûbu d'Okinawa, va rejoindre la Kokonoe-beya et faire ses débuts au Natsu Haru basho* en mai.
Lundi matin, MOTOI Miyohito a reçu son diplôme et a tenu une conférence de presse après la cérémonie de remise : "Le milieu professionnel est différent du lycée. Ma spécialité c'est le sumô de corps à coprs mais je veux étudier aussi tout le reste. L'oyakata m'offre une très grande chance.". Kokonoe oyakata, qui lui a proposé d'intégrer sa heya au mois d'août, avait fait le déplacement et a fait part de ses attentes : "Grâce à son physique, il a un sumô attrayant qui va vers l'avant. A partir de maintenant, je veux qu'il prenne de la puissance. J'aimerais qu'il corrige ses points faibles et perfectionne ses points forts." A propos de son oyakata, MOTOI Miyohito, qui a vu ses combats en vidéo, est forcément élogieux : "L'oyakata était un petit gabarit (1,83m/126kg, quasiment comme Harumafuji) mais même face à des adversaires au grand gabarit, il était formidable. Je voudrais avoir le même genre de sumô que lui.".
Décembre 2009 : facile vainqueur du
tournoi rituel annuel du temple
Kotohira de Yoron
MOTOI Miyohito est né à Yoron, dans la préfecture de Kagoshima. Il est parti pour Okinawa à son entrée au lycée. L'un des entraîneurs du club de sumô, M. KIZAKI Tomohisa, l'avait en effet repéré au collège et recruté : "Depuis qu'il est arrivé de Yoron il y a trois ans, il a pris 40 kg. Ce n'est pas un milieu où on monte facilement mais j'aimerais qu'il devienne un rikishi qui passe à la télévision."**. MOTOI Miyohito est capitaine de son club depuis deux ans et le directeur du lycée, M. ÔSHIRO Masaya, le décrit comme sachant prendre le temps de soutenir ses cadets : "C'est un garçon gentil, très populaire, très bien comme étudiant aussi. J'ai hâte de lui offrir son keshomawashi.". Quant à sa mère, Hitomi (50 ans), elle est sereine : "En trois ans il s'est endurci physiquement et psychologiquement. Je ne m'inquiète pas."
MOTOI Miyohito est le quatrième natif de Yoron à devenir professionnel. Le dernier est Yoronmaru, de la Shibatayama-beya, qui a débuté en juillet 1999 et s'est retiré en mai 2000, après son maezumô et deux tournois.
L'oyakata et le shindeshi ont rejoint Ôsaka le 3.

Ryûkyû shimpô

* Contrairement à ce qu'annonçait la presse régionale à ce moment-là, Motoi a débuté en mars.
** Un rikishi qui passe à la télévision : autrement dit qui a réussi puisque la NHK ne diffuse que la division makuuchi. De même, souhaiter offrir son keshômawashi (mawashi de cérémonie) à un rikishi c'est lui souhaiter d'atteindre au moins la division jûryô. C'est en y entrant que les rikishi reçoivent leur premier keshômawashi.

Hakuhô à la préfecture

Le yokozuna Hakuhô a été reçu à la préfecture d'Ôsaka par le maître des lieux M. HASHIMOTO Tôru : "Sans Asashôryû vous allez vous sentir seul mais nous éspérons que vous saurez nous enthousiasmer pendant ce tournoi.".
Hakuhô est le tenant du titre à Ôsaka : "Le Haru basho est positif pour moi. C'est ici que je suis devenu ôzeki (Haru basho 2006, 12-3, jun'yûshô, prix de la technique et du mérite et promotion).".
Le jeune préfet a détendu l'atmosphère en parlant de père de famile à père de famille : "Moi, j'ai sept enfants. Encore cinq et vous y serez.". Il a aussi évoqué la rudesse des entraînements, ce à quoi Hakuhô a répondu : "J'arrive à l'endurer en pensant à mes parents.".
M. HASHIMOTO a remis le bouclier de champion à Hakuhô pour sa victoire de l'an dernier. Celui-ci vient remplacer la coupe remise à la fin du tournoi puis restituée puisqu'en exemplaire unique.

Haru basho 2010 : Harumafuji à la Tokitsukaze

L'ôzeki Harumafuji s'est rendu à la Tokitsukaze aujourd'hui. Il y a livré 18 combats dont huit contre son compatriote Kakuryû (E-M1). Les deux hommes se sont séparés sur un score de parité, ce qui n'est pas forcément bon pour Harumafuji qu'on a vu reculer devant les poussées de son adversaire : "On n'y est pas encore. Mon tachiai est trop mou. Ca va se mettre en place au fil des entraînements.".
Concernant Asashôryû, dont Harumafuji était proche, il ne s'est pas départi de son silence. En réponse aux journalistes réclamant un commentaire, il a simplement répondu : "Je veux remporter le tournoi.".