mercredi 23 juin 2010

Nagoya basho 2010 : programme

Malgré l'incertitude, tempérée par la difficulté à envisager une annulation du tournoi, le mot d'ordre actuel est de préparer le Nagoya basho comme si de rien n'était. En voici donc le programme.
  • 27 juin : arrivée des rikishi à Nagoya
  • 28 juin : publication du banzuke
  • 29 juin : assemblée des rikishi
  • 3 juillet : dohyô-iri votif au sanctuaire Atsuta-jingû/熱田神宮
  • 5 juillet : shindeshi kensa
  • 9 juillet : comité d'organisation des combats
  • 10 juillet : dohyô matsuri
  • 11 juillet : premier jour (shonichi)
  • 25 juillet : dernier jour (senshûraku)
  • 28 juillet : comité d'organisation du banzuke de l'Aki basho

Sous une pluie obstinée, le gomenfuda (御免札) du Nagoya basho a été installé ce matin à la porte est du chateau de Nagoya, par laquelle on accède aussi au gymnase préfectural où se déroule le tournoi. La pancarte de bois mesure 1,90 m de haut, 4 m sur pied, et 35 cm de largeur et est calligraphiée à l'encre de Chine. Nishonoseki oyakata (tenant la pancarte sur la photo de droite), responsable du tournoi, était bien entendu présent : "Nous préparons le tournoi parce que nous sommes confiants quant à sa tenue. Nous voulons assurer toute la quiétude possible au public.".
    Source : NSK, Sanspo, Mainichi

    Paris illégaux : mise à jour du 23 juin

    Un treizième sekitori nommé aujourdh'hui : Okinoumi (24 ans, Hakkaku, O-M10), l'espoir venu des îles Oki, le "beau gosse" du sumô dont l'arrivée en makuuchi au dernier Haru basho a fait beaucoup parler (ici). Hakkaku oyakata, le maître d'Okinoumi, est l'adjoint de Michinoku oyakata aux bonnes moeurs et très actif dans la gestion du scandale.
    D'autre part, deux nouveaux intermédiaires ont été identifiés : un entraîneur de 42 ans qui était présent pendant les basho dans les vestiaires, dispensant notamment des massages. Il servait d'intermédiaire à Toyonoshima, Gôeidô, Toyohibiki, Yoshikaze et Futen'ô. Il était en charge de leurs soins médicaux depuis plusieurs années et a récemment soigné le yokozuna Hakuhô, qui reste néanmoins hors de cause.
    L'autre intermédiare est un ancien rikishi de l'Ônomatsu beya de 34 ans qui n'a jamais dépassé la division makushita. Il aurait servi d'intermédiaire à Kotomitsuki et Kotoshôgiku, en compagnie de Tokoike, tokoyama de la heya. (La presse ne donne pas de nom mais le seul ancien rikishi de l'Ônomatsu correspondant au profil est Azusayumi, 梓弓, en activité de mars 1998 à mai 2006 et dont le rang maximal a été E-Ms31.)
    On apprend aussi que Kôbô (光法, 28 ans, Miyagino, E-Ms53, à gauche sur la photo en compagnie du yokozuna), un des tsukebito du yokozuna Hakuhô, a été interrogé par la police. Si l'onde de choc en venait à toucher le yokozuna, ce serait un nouveau palier franchi.

    Noms connus à ce jour pour le baseball :
    • oyakata : Ôtake, Tokitsukaze
    • makuuchi : Kotomitsuki (ozeki, Sadogatake), Kotoshôgiku (26 ans, Sadogatake, E-K1), Toyonoshima (26 ans, E-M1, Tokitsukaze), Miyabiyama (32 ans, Musashigawa, O-M1), Kakizoe (31 ans, Musashigawa, E-M8), Toyohibiki (25 ans, Sakaigawa,O-M8), Gôeidô (24 ans, O-M9, Sakaigawa), Okinoumi (24 ans, Hakkaku, O-M10), Yoshikaze (28 ans, Oguruma, E-M13)
    • jûryô : Chiyohakuhô (27 ans, Kokonoe, O-J3), Kasuganishiki (34 ans, Kasugano, E-J9), Kiyoseumi (25 ans, Kitanoumi, E-J10), Futen'ô (29 ans, Dewanoumi, O-J12)
    • non nommés : 10 membres de l'Ônomatsu
    Source : Sanspo

    mardi 22 juin 2010

    Un peu de sumô...

    Dans la cadre de la promotion du sumô auprès des enfants, une session d'enseignement du sport national était organisée aujourd'hui à Sagamihara, préfecture de Kanagawa. Takamisakari (高見盛, 34 ans, O-M13, en photo), Kôsei (高世, 24 ans, E-Sd41) et Takamisato (高三郷, 20 ans, O-Sd90) de l'Azumazeki beya ont joué les professeurs d'un jour.
    Un membre de la Fédération départementale de sumô a parlé aux 180 enfants présents de l'histoire du sumô, Azumazeki oyakata (ancien maegashira Ushiomaru) leur a enseigné les techniques de base et les rikishi les ont affrontés, leur prodigant quelques conseils et les impressionnant par leur puissance, comme toujours. "J'avais beau les bousculer, ils ne bougeaient pas, ça m'a surpris." a témoigné un élève de 11 ans.
    Sept sessions d'enseignement du sumô, qui associent membres de la Fédération japonaise de sumô (日本相撲連盟 - Nihon sumô renmei) et de l'Association japonaise de sumô (日本相撲協会 - Nihon sumô kyôkai - NSK) ont eu lieu cette année. Celle-ci a été planifiée en avril et a eu lieu après que les responsables locaux aient vérifié qu'aucun membre de l'Azumazeki beya n'était impliqué dans l'affaire des paris illégaux.

    Bonne nouvelle pour Takamisakari : Nagatanien a déclaré son intention de poursuivre le contrat qui la lie au rikishi depuis 2003. L'absence actuelle de diffusion de publicités mettant en scène le rikishi est fortuite. Le sponsor suivra néanmoins avec attention l'évolution de l'affaire.

    Sources : Kanaroko, Hochi

    Paris illégaux : mandat d'arrêt lancé

    Suite à la plainte déposée par l'ôzeki Kotomitsuki pour chantage, la police a lancé un mandat d'arrêt contre "l'homme de 38 ans lié au crime organisé, ancien makushita et frère aîné d'un rikishi de makushita en activité à l'Ônomatsu beya" (l'ancien Wakaryûsei 若隆盛) soupçonné des faits. Celui-ci aurait appelé ses parents ce mois-ci, les rassurant : "Je ne fais pas de chantage, inutile de vous inquiéter.". D'après les enquêteurs, l'homme aurait tenté de monnayer son silence auprès de Kotomitsuki en décembre dernier.
    La police a pratiquement terminé les auditions des oyakata et rikishi impliqués. Il semble de plus en plus certain que Kotomitsuki était un habitué des paris illégaux sur le baseball. Elle en vérifie avec prudence l'importance et évalue la nécessité de porter l'affaire devant la justice.

    Source : Sanspo

    Paris illégaux : mise à jour du 22 juin

    Aujourd'hui encore, deux nouveaux noms de sekitori impliqués dans les paris sur le baseball : Yoshikaze (28 ans, Oguruma, E-M13) et Kasuganishiki (34 ans, Kasugano, E-J9). Jusqu'à présent, ces deux heya n'avaient pas été citées. Oguruma oyakata fait partie de ceux qui, au sein de la NSK, sont actifs dans la gestion de cette affaire. Onze sekitori sont désormais mis en cause.
    Et de douze en fin de journée : Kakizoe (31 ans, Musashigawa, E-M8). C'est le deuxième rikishi de makuuchi de la heya du rijichô à être impliqué après Miyabiyama, ce qui signifie tous les rikishi de makuuchi de la heya.

    Le comité spécial a rencontré aujourd'hui les oyakata et les rikishi japonais ôzeki ou plus (en fait Kaiô et Kotomitsuki, ce dernier s'étant excusé dès hier), soit 101 personnes (à gauche). Les raisons de la création du comité, son rôle ont été explicités.  Il a aussi été confirmé que les préparatifs pour le Nagoya basho devaient continuer. Parmi les 101, des voix se sont élevées en faveur de la publication des noms et pour dénoncer la lenteur de la réaction de la NSK.
    Les auditions des 29 personnes impliquées dans les paris illégaux ont également commencé. Elles doivent être terminées d'ici le 27. Les noms, classements et lieux d'audition n'ont pas été dévoilés.
    Concernant les sanctions, maître Mochizuki (au premier plan à gauche) a précisé que l'exclusion et le licenciement étaient à prévoir pour les cas les plus graves. Les points pris en compte seront les liens avec le crime organisé, les sommes engagées, ... Ceux qui ont joué un rôle important dans l'affaire ne pourront pas rester à la NSK. Les oyakata, yokozuna et ôzeki seront également jugés plus sévèrement.

    De son côté, la NHK réfléchit à l'attitude à adopter concernant la diffusion du Nagoya basho. Le service des relations publiques a déclaré : "Nous respectons le geste que constitue la création du comité spécial. Nous accorderons de l'importance à l'opinion des téléspectateurs dont nous observerons l'évolution. Nous prendrons une décision en fonction de l'ensemble des éléments.". La NHK a reçu 900 témoignages de téléspectateurs, par mail ou téléphone, parmi lesquels certains estiment que le tournoi ne doit pas être diffusé.
    La NHK a commencé à diffuser les tournois de sumô professionnel le 16 mai 1953, pour le Natsu basho. En 1995, la diffusion avait été annulée en raison du tremblement de terre de Kôbe. Mais une annulation pour les raisons actuellement en question serait sans précédent.

    Source : Sanspo, Hochi

    lundi 21 juin 2010

    Paris illégaux : les innocents

    Certains rikishi n'ont rien à craindre de l'enquête en cours et tentent de se concentrer sur le sumô. C'est le cas du yokozuna Hakuhô et des ôzeki Kaiô et Baruto qui ont déclaré que ni eux ni leurs oyakata n'avaient passé d'aveux écrits auprès de la NSK.
    En tant que représentant des rikishi, Hakuhô reste sur la réserve. Kakuryû (24 ans, Izutsu, E-M3), son compatriote, est plus direct : "Je n'ai jamais parié sur le baseball, ni sur les cartes (hanafuda, 花札) ou le mahjong, dont je ne connais pas les règles. Mais même si on m'invitait à participer, je serais en tort de dire oui à tout.".
    Parmi les rikishi étrangers, dont aucun n'a été jusqu'ici mis en cause, il y a des Mongols, des Européens de l'Est, des Russes, ... et beaucoup ne connaissent pas les règles du baseball.
    Le komusubi japonais Tochiôzan (23 ans,) et le Géorgien Tochinoshin (22 ans, O-M2), tous les deux de la Kasugano, se sont aussi mis hors de cause.
    "J'ai entendu dire que certains autres sekitori pariaient sur le baseball. Mais nous n'étions pas si intimes et nous ne parlions pas de choses comme l'argent." ; "Ce serait mieux d'annuler le Nagoya basho cette fois. Pour retrouver la confiance du public, si les riji annulent le tournoi, les gens pourraient se dire qu'on prend le temps de se remettre en question." peut-on entendre de certains rikishi de division makuuchi.

    Source : Asahi

    Le jeu de cartes dont il est question dans cette affaire est le hanafuda, jeu de cartes traditionnel à motif floral (hana, 花), très populaire au Japon.

    Paris illégaux : mise à jour 21 juin 2010

    Trois nouveaux noms de sekitori font surface aujourd'hui dans l'affaire des paris illégaux sur le baseball : Kotoshôgiku (26 ans, Sadogatake, E-K1), Kiyoseumi (25 ans, Kitanoumi ex-Kise, E-J10) et Futen'ô (29 ans, Dewanoumi, O-J12, ex-komusubi, rétrogradable en makushita). D'autre part, Miyabiyama, qui avait dans un premier temps été imliqués dans des paris privés aurait aussi parié sur le baseball.
    Et un nom d'oyakata : MURAKAMI Yashushi, un des membres de comité d'enquête, a révélé que  Michinoku oyakata avait remis des aveux concernant des paris sur le golf. Jusqu'à maintenant, en tant que responsable à la NSK du département des bonnes moeurs (生活指導部), Michinoku oyakata était plutôt du côté de ceux qui essayaient de gérer l'affaire, notamment auprès du Monbushô.
    Noms connus à ce jour, tous paris confondus :
    oyakata : Ôtake, Tokitsukaze, (Michinoku)
    makuuchi : Kotomitsuki (ozeki, Sadogatake), Kotoshôgiku (26 ans, Sadogatake, E-K1), Toyonoshima (26 ans, E-M1, Tokitsukaze), Miyabiyama (32 ans, Musashigawa, O-M1), Toyohibiki (25 ans, Sakaigawa,O-M8), Gôeidô (24 ans, O-M9, Sakaigawa),
    jûryô : Chiyohakuhô (27 ans, Kokonoe, O-J3), Kiyoseumi (25 ans, Kitanoumi, E-J10), Futen'ô (29 ans, Dewanoumi, O-J12)
    non nommés : 10 membres de l'Ônomatsu
    [Photo : le diagramme de l'affaire des paris illégaux sur le baseball que la presse a bien du mal à publier à jour]

    Le comité d'enquête externe a prévu d'entrendre les 29 rikishi impliqués dans les paris sur le baseball d'ici le 27. 20 avocats sont engagés dans cette affaire. La NSK se réunira le dimanche 4 juillet et décidera, en fonction des résultats de l'enquête du comité, de la tenue ou non du Nagoya basho. "Nous continuons les préparatifs du tournoi. Mais nous allons attendre le rapport du comité d'enquête et prendre notre décision le 4 juillet en réunion extraordinaire. D'autres rikihi que Kotomitsuki pourraient aussi être suspendus." a déclaré Musashigawa oyakata pendant la conférence de presse qui a suivi la réunion extraordinaire des riji d'aujourd'hui.
    Le comité commencera dès demain à travailler sur le cas des oyakata et d'une partie des rikishi du haut du banzuke avec des représentants des rikishi (評議員). Seul un rikishi japonais, yokozuna ou ôzeki, peut assumer cette fonction. Actuellement, seuls les ôzeki Kaiô et Kotomitsiki remplissent les conditions. Mais Kotomitsuki a déjà annoncé qu'il s'abstiendrait demain, de crainte de susciter des troubles.

    Côté sponsors, Nagatanien (ici) a finalement annoncé sa décision de suspendre sa participation au Nagoya basho. Ce retrait ne concerne pour l'instant que ce tournoi : "Nous avons pris cette mesure compte tenu des répercussions sociales. Quant au rétablissement des kenshô, nous souhaitons nous baser sur les mesures préventives prises par la NSK pour que de telle choses ne se reproduisent pas.".
    Quant à la NHK, elle continue à recevoir les protestations des téléspectateurs.

    Source : Sanspo, Asahi, Mainichi, Hochi

    dimanche 20 juin 2010

    Paris illégaux : mise à jour du 20 juin

    Le 19 juin, les riji se sont à nouveau réunis. Maître MOCHIZUKI Kôichirô, avocat qui avait déjà représenté la NSK lors de l'affaire d'usage de drogue, était également présent. Musashigawa rijichô, dont le rikishi Miyabiyama est mis en cause dans des paris privés et a reconnu les faits, est reparti sans rien dire. Maître Mochizuki a par contre révélé qu'une nouvelle réunion aurait lieu la lundi 21. Les riji y désigneront la comité d'enquête externe demandé par le Monbushô. Ce comité, composé uniquement d'experts externes à la NSK, décidera des sanctions, qui devront être approuvées par la NSK. C'est la première fois qu'un comité totalement externe à la NSK se trouve investi de ce pouvoir punitif et on s'attend à des décisions sévères. Si le lien entre le bookmaker (voir plus bas) et le crime organisé est avéré, le licenciement fera partie des sanctions fixées par la NSK elle-même. Une partie des riji est d'ailleurs favorable à la sévérité, notamment pour les oyakata : "C'est tout à fait différent de l'implication de rikishi. Une simple rétrogradation pourrait ne pas être suffisante.". Par ailleurs, une autre question est de savoir si ce comité dévoilera, comme l'a demandé avec insistance le Monbushô, l'identité des 65 personnes ayant passé des aveux écrits à la NSK.

    Ce même jour, on a appris que 10 membres de l'Ônomatsu beya étaient impliqués. Parmi eux, le tokoyama Tokoike (29 ans, en photo en train de coiffer Kotomitsuki), qui a servi d'intermédiaire entre ce que la presse appelle le "groupe Kotomitsuki" (l'ôzeki, Ôtake et Tokitsukaze oyakata, Toyonoshima, Gôeidô, Toyohibiki) et un bookmaker. Autre intermédiare cité, un rikishi de 34 ans, makushita et ancien jûryô (la presse ne donne pas son identité mais la composition de la heya permet de déterminer qu'il s'agit de Furuichi. Son frère aîné, ancien makushita Wakaryûsei - 若隆盛 à ne pas confondre avec Wakaryûsei 若龍勢, rikishi de makushita de la Hanaregoma beya - serait impliqué dans le chantage exercé sur Kotomitsuki). Le tokoyama Tokoike a déjà été entendu plusieurs fois par la police.
    L'Ônomatsu beya compte 17 rikishi (dont Daidô, qui fait de beaux débuts en jûryô) et 1 tokoyama. C'est donc la moitié de ses effectifs qui se retrouve sur le banc des accusés et peut-être privée de Nagoya basho. Ônomatsu oyakata (48 ans, ancien sekiwake Masurao, à gauche), apparemment très affecté, a présenté des excuses publiques. La Sadogatake beya de Kotomitsuki et l'Ônomatsu beya appartiennet à la Nishonoseki ichimon.

    Les dernières heures (au Japon) de ce dimanche 20 juin ont apporté un nom de sekitori supplémentaire : Chiyohakuhô (27 ans, O-J3). C'est non seulement un sekitori de plus dans la liste mais aussi un deshi de Kokonoe oyakata, l'ancien légendaire yokozuna Chiyonofuji, qui plus est riji. Celui-ci a déclaré : "Je m'en remets à la NSK et je ne peux rien dire actuellement. En tant que maître, en tant que riji, je ne sais comment m'excuser pour les troubles causés par Chiyohakuhô.". Kokonoe oyakata est le premier riji dont un des rikishi est impliqué dans les paris illégaux sur le baseball.

    L'audition par la police des 29 personnes impliquées dans des paris illégaux sur le baseball continue. Les 36 autres personnes mises en cause pour des paris privés pourraient aussi être interrogées si besoin est.

    Et pendant ce temps-là, la vie continue quand même, ainsi que les préparatifs pour le Nagoya basho (photo : Musashigawa beya, ce jour).

    Source : Asahi, Hochi, Sanspo

    samedi 19 juin 2010

    Danpatsushiki de Tamarikidô

    La danpatsushiki de Tamarikidô, qui s'est retiré à la fin du Hatsu basho 2010 (ici), a eu lieu ce jour dans les locaux de son université, l'université Meiji. Dorénavant Araiso oyakata, il fait partie de l'encadrement de son ancienne heya, la Kataonami beya. Miyabiyama, son cadet de la Meiji et qui devait y assister, a été entretemps mis en cause dans l'affaire des paris et, bien qu'il soit rentré à Tôkyô hier soir, ne s'est pas montré.

    Source : Sanspo

    vendredi 18 juin 2010

    Paris illégaux : dommages colatéraux

    Comme on pouvait s'y attendre, les sponsors revoient leur position. Nagatanien (永谷園), producteur de produits alimentaires, a commencé à sponsoriser le sumô professionnel au Natsu basho 2000. L'ère Takawaka prenait fin et l'intention de la firme était de donner une impulsion au sport national. Aujourd'hui, elle en est arrivée à 200 kenshô par basho, soit 12.000.000¥ (100.000€). Depuis 2003, Takamisakari apparait dans ses publicités (sur le site officiel ou là) et elle sponsorise chacun de ses combats à raison de cinq kenshô.
    Devant le nouveau scandale qui éclabousse le sumô, Nagatanien envisage de diminuer ce nombre de  200 de moitié pour le Nagoya basho, voire de se retirer totalement : "La décision n'est pas encore prise mais l'impact social est important et nous réfléchissons à une diminution. Nous allons attendre les résultats des enquêtes de la police et de la NSK pour nous décider.".
    Devant la menace de suppression, Takamisakari est resté calme : "Quelle que soit la décision je ne pourrai que l'accepter. Je peux seulement combattre en y mettant tout mon coeur.".
    Ce n'est pas la première fois que Nagatanien prend ses distances. A l'Aki basho 2008, en plein scandale de la drogue qui avait notamment mené à l'exclusion des rikishi russes, le nombre de kenshô avait déjà été réduit de moitié. Suite aux mesures prises par la NSK, il était remonté à 200 au Hatsu basho 2009.

    Par ailleurs, la NHK a expliqué qu'entre le 14 et le 17 juin en fin de matinée, elle a reçu environ 300 témoignages de téléspectateurs, essentiellement par téléphone. Pour la plupart, ils sont très sévères à l'égard des oyakata, des rikishi et de la NSK. Certains estiment même que la NHK ne doit pas diffuser le Nagoya basho.

    [Photo : présentation des kenshô Nagatanien lors d'un combat de Kotomitsuki au Natsu basho 2010]
    Sources : Sanspo, Mainichi, Hochi

    Paris illégaux : mise à jour 18 juin

    L'implication de Gôeidô avait été évoquée dès les premières heures de la journée. Dans la matinée, son collègue de la Sakaigawa Toyohibiki (25 ans, O-M8) ainsi que Tokitsukaze oyakata (36 ans, ancien makuuchi Tokitsuumi) ont également été mis en cause par une source proche de l'affaire.
    Sakaigawa oyakata (à droite) s'est présenté deux fois aux journalistes. Il a présenté publiquement ses excuses et s'en remet à la NSK. De même que Tokitsukaze oyakata. Il devient inutile de les traduire car, depuis le début, les déclarations des protagonistes sont les mêmes tant pour la teneur que pour la forme,  quasiment au mot près.
    Les deux heya se sont entraînées portes closes. Deux policiers ont rendu visite à la Sakaigawa beya vers 15 h. Ils sont restés une vingtaine de minutes, sans que cela soit apparemment lié à l'affaire.

    A ce jour, seuls Kotomitsuki et Ôtake oyakata ont reconnu publiquement les faits. Toyonoshima, Gôeidô, Toyohibiki et Tokitsukaze oyakata n'ont ni confirmé ni infirmé.
    La présence d'oyakata chargés de heya dans la liste des coupables met la NSK dans une position très délicate. En dissolvant la Kise beya pour punir Kise oyakata de ses collusions avec le crime organisé japonais, elle a placé haut la barre. Même motif, même punition serait-on enclin à attendre.

     En fin de journée, c'est le nom de Miyabiyama (32 ans, O-M1, Musashigawa, ancien ôzeki) qui s'est ajouté à la liste des rikishi parieurs. En camp d'entraînement avec sa heya à Kibichûô (吉備中央町) dans la préfecture d'Okayama, il est rentré dans la soirée à Tôkyô afin d'assister à la danpatsushiki d'un de ses aînés de club de sumô de l'université Meiji (明治大学), Tamarikidô. Il a rapidement quitté l'aéroport de Haneda sans rien dire. A Okayama, un proche de la heya a déclaré ne rien savoir sur la véracité des faits.
    Miyabiyama ne serait pas impliqué dans les paris illégaux sur le baseball, mais dans des paris privés sur des parties de cartes ou de mahjong. Ceci dit, il est le deshi de Musashigawa rijichô, à la tête des riji, et cela marque un développement supplémentaire du problème de responsabilité posé par la présence d'oyakata chargés de heya parmi les coupables.

    Source : Sanspo

    jeudi 17 juin 2010

    Paris illégaux : la liste s'allonge

    Alors qu'on savait que des oyakata étaient de ceux qui ont passé des aveux à la NSK, le Shukan Shinchô, qui avait déjà mis en cause Kotomitsuki dans son numéro du 20 mai, évoque aujourd'hui deux nouveaux noms : Ôtake oyakata (42 ans, ancien sekiwake Takatôriki) et Toyonoshima (26 ans, E-M1, Tokitsukaze). Pour appuyer ses dires, le journal présente le témoignage d'un ancien rikishi de division makuuchi.
    Dès la nouvelle connue, un attroupement s'est formé devant la heya de Toyonoshima. Celui-ci ne s'est pas montré mais a fait dire : "Je m'en remets à la NSK, je ne peux rien dire moi-même.". Ce qu'a confirmé son maître : "Nous nous en remettons à la NSK, pour l'instant nous n'avons rien à dire. Veuillez vous adresser à la NSK.". De même, Michinoku oyakata n'a ni confirmé ni infirmé qu'Ôtake oyakata et Toyonoshima avaient passé des aveux écrits à la NSK.
    La police, qui continue à entendre les unes après les autres les 29 personnes impliquées dans les paris illégaux sur la baseball, dont des oyakata et des sekitori, qui ont passé des aveux écrits à la NSK, a entendu aujourd'hui Ôtake oyakata. L'oyakata et Toyonoshima ont également été entendus par la commision d'enquête de la NSK dans l'après-midi.
    Ôtake oyakata a confirmé son implication et tenu une courte conférence de presse devant les locaux de sa heya : "Je suis impardonnable de causer tous ces ennuis. Je m'en remets à la NSK et à la police et ne peux rien dire. Dès que je le pourrai, je ne manquerai pas de m'expliquer. Je vous remercie d'en rester là pour aujourd'hui.".
    Quant à Toyonoshima, on l'a vu quitter la heya pour se rendre au Ryôgoku Kokugikan vers 13h30 mais il n'y est pas revenu. Il n'a rien dit d'explicite et s'est exprimé par l'intermédiaire de Tokitsukaze oyakata : "Je suis impardonnable de causer du souci et des ennuis aux fans et aux gens autour de moi. Je m'en remets totalement à la NSK et je vous remercie de comprendre que je ne peux rien dire pour l'instant.".

    M. ANDO Takaharu, le préfet de police, a déclaré : "Avec la collaboration de la NSK, nous allons nous attacher à élucider les circonstances de cette affaire.".

    Dernière nouvelle, de source donnée comme proche de la commission d'enquête de la NSK et citée par Sanspo, Gôeidô (24 ans, O-M9, Sakaigawa) serait aussi impliqué.

    Sources : Sanspo, Nikkan, Mainichi

    Paris illégaux : la position du Monbushô

    Le 16 juin, M. ASHIDATE Satoshi (de dos), chargé de la jeunesse et des sports au Monbushô, a reçu pour la troisième journée consécutive une délégation de la NSK. Michinoku et Hakkaku oyakata se sont présentés devant lui afin de rendre compte des dernières évolutions de l'affaire des paris. Ils ont fait état de l'avertissement sévère adressé aux coupables à l'issue de la réunion des riji du 15. Ils ont également confirmé l'implication d'oyakata et de sekitori. Au nom du ministère, dont la patience semble épuisée, M. ASHIDATE a demandé la création d'un comité d'enquête : "Nous souhaitons qu'un organe d'enquête composé d'experts externes soit constitué. Ceci doit être fait sans délai.".
    La NSK a déjà mené son enquête et a transmis ses résultats à la police, à laquelle elle s'en remet depuis, attendant ses conclusions pour prendre de plus amples sanctions. Le ministère est en désaccord avec cette attitude.
    Concernant le Nagoya basho, la NSK préconise la participation de l'ensemble des rikishi mis en cause, à l'exception de l'ôzeki Kotomitsuki, que son oyakata a exclu de lui-même. M. ASHIDATE a de nouveau marqué son désaccord : "Sans Kotomitsuki, cela fait 64 personnes qui participeront au tournoi et on pourra se demander si le vainqueur ou les récipiendaires des prix ne sont pas impliqués dans les paris. Ce n'est pas envisageable.". "Les noms de ceux qui font l'objet de l'enquête doivent être rendus publics. Comme les fautes sont de gravité variée, cela ne concerne pas tous les noms." a-t-il réclamé, en plus de la constitution du comité d'enquête et d'une révision des sanctions déjà prises. A Michinoku oyakata, qui a répondu que c'était actuellemnt impossible, il a rétorqué : "Avec de telles méthodes, on ne peut obtenir la compréhension de l'opinion publique.".
    Quant à la possibilté d'annulation du Nagoya basho, M. ASHIDATE a été sans concession : "Si la NSK ne se décide pas à rendre publics les noms, une telle extrémité pourrait être envisagée.". Le dernier tournoi a avoir été annulé est le Natsu basho de 1946, en raison du retard pris dans la réfection des locaux.

    Source : Sponichi

    mercredi 16 juin 2010

    La Sadogatake reprend l'entraînement

    La Sadogatake beya a repris les entraînements ce matin. Sadogatake oyakata a exhorté ses rikishi à se donner sans réserve. Quant à la présence de l'ôzeki Kotomitsuki, privé de Nagoya basho et consigné chez lui, il a répondu froidement : "Pour l'instant, il ne participe pas.". Ce n'est pas lui mais un des oyakata attachés à la heya qui a informé Kotomitsuki des sanctions.
    Une cinquantaine de journalistes était toujours devant le domicile de l'ôzeki mais il n'a pas mis le nez dehors. Dans la soirée, un des jeunes deshi de la heya lui a apporté certaines choses (photos) mais il n'a pas répondu aux questions.

    Source : Hochi

    Paris illégaux : enquête en cours et sanctions en attente

    Les riji se sont réunis en urgence dans l'après-midi du 15 à propos de l'affaire des paris illégaux (à partir de la gauche : Michinoku, Musashigawa et Dewanoumi oyakata). Ils ont entériné le forfait de Kotomitsuki pour le Nagoya basho. Ils ont par ailleurs adressé un avertissement sévère aux 65 personnes impliquées. Cette sanction sera la seule tant que la police n'aura pas terminé son enquête.
    Le cas de Kotomitsuki est particulièrement délicat dans la mesure où celui-ci s'est obstiné à nier. C'est après un entretien avec Musashigawa rijichô, au soir du 13 juin, qu'il a modifié sa position. "Kotomitsuki a beaucoup réfléchi, il regrette beaucoup et il m'a dit vouloir collaborer avec la police. Ce genre de choses ne doit pas exister et la NSK doit crever l'abcès." a déclaré celui-ci.

    Dans la matinée, Hakkaku oyakata (à droite), directeur adjoint des relations publiques de la NSK, s'était rendu au Monbushô, afin de rendre compte des résultats de l'enquête menée par la NSK sur les rikishi mais également les oyakata, gyôji, yobidashi et tokoyama, soit un millier de personnes. Hakkaku oyakata s'est expliqué pendant environ une heure, présentant ses excuses au nom de la NSK, puis a donné ensuite une conférence de presse : "Le sentiment d'avoir été trahi par Kotomitsuki est très fort. Son cas est vraiment regrettable. Son maître et les oyakata de l'ichimon l'ont interrogé plusieurs fois mais il a toujours nié. L'enquête de police étant en cours, je ne peux rien dire de plus.".
    Le Monbushô juge sévèrement la situation. Il estime les sanctions prises jusqu'à présent trop indulgentes et a recommandé à la NSK de prendre d'autres mesures d'ici le Nagoya basho. M. KAWABATA Tatsuo, le ministre, a déclaré à propos de la série de scandales qui a secoué le sumô professionnel : "La NSK manque d'autorité.".

    Ce même jour, l'ôzeki Kotomitsuki a de nouveau été entendu par la brigade de répression du crime organisé. Cette fois, il a reconnu les faits et a également évoqué les menaces et le chantage (on parle d'une somme de 3.000.000¥, environ 27.000€, et de 100.000.000¥, environ 900.000€) dont il a été victime de la part d'un membre d'une organisation criminelle liée aux paris illégaux sur le baseball qui serait le frère aîné d'un rikishi en activité. Procès verbal a été dressé et ses déclarations seront vérifiées. Les 28 autres personnes impliquées dans les paris sur le baseball seront également interrogées.

    Sanspo

    mardi 15 juin 2010

    L'ôzeki Kotomitsuki n'ira pas à Nagoya

    Sans réelle surprise, on a appris que l'ôzeki Kotomitsuki, subissant les premiers effets de l'affaire des paris illégaux, ne participera pas au Nagoya basho. Son maître, Sadogatake oyakata, a présenté la demande aux riji, réunis cet après-midi. "Je me sens vraiment inexcusable pour tous les ennuis qui sont causés. En attendant les conclusions de la police, en tant que heya, en tant que maître, j'ai proposé la suspension de Kotomitsuki. Compte tenu des circonstances il ne peut pas monter sur un dohyô. Ceci est ma décision, je n'en ai pas parlé avec Kotomitsuki." a-t-il déclaré aux journalistes devant le Ryôgoku Kokugikan (photo).
    Les riji ont estimé cette sanction satisfaisante en attendant les résultats de l'enquête de police. Musashigawa rijichô a déclaré qu'il ne voyait aucun inconvénient à ce que Kotomitsuki continue à s'entraîner.
    Kotomitsuki a 34 ans, a abandonné en cours de Hatsu basho 2010, s'est sorti d'un kadoban au Haru basho et a fini le Natsu basho avec 9-6. Il est originaire de la préfecture d'Aichi et le Nagoya basho est donc son tournoi à domicile. Sans préjuger de l'évolution de l'affaire, ce forfait n'est certainement pas de bon augure pour sa carrière. Apparemment sensible à la pression, il s'y est repris à trois fois pour obtenir le rang d'ôzeki, il sera kadoban à l'Aki basho et s'il ne peut y participer, les risques d'intai seront très importants. A moins que la sanction n'en tombe auparavant.

    Nikkan, Sanspo

    lundi 14 juin 2010

    Kotomitsuki passe aux aveux

    Dernier développement en date d'une des affaires qui secouent le sumô professionnel, un membre de la NSK a révélé aujourd'hui que l'ôzeki Kotomitsuki (34 ans, Sadogatake) a remis un document écrit à la NSK confirmant sa participation à des paris illégaux. Il s'agit d'une volte-face pour Kotomitsuki qui avait jusqu'ici toujours nié son implication, que ce soit devant la NSK ou la police. Mais aujourd"hui était la date limite laissée par la NSK pour passer aux aveux. Une réunion extraordinaire de la NSK aura lieu demain et des mesures punitives sévères sont à envisager.
    Le 11, la NSK avait déjà annoncé que plusieurs rikishi avaient reconnu les faits par l'intermédiaire de leur oyakata, sans toutefois donner plus de précisions sur l'identité des intéressés. Hakkaku oyakata (à gauche) et Michinoku oyakata (à droite), du bureau des bonnes moeurs de la NSK, avaient parlé de jeux de cartes et de paris privés entre rikishi, notamment lors des jungyô. Ils avaient également clairement indiqué leur intention de mettre de l'ordre sans indulgence dans ces pratiques.

    A ce jour, Kotomitsuki inclus, 29 personnes sont impliquées dans des paris illégaux sur le baseball pendant les cinq dernières années. 36 sont impliquées dans des paris sur des parties de cartes, de mahjong ou de golf.  Seuls l'identité et les actes de Kotomitsuki ont été rendus publics.
    La NSK a transmis l'ensemble des aveux écrits à la police. "C'est terrible. Nous allons crever l'abcès et ensuite l'ensemble des membres de la NSK devra être vigilant." a déclaré Michinoku oyakata (premier plan). En ce qui concerne les sanctions, qui devaient à l'origine être évitées aux personnes ayant avoué d'elle-mêmes, il a expliqué : "Nous devons attendre les conclusions de la police. Nous voulons prendre des sanctions à leur mesure.".
    Avant la réunion de l'après-midi, Hakkaku oyakata se rendra demain matin à la représentation locale du Ministère de l'Education, de la Culture, du Sport et des Sciences et technolologies (Monbushô, 文部科学省, ministère de tutelle de la NSK) afin de faire un rapport concernant les rikishi en activité impliqués.
    Kotomitsuki :  Je vais être entendu par la police, je ne peuxdonc pas répondre. Concernant mon intai, je m'en remets à la NSK. Je suis inexcusable d'avoir trahi les espoirs placés en moi.
    Sadogatake oyakata (maître de Kotomitsuki) : Nous sommes inexcusables de causer des ennuis à tout le monde. La police mène son enquête, je ne peux donc rien vous dire. Je ne sais pas trop quoi penser moi-même, je ne sais pas quoi dire.
    Musashigawa rijicho : Nous allons informer la police et nous en remettre à elle. Nous ne pourrons pas prendre de mesures concernant Kotomitsuki demain. Nous devons attendre les conclusions de la police. (A propos de la volte-face de Kotomitsuki) Il a dû changer d'avis.
    Michinoku oyakata : 29 personnes impliquées dans des paris illégaux sur le baseball, c'est terrible. Nous nous en remettons à la police, la NSK n'enquêtera pas sur les rikishi. (A propos de Kotomitsuki) C'est lui qui souffre le plus. Il faut crever l'abcès.

    Une nouvelle fois cette année, la NSK est en passe de prendre des décisions qui pourraient changer de façon plus ou moins importante le visage du sumô actuel. Et la présence de Kotomitsuki au Nagoya basho, son tournoi, semble remise en question.

    Sources : Sanspo, Mainichi

    samedi 12 juin 2010

    L'Onoe beya en fête

    Journée de toutes les réjouissances pour l'Onoe beya qui a fêté l'ouverture de ses nouveaux locaux et le rang d'ôzeki de Baruto.
    Le premier évènement a eu lieu dans la matinée dans les nouveaux locaux de la heya, qui disposent de quatre niveaux et sont situés à une minute à pied des anciens qui ont accueilli la heya pendant quatre ans. Le yokozuna Hakuhô a effectué un dohyôiri sur le tout nouveau dohyô. Il formait un trio inédit avec Aran (26 ans, Mihogaseki, E-M10) en tsuyuharai et Baruto en tachimochi. "Je suis ravi. C'était la première fois donc j'étais nerveux mais c'était une bonne expérience. Je vais tout faire pour obtenir un bon résultat au Nagoya basho." a déclaré l'ôzeki estonien.
    Plus tard dans la journée, dans un hôtel de Tôkyô et en présence d'un millier de convives dont le gratin du sumô, Baruto était le héros de la fête donnée en l'honneur de son rang d'ôzeki. Hakuhô est revenu sur l'inauguration de la heya : "C'était la première fois que l'ôzeki et Aran m'assistaient alors j'étais moi-même nerveux. C'était agréable dans cette superbe heya et sur ce dohyô tout neuf.". Quant à Musashigawa oyakata, il a exprimé ses attentes : "Je souhaite qu'il s'entraîne rapidement avec le yokozuna et qu'il se consacre à atteindre lui-même ce rang et qu'il devienne un modèle pour les autres aussi dans sa vie privée.". Enfin, Onoe oyakata a exprimé sa joie : "Ce genre d'évènements heureux n'arrive pas si souvent. Et c'est une double célébration. Il y a pas mal de problèmes dans le sumô mais j'aimerais faire de mon mieux pour montrer ma reconaissance à la NSK.".

    Sources : Mainichi, Sanspo, Nikkan

    vendredi 11 juin 2010

    Kotomitsuki ne se voit plus en haut de l'affiche

    On a appris qu'Okazaki (岡崎市, préfecture d'Aichi), la ville natale de Kotomitsuki, avait pris la décision de décrocher le portrait de vainqueur de l'ôzeki. Le portrait, de 2 mètres de haut et 80kg, commémore le seul yûshô de Kotomitsuki, obtenu lors de l'Aki basho 2001. Exposé au Ryôgoku kokugikan à partir de janvier 2002, il était au gymnase de la ville d'Okazaki depuis décembre 2007 (photo) afin, selon le désir de son club de supporters local, "qu'un maximum de citoyens puissent le voir.".
    L'opération a nécessité 6 employés qui, le 22 mai, alors que Kotomitsuki était entendu par la police, ont enveloppé le portrait qui est maintenant stocké dans une remise du parc adjacent au gymnase. Le service des parcs et espaces verts de la ville déclare avoir craint que, suite à l'affaire des paris, le portrait ne soit endommagé.
    Par ailleurs, la réunion de soutien annuelle du club de supporters local qui se tient depuis plusieurs années avant le Nagoya basho a été annulée.

    Source : Mainichi

    mardi 8 juin 2010

    Le gyôji KIMURA Rinnosuke jugé

    La première audience du procès du gyôji KIMURA Rinnosuke (KOBAYASHI Ryôta, 33 ans) a eu lieu au tribunal de grande instance de Chiba. Le gyôji a reconnu les faits de violences sur son fils qui lui sont reprochés (ici). La prochaine audience, qui devrait aussi être la dernière, aura lieu le 13 juillet. Son avocat a déclaré son intention d'y faire témoigner des personnes de la NSK. KOBAYASHI Ryôta est en détention depuis son arrestation le 29 mars. Son maître, Dewanoumi oyakata, a simplement déclaré : "Aucune réponse n'a été apportée, je ne peux donc pas faire de commentaires. J'espère que l'affaire sera rapidement réglée.".

    Source : Nikkan

    lundi 7 juin 2010

    La Kitanoumi prend le rythme

    Après une journée de remise en route le 3 juin, la nouvelle Kitanoumi beya a commencé les vrais entraînements le 5 juin. Habituellement, une séance durait 2h30 mais avec un effectif qui a plus que doublé, tout prend plus de temps. Ce jour-là, l'entraînement a commencé à 7h et s'est terminé à 11h20, plus de 4h plus tard. 346 combats (moshiai) ont eu lieu mais un seul rikishi a atteint le quota de 30 combats : Nionoumi (鳰の湖, 23 ans, E-Ms22) a combattu 31 fois. D'autres rikishi n'ont même pas combattu 10 fois. Certains ont attendu 3 heures entre le début de l'entraînement et le moment où ils sont entrés en piste. Outre ce déficit d'entraînement, les plus bas classés, qui ont commencé les premiers exercices dès 5h du matin, ont passé pratiquement 6 heures sur le dohyô. "C'est le premier jour, il y a des choses qui ne sont pas encore au point et ça a été un peu long. Les rikishi se sont un peu relâchés, il va falloir trouver des solutions. Nous devrions peut-être commencé 20 ou 30 minutes plus tôt." a déclaré Kitanoumi oyakata, le sourire amer. Il envisage aussi de supprimer le sonkyo.
    Bien qu'il ait dû attendre 3 heures avant de pouvoir commencer à se confronter aux autres, Kitataiki (北太樹, 27 ans, E-M4), auparavant seul sekitori et pour peu de temps encore seul rikishi de makuuchi, semble prendre les choses du bon côté : "C'est bien d'avoir plus de partenaires. Il y a aussi plus de sekitori et l'entraînement a été très profitable.".
    Concernant les repas, les choses s'arrangent. Après 2, 3 jours de pénurie où les rikishi ont dû aller combler le vide en s'approvisionnant dans une bentôya voisine, la mesure des estomacs supplémentaires a été prise. "Ca a l'air d'aller avec 10 shô (environ 18 litres) de riz par repas." rassure Yamihibiki oyakata.

    Autre problème qui se profile, l'hébergement pendant le Nagoya basho. Les locaux habituels, situés à Nagoya même, sont insuffisants et certains devront descendre à l'hôtel, à une quinzaine de minutes à pied de la heya. "Certaines personnes devront aller à l'hôtel. Je suis allé sur place le 2 pour prendre les arrangements." a expliqué Kitanoumi oyakata. Ces dispositions vont bien entendu peser sur le budget : "On ne peut pas faire autrement. Ca ne m'inquiète pas." a-t-il ajouté.
    Aujourd'hui, quelques rikishi, dont Kitataiki et Tokushinhô (徳真鵬, 26 ans, O-J7, ex-Kise), sont allés en entraînement à l'extérieur et ce sont 35 rikishi qui sont restés à la heya. L'entraînement s'est terminé une heure plus tôt que le premier jour. "Avec l'habitude, ça ira plus vite. J'espère que chacun y mettra du sien." espère Kitanoumi oyakata.

    Sources : Mainichi, Hochi, Nikkan

    vendredi 4 juin 2010

    Baruto au chômage technique

    Alors que la Kise beya est inoccupée et que la Kitanoumi est surpeuplée, l'ôzeki estonien Baruto n'a lui plus de salle d'entraînement. Les locaux de l'Onoe beya réouvririont le 12 juin et le dohyô est actuellement en construction. D'autre part, le dohyô des locaux qui accueillaient provisoirement la heya a déjà été détruit. Baruto a prévu de rentrer en Estonie le 15 juin et il est donc fort probable qu'il ne pourra pas s'entrainer d'ici la parution du banzuke du Nagoya basho le 28 juin. Le tournoi commencera lui le 11 juillet.
    Baruto était aujourd'hui au Ryôgoku Kokugikan pour participer à la 67ème "Journée pour le brossage des dents" destinée aux écoliers de primaire. Chargé de mettre l'accent auprès des enfants sur l'importance de l'hygiène buccodentaire, il était lui-même plutôt affligé. Il ne s'est pas entraîné une seule fois depuis la fin du Natsu basho : "Mon corps est dans un état bizarre.". Il pense à aller s'entraîner à la Kasugano ou à la Kasugayama : "Je vais faire quelque chose.".

    Source : Hochi

    Kitanoumi, les grandes manœuvres

    Les rikishi de l'ancienne Kise beya se sont installés le mercredi 2 juin à la Kitanoumi. Malgré le grand ménage préalable, l'intégration de 27 rikishi supplémentaires n'est pas chose aisée. Auparavant, les 18 rikishi de divisions non salariées (makushita et inférieures) de la Kitanoumi se partageaient une pièce de 40 tatami au 1er étage. Une pièce du deuxième étage, qui servait de débarras, a été libérée. C'est dans cette pièce que devaient emménager les 24 nouveaux arrivants de divisions non salariées. Finalement, l'espace s'est avéré insuffisant et un dizaine de rikishi parmi les plus bas classés (jonokuchi et jonidan) sont contraints d'installer leur futon au rez-de-chaussée, sur l'estrade de la salle d'entraînement et dans la cuisine.
    Le choix s'est donc fait sur le critère du classement et la tradition de hiérarchisation marquée s'en trouve renforcée. Tanahashi (ex-Kise) est le seul rikishi de jonokuchi et 16 sont classée en jonidan. Par ailleurs, la répartition s'est basée sur le banzuke du Natsu basho et à la parution du banzuke du Nagoya basho, qui prendra en compte les résultats du Natsu basho, des changements risquent d'avoir lieu. Actuellement, Tenryô (ex-Kise, E-Jd56) est le dixième moins bien classé et est donc logé au rez-de-chaussée. Mais, il a fini le Natsu basho à 4-3 et pourrait donc dépasser Hatachidake (Kitanoumi, E-Jd51), onzième moins bien classé, et qui a fini avec 2-5.
    Pour l'instant, les transfuges de la Kise beya ont laissé leurs vêtements d'hiver à leur ancienne heya et chacun a été prié de réduire ses possessions personnelles.
    Kitanoumi avait envisagé qu'une saine émulation pourrait naître de la nouvelle cohabitation. En effet, les rikishi ont un motif tout trouvé pour obtenir les meilleurs résultats.
    Quelques ajustements sont également nécessaires en ce qui concerne les repas. On fait la queue comme devant un restaurant à la mode et la quantité de riz nécessaire est passée de 4 à 9 shô (1 shô = 1,8 litres), rendant insuffisants les 5 cuiseurs actuels. Hokutoryû (39 ans, E-Jd64), le vétéran de la Kitanoumi beya chargé du chanko, le reconnaît : "Il n'y a pas eu assez de riz ni de chanko. Ce sont des quantités dont je n'ai pas l'expérience mais je vais vite m'habituer.".

    Le premier entraînement de la Kitanoumi nouvelle version a eu lieu le 3, en l'absence de Kitanoumi oyakata mais en présence de Yamahibiki et Kise oyakata. Les rikishi s'en sont tenus aux mouvements de base, shiko, suriashi, et n'ont pas combattu. La salle d'entraînement étant trop exiguë, certains se sont retrouvés dans l'entrée. Les vrais entraînements sont prévus à partir du 5 : "Comment fera-t-on quand les combats commenceront ? Il faudra faire les shiko dans la rue." s'est inquiété Yamahibiki oyakata. Quant à Kise oyakata, il prend ce qu'on lui donne : "Je suis soulagé. Nous causons du dérangement aux rikishi de la Kitanoumi mais je les remercient de nous avoir accueillis. Je suis reconnaissant que mes rikishi puissent s'entraîner. La fermeture de la heya ? Je me sens comme si un grand trou s'était ouvert tout d'un coup.".
    Les frais supplémentaires occasionnés par l'arrivée des membres de l'ancienne Kise beya sont estimés à 46 millions de yen, un peu plus de 400.000 euros, annuels.

    La Kise beya apporte notamment à la Kitanoumi beya Gagamaru, vainqueur jûryô du Hatsu basho, qui va être promu en makuuchi, et le prometteur Sasakiyama, recrue de janvier, vainqueur jonokuchi du Haru basho (face à Shibahara, autre recrue de janvier qui arrive à la Kitanoumi) et finaliste jonidan du Natsu basho.
    Quelles que soient les raisons qui ont poussé la NSK à prononcer la dissolution de la Kise beya, force est de constater que les premiers à en subir les conséquences, que l'on espère anecdotiques, sont les rikishi. Il reste par ailleurs difficile de pas penser à la Tokitsukaze beya. Après la mort d'une jeune recrue suite à des sévices subis à la heya, l'oyakata avait été déchu, exclu de la NSK puis condamné par la justice, ainsi que deux rikishi. Mais, la heya n'avait pas été fermée. Tokitsuumi avait fait son intai en catastrophe et repris le nom d'ancien et la heya.

    Souces : Sanspo, Mainichi

    mardi 1 juin 2010

    Le grand ménage de la Kitanoumi

    Les membres de la Kise beya prendront leurs quartiers à la Kitanoumi beya le 2 juin. Les entraînements commenceront le 3 juin.
    A la Kitanoumi, on s'active toujours pour faire de la place aux nouveaux arrivants. Environ 4 tonnes d'encombrants ont été mises au rebut.
    Source : Nikkan

    lundi 31 mai 2010

    La Kitanoumi pousse les murs

    Kise oyakata (à gauche) et Kitanoumi oyakata (à droite) se sont rendus à la NSK et ont présenté les documents relatifs au transfert de l'ensemble du personnel de la Kise beya à la Kitanoumi beya. Chaque riji ayant été informé, les formalités ont été menées à terme.
    "Personne ne s'est plaint d'aller à la Kitanoumi. Nous avons l'habitude de nous y entraîner, nous connaissons l'environnement. J'admire l'oyakata depuis mon enfance et il est aussi très humain. Je suis prêt à beaucoup apprendre de lui, comme les rikishi." a déclaré Kise oyakata. "Nous allons être nombreux et cela va créer une émulation positive. J'ai conscience de la responsabilité que j'accepte et je veux faire de mon mieux. J'espère aussi que Kise oyakata m'apportera son aide et nous allons nous y mettre tous ensemble." a ajouté Kitanoumi oyakata.
    Avec 27 rikishi, l'oyakata, le gyôji, le yobidashi et le tokoyama, il s'agit de 31 personnes qui vont intégrer la Kitanoumi beya. L'effectif va plus que doubler et passer de 25 à 57, de 19 à 46 si on ne tient compte que des rikishi. "En faisant un peu de rangement, on trouvera de la place pour loger tout le monde. Le problème concerne la salle d'entraînement. Je ne sais pas si plus de 40 rikishi pourront y tenir ensemble." s'interroge tout de même Kitanoumi oyakata.
    Les entraînements préparatoires au Nagoya basho reprennent cette semaine et le déménagement est prévu pour le mois de juin. En attendant, les rikishi de la Kitanoumi ont déjà commencé à faire de la place dans les trois étages de la heya (droite). 

    Sources : Nikkan, Sanspo

    samedi 29 mai 2010

    Danpatsushiki de Dejima

    Autre évènement, nostalgique celui-ci, au sein de la Dewanoumi ichimon : aujourd'hui, s'est tenue au Ryôgoku Kokugikan la danpatsushiki de l'ancien ôzeki Dejima (36 ans, Musashigawa), désormais Ônaruto oyakata. Quelque 340 personnes, dont le yokozuna Hakuhô, ont participé à la coupe du mage, Musashigawa donnant le dernier coup de ciseaux (à droite ; à gauche : après le coiffeur, avec son épouse Mari).
    L'ancien ôzeki était en larmes : "Je suis content d'avoir pu donner le meilleur de moi-même sous la direction de mon maître.". Appartenant actuellement à l'encadrement de la Musashigawa beya, il envisage éventuellement de fonder sa propre heya : "Je veux former des rikishi qui auront le même sumô que moi et qui surtout seront des exemples en tant que membres de la société.". "Il a pratiqué un bon sumô, orienté vers l'avant. J'aimerais qu'il utlise son expérience pour former des rikishi qui ont leur propre personnalité." a déclaré Musashigawa oyakata.
    Né le 21 mars 1974, issu de l'université Chûdai (中央大学), Dejima est entré en sumô en mars 1996  au rang de Ms60TD et s'est retiré en juillet 2009.  Un an après ses débuts, il a intégré la division makuuchi pour ne plus la quitter. Adepte du sumô de poussée, il a remporté le Nagoya basho 1999, ce qui lui a permis d'être promu ôzeki. Il l'est resté pendant 12 tournois et a continué pendant encore 48 tournois, établissant un nouveau record de longévité apès la perte du rang d'ôzeki. Au moment de son intai, en cours de Nagoya basho 2009, il avait 35 ans, était classé O-M13, avait un score de 2-9 (fusen le douzième jour, il finira avec 2-10 ) et était menacé de rétrogradation en division jûryô.
    Une petite rétrospective
    Son dernier combat

    Ironie de l'histoire, le dernier Ônaruto oyakata (大鳴戸親方) responsable de heya, l'ancien sekiwake Kôtetsuyama (高鐵山), a connu une fin trouble. Impliqué dans des affaires douteuses, il a fermé sa heya en janvier 1995 et ses rikishi avaient été repris par la Kiriyama beya. Il est mort à 53 ans, le 14 avril 1996, peu après la publication d'un livre mettant en cause notamment le yokozuna Kitanofuji dans des affaires de yaochô.

    Source : Sanspo

    La fin de la Kise beya

    Répondant au souhait de Kise oyakata, Kitanoumi oyakata a accepté aujourd'hui de reprendre l'ensemble des rikishi de la Kise beya. La Kitanoumi beya appartient aussi à la Dewanoumi ichimon. Actuellement elle compte 19 rikishi et atteindra donc un total de 46. En comptant les yobidashi et les tokoyama, cela fait plus de 50. Elle devient la plus grande heya. La dernière fois qu'une heya a aligné plus de 40 rikishi, c'était  la Futagoyama beya (devenue Takanohana beya) à l'Aki basho 1998 avec 41 rikishi. Kise oyakata va lui être rattaché à la heya. D'après Kitanoumi oyakata, qui est riji, lors de la décision de dissolution de la Kise beya jeudi, les riji avaient déclaré que concernant l'avenir des rikishi, leur avis et celui de l'oyakata seraient prioritaires. Le transfert ne nécessitera donc pas l'aval de la NSK. Après le décès de Hatachiyama oyakata (ancien ôzeki Hokuten'yû) survenu le 23 juin 2006, la Kitanoumi beya avait déjà reccueilli les 12 rikishi et le yobidashi de la Hatachiyama beya.
    Kise oyakata : "La Dewanoumi appartient à la même ichimon, mes rikishi s'y sont souvent entraînés et y ont des camarades, c'est pour ça que j'ai fait la demande. Je veux que mes rikishi aient un environnement qui leur permette de pratiquer le sumô. Je vais discuter avec Kitanoumi oyakata des détails pratiques. Je décroche l'enseigne. Je prie les parents des rikishi et les fans de m'excuser."
    Kitanoumi oyakata : "J'ai accepté en pensant avant tout aux rikishi. Ils doivent pouvoir monter sur un dohyô et ma priorité est de leur en donner les moyens. Nous allons tous rassembler nos forces pour leur formation. Je comprends les sentiments de Kise oyakata et je suis prêt à l'aider à prendre un nouveau départ."

    Sources : Nikkan, Sankei, Sanspo

    vendredi 28 mai 2010

    L'avenir de la Kise beya

    Les temps sont difficiles pour la Dewanoumi ichimon. Alors qu'il est probable que la Dewanoumi beya se retrouve sans sekitori pour la première fois en 112 ans (ici), surgit le problème de la vente des billets (ici) qui compromet l'avenir de la Kise beya.
    La Kise beya compte actuellement 27 rikishi, 1 gyôji, 1 yobidashi, 1 tokoyama et 1 oyakata. Parmi les rikishi, 3 sekitori, dont Gagamaru qui sera promu en division makuuchi pour le prochain tournoi. Des 52 heya, c'est la troisième en terme de taille. Elle a été fondée en décembre 2003 par l'actuel Kise oyakata. Ancien maegashira Higonoumi de la Mihogaseki, il avait fait son intai en novembre 2002, pris le nom d'ancien KIMURA Sehei (木村瀬平), abrégé en Kise (木瀬), et avait intégré l'encadrement de la Mihogaseki, avant donc de fonder sa heya.
    Démis de ses fonctions de coach hier par la NSK, Kise oyakata a vu ses rikishi être placés sous le contrôle de la Dewanoumi ichimon. De retour à la heya (en photo, la presse en prime), il les a rassemblés pour les en informer. D'après un proche de la heya "quand ils ont entendu la nouvelle, ils ont été ébranlés". Yamahibiki oyakata (ancien makuuchi Gan'yû) de la Kitanoumi beya et un sponsor ont également fait le déplacement. D'après la même source, "ils sont venus uniquement parce qu'ils s'inquiétaient pour Kise oyakata". Aucune décision n'a été prise concernant l'avenir des membres de la heya.
    Car la situation est inédite. Une heya disparaît généralement suite au décès de son oyakata ou à son départ à la retraite quand il atteint la limite d'âge (65 ans). Cette fois, la fermeture de la heya est ordonnée par les riji. Et justement, le chef des riji, Musashigawa oyakata, est également le responsable de la Dewanoumi ichimon et il s'est engagé : "J'aimerais que l'on se concerte pour savoir dans quelles heya vont aller l'oyakata et les deshi de la Kise. On ne peut pas se contenter de les disperser ça et là.". Quant à Kise oyakata, il a présenté ses excuses aux oyakata de son ichimon : "Je me suis expliqué devant les riji. Comme c'est leur décision, je ne peux qu'obéir. Si on offre à mes rikishi un environnement où il pourront faire du sumô, n'importe quelle heya conviendra.".
    Les réactions à la décision de la NSK sont variées. Parmi les oyakata, certains la trouvent sévère : "Le transfert d'autorité à l'ichimon est une punition sévère et inédite. On se demande ce que vont bien pouvoir devenir les rikishi.". D'autres ont une analyse différente : "Les scandales s'accumulent, il fallait prendre des mesures radicales.".
    Le public est lui moins partagé.
    Un employé de la région de Kanagawa, 62 ans, s'indigne : "Dans une entreprise classique, il aurait été viré, pas de doute. Il faut exclure l'oyakata.".
    Une femme au foyer de Tôkyô, 52 ans, est lasse : "C'est le sport national, des liens avec la pègre sont inadmissibles. Les scandales se succèdent et si la NSK n'opèrent pas des changements drastiques, le public va déserter le sumô.".
    Un employé de Tôkyô, 43 ans, demande des explications : "D'autres oyakata ne sont-ils pas dans le même cas ?".

    KIMURA Sehei (木村瀬平) est un nom de gyôji devenu un des 105 noms d'ancien et abrégé en Kise (木瀬). Un autre nom d'ancien est dérivé d'un nom de gyôji : SHIKIMORI Hidegorô (式守秀五郎), abrégé en Shikihide (式秀) et porté par l'ancien komusubi Ôshio depuis septembre 1989.

    Sources : Sanspo, Yomiuri, Nikkei, Sponichi

    jeudi 27 mai 2010

    Programme des basho 2012

    La NSK a annoncé aujourd'hui le programme des tournoi de l'année 2012.

    Tournoi
    (basho)
    Lieu Publication
    du banzuke

    (lundi)
    Premier jour
    (Shonichi)
    (dimanche)
    Dernier jour
    (Senshûraku)
    (dimanche)
    Hatsu basho Kokugikan
    (Tôkyô)

    8 janvier 2012 22 janvier 2012
    Haru basho Gymnase préfectural
    (Ôsaka)

    11 mars 2012 25 mars 2012
    Natsu basho Kokugikan
    (Tôkyô)

    6 mai 2012 20 mai 2012
    Nagoya basho Gymnase préfectural
    (Nagoya)

    8 juillet 2012 22 juillet 2012
    Aki basho Kokugikan
    (Tôkyô)

    9 septembre 2012 23 septembre 2012
    Kyûshû basho Centre international
    (Fukuoka)

    11 novembre 2012 25 novembre 2012

    Oyakata et yakuza, une nouvelle affaire secoue le sumô professionnel

    De source liée de la NSK, on a appris mardi 25 que deux oyakata étaient impliqués dans la cession de places à des membres de la pègre japonaise lors du Nagoya basho 2009. Leur identité n'a pas été dévoilée immédiatement mais il s'agit finalement de Kise oyakata (40 ans, Kise, ancien maegashira Higonoumi, à droite sur la photo), et Kiyomigata oyakata (64 ans, Mihogaseki, ancien maegashira Dairyûgawa, à gauche sur la photo). Les deux oyakata ont été entendus cet après-midi par les riji, qui ont ensuite pris des sanctions. Kise oyakata a été rétrogradés de deux rangs et les rikishi de sa heya ont été placés sous le contrôle direct de la Dewanoumi ichimon, à laquelle les heya Kise et Mihogaseki sont affiliées. Kiyomigata oyakata a lui reçu un avertissement.
    La rétrogradation est la sanction la plus forte après le licenciement. Takasago oyakata en a fait les frais en début d'année dans l'affaire qui a conduit Asashôryû à la démission.
    D'après les autorités de la préfecture d'Aichi, une cinquantaine de membres affiliés à la branche de Nagoya de l'organisation criminelle Yamaguchi ont assisté à tour de rôle au Nagoya basho. Ils disposaient de places autour du dohyô (維持員席, ijiinseki, en violet sur le plan), places réservées aux membres bienfaiteurs de la NSK, particuliers ou organisations, et que celle-ci leur cède à titre gratuit pour une période de six ans. Toujours d'après la police, la situation privilégiée de ces places permettait aux membres du gang d'être vus à la télévision par leurs collègues emprisonnés et d'ainsi leur apporté du soutien.
    Ces places leur auraient été fournies par les deux oyakata, qui ont démenti. Kise oyakata a plaidé responsable mais pas coupable : "Un autre oyakata m'a demandé des places il y a quatre ou cinq. Je les ai obtenues d'une de mes relations. J'ai simplement fait office d'intermédiaire. Je n'ai pas manipulé de tickets récemment mais je me sens quand même responsable.".
    En août dernier, la préfecture de police de Tôkyô avait demandé à la NSK d'interdire l'accès du Ryôgoku Kokugikan au membres d'organisations criminelles. Néanmoins, cinq chefs de gang avaient été vus lors de l'Aki basho suivant. Il est également attesté qu'un des chefs du gang Sumiyoshi a assisté au neuvième jour du Hatsu basho 2010, toujours grâce à une de ces places réservées. La police se renseigne afin de savoir comment cela a été rendu possible.

    Journée chargée pour les riji qui ont également entendu l'ôzeki Kotomitsuki ainsi que le tokoyama (coiffeur) et un rikishi de division makushita de l'Onomatsu beya dans le cadre de l'affaire des paris illégaux. Kotomitsuki, qui a par ailleurs été entendu par la police il y a quelques jours, a  été convoqué  dans l'urgence et s'est expliqué pendant une dizaine de minutes. "Kotomitsuki a nié tous les faits. En tant que représentants de la NSK, nous ne pouvons que le croire." a déclaré Michinoku oyakata.

    L'arbre Asashôryû abattu, la vue sur la forêt est plus dégagée...

    Source : Mainichi