mardi 16 février 2010

Haru basho 2010 : la nouvelle charge de Takasago oyakata

Suite aux ultimes frasques de son yokozuna, le "maître" d'Asashôryû a été rétrogradé. On se demandait quelle tâche serait affectée à Takasago oyakata lors du Haru basho. Il sera chargé des "issues de secours". Ce terme désigne entre autres les entrées de service réservées au personnel et personnes autorisées. Un travail plutôt tranquille à ce qu'on en dit. Au Haru basho de l'an dernier, Takasago oyakata était chef adjoint des arbitres. Le vent de la disgrâce est bel et bien en train de souffler.

dimanche 14 février 2010

Réception de mariage de Kotoôshû

La réception de mariage de l'ôzeki bulgare Kotoôshû (26 ans, Sadogatake) et d'ANDÔ Asako (30 ans) a eu lieu aujourd'hui dans un hôtel de Tôkyô, en présence de quelques 600 convives, dont les parents du marié. Un message de Georgi Parvanov, le président bulgare, a été lu.
Le mariage civil a été contracté le 5 mai 2009 et la lune de miel continue dans les paroles de Kotoôshû : "Ce que j'aime chez elle ? Tout. Vous pouvez le voir, elle est merveilleuse. J'étais nerveux du début à la fin mais finalement ça a été une très belle réception.". De son côté, Asako apprend la cuisine bulgare auprès de sa belle-mère.
"Maintenant que je suis marié, je suis obligé de progresser. Je vais me consacrer aux entraînements. Je rêve de devenir oyakata après ma carrière de rikishi. Mes parents sont venus au Japon et on va en parler." a déclaré Kotoôshû, évoquant un futur au Japon au sein de la NSK et par conséquent la naturalisation.

samedi 13 février 2010

Danpatsushiki de Kaishôryû

Cent cinquante personnes ont se sont relayées pour trancher le mage de Kaishôryû (30 ans, Tomozunabeya) au Kokugikan. Fils aîné de Tomozuna oyakata (ancien sekiwake Kaiki) et petit-fils de Ichinishiki (jûryô), on attendait de lui qu'il devienne sekitori. Kaishôryû a fait ses débuts en mars 1995 et a atteint le rang maximal de O-Ms6 au Nagoya basho 2004. Par la suite, il a souffert des genoux et n'a finalement pas quitté les divisions non salariées. Il s'est retiré après le dernier Hatsu basho, où il était classé E-Ms56 et a terminé avec 5-2. Après exactement 15 ans passés sur les dohyô, il prévoit de se reconvertir dans la restauration.
Son intai a été annoncée, ainsi que la date de sa danpatsushiki, dans le blog de la Tomozuna le 23 janvier mais est passée inaperçue par ailleurs et notamment dans la liste publiée par la NSK après le Hatsu basho (ici).

vendredi 12 février 2010

Haru basho 2010 : shindeshi kensa n°2

FUKUOKA Shōki
HASHIMOTO
Ryōsuke 2008
A chaque arrivée de shindeshi, l'attention se porte sur un ou deux d'entre eux. Pour des raisons plus ou moins objectives. Cette fois, parmi les huit postulants qui ont passé les premiers tests du shindeshi kensa n°2 aujourd'hui, c'est sur FUKUOKA Shōki (15 ans, 1,67m/89kg, Isegahama-beya, en photo sous la toise de Mihōgaseki oyakata) que se focalise la presse. Le jeune garçon, originaire de la préfecture de Hyōgo dont la capitale est Kōbe, est en effet né dans la soirée du 17 janvier 1995. Le jour du terrible tremblement de terre qui a tant fait souffrir la ville et sa région. Sa famille n'a subi aucun dommage et lui-même n'a pas de souvenirs mais "le tremblement de terre, j'en ai entendu parlé dès que j'ai été en âge de comprendre.". Shōki a notamment parcouru le 50 mètres en 7 secondes et se soumettra avec ses camarades aux examens internes le 6 mars. Ses ambitions sont claires : "Même si j'avais remporté des titres au lycée, ça n'aurait rien changé [il fait allusion à la possibilité de débuter en makushita tsukedashi, il a donc décidé de rejoindre l'ōzumō dès la fin du collège]. Je veux devenir sekitori avant mes vingt ans. Si je ne suis pas en division jūryō d'ici-là, j'abandonne le sumō. Mon modèle c'est l'ōzeki Harumafuji [qu'il rejoint à l'Isegahama-beya].". FUKUOKA Shōki combattra sous le shikona de Terutsuyoshi/照強.
MUKAI Ryōta (18 ans), originaire de la préfecture de Shimane, qui vient de la lutte, va rejoindre la Hakkaku-beya, comme deux autres shindeshi. HASHIMOTO Ryōsuke (18 ans), le poids lourd de la promotion avec ses 154 kg pour 1,68 m, pratique déjà le sumō dans le cadre scolaire et va combattre sous les couleurs de la Kasugano-beya.

jeudi 11 février 2010

Haru basho 2010 : shindeshi à la Tamanoi - ÔSHIMA Shô

Mamie, maman, Shô et Tamanoi oyakata
Le 27 janvier, Tamanoi oyakata (ancien ôzeki Tochiazuma) s'est rendu au lycée Tajima de Minamiaizu préfecture de Fukushima (福島県南会津町) afin d'officialiser l'intégration de sa nouvelle recrue ÔSHIMA Shô (大島 翔,18 ans, 1,73m/127kg), qui passera le shindeshi kensa de mars et débutera dans la foulée.
Au collège, l'adolescent faisait partie du club d'art et n'a pratiqué aucun sport jusqu'à son entrée au lycée. A l'époque il pesait 140 kg. Un professeur, M. WATANABE, qui connaissait son goût pour les arts martiaux, lui a proposé de rejoindre le club de lutte du lycée. Son physique et un don naturel aidant, il s'est rapidement illustré. En février 2009, il a été demi-finaliste aux championnats de lutte du Tôhoku dans la catégorie des 120 kg. En juillet 2009, passant par le site web de la heya, il a envoyé un message décrivant son intérêt pour le sumô à la Tamanoi. Tamanoi oyakata s'est rapidement rendu sur place et, constatant le talent et les capacités du jeune homme, l'a invité à venir s'entraîner à la heya. Pendant les vacances d'été, ÔSHIMA Shô a participé au camp d'entraînement de Sôma. Pendant les vacances d'hiver, il a pris part aux entraînements à la heya et ainsi approfondi sa connaissance du sport national. Il pratique déjà certains exercices d'entraînement de sumô et travaille sa force physique.
Tamanoi oyakata : "Il a des jambes épaisses, des fesses larges, et un corps souple qui sont très bien pour le sumô. Il y a peu de rikishi japonais qui viennent de la lutte mais je souhaite qu'il se fixe l'objectif de devenir sekitori."
ÔSHIMA Shô : "Avec mon expérience de la lutte, j'espère devenir sekitori très vite."
M. Watanabe : "Il a commencé le sport au lycée, alors il doit encore se développer, même sur le plan psychologique."
Le jeune homme est issu d'une famille de fans de sumô :
Yoriko, sa mère : "Entre son professeur et son oyakata, il a eu beaucoup de chance. J'aimerais qu'il devienne un rikishi du genre de son oyakata."
Tsuyako, sa grand-mère : "Il va sûrement vivre aussi des choses difficiles. J'espère qu'il les surmontera."

Fukushima minpô

Haru basho 2010 : shindeshi à l'Isegahama

La ville de Minamiawaji, préfecture de Hyôgo, va fournir deux recrues à l'Isegahamabeya de Harumafuji et Aminishki : MINAMI Seiya (18 ans, 1,73m/125kg) et FUKUOKA Shôki (15 ans, 1,69m/90kg).
Tous deux ont commencé le sumô à l'époque de l'école primaire, dans un dôjô local tenu depuis vingt ans par M. SUNADA, qui a déjà formé trois rikishi.
Il est prévu qu'ils fassent leurs débuts en mars mais MINAMI Seiya a en fait passé le shindeshi kensa de janvier. Après le collège municipal de Mihara, il a été invité à intégrer le lycée privé Ichikawa, réputé en matière de sumô. Les débuts furent difficiles pour l'adolescent, séparé de ses parents et confronté à un niveau relevé. La première année, il est passé de 115 à 100 kg. Mais il s'est accroché et en deuxième année a participé aux compétitions par équipe avec son lycée. En mai 2009, il a été demi-finaliste aux championnats lycéens de la région de Kinki. MINAMI Seiya a hésité entre le sumô et l'université. Finalement, son rêve de collégien de côtoyer l'ôzeki Harumafuji et la chaleur d'Isegahama oyakata l'ont emporté : "Je veux devenir rapidement professionnel et ne plus être une charge pour mes parents.". M. Sunada, de qui il a appris les bases, est optimiste : "Il est du genre qui s'entraîne dur et en silence. Il a les qualités pour être au moins jûryô.".
FUKUOKA Shôki est issu du même collège que son aîné. En deuxième année de collège, il a remporté le titre individuel aux championnats départementaux. Il a pour modèle le sumô tactique et technique de l'ôzeki Harumafuji.
Le 5 février, une réception a été donnée en l'honneur des deux jeunes garçons et de leur départ vers leur nouvelle vie (photo).
M. NAKATA Katsuhisa (maire de Minamiawaji, à gauche) : "Je souhaite bonne chance à nos deux concitoyens. Surmontez les épreuves une par une et rapprochez-vous de vos objectifs."
MINAMI Seiya (à droite): "Mon modèle est mon aîné du lycée Ichikawa, Ôtsukasa (ici). Je vais faire de mon mieux, en puisant de la force dans votre soutien à tous."
FUKUOKA Shôki (au centre) : "Je vais faire tout mon possible, pour ne pas avoir de regrets."

Haru basho 2010 : shindeshi kensa n°2 - inscriptions

Les inscriptions pour le shindeshi kensa n°2 (1,67m/67kg) ont été clôturées aujourd'hui et l'examen aura lieu demain. Huit jeunes garçons se sont inscrits. C'est bien peu quand on sait que la période correspond à la fin de l'année scolaire au Japon, propice au recrutement de nouveaux diplômés de tous niveaux. L'an dernier déjà, ils n'étaient que quatre à postuler, ce qui n'était pas arrivé depuis l'instauration de ce second examen en 2001. Trois candidats viennent de la Hakkaku-beya. FUKUOKA Shōki, de l'Isegahama-beya, devrait aussi faire partie du groupe.
Reste le shindeshi kensa n°1 (1,73m/75kg), qui a lieu quelques jours avant les tournois, et pour lequel on a déjà quelques noms (TATSU Ryōya, NAMBA Yūki, ŌSHIMA Shō).

mercredi 10 février 2010

Asashôryû et son petit pécule

Les riji se sont réunis et ont décidé de la prime pour hauts faits (kôrôkin) attribuée à l'ancien yokozuna Asashôryû. Elle est d'environ 120 millions de yen (un peu moins d'un million d'euros) : "Nous vous donnons un ordre de grandeur, mais comme ça concerne un individu, nous ne serons pas plus précis.". Cette prime est versée aux oyakata atteints par la limite d'âge, aux yokozuna et aux ôzeki. Jusqu'à fin 2004 et le départ de l'ôzeki Musôyama avec 3.2000.000 ¥, le montant en était annoncé publiquement. Le yokozuna Futahaguro, "la brebis galeuse", a arrêté sa carrière fin 1987 sur décision des riji, sans avoir remporté de yûshô et n'a rien reçu.
L'ancien yokozuna recevra en outre 37 millions de primes de départ habituelles. A cela viennent s'ajouter les revenus des kenshô (prime de combat). Un kenshô vaut 60.000 ¥. Le rikishi en reçoit 30.000 à l'issue du combat, la NSK en garde 5.000 à titre de commission. Les 25.000 restants sont gardés en vue du départ en retraite du rikishi. L'ancien yokozuna Asashôryû a remporté 7226 kenshô, il va donc empocher 180.650.000 ¥ (un peu moins  d'1.500.000 €). Soit un total de quelques 337 millions de yen (environ 2.700.000 €). Largement de quoi agrémenter son séjour hawaïen (photo, en pleine partie de golf) et bien plus...
Les kôrôkin de quelques yokozuna importants :
Rikishi Dernier tournoi Yûshô  Kôrôkin (¥)
Takanohana Hatsu basho 2003 22 130.000.000
Asashôryû Hatsu basho 2010 25 120.000.000
Chiyonofuji Natsu basho 1991 31 100.000.000
Akebono Hatsu basho 2001 11 100.000.000
Musashimaru Kyûshû basho 2003 12 90.000.000
Wakanohana III Haru basho 2000 5 70.000.000
Kitanoumi Hatsu basho 1985 24 50.000.000
Wajima Haru basho 1981 14 35.000.000
Hokutôumi Haru basho 1992 8 35.000.000
Wakanohana II Hatsu basho 1983 4 26.000.000
Taihô Natsu basho 1971 32 25.000.000
Ônokuni Nagoya basho 1991 2 25.000.000

mardi 9 février 2010

Kaiô au club de la presse

A l'invitation du club de la presse japonaise, l'ôzeki Kaiô a tenu une conférence de presse le 9 février. Pendant environ une heure, il a parlé avec enthousiasme de son parcours depuis qu'il est devenu professionnel, de l'importance des entraînements et du sumô en général. Le Haru basho à venir sera son centième en division makuuchi, autre record en sa possession.
A propos du prochain Kyûshû basho, son tournoi à domicile, de novembre 2010 : "Je ne sais pas si je tiendrai jusque-là. Mais je fais tout pour."
Au Hatsu basho, il a dépassé Chiyonofuji au nombre de victoires en makuuchi et porté le record à 815 : "Ce record, j'ai commencé à y penser au début du Kyûshû basho 2009. Au Hatsu basho, c'était en permanence dans ma tête, c'était fatigant."
Il a surmonté blessures et kadoban (fin 2008 notamment) : "Dans ces cas-là si vous êtes mauvais, c'est la fin. J'ai réussi parce que j'ai agi de façon à ne pas avoir de regrets."
En tant que représentant des rikishi, il a participé aux récentes élections des riji : "Tous les yeux étaient braqués sur nous alors j'étais un peu nerveux."
A propos de l'élection de Takanohana (ils ont le même âge et ont débuté ensemble en mars 88) : "Depuis ses débuts il va très vite. Il est honnête par rapport au sumô et je pense qu'il pouvait devenir riji."
A propos de l'intai d'Asashôryû et des circonstances qui y ont mené : "Sur le plan individuel, c'est vraiment dommage. Mais je ne sais pas ce qui s'est réellement passé alors je ne peux pas en dire plus."
A propos de ses persectives : "Si je perds mon grade d'ôzeki, j'arrête. Je veux continuer tant que ça n'est pas le cas."

lundi 8 février 2010

Haru basho 2010 : mise en vente des billets

Les ventes de billets pour le Haru basho, qui aura lieu au gymnase préfectural d'Ôsaka en mars, ont commencé hier et sont pour l'instant dans la moyenne des années précédentes. Les places pour le dernier jour (senshûraku) sont presque toutes vendues et le week-end du milieu de tournoi a aussi eu du succès (bilan). Kitanoumi oyakata, le riji responsable du tournoi, n'a néanmoins pas écarté l'hypothèse d'une baisse globale des ventes conséquente au départ d'Asashôryû : "Il a gagné le Hatsu basho alors sa venue à Ôsaka était très attendue. On ne peut rien dire des ventes à venir.".
L'an dernier, Asashôryû avait aussi remporté le Hatsu basho, se sortant, déjà, d'une situation critique pour sa carrière. Les fans d'Ôsaka avaient répondu présent et dès le premier jour de mise en vente, tous les billets pour le senshûraku avaient été vendus. Sans lui, selon Kitanoumi oyakata : "L'intérêt sera suscité si les rikishi font en sorte de mettre en danger Hakuhô qui ne peut plus compter que sur lui-même.".
[Photo : une affiche du Haru basho dans les rues du quartier de Naniwa où se situe le gymnase préfectural d'Ôsaka. plan]

dimanche 7 février 2010

Danpatsushiki d'Asashôryû

La danpatsushiki d'Asashôryû, qui aura lieu au Kokugikan, a été programmée pour le 3 octobre. Pour son dernier dohyô-iri, Asahôryû pourrait être assisté du yokozuna Hakuhô (c'est la coutume dans un tel cas d'être assisté par un/des yokozuna en activité) en tachimochi et de l'ôzeki Harumafuji en tsuyuharai. Hakuhô s'est d'ores et déjà montré plus que favorable à l'idée : "Si Asashôryû me le demande, je le ferai.". Outre le dohyô-iri, il est probable qu'Asashôryû livre un dernier combat. D'après un proche de la Takasago, les billets seront mis en vente en avril mais les demandes affluent déjà.

Les derniers dohyô-iri des dai-yokozuna ayant remporté au moins 20 yûshô :




Yûshô Tachimochi Tsuyuharai
Taihô 10/1971 Kuramae kokugikan 32 yokozuna Tamanoumi yokozuna Kitanofuji
Kitanoumi 10/1985 Ryôgoku kokugikan 24 yokozuna Chiyonofuji
(actuel Kokonoe oyakata)
ôzeki Hokuten'yû
Chiyonofuji 02/1992 Ryôgoku kokugikan 31 yokozuna Hokutoumi
(actuel Hakkaku oyakata)
yokozuna Asahifuji
(actuel Isegahama oyakata)
Takanohana 06/2003 Ryôgoku kokugikan 22 Fujishima oyakata
(ancien sekiwake Akinoshima,
actuel Takadagawa oyakata)
ancien ôzeki Takanonami
(actuel Otowayama oyakata)

Par ailleurs, une réunion extraordinaire du riji aura lieu le 10 pour décider du montant de la prime que l'ancien yokozuna percevra. La question est de savoir si elle sera supérieure à celle de Takanohana oyakata qui détient le record avec 130 millions de yen (environ 1 million d'euros). On prétend aussi que les circonstances fâcheuses qui ont entouré son départ pourraient minorer cette prime.
L'ancien yokozuna est toujours à Hawaï pour se reposer. Il a l'intention d'assister au Haru basho et sera donc vraisemblablement à Ôsaka le 14 mars. Nul ne sait si d'ici-là il rejoindra la Mongolie ou reviendra au Japon.

L'intaizumô de Chiyonofuji

Takasagobeya : après Asashôryû

Deux jours après l'intai d'Asashôryû, les rikishi de la Takasagobeya ont repris l'entraînement hier (à droite sur la photo, dans un coin de la heya, la malle de l'ancien yokozuna). Asasekiryû (28 ans, O-M8 et 6-9 au Hatsu basho), le dorénavant leader de la heya, a pris les choses en main mais une absence se faisait clairement sentir. Quant à Takasago oyakata, alors que son yokozuna a été contraint à se retirer et que lui-même a été rétrogradé en classe 2, sans déroger à son habitude (soulignée par l'article du Hochi, et c'est en effet l'image qu'on a de l'oyakata, qui n'est pas le plus respecté) il lisait attentivement son journal. "A toi de servir de moteur." s'est-il adressé à Asasekiryû. Ce dernier mis à part, les rikishi de la heya, au nombre de treize, sont tous en division makushita ou en-deça.
"C'est une chose [le départ d'Asashôryû] à laquelle on ne peut rien. Mais on se sent vraiment seuls. Je dois faire repartir la heya. Je vais tâcher d'abord de redevenir san'yaku et ensuite de rendre les jeunes plus forts. Ce sera pour le yokozuna." a déclaré celui qui jusqu'ici était plutôt resté dans l'ombre d'Asashôryû.

On peut en effet se poser des questions sur la façon dont va rebondir la Takasagobeya après une telle perte. Huit de ses rikishi (dont Asasekiryû) ont fait leurs débuts il y dix ans ou plus et sept d'entre eux n'ont jamais quitté les divisions non salariées. Parmi les autres, deux, Asakubo (23 ans) et Asaamami (21 ans, qui a fait deux maezumô), sont sur les dohyô depuis assez longtemps pour que leur classement en jonidan parle de lui-même, malgré leur jeune âge. Asabenkei (21 ans dans quelques jours) a débuté il y a moins de deux ans mais n'est pas encore aux portes de la makushita. Restent les nouveaux de l'an dernier, Asahyûga et Asakôki (19 ans tous les deux), qui sont respectivement en jonokuchi et jonidan.
Mais il est vrai qu'il y a une différence entre se remettre correctement du départ précipité d'Asashôryû et retrouver au moins un rikishi d'un calibre approchant.

34ème Tournoi d'ôzumô

Le 34ème Tournoi d'ôzumô a eu lieu ce dimanche au Ryôgoku Kokugikan, devant 8840 spectateurs. C'est Gôeidô (photo) qui l'a emporté : "Je suis vraiemnt ravi. C'est mon premier yûshô depuis la division makushita.". Il y a sept ans, depuis la victoire en 2003 de l'ôzeki Musôyama, qu'un Japonais n'avait pas remporté ce tournoi. Le record de victoires est de 4 et est détenu par l'ancien yokozuna Asashôryû.
Au cinquième jour du dernier Hatsu basho, Gôeidô avait battu Asasahôryû, remportant ainsi sa première kinboshi : "Je suis content d'avoir gagné mon dernier combat contre lui. C'est un souvenir que je vais garder toute ma vie. J'ai eu de bons entraînements face à lui et il m'a donné de bons conseils. (Se voit-il en successeur ?) On n'en est pas encore là. Mais je vais faire de mon mieux pour satisfaire les espoirs placés en moi.".
Ce tournoi était aussi le premier évènement sans Asashôryû. Hakuhô, désormais seul yokozuna, l'a ressenti : "J'ai à nouveau réalisé qu'il s'était retiré. J'ai fait mon dohyô-iri seul et l'atmosphère était bizarre. (Et le Haru basho ?) Je vais me motiver moi-même mais tant qu'on n'y est pas on ne sait pas ce qui va se passer.".

Le tournoi makuuchi a opposé 38 rikishi. Les 40 qui figuraient dans le banzuke du Hatsu basho moins Asashôryû et Chiyotaikai qui ont fait leur intai et Tokitenkû qui s'est blessé pendant le Hatsu basho.
Le tournoi compte 6 tours (16ème de finale à finale) avec un tour préliminaire pour certains rikishi (ce qui permet de réduire le nombre de combattants à 32 pour le seizième de finale et premier tour complet).
Quart de finales
HakuhôsukuinageTakamisakari
GôeidôyorikiriHarumafuji
KotoôshûyorikiriKisenosato
MôkonamiyorikiriKôryû
Demi-finales
GôeidôoshidashiHakuhô
KotoôshûuwatenageMôkonami
Finale
GôeidôsotogakeKotoôshû

Gôeidô a vaincu Tochiôzan, Baruto, Harumafuji, Hakuhô puis Kotoôshû, soit un yokozuna et deux ôzeki. Les ôzeki Kaiô et Kotomitsuki ont été battus dès le premier tour. Gôeidô empoche les 2.500.000 yen (environ 20.000 euros) décernés au vainqueur plus quelques autres primes de combat, ce qui fait un total de 3.200.000 yen (environ 26.000 euros).
En jûryô, Masatsukasa l'a emporté.

samedi 6 février 2010

Asashôryû : sondage du Mainichi

Entre le 5 et le 6, le quotidien Mainichi Shimbun a organisé un sondage à propos de l'intai d'Asashôryû. Les résultats ont été publiés à 22h30 (France 14h30) le samedi 6.
  • Jugent le départ nécessaire : 81%
    • Favorables à l'intai (qui permet de toucher une indemnité de départ) : 52%
    • Favorables au licenciement (qui ne permet pas de toucher une indemnité de départ) : 29%
  • Jugent le départ non nécessaire : 16%
Précision intéressante, si on examine les résultats par tranches d'âge et sexe, ce sont 43% des hommes dans la vingtaine et 29% des hommes dans la trentaine qui ont jugé le départ d'Asashôryû non nécessaire. Erosion des valeurs ?
Les lecteurs se sont également prononcés sur Takanohana oyakata.
  • En attendent quelque chose : 83%
  • N'en attendent rien : 14%
Dans les deux cas, 3% des interrogés n'avaient pas d'avis sur la question.

Asashôryû, la suite de la suite

Après la probabilité de son intai, c'est l'avenir professionnel de l'ancien yokozuna Asashôryû qui alimente les spéculations. On le voit homme d'affaire, homme politique, ... Pour l'instant, il est à Hawaï. Il a quitté le Japon le 5 au soir. La police n'ayant pas exclu la possibilité de le réentendre, un journal n'hésite pas à utiliser le terme d'"évasion". On peut néanmoins supposer qu'il est simplement allé se reposer dans un endroit où il sait avoir des amis. Et du soleil car en Mongolie il fait -20°.
Le soir précédant son intai, Asashôryû a reçu ses compatriotes Harumafuji et Asasekiryû. Les hommes ont bu et discuté. Asasekiryû, de la même heya, a rapporté les regrets du yokozuna, qui aurait voulu décrocher un record (avec 25 yûshô, il était devancé par les yokozuna Chiyonofuji -31- et Taihô -32-).

Après l'annonce de son intai, la presse mongole en a bien sûr fait grand cas, mais pas exactement sous le même angle que la presse japonaise. Prenant la défense de leur yokozuna, les médias ont plutôt retenu l'hypothèse de la peur de certains de voir Asashôryû battre de nouveaux records et distancer les yokozuna japonais.
Le lendemain de l'intai, le frère aîné d'Asashôryû, représentant la famille, a donné une conférence de presse à Ulan Bator (photo). Il a lu la déclaration suivante : "Asashôryû a joué un grand rôle dans la promotion de l'amitié entre le Japon et la Mongolie. Nous remercions tous ceux qui au Japon l'ont soutenu, lui permettant de devenir un dai-yokozuna.". Il a souligné avec fierté la 3ème place de son frère, derrière Taihô et Chiyonofuji : "Il a fait parler de la Mongolie non seulement au Japon mais dans le monde entier.". Interrogé sur la soudaineté de l'annonce de l'intai, il a adopté une position proche de celle de la presse mongole : "Ce sont les attaques de quelques personnes mécontentes des (bonnes) performances d'un yokozuna (étranger) qui l'ont poussé à prendre cette décision.".
A tritre indicatif : Hakuhô a 5 ans de moins qu'Asashôryû, 12 yûshô à son actif et un adversaire de taille en moins dorénavant. Au même âge, Asashôryû en était à 14 yûshô.

Dai-yokozuna : Littéralement grand yokozuna. Yokozuna aux performances particulièrement remarquables.

Kaiô, héros de Fukuoka

L'ôzeki Kaiô s'est vu remettre aujourd'hui le Prix d'honneur de la préfecture de Fukuoka. La cérémonie de remise du prix a eu lieu à Nôgata, la ville natale de Kaiô, située au nord de la préfecture (plan). Evidemment, nombreux sont ceux qui avaient fait le déplacement pour voir le héros de la ville et son entrée en scène a été très acclamée.
C'est ASOH Wataru (ici), le préfet qui a remis le prix à un Kaiô radieux : "En recevant ce prix prestigieux, je comprends à quel point les gens de ma région me soutiennent. Je souhaite avant tout continuer à pratiquer mon sumô.".
Dans la foulée, l'ôzeki, qui pendant la Hatsu basho a détrôné l'ancien yokozuna Chiyonofuji au nombre de combats victorieux en division makuuchi et porté le record à 815, a également reçu le Prix du citoyen remarquable de la ville de Nôgata.

jeudi 4 février 2010

Hakuhô pleure aussi

Dans la soirée, Hakuhô, l'autre yokozuna, enfin le seul maintenant, a parlé aux journalistes rassemblés à la Miyaginobeya. Il n'a pas caché son émotion, et n'a pas pu retenir ses larmes. Il a appris la nouvelle par un proche de sa heya et regardé la conférence de presse à la télévision.
"C'est réel mais je ne veux pas y croire. Nous avons la même origine alors c'était un repère. C'est un honneur que d'avoir combattu en même temps que lui. C'est le yokozuna qui m'a servi de moteur. Il lui restait encore beaucoup à faire, non ? J'ai envie de lui dire de ne pas oublier le monde du sumô. (A propos des deux combats qui les ont opposés lors des danpatsu-shiki d'Ôtsukasa et Ushiomaru le week-end dernier.) J'ai eu l'impression qu'il n'était pas comme d'habitude. (Son meilleur souvenir) La première fois que je l'ai battu [Kyûshû basho 2004] m'a laissé la plus forte impression."

Quelques réactions :
Tamanoi oyakata, ancien ôzeki Tochiazuma : (Il garde en mémoire sa victoire sur le yokozuna le 13ème jour du Haru basho 2005. Il avait alors interrompu la série de victoires d'Asashôryû à 27.) Arrêter de cette façon, je trouve ça vraiment regrettable. En voyant ses larmes pendant la conférence de presse, j'étais très ému. (Il faisait partie de la comition d'enquête de la NSK.) Je ne peux pas en parler en détails mais j'ai senti un malentendu avec la presse. En tout cas, j'aurais aimé le revoir une fois se donner sur le dohyô.

Kisenosato : (Lors de leur rencontre du Hatsu basho, il a tenté d'intimider le yokozuna du regard, en vain.) Il avait un sens de l'intimidation et une énergie que je n'avais pas encore rencontrés.

Kokonoe oyakata, ancien yokozuna Chiyonofuji : On en est arrivés à ce résultat en raison des nombreux problèmes qu'il a déjà causés. C'est dommage. C'était très courageux de sa part de prendre ses responsabilités et de choisir de lui-même de se retirer.

Takanohana oyakata n'a pas souhaité faire de commentaires.

Asashôryû s'en va !

On s'y attendait, on spéculait depuis plusieurs jours. Après s'être présenté devant les riji, le yokozuna Asashôryû a annoncé ce qui est de toute façon un évènement considérable pour le sumô professionnel : il se retire des dohyô.
Voici les propos que lui et Takasago oyakata ont tenu devant la presse.

Q : Quelles sont les circonstances qui ont conduit à une intai aujourd'hui?
Takasago : Après que l'incident se soit produit, une chose en a entraîné une autre, on se demandait comment ça allait évoluer et on est arrivé à aujourd'hui. J'ai parlé avec Asashôryû et finalement, il m'a permis de dire aux riji qu'il était disposé à se retirer et ils ont accepté.

Q : Vous aviez l'intai en tête ?
Takasago : Oui, quelque part.

Q : Vos conversations avec le yokozuna?
Takasago : J'ai dit à Asashôryû qu'à bien des égards il ne pouvait plus se présenter devant la NSK ou le public. Il était tiraillé, mais je suis content que ce soit lui qui ai dit "Je me retire".

Q : Quel est l'état d'esprit du yokozuna ?
Asashôryû : Et bien, je ne pense à rien pour l'instant. J'ai reçu le soutien de nombreuses personnes et mes sentiments pour le sumô sont profonds. Alors je suis assis sur cette chaise et je sens le poids de ma responsabilité.

Q : Quand avez-vous décidez de vous retirer ?
Asashôryû : J'ai parlé avec mon maître et j'ai commencé à penser à l'intai.

Q : Quel genre de conversations ?
Asashôryû : Si ça c'était passé ou pas, si j'avais frappé ou pas. Sur la responsabilité que je ressens en tant que yokozuna, sur l'embarras dans lequel j'ai mis tout le monde.

Q : Quelles explications avez-vous données aux riji ?
Takasago : On a parlé de l'incident, on nous a posé des questions. Les riji voulaient connaitre tous les faits mais comme Asashôryû ne se souvient pas de tout, il n'a pas pu répondre à toutes les questions. Les médias avaient déjà parlé de tout et nous, nous sommes passés derrière. Nous pouvions juste apporter quelques informations. Bien sûr, ça compte de dire comment les choses se sont passées, mais Asashôryû n'a pas vu les choses comme ça. La responsabilité en tant que yokozuna, les ennuis causés, c'est ce qui a été le déclencheur pour lui. Et pour moi aussi. Pris dans cette spirale, on a senti que l'intai s'imposait.

Q: Avant de venir aujourd'hui, vous pensiez à la possibilité de l'intai ?
Asashôryû : Pour être honnête, je me suis demandé comment tout ça allait tourner. Mais il y a une grande différence entre ce qui s'est réellement passé et ce qui a circulé dans les médias. Donc jusqu'à la fin, j'attendais de voir un peu comment la situation allait évoluer. Mais oui, finalement j'ai pensé à la possibilité de l'intai aujourd'hui.

Q : Pourriez-vous expliquer ce qui était faux dans ce qui a été dit ?
Asashôryû : C'est terminé, je ne tiens pas à parler de ça.

Q : Dans quel état d'esprit étiez-vous quand vous avez décidé de vous retirer ?
Asashôryû : Je savais que ce jour-là arriverait tôt ou tard. Mais je voulais que ce soit ma décision. Je n'avais pas imaginé qu'il y aurait cet incident. Je n'ai rien à ajouter.

Q : Vous vous sentez soulagé ?
Asashôryû : Oui. Je veux prendre un peu de repos.

Q : Vous avez remporté 25 yûshô, vous aviez encore confiance en vous, physiquement et psychologiquement. Comment vous sentez-vous de quiter le sumô dans cet état de forme ?
Asashôryû : Je me dis que c'est peut-être mon destin.

Q : A propos de la dignité du yokozuna, au sujet de laquelle on vous a toujours mis en cause ?
Asashôryû : Tout le monde me parle de dignité. Mais quand je montais sur le dohyô, c'était avec loyauté et intégrité, je devenais un vrai démon, je mettais toute mon énergie.

Q : Vous êtes-vous toujours efforcé de devenir un yokozuna sans problème ?
Asashôryû : J'ai remporté 25 yûshô et sur le plan du sumô je n'ai rien à me reprocher. Je n'ai pas encore fait le ménage dans ma tête.

Q : En regardant en arrière, que pensez-vous du monde de l'ôzumô ?
Asashôryû : Dans un tournoi de sumô lycéen j'ai été classé troisième et, suite à un coup de fil de l'oyakata, j'ai commencé le sumô professionnel. Je lui suis reconnaissant de tout ce qu'il a fait pour moi. J'ai pu devenir un grand lutteur [Asashôryû utilise le terme osumôsan], ... Si je repense à tout ça, ce sont des souvenirs extraordinaires. Ma vie est encore longue, j'ai 29 ans. Je suis curieux de savoir jusqu'où je peux aller. Je veux regarder dans cette direction et y consacrer tous mes efforts.

Q : Votre souvenir le plus fort ?
Asashôryû (qui pleure) : Certainement quand j'ai battu le yokozuna Musashimaru devant mes parents [Natsu basho 2001]. J'étais san'yaku pour la première fois, j'avais invité mes parents pour la première fois, ils étaient assis à côté du dohyô et j'ai battu Musashimaru, ce formidable yokozuna. J'y pense avec fierté. Je ne vois rien d'autre.

Q : Qu'est-ce qu'un yokozuna ?
Asashôryû : Ce n'est pas ça ?

Q : Que rêvez-vous de faire maintenant ?
Asashôryû : Franchement, je veux me reposer. Je veux me reposer jusqu'à ce que les choses soient éclaircies dans ma tête. J'ai subi un gros dommage moral, j'ai été souvent soumis à beaucoup de pression. Alors là, je veux mettre de l'ordre dans mes pensées et me reposer.

Q : Parmi vos nombreux élèves, de quel genre est Asashôryû ?
Takasago : Lui c'est lui.


Q : C'est un élève que vous n'oublierez pas ?
Takasago : C'est certain, je ne l'oublierai pas. Je ne peux pas l'oublier.

Q : Quel genre de personne est votre maître Takasago oyakata ?
Asashôryû : Il a vraiment été un second père pour moi, et je lui suis très reconnaissant. Nous avons Kochi en commun [région d'origine de Takasago oayakata et Asashôryû est allé au lycée là-bas en arrivant au Japon]. J'ai toujours su que quand il y a une rencontre, il y a une séparation à un moment ou un autre. En tant que personne, il est vraiment très bien, l'okamisan aussi. Et je remercie également beaucoup tous les jeunes qui m'ont aidé à mettre ma tsuna.

Q : Vos souvenir le plus marquant en tant que yokozuna ?
Asashôryû : J'ai perdu, j'ai gagné. Mais je ne vois rien en particulier à cet instant.

Sources : Asahi, Yomiuri

Hatsu basho 2010 : intai

Mise à jour de la liste des rikishi qui se sont retirés pendant ou après le Hatsu basho, dont la première version a été publiée par la NSK le 27 janvier, juste après le tournoi.

Hatsu basho 2010 : intai (27 janvier 2010)
Annonce Rang Shikona Heya Nom Né le Débuts Maximum
04/02/2010 O-Y Asashôryû 朝 青龍 Takasago DOLGORSUREN Dagvadorj 27/09/1980 01/1999 E-Y
27/01/2010 O-Ms58 Aoba 青 馬 Isegahama KANEHIRA Ryûsei 14/09/1978 01/1997 E-Ms9
E-Sd16 Ryûyô 笠洋 Kitanoumi KATO Masayoshi 31/01/1981 03/1996 E-Ms13
E-Sd33 Satsukiumi 薩喜海 Sakaigawa HASHIMOTO Takao 24/05/1980 01/1999 E-Ms17
O-Sd33 Satsumanishiki 薩摩錦 Matsugane HARUYAMA Ryûji 29/10/1976 03/1992 O-Ms36
O-Sd65 Arashiumi 嵐 潮 Azumazeki KUBOTA Hikaru 31/10/1986 03/2005 O-Ms44
E-Jd42 Tochihibiki 栃響 Kasugano ÔSAKA Ryô 11/07/1988 03/2004 E-Jd3
O-Jd54 Chiyofubuki 千 代吹雪 Kokonoe NAKAGAWARA Masaya 06/03/1977 05/1992 O-Ms51
O-Jd56 Raihô 雷 鳳 Isegahama ÔHARA Yôhei 25/05/1987 01/2004 E-Sd50
O-Jd60 Watagawa 綿川 Michinoku WATAGAWA Hironobu 06/09/1989 03/2008 E-Sd100
O-Jd86 Shishiô 師子王 Hakkaku NOGUCHI Masaki 04/07/1978 03/1994 O-Ms1
O-Jd98 Tsubasaumi 翼湖 Kitanoumi KIMURA Tsubasa 11/11/1989 03/2005 O-Ms60
O-JkJk14 Kawasaki 川崎 Oguruma KAWASAKI Motohiro 18/11/1986 09/2009 O-Jk14
O-Jk18 Katô 加藤 Musashigawa KATÔ Ryûya 04/05/1993 05/2009 O-Jk18
E-Jk19 Akitomo 安芸友 Musashigawa AKITOMO Masato 13/09/1993 03/2009 E-Jk19
E-Jk23 Higashi Shikoroyama HIGASHI Takuma 08/06/1990 05/2006 O-Jd84
E-Jk27 Kotonishizuka 琴西塚 Sadogatake NISHIZUKA Ryôma 09/04/1993 11/2009 E-Jk27
O-Jk27 Tôbaru 唐原 Hanaregoma TÔBARU Tomokazu 25/12/1989 11/2009 O-Jk27
BG Nanbu 南部 Hakkaku NANBU Ryûki 27/08/1989 03/2008 O-Jd95
Shôgô 翔剛 Nishonoseki TSUKAMOTO Shingo 02/05/1989 03/2007 O-Jd31
22/01/2010 O-Ms54 Daimanazuru 大真鶴 Asahiyama ÔMAE Kenji 16/01/1977 05/1992 O-M16
O-Ms27 Tamarikidô 玉 力道 Kataonami YASUMOTO Hideki 19/04/1974 03/1997 E-M8
13/01/2010 E-S Chiyotaikai 千 代大海 Kokonoe HIROSHIMA Ryûji 29/04/1976 11/1992 O-O1

Nanbu (à droite de l'oyakata sur la photo de gauche) est une des neufs recrues entrées à la Hakkaku beya au Haru basho 2008. C'est le quatrième à quitter le sumô depuis.
L'arrivée de Kotonishizuka en novembre  dernier avait été médiatisée, Sadogatake oyakata à l'appui (à droite). Il n'aura fait que son maezumô.

NSK

E: est M : makuuchi Ms : makushita Jd : jonidan Y : yokozunaS : sekiwakeBG : banzuke-gai
O : ouest J : jûryô Sd : sandanme Jk : jonokuchi O : ôzekiK : komusubi

mercredi 3 février 2010

Le mamemaki de Baruto

Le terme setsubun désigne la veille du passage d'une saison à une autre, selon le calendrier lunaire d'origine chinoise. A l'origine, le passage entre chaque saison était fêté. De nos jours, seule la célébration du passage au printemps, le 3 février, considéré aussi comme le passage à la nouvelle année selon le calendrier lunaire, subsiste encore. A cette occasion, afin de se préparer une bonne année et de chasser les démons, on se livre à diverses coutumes, la principale étant le mamemaki, littéralement lancer de fèves.
Chaque année, des rikishi se prêtent à la tradition. Asashôryû y a renoncé cette année pour les raisons que l'on sait, mais Baruto (au premier plan sur la photo), entre autres, a participé au mamemaki du temple Shinsho de Narita. Du haut d'une estrade installée pour l'évènement, revêtu du kamishimo (vêtement cérémonial traditionnel des samouraï qui se porte sur le kimono), il a lancé des fèves de soja au nombreux public. Il n'a pas oublié de prononcer la phrase rituelle : "Oni wa soto, fuku wa uchi" (dehors les démons, dedans le bonheur).
Cette année, 40.000 personnes ont fait le déplacement au Shinshoji et 860 kg de fèves de soja et 400 kg de cacahouètes ont été utilisés.